La recherche en sciences sociales et humaines

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Ce livre a été réalisé sur la base des expériences personnelles de chercheurs et d'enseignants dans les zones affectées par la pauvreté et les conflits à l'est de la République Démocratique du Congo. Il a pour but d'améliorer la méthodologie de recherche en sciences sociales et humaines dans les environnements affectés par des défis majeurs, à savoir la faillite de l'Etat, la crise de l'enseignement et les conflits politiques multiformes.
Publié le : mardi 1 novembre 2011
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EAN13 : 9782296471870
Nombre de pages : 422
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La recherche en sciences sociales et humaines
Grands Lacs Collection fondée et dirigée par le Professeur Dr. Jean Jacques S. Purusi avec l’appui technique du Comité International pour la Gestion des Conflits (ICCM) Le Réseau pour la Consolidation de la Paix en Afrique Centrale (RECOPAC), Central African Network for Peacebuilding (CANEP) est une Organisation Non-Gouvernementale de droit congolais. Elle regroupe des organisations membres agissant à la base ainsi que des institutions publiques, des ONG, des experts et des citoyens indépendants ainsi que des acteurs de la société civile au niveau local et régional, etc. Elle a son siège social à Bukavu, dans la province du Sud-Kivu en République Démocratique du Congo (RDC). RECOPAC focalise ses interventions sur le renforcement des capacités des partenaires locaux, la sensibilisation à travers les enseignements et la recherche, l’appui en matière de promotion et de protection des droits humains, de démocratie et de bonne gouvernance, des droits humains de la femme, de l’égalité du genre, de la protection des droits des groupes vulnérables, de la protection de l’environnement, la gestion, la prévention et la transformation des conflits dans l’ensemble de la région d’Afrique centrale. RECOPAC collabore avec des Universités, des Centres de recherche, des organisations de la société civile, des institutions de l’Etat, des organisations internationales, notamment l’ONU, des ONG, des associations de femmes, des droits humains, de développement, etc. aussi bien au niveau local, régional qu’international. RECOPAC exécute deux grands programmes, à savoir : a. Programme d’Appui, de réhabilitation et de réinsertion des Victimes des Violences Sexuelles et des Violences basées sur le genre (« Projet ECOUTES »). L’exécution de ce programme est précédée d’une recherche scientifique, et d’une série de sensibilisation et de plaidoyer dans les zones les plus affectées par les conflits armés à l’Est de la RDC (notamment dans les zones militarisées environnant le Parc National de Kahuzi-Biega, l’aéroport de Kavumu, les zones de Walungu/Kabare, et les zones frontalières sur l’axe Uvira-Fizi-Kamanyola-Sangé, Kiliba, etc. Le programme consiste à l’établissement des réseaux et des points focaux dans des zones très militarisées, l’identification des victimes à travers ces réseaux, l’identification des partenaires d’appui (Centres de Santé, hôpitaux, acteurs clés) dans les zones touchées (dans une logique de proximité des interventions), au transport et à l’orientation et la prise en charge médicale, socio- psychologique des victimes. RECOPAC organise aussi le suivi juridique des cas et envisage aussi de travailler sur la perspective d’une réinsertion socio-économique des victimes desdites violences. b. Le « programme d’appui à la démocratisation du savoir par la recherche, la publication et la diffusion du Livre dans la région des Grands Lacs Africains comme stratégie d’appui aux efforts de promotion et de protection des droits humains, de reconstruction post-conflit et de développement en Afrique Centrale.
Ce programme est exécuté par RECOPAC en partenariat avec la maison d’édition L’Harmattan-Paris (Programme RECOPAC-L’Harmattan Grands Lacs ») et de l’expertise du Comité International pour la Gestion des Conflits (ICCM-Bruxelles). Ce programme est entièrement autofinancé et comporte trois volets : a. Publications locales Ce volet consiste à sensibiliser et à mobiliser des compétences et des ressources locales afin de les mettre à profit pour donner une opportunité aux acteurs de la société civile, aux chercheurs, étudiants, enseignants, aux associations locales aussi bien dans des zones rurales que dans les zones urbaines, à la masse populaire mais aussi aux décideurs politiques, aux partenaires internationaux impliqués dans la recherche des solutions aux problèmes qui se posent dans cette région, une opportunité de pouvoir publier leurs travaux, leurs idées, leurs expériences, et de les faires connaitre à travers le monde. b. Diffusion du livre Le second volet du programme consiste à faire venir des ouvrages traitant des problématiques intéressant et affectant le vécu quotidien des citoyens, dans des pays affectés par des conflits, à des conditions très accessibles à une très large majorité des citoyens. Ceci encouragera les citoyens à reprendre goût à la lecture, à savoir ce qui se passe ailleurs, et à faire connaitre leurs travaux au niveau local, régional et international. c. La réduction de la fracture numérique par la formation et le transfert de technologie Cette dimension du projet consiste à procurer une formation dans les domaines de la conception, de la gestion et de l’édition au bénéfice des jeunes des pays affectés par des conflits. Cette formation, prise en charge par le projet au niveau local, est effectuée par les Editions L’Harmattan à Paris. Cette formation qui se poursuivra chaque année permettra à ce que des publications soient faites au niveau local, par des populations locales et diffusées dans l’ensemble du pays et de la région. Les publications produites dans le cadre du programme RECOPAC/L’Harmattan Grands Lacs sont fabriquées et diffusées mondialement par les Editions L’Harmattan. La distribution au niveau local et régional est coordonnée par RECOPAC et son réseau partenaire. Type de publications Le Programme « RECOPAC-L’Harmattan Grands Lacs » publie des travaux de recherches (sous forme d’ouvrages, cours, articles, biographies, histoires vécues, monographies, essais, roman, etc.). Des programmes audiovisuels, des images, des manifestations socioculturelles font aussi partie de sa production. Le but étant de contribuer efficacement à améliorer le quotidien des acteurs concernés et à mieux faire connaitre le potentiel, les ressources , les capacités et les efforts de changement en cours
et en perspective dans les pays touchés par des conflits et engagés dans une phase de reconstruction et du développement intégral et intégré. Collections Le programme comporte plusieurs collections en rapport avec le contexte régional. Parmi celles-ci, il y a lieu de mentionner : « Sciences et Vie », « Genre et Droits Humains de la Femme », « Gestion et Transformation des Conflits », « Reforme du Secteur de la Sécurité », « Terre, Eaux et Forets », « Droits Humains et Conflits », « Histoires vécues », « Femme, Paix et Sécurité», « Reconstruction et Développement », « Histoire, Culture et Traditions », « Dynamiques régionales », « Dynamiques Internationales », « Ressources Naturelles, Développement et Conflits », etc. Le Comité International pour la Gestion des Conflits (CIGC) ou « International Committee for Conflict Managment » (ICCM) est une organisation internationale de droit belge. Fondée en 1996, ICCM a son siège à Bruxelles. L’organisation intervient essentiellement dans des zones affectées par des conflits armés et des défis multiformes. Son travail consiste ICCM apporte un appui aux acteurs intervenant dans des zones en conflits, en leur apportant une expertise à travers des missions d’identification et de faisabilité des projets, la conception, le suivi, l’évaluation et l’audit. L’élaboration, le suivi et l’évaluation des modules de formation et d’enseignements dans les domaines de la paix, les droits humains, le genre et les droits humains de la femme, la gestion, la résolution et la prévention des conflits, l’éducation à la paix, la reforme du secteur de la sécurité, la démocratie et les droits humains. Durant ces dernières années, ses interventions se sont focalisées sur la région des Grands Lacs, l’Afrique de l’Est et l’Afrique de l’Ouest. ICCM diffuse les résultats de ses recherches et de ses activités sous forme d’ouvrages, d’articles, d’enseignements, de sensibilisation médiatique, de plaidoyers et d’actions de terrain avec ses partenaires dans des zones d’action, et de collaborations diverses. Adresse: Programme RECOPAC/L’Harmattan Grands Lacs Réseau pour la Consolidation de la Paix en Afrique Centrale (RECOPAC) Avenue Patrice Emery Lumumba, n. 88 (En face de l’Hôtel Résidence) Commune d’Ibanda, Ville de Bukavu, Province du Sud-Kivu République Démocratique du Congo (RDC) Contacts : Tel. : 00 243 99 77 4 990 / 00 243 99 465 8 999 Maitre Gisèle Mugaruka. Courriel : giselemugaruka@yahoo.fr Mme Maryam Matisho. Courriel : mariamu2010@yahoo.fr Prof. Jean Jacques S. Purusi. Courriel : purusi2020@yahoo.com Prof. Roman Kanege. Courriel : romank29@yahoo.com
Modeste Muke Zihisire La recherche en sciences sociales et humainesGuide pratique, méthodologie et cas concrets
Ouvrage édité sous la coordination scientifique de Jean Jacques S. Purusi, Paule Bouvier, Carrie Marias, Roman Kanege et Dieudonné Matandiko Kalenga M.M.
Du même auteur- « Enquête sur la réussite scolaire à l’EDAP/ISP de Bukavu : Opinion de o professeurs » in Cahiers du CERUKI, Bukavu, Série C, n 2, 1979. - « Élaboration d’un test des connaissances en vocabulaire français en fin de la eme o 5 année primaire au Zaïre » in Cahiers du CERUKI, Bukavu, nouvelle série, n 2, 1980. - « Quelques considérations sur la situation de l’enseignement au Kivu de 1975 à 1978 » o in Cahiers du CERUKI, Bukavu, nouvelle série, n 4, 1982 (en collaboration). - « Évaluation des connaissances acquises en géographie à la fin de la première année o secondaire » in Cahiers du CERUKI, Bukavu, nouvelle série, n 6, 1982 (en collaboration). - L’enseignement préscolaire dans la ville de Bukavu, Bukavu, CERUKI, éd. Collection, 1987 (en collaboration). - « Facteurs du choix d’option à l’Enseignement Supérieur et Universitaire dans la ville o de Bukavu » in Cahiers du CERUKI, Bukavu, nouvelle série, n 32, 2006. - Muke Z.M. et MURHULA C.A., « Evaluation des connaissances en biologie au ème niveau de la 5 année des humanités pédagogiques au cours de l’année scolaire 2004-2005 dans les écoles de la ville de Bukavu » in cahiers du CERUKI, nouvelle série, o n 36, 2008.Nous sommes conscients que quelques scories subsistent dans cet ouvrage. Vu l’utilité du contenu, nous prenons le risque de l’éditer ainsi et comptons sur votre compréhension. © L’Harmattan, 2011 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-56175-5 EAN : 9782296561755
REMERCIEMENTS
Le présent ouvrage pour lequel nous avons consacré huit années d’enseignement et de recherche n’aurait jamais été finalisé sans l’apport, l’appui et la collaboration de quelques personnes auxquelles nous tenons à exprimer notre profonde gratitude. Nos remerciements s’adressent d’abord au Professeur Mulowayi Kayemba et le regretté Chef de Travaux (CT) Prosper Birhakaheka Njiga pour m’avoir assisté dans la conception d’un projet relatif à la méthodologie d’une recherche scientifique. Nous avons débuté la rédaction de ce projet mais hélas il n’a pas abouti aux résultats escomptés et nous l’avons abandonné en cours de route. Les personnes suivantes ont lu et apporté des remarques constructives aux travaux des étudiants ayant constitué le fondement de cet ouvrage. Il s’agit des C.T. Kamate Itanda, Bushiri Matenge, Cirimwami Barhatulirwa, et Ekyoci Sady Rex. Leur apport intellectuel et leur soutien moral nous ont beaucoup réconfortés pour mener à bon port cet ouvrage. Nous gardons une grande marque de reconnaissance envers le Professeur Bashi Murhi Orhakube qui a accepté volontiers de préfacer ce travail. Qu’il veuille trouver ici, avec nos hommages déférents, l’expression de notre profonde gratitude. Nous tenons également à remercier Monsieur Chisholero Basheka et l’Assistant Mukamba Vick pour l’impression et la mise en page du draft de cet ouvrage. Bien plus, nous tenons à remercier d’une façon particulière le Professeur Dr. Jean Jacques Purusi Sadiki pour nous avoir proposé avec cœur joie et conviction la maison d’édition au sujet de la publication de cet ouvrage. Nous lui disons merci, surtout pour son support de tous les instants et pour ses encouragements si stimulants. Nous ne savons comment remercier le Professeur Romain Kanege pour nous avoir ménagé des facilités nécessaires à l’aboutissement de cette œuvre. Sans son soutien moral, intellectuel, amical et sa disponibilité, nous n’aurions pu venir à bout d’une si longue entreprise. Nous remercions aussi vivement le Révérend Abbé MATANDIKO Dieudonné, Technicien de Laboratoire à l’Université Catholique de Bukavu, pour son expertise en Bureautique et Informatique, qui a travaillé à la
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présentation de notre ouvrage au niveau de la relecture correctionnelle des textes et à la présentation du « Prêt-à-clicher » à l’intention de l’Editeur. Et, par-dessus tout, nous remercions chaleureusement toutes les équipes de la maison d’édition l’Harmattan et de RECOPAC-ICCM pour toutes les corrections apportées à cet ouvrage et pour sa mise en forme définitive. Nos remerciements vont également à notre compagne de vie et très chère épouse Bahati Changa-Changa et à tous nos enfants qui nous ont constamment soutenu et ont fait preuve d’une inaltérable patience tout au long des heures que nous passions en train d’écrire et de réécrire cet ouvrage. Enfin, à celles et à tous ceux que nous n’avons pas pu citer nommément et qui ont contribué d’une manière ou d’une autre à la réalisation de ce travail, nous leur exprimons notre franche reconnaissance.
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PREFACE Personne n’a le monopole du savoir. Ce que nous savons, c’est une goutte d’eau ; ce que nous ignorons, c’est l’océan. Il faut parfois écouter son cœur, son moi intérieur, son moi pensant. Quoi de plus noble, de plus sage que de faire l’autocritique, de prendre du recul, d’avoir un nouveau regard ou un regard nouveau sur son moi professionnel qui tient à la fois de sa propre compétence et performance, mais également et surtout des partenaires destinataires. Loin de ces enseignements ex-cathedra, longtemps décriés, car révolus, le partage du savoir se conçoit, entre autres, comme un moment semblable à celui du donner et du recevoir, car destinateur et destinataire reçoivent chacun sa part du gâteau qu’est le savoir. J’ai toujours pensé – s’il m’est permis de m’exprimer ainsi – que l’auditoire est un terrain de jeu, d’entraînement, de compétition où joueurs et entraîneurs se côtoient, dosent, jaugent leurs compétences et performances. Pas de spectateurs d’un côté, et acteurs de l’autre ; étudiants et professeurs se trouvent sur la même scène. L’auditoire devient ainsi une scène théâtrale où l’harmonie du spectacle est fonction de différents rôles des uns et des autres. La langue n’est faite que des différences, comme le disait Ferdinand de Saussure. Mais la vie elle-même n’est-elle pas faite des différences ? N’en est-il pas autant de nos métiers, de nos fonctions, de nos professions ? Un professeur d’université, titulaire d’un cours important sur la méthodologie de la recherche scientifique, qui, après maintes expériences théoriques et pratiques, trouve que le moment est venu de partager ce beau spectacle (supra) avec tous ceux qui, de près ou de loin, ont le même idéal, le même type de préoccupations académiques et scientifiques, celui-là ne peut mériter que félicitations et encouragements. S’il est vrai que personne n’a le monopole du savoir, il est d’autant plus vrai que maintes expériences sur le même objet d’études méritent un crédit et un regard attentif, curiosité scientifique oblige. Devons-nous, comme le fait le collègue Professeur Muke, faire le point, le porter à la connaissance de ceux et celles ayant en partage ce terrain de jeu où joueurs et entraîneurs se côtoient ?
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La réponse est réservée à la discrétion d’un chacun ! Quant à moi, à qui l’honneur a été donné d’ajouter ces quelques lignes – que je juge très modestes et pour lesquelles je sollicite la bienveillance – je salue avec beaucoup d’admiration ce travail et recommande sa lecture à plus d’un. Professeur Constantin Bashi Murhi-Orhakube Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu
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