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La saga du Faulx

De
128 pages
Trois cacochymes s'embarquent à bord d'une vieille Hotchkiss dans une aventure qui dépasse totalement leurs compétences : se rendre en pays nivernais dans la ferme où grandirent leurs aînés. Ce périple sera heureusement facilité par une conductrice tombée du ciel. Au cours de leur voyage initiatique, les trois octogénaires vont lier leurs souvenirs, ceux d'un passé commun qui leur est cher : la Picardie et la ferme du Faulx où tous les trois sont nés et ont grandi.
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et Régions Picardie
Claude Forzy
La saga du Faulx Roman
LA SAGA DU FAULX
Claude FORZY
LA SAGA DU FAULX Version fantaisiste sous la responsabilité limitée de trois auteurs cacochymes anonymes
Roman
L’Harmattan
Aux éditions l’Harmattan, vous pouvez trouver aussi de l’un des trois auteurs dans la Collection Psychanalyse et Civilisation :
Psychothérapies de psychotiques. LA SOURCE Les dessous du divan. Confidences tout à trac
© L’Harmattan, 2013 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-00837-0 EAN : 9782343008370
 Pourune grande part, les informations indiscutables, contenues dans ce mémoire sont volées à l’œuvre éminente deMarie-Christine Forzy :
 Quesont devenus leschevaux de trait?  Ceprécieux document est malheureuse-ment épuisé.
 Ungrand merci à Béatrice Boutignon pour son illustration de la ferme du Faulx, en couverture, et à Ra-phaël Dormoy pour ses corrections et ses commentaires aussi spirituels que minutieux.
 Uneressemblance entre l’un des personnages de cette fic-tion avec telle ou tel des personnes célèbres dans la belle Picardie ne peut-être que le fruit du hasard.  L’œuvrea été rédigée par trois vieux auteurs qui désirent et méritent l’anonymat. Dans leur constant désir obstiné de dissimuler leur identité, les trois auteurs ont fini, l’âge aidant peut-être, à ne plus se reconnaitre eux-mêmes. Ce document possède au-delà de sa valeur historique, si le lecteur veut bien chercher attentivement, un réel aspect hu-moristique. Ce qui est lourd, dans le texte, est de l’un, ce qui fait sou-rire est du second, ce qui est désopilant est du troisième. Mais aucun lecteur ne pourra deviner ce qui est de l’un ou de l’autre. Certains passages sont glauques et frisent même parfois l’extrême vulgarité. L’agglomérat des trois auteurs, comme il est dit dans les lignes précédentes, en est la cause. Ce nonobstant, la profonde réflexion morale et philoso-phique, métaphysique aussi, est commune aux trois co-auteurs. La partie historique est dans tous les livres sérieux mais un bref rappel de la riche histoire de la Picardie peut fa-ciliter la compréhension du texte. Le père des trois auteurs avait une profonde conviction. Il la résumait dans cette brève sentence entendue lorsqu’il était enfant dans la bouche de son grand père, agriculteur picard d’une ferme à Nonanteuil ou Bourg et Aconin peut-être : « Les vieux avec les vieux, les jeunes avec les jeunes » Le précepte est sagace mais comment s’en tirer lorsqu’on est devenus vieux, nous-mêmes, et que l’on désire narrer une saga quipossède par essence un enchevêtrement de généra-tions ?
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PETIT RAPPEL HISTORIQUE
Le Faulx, hameau de la haute Picardie, dans la commune de Bassoles, sur le plateau de Coucy, se dresse au dessus du village. Le Faulx se disait au départ fagus, comme était nommé le hêtre de nos envahisseurs latins. L’ensemble des petits enfants nés au hameau du Faulx ont été nommés autre-fois « les petits fagots »,jeunes gens des deux sexes réputés bien élevés car tous leurs écarts de conduite étaient sanction-nés par une rude volée de bois vert. C’était du hêtre naturellement. Il y n’y a pas bien longtemps cependant, les natifs du hameau, de sexe masculin, étaient très recherchés par les jeunes picardes. Elles étaient gourmandes de « mâles fagotés ». La coutume de fesser les enfants dans la Picardie pro-fonde est ancienne. Pourtant les auteurs peuvent assurer qu’ils n’ont jamais reçu aucune raclée de leur père. La main maternelle était plus leste selon deux des trois auteurs, mais les règlements physiques des conflits intergénérationnels étaient très rares. Tout porte à croire que les nombreux aînés des trois auteurs, tout comme ceux qui se sont trouvés être un certain temps les enfants de la génération précédente, n’ont eux non plus été dressés dans la pédagogie des sévices corporels. Les bêtes, travailleuses respectées, ne connaissaient pas plus que les gamins du Faulx la violence colérique de leurs ancêtres. Parfois cependant, un brave bœuf somnolent au la-beur était chatouillé par la petite pointe métallique qui enjolivait la longue gaule du bouvier. Seuls les chats rece-vaient des coups de pied quand ils venaient roder dans l’étable au moment de la traite. Ces chats voleurs n’étaient pas aimés. Moins aimées encore étaient les centaines de rats nichés dans les meules et les tas de paille. Quant aux mouches, aux guêpes et aux frelons, ils bénéficiaient de pièges assez sophistiqués: rouleaux de papiers collants et sucrés suspendus aux lustres, gros pièges en verre, le cul ou-vert sur une assiette chargée de mélasse, de sucre, et de miel parfois même. Aimés autant que pourchassés étaient les han-netons.
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