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La sorcellerie chez les Ding de la RDC

De
108 pages
La sorcellerie constitue une force surhumaine, une croyance et une pratique ambigüe, notamment chez les Ding de RDC. L'accent a été mis sur le rôle, le pouvoir et la position du sorcier ainsi que sur les voies d'accès et celle de sa transmission. D'autres phénomènes sont analysés tels que l'incarnation, la réincarnation, l'antisorcellerie, la science et la recherche scientifique. Sans oublier le génie créatif ou inventif propres à chaque peuple. Egalement liée à la religion, elle est à ce titre l'opium du peuple Ding. Elle bloque par l'envoutement, il faut chercher à la débloquer par des mécanismes d'antisorcellerie.
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GÉOPOLITIQUE MONDIALE
La sorceLLerie François-Xavier NKUMISONGO VAVI FABIYO
chez Les Ding De La rDc
La sorcellerie chez les Ding de la RDC constitue une force surhumaine,
une croyance et une pratique ambigüe. Elle est également un phénomène
universel et mondial par son caractère et critère ambivalent et ambigu au
sein des sociétés tant traditionnelles que modernes et particulièrement
chez les Ding. Elle est située particulièrement à la croisée des chemins La sorceLLerie
et elle envahit toutes les sociétés et tous les humains. Il s’agit ici d’une
approche sociologique de la pratique de la sorcellerie au sein de la culture
et des sociétés Ding de la RDC. Dans un langage et une terminologie chez Les Ding De La rDc
précise pour orienter le lecteur, l’accent a été mis sur le rôle, le pouvoir,
et la position du sorcier dans la société Ding ainsi que les voies d’accès
à la sorcellerie et celles de sa transmission. D’autres phénomènes
socioculturels liés à la sorcellerie ont été analysés tels que l’incarnation,
la réincarnation, l’anti-sorcellerie, la science et la recherche scientique,
sans oublier le génie créatif, ou le génie inventif propre à chaque peuple.
Deux aspects positifs et négatifs fondamentaux, ont été distingués dans
l’envoutement. Ces deux aspects, le bien et le mal, bien qu’apparemment
opposés, sont plutôt liés et se prouvent dans une sorte de dialectique
dialoguée. Bien que la sorcellerie soit ambivalente et ambigüe, que
des recherches scientiques soient entreprises dans le domaine de la
sorcellerie, car elle est du domaine du sacré et du profane, de la continuité
et du changement. La sorcellerie chez les Ding est certes une réalité, une
vérité, mais cela doit être situé dans la relativité, la souplesse et non dans
l’objectivité absolue. Elle est liée également à la religion, et est à ce titre
l’opium du peuple Ding. Elle bloque par l’envoutement et il faut chercher à
la débloquer par des mécanismes d’anti-sorcellerie.
François-Xavier NKUMISONGO VAVI FABIYO est Docteur
en Sociologie de l’Université de Lubumbashi en République
Démocratique du Congo et Chef du Département honoraire
de Sociologie et Anthropologie. Il est spécialiste de plusieurs
domaines de recherche en Sociologie du développement,
sociologie rurale et agricole, et sociologie de la Continuité et changement
social. Il est actuellement professeur à l’Université de Lubumbashi.
ISBN : 978-2-343-04505-4
12 E
ff
Conception graphique : Julien Denieuil
François-Xavier
La sorceLLerie chez Les Ding De La rDc
NKUMISONGO VAVI FABIYO






La sorcellerie
chez les Ding de la RDC



Collection « Géopolitique mondiale »

Dirigée par Mwayila TSHIYEMBE


L’objet de la collection « Géopolitique mondiale » est
de susciter les publications dont la vocation est double :
d’une part, donner un sens aux mutations provoquées par
la mondialisation, étant donné la perte des repères du
monde ancien et la nécessité d’inventer des repères du
monde nouveau ; d’autre part, analyser la complexité des
enjeux territoriaux, des rivalités d’intérêt et de stratégies
qui pousse les acteurs à user de la force ou de la
diplomatie, pour modifier ou tenter de modifier le
rapport de force (ressources naturelles, humaines,
culturelles), selon des idéologies qui les animent. A cette
fin, la prospective et la pluridisciplinarité sont des
approches privilégiées.

Déjà parus

Adrien BANWITIYA NTEKANGI, Vers un nouveau
droit international des réfugiés écologiques, 2014
Patrick WENDA T. TSHILUMBA, L’orientation scolaire
et professionnelle en RD Congo, 2014.
Germain NGOIE TSHIBAMBE, (dir.), Identités,
ressources naturelles et conflits en RDC. Défis
méthodologiques et voies de sortie ?, 2013.
Evelyne GARNIER-ZARLI (dir.), La licence scientifique
dans l’espace francophone, Essai de référentiel de
connaissances et de compétences, 2014.
Mwayila TSHIYEMBE, Quel système politique pour la
République démocratique du Congo : fédéralisme,
régionalisme, décentralisation ?, 2012. Frrançois-Xavvier
NKUMISONGO VAVI FABIYO




La sorcellerie
chez les Ding de la RDC





















































© L'HARMATTAN, 2015
5-7, rue de l'École-Polytechnique, 75005 Paris

http://www.harmattan.fr
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-343-04505-4
EAN : 9782343045054
PRÉFACE

Phénomène universel caractérisé par son
ambivalence au sein de chaque société humaine de tous les
temps, la sorcellerie est ici examinée d’un point de vue
sociologique, particulièrement dans son processus
d’envoutement, selon le vécu des Ding. Il est ainsi situé au
croisement des axes vertical-surnaturel et naturel – et
horizontal avec impact sur les humains de toutes
catégories, car personne n’échappe par nature à la
sorcellerie. Fidèle à toute démarche sociologique, l’auteur
n’entend pas porter de jugement de valeur sur le
phénomène en question, mais de présenter pour ainsi dire
une carte postale de la pratique sorcière dans la culture
ding. Une telle objectivation peut scandaliser les esprits
profondément religieux, lorsqu’ils entendent parler de
« bon sorcier » ou de « bonne sorcellerie ».
L’aspect envoûtement, examiné par l’auteur, lui
permet d’opérer d’abord des distinguos ou des nuances
sémantiques dans les concepts que la pratique scientifique
a légué aux générations. Pour mieux faire ressortir les sens
de ces concepts, l’auteur s’efforce à juste titre de
multiplier des exemples issus de la pratique chez les Ding,
7 assortis à chaque fois, d’un vocabulaire ding approprié.
Avantage qui permet au lecteur de plonger directement
dans l’univers ding. Cet examen lui permet ensuite de
décrire son objet d’étude en mettant en lumière la relation
influençable de la sorcellerie, son rayon privilégié d’action
et, surtout, sa contribution à la science et au
développement. L’on peut rester perplexe, sinon dubitatif
devant une telle affirmation, quand on sait que
concrètement le savoir impliqué dans la pratique de la
sorcellerie chez les Ding a réellement apporté comme
moyens de progrès et de développement. Il faut situer cette
problématique dans l’ordre de l’intention de l’auteur : son
vœu de voir cette pratique contribuer au développement,
de par son aspect positif qu’il met en exergue.
Précisément, c’est cette originalité qui aurait
démontré le génie ding, comparativement aux autres
cultures d’où l’auteur tire bien de ses comparaisons. Mais
si le sociologue qui parle ne peut à lui tout seul faire cette
démonstration, perce que les exigences de sa
méthodologie ne le lui permettent pas directement pas
directement, il lui faut s’ouvrir à la collaboration de ceux
qui, grâce à leur regard plus large ou plus profond,
peuvent dégager des aspects positifs qu’il semble appeler
8 de ses vœux. Si tout n’est pas négatif dans la pratique de la
sorcellerie, à qui revient, de droit, la capacité de le montrer
et de le faire savoir à d’autres, particulièrement aux
sorciers auxquels tantôt on recourt ou que tantôt on
combat ? Dans quelle école faudrait-il engager tous les
sorciers de gré ou de force pour qu’ils deviennent capables
de transformer leurs pouvoirs de nuisance en une capacité
permanente et efficace de progrès et de développement ?
Dispose-t-on, dans notre monde, d’un modèle à suivre
éventuellement dans ce domaine ? il semble que la
démocratisation systématique du savoir des sorciers soit le
point de départ sine qua non de cette transformation
positive que non seulement les Ding mais aussi toute
l’Afrique attend pour son décollage authentique, non
mimétisé.
Professeur Mayele Ilo Jean-Pierre
(Université de Lubumbashi, RDC)


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