Laine et drap en haut Verdon

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Ce livre montre dans l'ensemble de la haute Provence comment fonctionne la production dispersée de draps de laine entre la fin du XVIIe siècle et les années 1830. Quelles sont les causes et les modalités de la disparition de cette production industrielle ? L'analyse établit un lien entre la nature des tissus fabriqués, la qualité des laines que peuvent délivrer les troupeaux locaux, les savoir-faire de la main d'œuvre et les attentes des marchés. La production industrielle textile est restituée dans l'ensemble de son contexte rural.
Publié le : jeudi 15 octobre 2015
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EAN13 : 9782336393216
Nombre de pages : 268
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Éric Fabre
Laine et drap en haut Verdon
Une haute Provence textile e e (fin XVII – milieu XX siècle)
Préface de Jean-Michel Minovez
CONNAISSANCE DES RÉGIONS
Provence  Alpes  Côte d’Azur
Laine et drap en haut Verdon Une haute Provence textile e e (fin XVII – milieu XX siècle)
Collection « Connaissance des Régions »
Cette collection accueille des monographies régionales
Guy Penaud,Dictionnaire des sénateurs de la Dordogne,2015. Christine Belcikowski,Les chemins de Jean Dabailou la dissidence d’un fils du petit peuple de Mirepoix au temps de la Révolution française,2014.Cédric Carré,1805, Napoléon revoit l’Aube, 2014.
Raoul H. Steimlé,Francs-Comtois célèbres et moins connus, 2014.
Serge La Barbera,Trilogie Périgourdine, 2014.
Éric FABRELAINE ET DRAPEN HAUTVERDONUne haute Provence textile e e (fin XVII – milieu XX siècle) Préface de Jean-Michel Minovez L’Harmattan
Ouvrages du même auteur : Fabre Éric, 2008.Les métairies en Languedoc. Désertion et création des paysages (XVIIIe-XXe siècles). Toulouse, Privat, 410 pages. Fabre Éric et Cantelaube Jean, 2011.Vivre dans la haute vallée de l’Hers. Un cas de double développement en piémont pyrénéen (XVIIIe-XXe siècles). Éditions Universitaires Européennes, 269 pages. Fabre Éric et Surjus Anne-Lise, 2012. « Forêt de déprise, forêt d’emprise : colonisation forestière et maîtrise de l’espace boisé en Chalabrais (début du XIXe – fin du XXe siècle) ».InAbbé Jean-Loup (éd.),Une longue histoire, la construction des paysages méridionaux. Actes du colloque de Carcassonne, 23 et 24 mai 2008, p. 105-116. Fabre Éric et Castel Thierry, 2014. « Comment mieux expliquer la nuisance lupine en Provence au XIXe siècle ? L’apport de l’analyse spati ale ».InMoriceau Jean-Marc (dir.),Vivre avec le loup? Trois mille ans de conflit. Paris, Tallandier, 619 pages, p. 379-388. Fabre Éric, 2014. « Des vignes entre champs et bois. Le cas de la marge pyrénéenne du vignoble languedocien (milieu XVIIIe-milieu XIXe siècle) ». InBernard, Lachaud Stéphanie et Marache Corinne (dir.), Bodinier L’univers du vin. Hommes, paysages et territoires. Actes du colloque de Bordeaux (4-5 octobre 2012). Caen, Association d’histoire des s ociétés rurales, 495 pages, p. 373-386.
© L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-06977-7 EAN : 9782343069777
Ce livre est le fruit d’une coopération entre un chercheur d’Aix-Marseille Université et les collectivités locales de la haute vallée du Verdon. Le Pays Asses-Verdon-Vaïre-Var, la communauté de communes du Moyen-Verdon et celle du Haut-Verdon sont les porteurs d’une mise en tourisme du patrimoine drapier de la haute vallée. C’est le rôle de ce livre que d’apporter les informations nécessaires à cet enjeu.
Ainsi, je remercie mes partenaires. Les institutionnels d’abord : les élus des deux communautés de communes, mais aussi Bernard Molling, directeur de la CCMV, puis Thomas Duboeuf, technicien responsable du projet, et Rachel Létang, étudiante en muséographie.
Ensuite, je ne peux oublier que Catherine Leroy, Robert Michel et Paul Giraud m’ont ouvert leurs archives ; à titre privé ou, comme ce dernier, au nom d’une association. Un dernier mot pour Anne Monin, secrétaire général de la Chambre des métiers et de l’artisanat des Alpes-de-Haute-Provence, qui m’a permis d’accéder à ses archives, en particulier pour exhumer l’acte de cessation d’activité du dernier atelier textile du département.
L’écriture de cet ouvrage adopte les conventions suivantes : Faucon-du-Caire est dans l’arrondissement de Sisteron et ne doit pas être confondu avec Faucon-de-Barcelonnette. Saint-Étienne est Saint-Étienne-les-Orgues et non la préfecture du département de la Loire, sauf dans les très rares mentions que le contexte explique. Pour les sources, en particulier dans les notes de bas de page, AN est utilisé pour Archives nationales, SHAT pour Service historique de l’armée de terre (centre de Vincennes), AD13 pour Archives départementales des Bouches-du-Rhône, AD34 pour Archives départementales de l’Hérault, AC pour Archives communales. Par défaut, les documents qui ne portent pas l’une de ces mentions proviennent des Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence.
Préface
La Provence est connue, dès le Moyen Âge, pour la qualité de ses laines. À l’époque moderne, elle entre dans la confection des draps du Midi de qualité moyenne, du Languedoc en particulier. En revanche, l’industrie drapière est largement ignorée et traitée, au mieux, comme un objet marginal par les historiens. Il revient à Éric Fabre d’avoir relevé le désintérêt des historiens pour la haute Provence et l’erreur de Charles Carrière qui estime que « L’arrière-pays [provençal] n’assure aucune production textile exigeant des matières premières et soutenant l’exportation ». Cette représentation trouve, en partie, son origine dans l’approche que les contemporains avaient des draperies provençales. Éric Fabre nous montre comment l’administration d’Ancien Régime a hésité entre la description d’activités modestes aux débouchés essentiellement locaux, relevant plutôt de l’artisanat, et petite industrie aux débouchés extérieurs à la zone de production. En constituant, sur la base de sources éclatées, un corpus cohérent, Éric Fabre nous montre que, dès le XVIIIe siècle, la forme d’organisation de la production (Kaufsystemsemble-t-il), les débouchés dominant (foires de la province : Martigues, Gardanne, Brignolles, etc. et aussi Touraine, Bretagne, Rivière de Gênes, Savoie, etc.), la relation existant entre l’État et les manufactures (rôle de l’intendant, des inspecteurs des manufactures, mise en place de bureaux de marques, etc.), rappellent grandement les structures observables en Languedoc. C’est donc bien une industrie qu’il nous décrit, restée invisible aux contemporains et aux historiens, où une partie localisée de la population de haute Provence est mobilisée l’essentiel de l’année pour produire des draps destinés à un commerce régional, national et international. Cela est rendu possible grâce à l’articulation entre activités agricoles et industrielles ; les hommes exploitant toutes les ressources offertes par l’environnement parviennent, dans le haut Verdon et dans la vallée de l’Ubaye, à créer les conditions de développement d’une activité industrielle mobilisant les populations rurales dans les manufactures presque tout au long
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