Le Bréviaire à l'usage du manager

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Pourquoi écrire un énième ouvrage sur le management et à quel titre ?

Je porte peut-être abusivement le titre de manager, ce qui m’a été parfois contesté même si je suis en charge d’un système de management de la santé au travail ; c’est justement en ma qualité de médecin mis au service et à la disposition de l’entreprise que je trouve à la fois ma justification, ma légitimité et surtout la source de mon inspiration. Des références médicales, un humour carabin discipliné et tempéré par l’âge et l’expérience, contribuent à alimenter ce travail de réflexion.


Publié le : jeudi 26 mai 2016
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EAN13 : 9782334147361
Nombre de pages : 40
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ISBN numérique : 978-2-334-14734-7

 

© Edilivre, 2016

Avant-propos

Pourquoi écrire un énième ouvrage sur le management et à quel titre ?

Je porte peut-être abusivement le titre de manager, ce qui m’a été parfois contesté même si je suis en charge d’un système de management de la santé au travail ; c’est justement en ma qualité de médecin mis au service et à la disposition de l’entreprise que je trouve à la fois ma justification, ma légitimité et surtout la source de mon inspiration. Des références médicales, un humour carabin discipliné et tempéré par l’âge et l’expérience, contribuent à alimenter ce travail de réflexion.

Oser regarder fonctionner une entreprise en prenant un peu de recul sur les choses, sur les gens et donc sur toute une organisation sans avoir pour autant des comptes à rendre, un projet de restructuration, un business model aussi bien qu’un plan d’action : quelle liberté de parole !

Porter un regard critique et complaisant sur la manière de gérer les hommes et les affaires courantes ; essayer de comprendre comment chacun trouve sa place au sein d’une entreprise, communique et interface avec son environnement.

Il ne s’agit pas d’une étude mais d’une observation d’un milieu vivant qui se transforme perpétuellement, se métamorphose par transmutation, se réinvente au gré des aléas de la vie d’une entreprise entre fusion/acquisition ou faillite, qui laisse pour compte les individus qui l’ont animée.

Accordez-vous une courte pause pour lire cet opuscule ; vous n’aurez pas perdu votre temps pour rien.

I
La psychosociologie du manager

A. La castration managériale

À tout « saigneur » tout honneur, commençons donc par une revue en détail d’une qualité souvent avérée de notre management : le « manque de couilles ».

Savoir s’imposer dans une hiérarchie établie –entendez un réseau de cooptation à la limite de l’eugénisme (à ne surtout pas confondre avec de l’angélisme) – suppose de faire une certaine abstraction de sa virilité et de laisser ses bijoux de famille au vestiaire ; ceci explique peut-être en partie pourquoi peu de femmes cohabitent dans ce sérail d’eunuques, non par crainte mais beaucoup plus par rejet.

Il n’est pas donné à tout le monde de chanter les louanges de son N+1 et il faut être un bon castrat pour faire ses vocalises en haut lieu avant de pouvoir espérer donner un récital pour son boss (toute référence au film Le Pacha et à Gainsbourg prenant pour titre de chanson « Requiem pour… » serait purement et simplement censurée car politiquement incorrecte).

Pour y parvenir, il faut bien avouer que la procédure est longue, pénible et douloureuse ; mais que ne serait-on prêt à accomplir pour satisfaire son chef !

En tant que médecin, j’évoquerai deux voies principales pour parvenir à la castration.

1. La voie chimique

Plus lente, plus douce, parfois réversible ; calme les ardeurs de certains avec droit à l’erreur.

2. La voie chirurgicale

Plus radicale et définitive ; la greffe ne se pratiquant pas. Autre inconvénient, tout espoir de succéder au chef devient vain.

Dans les deux cas, vous noterez l’effet immédiat sur la voix, dont le registre gagne vers les aigus, telle une ascension vers le Messie ou la quête du saint Graal. L’accession à l’excellence managériale. Seule précaution non négligeable, ne pas castrer les oreilles du chef car il ne vous le pardonnerait pas !

Un autre aspect à considérer est la possibilité de pratiquer une discrimination positive : le fait de subir une castration managériale est-il synonyme de sous-homme ?

L’entreprise adhère et défend la diversité dans le cadre de son engagement RSE ; il est donc tout naturel de protéger ce genre particulier qui conserve tous ses caractères sexuels secondaires.

L’administration a prévu et donc protège le handicap contre toute forme de discrimination entre managers ; on pourrait presque ajouter que si discrimination il y avait, celle-ci serait positive, en facilitant l’ascenseur social et la promotion, le canapé en moins.

L’inconvénient de la castration managériale, c’est que l’on perd de facto ses capacités à se reproduire ; pour autant et grâce aux progrès de la science...

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