Le chemin de la sérénité

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"La peur de renaître c'est la peur de la vie, et pour cela nous mourons à petit feu et nous passons à côté de notre vie. Méditer c'est apprendre à se laisser renaître, sans efforts, sans but, sans autre attente que de répondre à la vie par la vie."




Comment vaincre notre mal-être, vivre nos aspirations spirituelles, atteindre une forme de sérénité ? Le Zen qui exerce un attrait si fort sur nos sociétés ne s'apparente pas à un détachement ou à un retrait du monde. Il nous éclaire en revanche sur l'impermanence de toutes choses, nous permet de nous ouvrir à la réalité du monde et de notre être, nous apprend à "voir" et devenir présence épanouie.



Guidé pas à pas par le moine bouddhiste Federico Jôkô Procopio à travers son expérience intime de la méditation, le lecteur pourra goûter à l'essence du Zen : vivre l'instant présent, se défaire des illusions qui l'empêchent de s'épanouir, dévoiler la réalité émerveillante de soi et du monde recelée dans l'expérience de zazen.




  • Où vas-tu ?


  • Venez et voyez, asseyez-vous et soyez


  • Vivre réconciliés : éclore à soi, s'effleurir au monde


  • De mon coeur à ton coeur, grande est ta beauté


  • Qui regarde en lui resplendira


  • L'émerveillement, porte de toute béatitude


  • Iriser d'enthousiasme, luire de bonté


  • "En haut d'un mât de cent pieds, faire un pas de plus"

Publié le : samedi 12 octobre 2013
Lecture(s) : 105
EAN13 : 9782212244632
Nombre de pages : 191
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Federico Jōkō Procopio
LE CHEMIN DE LA
SÉRÉNITÉ
LA VOIE DE LA MÉDITATION ZEN
Spiritualités laïques
SERENITE.indd 1-3 06/09/13 15:08Federico Jōkō Procopio
“La peur de renaître c’est la peur de la vie, et pour cela nous
mourons à petit feu et nous passons à côté de notre vie.
Méditer c’est apprendre à se laisser renaître, sans efforts, sans LE CHEMIN DE LA
but, sans autre attente que de répondre à la vie par la vie. ”
SÉRÉNITÉ
Comment vaincre notre mal-être, vivre nos aspirations
spirituelles, atteindre une forme de sérénité ? Le Zen qui
exerce un attrait si fort sur nos sociétés ne s’apparente pas à
un détachement ou à un retrait du monde. Il nous éclaire en
revanche sur l’impermanence de toutes choses, nous permet
de nous ouvrir à la réalité du monde et de notre être, nous
apprend à « voir » et devenir présence épanouie. Guidé pas à pas
par le moine bouddhiste Federico Jōkō Procopio à travers son
expérience intime de la méditation, le lecteur pourra goûter à
l’essence du Zen : vivre l’instant présent, se défaire des illusions
qui l’empêchent de s’épanouir, dévoiler la réalité émerveillante
de soi et du monde recelée dans l’expérience de zazen.
Federico Procopio (de nom bouddhiste Jōkō qui
signife Pur Parfum) est né en Italie en 1976. Il a été
séminariste puis moine bénédictin. En 1998 il rencontre
le bouddhisme comme une révélation et commence la
pratique et l’étude de la Voie du Zen. Il est ordonné
moine zen en 2002, puis enseignant de dharma à
Paris. Philosophe et psychanalyste, il est engagé dans
l’accompagnement des personnes en fn de vie. Depuis
8 ans il transmet la méditation zen en entreprise, dans
les quartiers défavorisés et le milieu de l’art. Il est le
directeur de la collection Spiritualités laïques.
Spiritualités laïques : des sages de tous horizons
témoignent de leurs questionnements dans un
langage accessible et vivant.

Spiritualités laïques
SERENITE.indd 1-3 06/09/13 15:08
Code éditeur : G 55755 - ISBN : 978-2-212-55755-8 Conception graphique : Chloé Marquaire - Illustration de couverture : Federico Joko Procopio
Jōkō ProcopioLe che
L sit
La voie de La méditation zen
miénrnadéeéFederico Jōkō Procopio
Le che
L sit
La voie de La méditation zen
Calligraphies et poèmes de Federico Jōkō Procopio
Spiritualités laïques
miarnnédéeéGroupe Eyrolles
61, bd Saint-Germain
75240 Paris Cedex 05
www.editions-eyrolles.com
Avec la collaboration d’Anne Jouve
Dans la collection Spiritualités laïques
Denis Faïck, Ne cherche pas et tu trouveras
Kōshō Uchiyama, Ouvrir la main de la pensée
En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ou-
vrage, sur quelque support que ce soit, sans autorisation de l’éditeur ou du Centre français d’exploitation du droit de
copie, 20, rue des Grands-Augustins, 75006 Paris.
© Groupe Eyrolles, 2013
ISBN : 978-2-212-55755-8L des m ères
Tout chemin commence
par un premier pas ...............................................................1
Introduction ..........................................................................9
Y a-t-il une Réponse à toutes nos questions ? ................................... 11
Un dieu unique ? .................................................................................. 13
Un même souffe 14
Un même lien ....................................................................................... 15
S’ouvrir à soi : la méditation ................................................................ 16
1. Où vas-tu ? .....................................................................23
À l’origine, le monde était simple ......................................................... 25
En quête de nous-mêmes .................................................................... 26
Où vivons-nous ? ................................................................................. 27
La dualité ............................................................................................. 31
L’impermanence .................................................................................. 33
Un lys n’est qu’un lys : la vacuité ........................................................ 35
De notre vivant nous sommes morts ................................................... 38
V
itabate
© Groupe Eyrolles Le cen de L a sr
2. Venez et voyez, asseyez-vous et soyez ........................43
Tant de confusions ...............................................................................44
Siddhartha, du clan des Shakya .......................................................... 46
Que suis-je ? ........................................................................................ 47
Nos maîtres intérieurs .......................................................................... 49
Une feur plus aiguisée que le tranchant
d’une épée ........................................................................................... 51
Être silence .......................................................................................... 52
Présent à soi et au monde dans son corps ......................................... 55
Zen, zazen ............................................................................................ 57
Que passent les nuages du mental ..................................................... 60
3. Vivre réconciliés :
éclore à soi, s’effeurir au monde ..................................... 65
De nos fragilités naissent les possibles............................................... 66
Renouer avec notre histoire en intégrant
la souffrance ........................................................................................69
L’illusion d’être parfaits : de l’amour-haine
de nos faiblesses .................................................................................72
Se défaire de nos jougs .......................................................................76
Vers la libération ................................................................................... 80
Mener le vrai combat ........................................................................... 83
4. De mon cœur à ton cœur, grande est ta beauté..........89
5. Qui regarde en lui resplendira ......................................99
Le souffe comme prologue ...............................................................101
Respirer .............................................................................................. 103
L’expérience de la vacuité ................................................................. 104
VI
hiémnitéé
© Groupe eyrolles Tab LE DES MaTièRES
6. L’émerveillement, porte de toute béatitude ..............111
Nous sommes faits de splendeurs ....................................................113
Tendre la main .................................................................................... 114
Pas après pas, un chemin sans but aux trésors inépuisables ........... 118
Une pratique patiente de chaque instant .......................................... 121
La loi spirituelle .................................................................................. 123
7. Iriser d’enthousiasme, luire de bonté .........................129
Toucher l’esprit, recueillir le cœur ...................................................... 131
Le miroir de notre réfexion ................................................................ 133
Le jaillissement de la joie ................................................................... 134
8. « En haut d’un mât de cent pieds,
faire un pas de plus » ......................................................139
Le temps de la méditation est venu ................................................... 142
Dépasser nos peurs ........................................................................... 144
Simplement asseyez-vous ................................................................. 146
Respirer .............................................................................................. 149
Conclusion ........................................................................155
Glossaire ...........................................................................169
VII
© Groupe Eyrolles Je dédie ce livre à mes amis,
Ma plus belle richesse.
Mes amis qui sont toute la splendeur de mon cœur.

Dédié particulièrement à Gilles,
L’homme qui a été mon compagnon quinze ans durant
et qui, avec l’enfant que nous avons élevé ensemble, demeure l’être le
plus précieux de cette existence.

À tous les êtres qui souffrent
Et cherchent la paix du cœur.
© Groupe Eyrolles Je cueille cette page comme l’on cueille une feur et l’offre en remercie -
ment à mes parents,
Qui ont semé en moi la soif de vie, et tant de belles graines.

Je remercie mes maîtres zen,
Hei Do, le maître auprès de qui je reçus mes premiers préceptes boudd-
hiques et le premier enseignement il y a seize ans.
Bon Yo, le maître qui me forma au long de mes années du devenir
homme, qui m’accompagna dans les années de doute et de souffrance,
qui m’ordonna moine et enseignant de dharma me transmettant le plus
beau trésor, celui d’enseigner et partager la Voie du Bouddha.
Kôren, le maître qui me tient la main aujourd’hui, dont l’humilité et la
profondeur du cœur sont un merveilleux enseignement de sagesse et de
bonté.

Mais je tiens à remercier également tous les autres « maîtres » précieux
qui ont orné de profondeur et de beauté mon chemin, et qui l’embel-
lissent encore aujourd’hui :
Mes amis intimes, mes proches, mon enfant qui est sans doute le maître
le plus incroyable de ma vie, l’homme qui fut mon compagnon pendant
ces quinze dernières années, mes amis sur la Voie du Bouddha, les
malades et ces personnes éprouvées auprès de qui je passe une part de
mon temps et qui m’ont dispensé les plus précieuses perles de sagesse
et de profondeur ; toutes ces personnes qui ont enrichi ma vie de leur
présence, la marquant par leur attention, leur soutien, leur amitié, leur
bienveillance et leur bonté.
Les liens du cœur sont parmi les plus beaux enseignements de la vie.
© Groupe Eyrolles che c ce
r un p r p
« Un oiseau argenté vole sur le lac d’automne
Lorsqu’il est passé,
La surface du lac n’essaye pas de retenir son image. »
Huong Haï (1627-1715)
1
itrepnumotmamsaeniome
© Groupe Eyrolles TOUT ch EMiN c OMMENc E Pa R UN PREMiER PaS
e ne suis qu’un homme ordinaire, moine bouddhiste séculier, J qui vit la vie de tous les jours, au cœur du monde, confronté au
quotidien comme tout homme à la vie, la mort, l’amour, la haine,
l’amitié, la paternité, le travail, les passions, les échecs et les réus-
sites. Et puis un jour j’ai croisé un chemin, un chemin sans desti-
nation, un chemin qui était là, avant moi, et qui se poursuivra
bien après moi : la voie de la méditation enseignée par le Bouddha.
J’ai souffert, j’ai paniqué, j’ai engendré le mal, j’ai traversé
d’effroyables épreuves. J’ai exulté, j’ai goûté mille bonheurs et
vécu de merveilleuses expériences. Ma vie dépendait de tout cela ;
et j’étais prisonnier. Puis, m’asseyant jour après jour, mon esprit
s’est réveillé de ce rêve, et soudain j’ai appris la délivrance. La vie
ne fut alors plus un rébus à résoudre, mais une grâce plus large et
plus immense que toutes mes expériences.
J’ai marché, marché. Et puis simplement je me suis assis. De
cette assise j’ai retrouvé, émerveillé, toute mon immensité, et aimé
mes fragilités. Je tombe encore, je m’égare souvent. Mais désor-
mais les épreuves, les souffrances sont mes maîtres véritables,
mes joies et mes bonheurs des instants feuris qui embellissent
l’existence. Mais la vie, la vraie vie, elle, contient tout et est plus
large, plus immense que tout cela.
Voilà ce que je veux partager tout au long des pages de cet
ouvrage : ce chemin que j’ai découvert et que je parcours encore.
Le désert de mes jours endormis a refeuri, et ma vie est merveil -
leuse parce que je la laisse enfn feurir de toutes sortes de feurs,
celles que j’aime particulièrement et celles que je ne comprends
pas toujours. Et ces feurs s’ouvrent et se referment, naissent
et meurent sans cesse ; comme moi. Les saisons passent mais
l’érable à l’automne s’enfamme toujours de rouge, et au prin -
temps le crocus perce, inlassablement, les neiges épaisses.
J’ai cherché, tant cherché la vérité et le bonheur. Mais c’est
lorsque j’ai cessé de chercher qu’ils sont apparus, merveilleux et
éphémères, sous mes yeux. J’ai combattu l’ennui, lutté contre la
3
© Groupe Eyrolles Le cen de L a sr
souffrance. Mais c’est lorsque mes combats ont cessé que j’ai pu
commencer à entendre les enseignements de l’univers. L’existence
est alors devenue un jardin feuri aux mille couleurs et aux innom -
brables parfums. Certaines feurs piquent, d’autres exhalent,
parfois éblouissent de couleurs incroyables, parfois poussent les
chardons, mais celui qui porte la guirlande n’est rien de tout cela.
La vie est telle une feur : d’abord promesse d’une graine, puis
éclosion de l’indicible, enfn, fanée, elle redevient terre géné -
reuse. Mais quand la feur fane où s’en va son essence ?
Avant d’emprunter le chemin de la méditation, la voie du zen,
j’étais comme cet homme qui voit une feur et la coupe pour la
conserver dans un herbier. Depuis que j’ai laissé la méditation me
ramener à la vie, je deviens comme cet homme qui, quand il voit
une feur, compose un poème.
Ce livre n’est pas un enseignement mais un partage de cœur à
cœur. Le partage de celui qui a découvert et commencé à savourer
du bout du cœur cette joie discrète, cette paix profonde, ce parfum
de liesse imperturbable, même lors des jours obscurs. Le partage
de ce chemin sur lequel s’en vont mes pas parmi tant d’autres, le
partage d’un chemin qui me remplit de reconnaissance et de sens.
Le partage du chemin de la sérénité.
Un jour, j’ai regardé en moi. J’y ai vu ma misère, mais j’ai
ressenti ma grandeur. Cette misère était un mystère et cette
grandeur n’était en rien différente de la grandeur du monde. J’ai
contemplé ma vie, mes joies et mes peines ; en moi ont émergé ces
mots :
Cours, pauvre homme,
Cours par là, sans t’agiter, cours, cours où est ta vie.
Pourquoi te consumer de faim et de tristesse ?
Cours, pauvre homme triste, cours vers ta présence.
4
éiémnhtéi
© Groupe eyrolles TOUT ch EMiN c OMMENc E Pa R UN PREMiER PaS
Tu regardes tes mains vides et tu pleures.
Mais la tristesse s’évanouira.
Au monde tu viens les mains vides, du monde, les mains vides,
tu t’en vas. Tu voulais tant posséder alors que ce vide même est
ta plus belle richesse. Dans un vase trop plein, rien ne peut plus
advenir ; dans un vase vide tout peut être déposé.
Aujourd’hui c’est le jour du grand festin, le jour où tu es invité
à la table de ton être.
Aujourd’hui sont célébrées les noces entre le corps et l’esprit.
Aujourd’hui sont dévoilées les chambres intimes, grands
ouverts les greniers abondants, et rassasié l’affamé.
Aujourd’hui est le jour où tu t’assieds.
Hâte-toi, ne perds pas de temps avant que la porte ne se
referme, avant que la feur ne fane.
Contemple ta demeure, qui regorge de froment et d’abon-
dance, d’huile précieuse et de vin de douceur.
Comprends : si tes mains sont vides, c’est pour que tu puisses
puiser en abondance et en abondance donner.
Tu es la grotte des merveilles, le désert prêt à feurir.
Tu ne le sais pas, tu l’as peut-être oublié, mais tu es immensité,
profondeur infnie.
Le chant du vent dans les bambous et toi, êtes-vous pareils ou
différents ?
– Que suis-je ? questionne l’homme agité.
– Ne sais pas, répond l’éveillé.
Tu contemples ce monde et comme aux noces de Cana tu t’ex-
clames : « Ils n’ont plus de vin, les noces sont gâchées ! »
À ce manque de vin, de fête et de liesse, réponds par l’eau vive
qui coule dans ton être.
5
© Groupe Eyrolles Le cen de L a sr
D’où vient cette eau ? Cette eau est en toi, tout autour de toi,
cette eau c’est toi ; pourquoi vouloir fragmenter l’univers ?
N’agite pas l’eau merveilleuse et abondante de l’existence,
l’eau agitée devient trouble et elle fait peur. L’eau calme refète
l’univers, elle rassure et se fait miroir serein.
Tu as soif, bois. Ils ont soif, donne-leur à boire.
Qu’éclate ton cœur d’éclats sereins.
La vie, la mort sont des nuages qui surgissent et aussitôt
s’évanouissent.
À ta naissance d’où venais-tu ? Le jour de ta mort où t’en
iras-tu ? Mais le soleil se demande-t-il : « Quand ai-je commencé à
réchauffer le monde ? » L’hirondelle ne se dit pas : « Où s’en iront
mes ailes après ma mort ? »
Descends de tes tours de Babel, quel dieu veux-tu conquérir ?
De quel paradis rêves-tu ? Quel enfer crains-tu ? Tu es le seul
artisan de tous tes paradis et de grand nombre de tes enfers.
Abandonne tout cela. Viens t’asseoir. Simplement t’asseoir.
Suis le souffe et tu entreras dans le souffe de l’univers.
Le z en c’est aussi simple que « quand l’automne vient, tombent
les feuilles ».
Descends de tes tours illusoires, viens retrouver la multiplicité
des manifestations du monde réel. Il n’y a pas d’autre vérité.
Un jour, un moine demanda à son maître zen :
– Comment devons-nous considérer le sage Bouddha ? Comme
un dieu ? un saint ? un prophète ?
– Qu’est-ce que dieu pour toi, ô moine ? répondit le maître.
– Dieu est pour moi cette entité, cette force, cette énergie qui
crée le bien et le mal, la vie et la mort.
6
miééhétin
© Groupe eyrolles TOUT ch EMiN c OMMENc E Pa R UN PREMiER PaS
Alors le maître lui dit :
– Dis-moi, es-tu capable, toi, de créer le bien et le mal, la vie
et la mort ?
Après réfexion, le moine répondit :
– Je le suis à chaque instant, et je le suis par mes pensées, mes
paroles et mes actions. À chaque instant je peux créer le bien et le
mal, la vie et la mort.
Alors le maître dit :
– Tu n’as donc pas besoin de Dieu, tu n’as pas besoin d’un être
supérieur et extérieur à toi avec qui tu ne pourras avoir ni échange
ni réponse, que tu ne peux ni toucher ni même voir autrement que
par des sottes représentations humaines et, pire encore, entre les
mains duquel tu remettras toute ta responsabilité et avec elle ton
immense liberté. Crée le bien, donne la vie, sème la bienveillance,
distribue la bonté et la justice ; apaise toute souffrance et soulage
toute détresse. Sois vrai. De paradis ne t’illusionne pas, de tes
épreuves ne fais pas résistance. Si tu tiens à ce qu’il y ait un dieu,
ceci est Dieu.
Reviens en toi, simplement assis, le cœur ouvert, l’esprit serein,
le corps apaisé, la réalité de la vie éveillée retrouvée.
Approfondis-toi au lieu de t’étendre.
Va puiser en ta sagesse profonde, tu es un bouddha.
De cette sagesse sauve-toi toi-même, puis sauve tous les êtres
vivants.
Sabre illusions, avidité et colère, secoue de toi l’ignorance.
Ouvre les yeux. Écoute les sons du monde.
Les enseignements merveilleux foisonnent dans l’univers, ceux
des grands sages, certes, mais ceux des éclats du réel tout autant.
7
© Groupe Eyrolles

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