Le Coffret de l'ange et la clé du voyage intérieur

De
Publié par

Pour certains êtres, une rencontre, un événement, un voyage, une maladie, une lecture peuvent être une étincelle dans leur vie pour amorcer un virage. Comme un rituel, ils vont parfois se perdre, avoir peur, douter puis accepter enfin ce passage pour pouvoir passer à l’action. Être acteur de ce changement qui débute à l’intérieur d’eux-mêmes est la clé de voûte du mieux-être. Ce qu’ils sont seuls à percevoir va leur permettre de cheminer en silence, en solitaire, pour faire exister le vide en eux qui contient une source inépuisable de réponses et devenir, être et se révéler à soi-même pour donner véritablement naissance au potentiel inné propre à chacun.

Isabelle Fournion nous invite à rencontrer Angèle et à marcher avec elle dans un lieu peu ordinaire pour libérer du coffret son histoire et la transformer.


Publié le : vendredi 25 septembre 2015
Lecture(s) : 5
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782334002189
Nombre de pages : 198
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat

C o u v e r t u r eC o p y r i g h t













Cet ouvrage a été composé par Edilivre
175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis
Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50
Mail : client@edilivre.com
www.edilivre.com

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,
intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

ISBN numérique : 978-2-334-00216-5

© Edilivre, 2015Du même auteur :
« mes éMAUXtions à moi » Editions Baudelaire 2009
Vivre « Je » Edition Edilivre 2012

« Faire le choix d’ouvrir de nouvelles portes, c’est accepter
le changement et accompagner le mouvement de la vie
sans cesse en mouvement »
Entrez, Angèle vous attend…Illustration et création de couverture : Isabelle Fournion avec l’aimable participation du
photographe Lucien Christoph pour la photo de Gincko, mâle Gorille de l’Espace Zoologique
de Saint Martin La Plaine, qu’il m’a permis d’exploiter pour le montage de cette mise en page.P r é f a c e
Après avoir écrit en 2009 « mes éMAUXtions à moi » un premier ouvrage publié sous forme
de poèmes atypiques et en 2012 « Vivre je » textes et recueils sur mon cheminement
personnel, une voie parallèle se matérialisait devant moi. Je pris conscience que l’écriture
prenait tout son sens et m’amenait à participer à des séances de dédicaces, à rencontrer des
auteurs et des lecteurs et progressivement une motivation plus grande m’est venue :
Accompagner, d’une autre manière, par mes ouvrages la vie des gens. Je venais d’entrouvrir
un nouvel espace de liberté, celui d’oser rêver et de prendre soin des personnes, ailleurs que
dans mon espace d’accompagnement professionnel.
« Le coffret de l’ange », matérialise la première petite graine pour faire fleurir mon rêve.
J’espère qu’à cette lecture, vous allez vous distraire mais pas que… !. Ecrire un roman, c’est
créer une histoire, tisser entre les pages un lien qui doit conduire à une finalité tangible où
vous apparaîtra « la clé du voyage intérieur ». C’est donc dans cet esprit que j’ai mené
l’héroïne pas à pas à la compréhension d’elle-même avec un objectif que vous découvrirez
vite.
Mêlé de souvenirs, de rencontres réelles mais romancées, de faits vécus et imaginés, ce
roman est une fiction qui se déroule dans des lieux que j’ai foulés sur mon chemin de vie
personnel et dont je garde dans l’iris et dans mes cellules une empreinte particulière.
Vous allez entrer dans un Parc, découvrir des choses, des êtres, entrer dans une ambiance
et plonger dans des émotions de toutes sortes et vous allez être témoin d’une spectaculaire
émergence de souvenirs, de faits oubliés dans la mémoire d’Angèle.
Le lieu que j’ai choisi pour ce récit anime en moi une admiration et une curiosité dont je n’ai
à ce jour aucune explication rationnelle. Son nom vous sera donné plus loin…
Pierre et Eliane Thivillon, créateurs du Parc, ont accepté que je puisse parler d’eux. Nous
ne nous connaissions pas avant l’écriture de l’ouvrage. Mon ressenti fut juste et en accord
avec eux.
Ils m’ont donc autorisé à « commenter » le parc avec le regard d’Angèle non dénué d’un
certain sens de l’humour !
Je leur rends hommage avec ce livre et leur souhaite de continuer d’illuminer de leurs
créations respectives le rêve de leur vie non sans efforts et concessions.
Une fois toute l’histoire terminée, une fois que les mots ont été posés et qu’ils ont déposé
leur essence sur les pages numériques, une fois que l’imprégnation a fait son travail, je me
suis posée cette question : suis-je l’héroïne ? Pour être honnête, j’ai été surprise par ce
qu’Angèle dans son histoire stimulait en moi et avait dans le fond des ressemblances. Après
un travail de guérison personnel et d’un cheminement intérieur, il est difficile de partager ce
phénomène d’introspection.
La société a plus tendance encore à « entretenir » les maux qu’à vouloir vraiment s’en
délester.
Avec ce récit, j’ai donc posé en mots mes vibrations de doutes, de peurs, mais aussi de
vibrations positives que je souhaite à tous.
Comme je veux continuer à croire à mon rêve personnel, je ne quitte pas des yeux la
thérapeute, Accompagnante de vie que je suis et j’ai glissé quelques outils de mieux être pour
que chacun puisse à son tour pourquoi pas, avoir le déclic d’aller juste de l’autre côté de la
route pour voir qui il est vraiment et porter un autre regard sur la vie.
Que cet ange puisse allumer en vous la pleine conscience de votre existence et que
s’anime en vous le souffle de liberté et de créativité.

Pour certains êtres, une rencontre, un événement, un voyage, une maladie, une lecture
peuvent être une étincelle dans leur vie pour amorcer un virage. Comme un rituel, ils vont
parfois se perdre, avoir peur, douter et accepter enfin ce passage pour pouvoir passer à
l’action. Etre acteur de ce changement qui débute à l’intérieur d’eux même est la clé de voute
du mieux-être. Ce qu’ils sont seuls à percevoir, va leur permettre de cheminer en silence, en
homme solitaire pour faire exister le vide en eux qui contient une source inépuisable de
réponses. Devenir, être et se révéler à soi pour donner véritablement naissance au potentiel
inné propre à chacun.Au commencement d’une vie nouvelle
Il est 6 h, le réveil bon marché répand sa rythmique de bips impersonnels et agaçants,
m’électrisant de si bon matin.
Je n’ai pas réussi à trouver dans le commerce un réveil avec de vraies tonalités ou des
sons naturels évocateurs de sérénité comme un doux chant d’oiseau au printemps ou le
chuchotement d’un « maman » si délicat de l’enfant à l’oreille de celle-ci. La lueur dans la
chambre laisse présager une très belle journée hivernale. Oleg, mon chat, ronronne et vient
me mordiller délicatement l’un de mes orteils sorti pour prendre l’air pour que je lui garnisse sa
gamelle sans plus attendre ! Je m’étire tout comme lui par mimétisme sûrement, sort de mon
futon et file dans la salle de bain. Je me débarbouille à l’eau froide, je jette un petit regard
complice à mon miroir, histoire d’encourager le reflet à s’aimer d’avantage pour mieux
m’estimer.
Je bois un bon verre d’eau citronné pour faire redémarrer la machine rouillée et encore
endormie et je me prépare mon petit déjeuner habituel.
Sur la table ; boisson de riz, céréales et fruits sans oublier l’élixir de graissage en guise
d’huile de vidange, ma fidèle et amie, ma bonne cuillère à soupe d’huile d’olive ! J’en effraie
plus d’un avec cette technique ancestrale pour que la tuyauterie ne coince pas, mais avouez
que c’est un bon investissement à long terme, n’en déplaise aux laboratoires pharmaceutiques
et à leur petites pilules miraculeuses…
Cela pourrait être un matin ordinaire, comme tous les autres, mais déjà je le sais,
l’appréhension au déroulement des heures qui vont défiler me terrorise. La machine cérébrale
s’emballe, « psychote » et m’envoie des informations en flash pour me rappeler l’ordre du jour.
L’effet est immédiat, ma gorge se serre et de ce fait bloque mes angoisses dans la poitrine…
En parlant de rappel à l’ordre, ma boule de poils se manifeste à nouveau pour clamer sa faim.
Une poignée plus tard, satisfait, Oleg rejoint le canapé et s’étale nonchalamment.
Dure, la vie féline !
Indécise dans le choix du sac à dos qui me sera nécessaire ce jour, je quitte la maison sous
l’œil de mon félin blanc lové contre l’heureux gagnant posé devant la porte : un petit sac à dos
noir imperméabilisé avec deux cordelettes, au cas où le temps viendrait à changer.
J’aime ce sac, il m’évoque un autre temps, un truc comme ça…
Il se trouve qu’un motif de poupées russes Matriochka orne la périphérie du sac. Une
dentelle de poupées brodées en fil blanc. Black and white oblige. Cet accessoire féminin a été
réalisé par un créateur russe, dont le nom m’a complètement échappé, lors de mon achat sur
eBay.
C’est un acte que je n’explique pas, guidée par ma souris qui cliquait inlassablement sur les
flèches de Google pour trouver un sac qui me conviendrait, juste un petit sac, un fourretout !
Chaque image me convenait à peu près, sans que ce soit le coup de foudre, mais toutes
figuraient sur le site d’eBay.
C’était le 14 Novembre
Dans cette toile infernale, j’ai déniché ce petit amour de sac qui m’a comme qui dirait
« ensorcelé ». J’ai tenu à distance les potentiels acheteurs lors des enchères et 15 jours après
sur le vol Moscou – Lyon Saint-Exupéry, voyageait mon futur contenant bien contenu, dans la
soute postale. 48h après, il m’était livré par Jocelyne, postière sexagénaire, sans doute
pressée de terminer sa tournée du jour.
J’ai appris que les suppositions ne faisaient pas bon ménage avec notre corps, mais là
c’était une constatation, une évidence, au vu de son débarquement fanfaronnant dans ma
cour. Celle-ci était à peine sortie de son Partner, qu’avec tout ce bruit à 8h30 du matin
seulement, elle se fît remonter les bretelles par mon voisin Jean-Pierre. Il se tenait pectoraux
nus et pour seul tissu, afin de braver le mois de décembre, un caleçon lui moulait l’appareil quiaurait été mieux traité sous la couette !
Connaissant Jean-Pierre maintenant depuis 4 ans, plus rien ne me choquait, même ces
fameux caleçons à la mode de chez les autres mais pas chez moi, dont il raffole et collectionne
les thèmes pour rester dans le coup.
*
* *
L’aspect synthétique made in china de ses nouvelles étoffes aux imprimés ridicules, tantôt
gourmands, tantôt bandes dessinées ne m’attirait pas, encore moins quand la bande élastique
noir dépassait de son futal pour bien laisser respirer la marque… !!.
Le bariolé ce n’est pas ma tasse de thé…
Pour mon voisin, c’était le coup assuré, après avoir bu un coup lors d’une soirée peuplée de
femelles, pour un coup de folie avec l’une d’entre elles et le coup de grâce proclamé, lorsque
celle-ci découvrait lors de l’effeuillage final de cet homme à l’apparence macho, un Bisounours
imprimé sur le dernier vêtement quand ce n’était pas des fraises !… Comment je le sais ?
Parce que Jean Pierre est du genre à m’inviter prendre le thé pour me raconter ses aventures !
Depuis que cette nouvelle peau pour le moins animée était dévoilée auprès de ses dames,
il multipliait les conquêtes et me confiait que c’était comme une onde de forme. Elles se
faisaient passer le message ou plutôt le coup et qu’il s’entretenait physiquement
quotidiennement pour tenir la forme et ainsi rester sur la bonne onde.
J’étais envieuse certaines fois de sa vision simpliste, car il m’affirmait être heureux et ne
vivre que pour s’accoupler en union libre sans s’attacher émotionnellement…
Vu sous cet angle les mots étaient justifiés lorsque je parlais de lui comme d’un étalon avec
ses femelles…
Je reviens dans mon souvenir, où plutôt à Jocelyne, qui à la vue de ce spectacle dont le
rôle masculin était joué par cet homme bien monté devant ses yeux ainsi, faillit bien repartir
sans me donner mon colis. Il faut dire qu’il ne se faisait jamais voir si tôt le matin et que celle-ci
fût surprise de se faire sermonner par un si bel homme et intimidée de ses émotions qui se
dévoilaient à elle en premier lieu et nous en second lieu. Je n’avais jamais perçue Jocelyne
comme une femme, mais comme un garçon manqué, une camionneuse et rustre. Elle était
presque charmante et attirante. Elle avait fondu, son masque venait de tomber.
Il est étonnant de pouvoir donner un avis selon ce que l’on voit en apparence et qui devient
faux lorsque l’autre se dévoile et nous montre sa vraie nature grâce à ses émotions qui le
caractérisent.
Troublée, elle me remit ma boîte, me fit signer le bordereau de livraison et sans un seul mot
partit sans nous regarder pour ne pas être plus mal à l’aise. Elle était découverte, nue devant
nous, plus nue que Jean-Pierre ne l’était physiquement parlant. Je me souviens que nos
regards se sont croisés lui et moi, et que ce jour-là quelque chose avait changé. Une
atmosphère légère s’était fait sentir. Comme le début de quelque chose, comme une éclosion
dont on ne connaîtrait pas l’espèce à naître…
Pour l’heure, je referme ma parenthèse et je ferme la maison.
Un dernier coup d’œil autour de la voiture, avant de l’ouvrir. Petit rituel que j’exécute par
sécurité, pour ne pas revivre la mort d’un petit chaton que je tentais d’apprivoiser au printemps
dernier. Celui-ci n’avait rien trouvé de mieux, que de se réfugier sous le bas de caisse encore
chaud, pour se faire une petite séance UV grâce au rayonnement du moteur. Je ne le blâme
pas, ce Printemps-là, n’avait que le nom de circonstance saisonnier. Nous alternions des
vagues de froids interminables matérialisées par une facture de fioul inégalée. J’en reviens à
mon récit animalier : La vision de ce cette bête quand j’ai reculé, là, devant mon carrosse m’a
laissé amère et impuissante. Je ne pouvais changer ce destin tragique. Je venais d’ôter unevie. Point final. Depuis j’avoue, mon toc est de vérifier à deux, voire trois fois, qu’aucun de ces
êtres à quatre pattes ne soient présents.
La nationale est déserte, pas le temps à perdre je traverse et tatoue de ma gomme
personnalisée « Michelin » la route recouverte d’une légère couche de neige… Il est 8h et en
ce Dimanche matin rares sont les fenêtres éclairées. J’imagine tous mes voisins endormis et
les enfants à rêver au passage du père Noël et pour certains de douter à sa réelle existence.
C’est certainement pour eux le dernier grand rêve de l’innocence.
J’espère que la magie, ne s’effacera pas pour tous ces enfants qui ont la chance de vivre
cette période auprès de leur famille, en charge d’accomplir cette merveilleuse comédie
poétique et magique pour entretenir le plus fabuleux des mensonges…
Nous sommes le 24 Décembre… la veille de noël !
Je laisse dans le rétroviseur le panneau de mon agglomération rayé d’un rouge
sanguinolent s’estomper, en même temps que ma constatation ironique, sur ce qu’est la
découpe territoriale que l’homme a inventé et institué à l’échelle de la planète. Je ris sous cape
à l’idée qu’ils vont devoir bientôt se découper la lune… !

Lorsque ces personnes sont prêtes à ce voyage intérieur, elles parlent, elles échangent et
partagent volontiers leurs expériences, leurs émotions avec leur « je ». Progressivement de
cette mise à nue, naît une plus grande confiance en elle. Elles osent créer leur mouvement de
la vie par leurs vibrations émotionnelles. Elles vont susciter attention, respect, amour, amitié,
confiance et parfois même malheureusement rejet. Laisser circuler l’émotion de soi, c’est être
vrai avec soi-même, c’est se respecter en acceptant ce qui émane de nous. C’est donc une
sensation terrible pour celui qui ne vit pas cette sensation et ce phénomène. Elles projettent
tellement de vie et de lumière qu’elles irradient à leur insu des êtres oubliés et déjà morts dans
leur existence.Ecoutons-là nous parler d’elle
Je me prénomme Angèle, j’ai l’âge de l’audace et de la diplomatie.
J’ai passé l’année qui achève la maturité dit-on dans la Bible. À 41 ans je devrais avoir
traversé l’épreuve pour acquérir la maturité à la fin pour avoir enduré celle-ci.
A l’image d’un café serré, je suis un pur concentré d’émotions, qui ne demandent qu’à jaillir
pour faire naître un capuccino !
Je vis seule.
Les hommes croisent ma route, font un petit bout de chemin avec moi et toujours le même
schéma se répète, ils m’abandonnent au croisement d’une autre voie, me laissant sur un
trottoir abimé par mon assise et l’usure de mes pleurs.
C’est bien sûr schématisé, mais ce réalisme me fait peur à l’aube de mes 40 ans. Je me
vois arriver à 60, âge légal de l’ancienne retraite avant que monsieur passe partout au pouvoir
change la donne ! Dans une maison habitée exclusivement par des meubles et un Oleg n°2
ou 3. Il n’y aurait pas de chambre d’enfant transformée en chambre d’amis, pas de caleçon et
chaussettes de foot à repriser et à ramasser partout dans la suite parentale, pas de portes
grinçantes et dégondées d’avoir trop été claquées dans une crise de colère, pas de photos de
famille accrochées aux murs de la maison et pour finir, il n’y aurait pas de dessins ou de cartes
postales de ma lignée, aimantés sur la porte du frigo qui aurait été désignée d’office pour ce
placardage enfantin et ludique. Cette pensée m’effleure souvent l’esprit mais d’un geste
symbolique je l’attrape au vol en lui disant de revenir plus tard et que pour l’heure, il y a encore
un bouquet d’optimisme !
Je me sens seule.
Une solitude libre, dénouée de déni, une solitude plus légère de jour en jour.
Chaque homme qui est parti de ma vie, créait un vide dans lequel je me perdais. Un vide de
regret, d’aigreur où la violence des émotions est telle qu’on se dégoûte de notre personne
comme si l’autre s’était fait la malle avec nos bagages intimes. Je me sentais déséquilibrée
dans ma tête et désordonnée dans mon cœur. Cette solitude-là était froide, nostalgique et il me
fallait être courageuse pour renflouer tout ce qui m’avait été volé. Essentiellement, l’espoir.
L’espoir d’un homme ne refoulant pas son côté féminin pour accepter la femme originelle
que je suis et l’impermanence des états de fait et d’humeur. Un homme acceptant la boule à
facettes que tout être est, faisant miroir aux émotions et situations passées sans éteindre la
lumière pour ne plus être ébloui de l’inconnue que je peux devenir quand l’une de ces facettes
est encore incomprise de moi. Un homme qui m’aimerait « en l’état » chaque jour et nouveau
jour dans le respect. J’aspire également à un compagnon de route qui délimiterait avec
attention le trajet de notre union par sa protection et son autorité naturelle. J’ai confiance en un
juste équilibre de la sensibilité et de la force. L’homme et la femme en sont la preuve,
puisqu’au carrefour du ciel ils se sont rencontrés pour s’accoupler alors que l’un venait de
Mars et l’autre de Jupiter dit-on dans un best-seller ! Une fois que je l’ai su, j’ai compris que
tout homme parfait n’existait pas puisqu’une fois l’union acquise, on peut s’accorder pour
féconder, ça oui, mais pour s’entendre c’est une autre histoire. C’est donc l’effort de chacun à
mettre de l’huile dans sa liaison à chaque différent pour trouver le rouage d’une parole
impeccable. J’ai la conviction que cet homme est tout près puisque déjà je pense à lui, alors
qu’avant ma solitude froide m’empêchait de viser juste tant le doute persistait.
Pour en revenir à ce qui est, je me qualifierai de femme simple, j’aspire à peu de choses,
mais qu’elles soient belles, sans chichi, sans fioriture. J’aime c’est vrai, l’objet rare, l’objet que
l’on met parfois à obtenir après avoir accepté d’être patient et qu’on finit par acquérir après de
grandes économies. Mais une fois posé sur un meuble aux lignes épurées, il nous invite aux
voyages et aux rêveries, il transcende notre être car il était destiné à figurer ici, en ce lieu…Mon regard ne se pose jamais fatigué sur un objet dont je me serais trop lassé. Choisi avec
amour et en harmonie avec mon chez moi, ils m’apportent un univers chaleureux dans lequel
je me sens ressourcée. Je n’ose pas ou peu, la couleur dans mon monde à moi. Celle-ci me
préoccupe d’avantage et m’embrouille le cerveau.
Rien qu’à l’idée de faire rentrer une multitude de teintes chez moi ou imprimés sur mes
vêtements, me laisse impuissante face aux symboliques qu’elles sont censées représenter.
Les couleurs m’agacent et me glacent.
Aujourd’hui encore, certains de mes amis qualifient mon look de « fade » et pour me
taquiner évoquent même l’idée que je ressemble à un échiquier ambulant ! A dire vrai, cette
image me plaît car depuis toujours j’avance en me sentant mise en échec permanent.
Echec et Mat !
Depuis peu, j’ai le sentiment que ma pièce a bougé et qu’un coup est en préparation.
Je ne suis plus le petit pion d’hier qui part au combat et qui est sûr de sauter, non, j’ai
l’impression qu’une nouvelle moi se prépare à l’attaque, je me sens l’envie de tout changer, je
me sens l’audace de découvrir mes rêves, mes envies et mes désirs les plus secrets.
Je me suis peut-être changée tout simplement en fou après tout !
Cela m’évoque la citation de Michel Audiart :
« Bien heureux les fêlés, ils laissent passer la lumière »
Mon 178 centimètres ne me pose pas de problème dans la société. Conseillère en
Relooking dans un institut en périphérie lyonnaise, j’avoue que ma prestance joue en ma
faveur depuis 10 ans ; ou plutôt, j’ai su me façonner un rôle, un personnage. Ma sincérité est
sans équivoque ! En étant étiquetée de belle femme et entourée d’autres belles femmes
venant se faire pomponner et ne bavardant que sur des choses futiles, ma vraie personnalité
n’est pas perçue et s’inhibe comme du papier buvard. Je reste ainsi dans l’ombre. Ma
carapace aussi soignée soit-elle, n’est qu’un miroir aux alouettes, qu’on se le dise !
Je cultive mon jardin secret.
Et pour finir l’état des lieux de la gazelle ! Ma coiffe est l’accessoire idéale pour terminer le
chapitre « tant que vous regardez dehors, vous ne regardez pas dedans ! » J’ai une longue
chevelure bouclée de la couleur d’une braise, rougie par les flammes d’une cheminée allumée
pour l’hiver. Lorsque tout devient stagnant, qu’un léger voile doux créé par le brouillard rempli
l’espace, que la neige s’installe d’abord sur les cimes pour narguer les plaines, quand chacun
se pare d’un magnifique bonnet de laine avec pour quelques-uns option pompon, ou oreillette
en forme de moumoute !, moi je me distingue autrement.
Que je traverse une route, que je longe le trottoir ou que j’entre dans un de ces nombreux
magasins, tout le monde se retourne depuis 20 ans. A chaque fois la lueur de surprise est la
même, suivie d’un Oh ! Ah ! incroyable et le torticolis assuré pour celles et ceux trop
insistants !
Elle dépasse à peu près de 4 hauteurs de mains de femme de mon béret fétiche, elle est
soyeuse, on dirait un déroulé de tapis rouge au festival de Cannes !.
Je vous l’accorde, ma chevelure laisse une trace dans l’iris du passant par tous les temps
mais cet en hiver que j’ai le plus de succès !.
Je suis rousse.

Une fois la confiance installée, c’est la patience qui va déterminer leur volonté à ce nouveau
départ pour une destination qui leur est inconnue. Ils sont là, partant et battant comme des
guerriers pacifistes sur la ligne de départ. Ils savent maintenant qui ils sont, dans la forme. Ils
comprennent que l’action va dorénavant guider leur mise en route dans les choix, avec comme
partenaires l’intuition, le hasard et l’inaction.Choix de cœur
Une fois assise dans la voiture, je pose mon sac et sa garniture sur le siège latéral. Je suis
là, prête à démarrer et puis, plus rien. Le vide total et la visite improvisée d’une migraine qui se
pointe sans prévenir !
Mes mains sur le volant, je respire profondément plusieurs fois. Tout va...

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi

Les 12 portes du Kaama

de editions-edilivre

Le Prix des choses

de editions-edilivre

Le Chant de Marie

de editions-edilivre

suivant