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Le Congo et l'OUA

De
208 pages
Publié par :
Ajouté le : 01 janvier 1989
Lecture(s) : 319
EAN13 : 9782296163980
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Le Congo

et l'QUA

MAGANGA-BOUMBA

LE CONGO ET L'OUA
Préface de Marcel Merle

5-7,

Éditions L'Harmattan rue de l'École-Polytechnique 75005 PARIS

Le ministère congolais des Affaires étrangères et de la Coopération n'entend donner aucune approbation ni improbation aux opinions émises dans cet ouvrage. Ces opinions doivent être considérées comme propres à l'auteur.

L'Harmattan, 1989 ISBN: 2-7384-0242-9

À mes enfants

À mon épouse Wogayehu-Lulu Maganga-Boumba Tsona Sophia et Ilengo

Préface
Parmi les nombreux depuis vingt ans figure débats qui ont agité l'Université française celui qui oppose partisans et adversaires de

la

«

thèse unique».

Sans vouloir rouvrir une controverse qui semble

aujourd'hui tranchée en faveur des premiers, il convient de rappeler que les textes en vigueur au moment où M. Maganga-Boumba a préparé et soutenu sa thèse distinguaient entre la thèse de 3e cycle et la thèse d'État, et que l'ouvrage présenté aujourd'hui au public est issu d'une thèse de 3e cycle. Cette précision n'a pas pour objet de diminuer les mérites de l'auteur ni l'intérêt de son travail. La thèse d'État impliquait de longues et difIjciles recherches, réservées aux candidats désireux de s'orienter vers une carrière universitaire. Plus modeste dans ses ambitions, la thèse de 3e cycle offrait aux étudiants attirés par la vie active l'occasion d'exercer leur sagacité et leur faculté rédactionnelle sur des sujets d'accès plus facile et de dimension plus réduite. C'est dans ce cadre que s'inscrit le travail de M. Maganga-Boumba. Encore faut-il, pour réussir dans son entreprise, bien choisir son sujet et bien maîtriser sa démarche. Les jeunes chercheurs africains ont l'avantage de disposer d'un champ d'investigation à la fois neuf et peu encombré. Il est normal qu'ils s'orientent vers l'étude des problèmes qui concernent directement leurs jeunes États. En revanche, ils sont handicapés dans leurs travaux par l'absence de documentation et par la difficulté d'accéder à des sources authentiques. De ce point de vue, l'étude des rapports entre le Congo et l'OUA représentait un bon choix. Des travaux antérieurs avaient montré l'intérêt de ce type de recherches appliquées aux organisations universelles (ONU, UNESCO). La transposition dans le cadre régional et, plus par7

ticulièrement dans le domaine africain, devait normalement offrir de nouvelles perspectives. Effectivement, l'OUA est une organisation qui, malgré sa jeunesse, a déjà connu une histoire agitée, du fait des nombreuses crises qui ont secoué le continent depuis 1963 et du fait des dissensions internes qui ont parfois paralysé sinon suspendu son fonctionnement. Quant au Congo, il a connu, lui aussi, depuis son indépendance acquise en 1960, des troubles multiples qui sont allés jusqu'à provoquer un changement de camp sur la scène diplomatique africaine. Les rapports entre ces deux acteurs instables ne pouvaient donc manquer d'exciter la curiosité du chercheur. Le principal mérite de M. Maganga-Boumba est d'avoir évité le qui nous aurait valu de grandes piège de la « palabre idéologique tirades où les dénonciations auraient alterné avec les justifications. Fidèle aux enseignements reçus, il a d'abord collecté avec soin les données historiques, géopolitiques, culturelles, institutionnelles qui pouvaient expliquer aussi bien l'orientation générale de la politique étrangère congolaise que la nature et les modalités de participation congolaise aux travaux de l'OUA. À partir du socle ainsi posé, il s'est efforcé d'analyser la stratégie du Congo à l'OUA, à travers les objectifs visés et les résultats atteints. Le lecteur ne trouvera pas, dans les pages qui suivent, de révélations bouleversantes, mais plutôt la confirmation de deux observations qui montrent que l'Afrique n'échappe pas à certaines lois générales: la première est que l'appartenance d'un État à une organisation internationale n'est pas seulement une marque de solidarité mais aussi un moyen d'assurer la défense de ses intérêts et, parfois, de ses ambitions; la seconde est que l'existence d'une organisation internationale, fût-elle aussi peu consistante et peu stable que l'est malheureusement l'OUA, finit toujours par exercer un effet modérateur sur les relations entre ses membres ou sur le comportement de ces derniers à l'intérieur de ses propres frontières. Que l'Afrique ne s'écarte pas, sur ces deux points, du modèle courant, est plutôt un signe encourageant. Mais ce qui transparaît peut-être de plus significatif, dans le bilan dressé par M. Maganga-Boumba, c'est l'inclination vers le réalisme d'un pays qui se veut toujours, officiellement, placé sous la bannière et qui se situe, délibérément, dans le camp du « marxisme-léninisme de l'Afrique « progressiste 1). L'observateur étranger, attiré sur cette piste, reste cependant un peu sur sa faim. Il aurait souhaité que la validité de la référence au « marxisme-léninisme soit testée à l'épreuve des discours et des faits: les relations particulières avec l'URSS et les
1), 1), 1)

8

pays socialistes ne semblent pas avoir fondamentalement modifié l'orientation d'un régime qui puise l'essentiel de son discours dans le nationalisme et l'anti-racisme et qui conserve sans complexe des liens privilégiés avec les pays occidentaux, y compris avec l'ancienne puissance coloniale. Nous sommes loin du modèle malgache et, encore plus loin, du modèle éthiopien. Le progressisme dont se réclame le Congo le distingue certainement des pays africains conservateurs; mais il est teinté d'une telle dose de modération qu'on ne saurait le confondre avec un quelconque gauchisme ou activisme révolutionnaire. C'est la raison pour laquelle le Congo se trouve, en règle générale, en harmonie avec les tendances profondes de l'OUA, et c'est aussi pourquoi les responsabilités importantes qu'il a assumées au sein de l'Organisation ont joué dans le sens de la conciliation. Avant d'entrer dans la carrière diplomatique, M. Maganga-Boumba aura donc fait utilement ses classes à l'Université. Il lui reste certainement beaucoup de choses à apprendre - et à nous apprendre au fur et à mesure que son expérience s'enrichira. Son livre nous démontre en tout cas qu'il avait déjà bien compris les règles du jeu avant d'avoir à les appliquer. Ses professeurs ne peuvent que s'en féliciter et ses lecteurs en tireront certainement bénéfice. Marcel MERLE Professeur au Département de science politique de l' Université de Paris- I

9

Introduction

<

Il faut beaucoup de courage pour s'engager à mener une étude sur l'Organisation de l'unité africaine (OUA), surtout lorsqu'on imagine la relative facilité avec laquelle l'on travaillerait autour d'un sujet concernant l'Organisation des Nations unies (ONU). Le chercheur qui entreprend un travail touchant Nations unies bénéficie en effet d'un avantage certain: voir trouver des documents au point d'être submergé des interventions des délégués des États membres, par votes émis au cours des débats en Assemblée générale de sécurité. Bref, il est sûr et certain de retrouver les des différentes sessions des Nations unies. au système des celui de poupar la quantité la quantité des ou au Conseil procès-verbaux

De plus, avec l'utilisation des ordinateurs dans les bibliothèques de l'ONU et de ses institutions spécialisées, l'on est sûr de retrouver rapidement, avec une certaine précision et parfois dans l'ordre chronologique les informations que l'on souhaiterait obtenir. À condition bien entendu, que ces informations aient été enregistrées et consignées dans les mémoires de ces machines géantes. Enfin, ces documents ou ces informations sont généralement accessibles à ceux qui s'y intéressent et, ne font généralement pas l'objet d'un secret particulier. Est-ce la raison fondamentale pour laquelle il existe une abondante littérature au sujet de l'organisation mondiale? Certainement pas. L'ONU intéresse d'abord la majorité des États de la planète. Cette raison à elle seule peut expliquer l'intérêt que beaucoup de chercheurs accordent à son action. Toutefois, il faut aussi le souligner, à côté de cet argument majeur, la possibilité de trouver aisément des renseignements sur l'organisation mondiale est un élément qui, certainement, motive bon nombre de chercheurs. 11

La structure
Assemblée

de l'OUA
:

Commission de médiation:

des chefs d'État et de gouvernement organe suprême se réunit une fois l'an adopte les résolutions prend les décisions

conciliationarbitrage - pas de membre permanent au siège de l'OUA -

Conseil des Ministres: - adopte le budget l'ordre du - prépare jour de l'Assemblée, fait des recommandations, se réunit 2 fois l'an

Commission de défense

Commission économique et sociale s'occupant du transport et des télécommunications

exécutif Secrétariat de l'OUA en Europe Siège: Genève (Suisse)

organe Secrétariat général: applique résopermanent, lutions et décisions, - prépare les réunions, - entretient les relations publiques, - garde les archives

-

-

Commission éducation, science et culture

Cabinet: Secrétariat général Siège: AddisAbeba (Éthiopie) Comité de coordination pour la libération de l'Afrique: canalise l'aide financière et militaire aux mouvements de libération Siège: Dar- Es-Salam (Tanzanie)

Commission de recherthe scientifique et technique: - études de pré-investissement, - publications scientifiques Siège: Lagos (Nigéria)

Secrétariat exécutif du groupe africain pour la coordination de la politique africaine aux Nations unies Siège: New York (USA)

12

Par contre, en s'engageant dans un travail en rapport avec l'institution panafricaine, l'on a toujours l'impression d'être un pionnier. Les ouvrages en langue française portant sur l'OUA sont rares '. Il faut néanmoins reconnaître que les articles consacrés à son sujet sont nombreux. Mais là encore, si l'on devait répartir ces articles selon les thèmes abordés, il ne fait l'ombre d'aucun doute que l'analyse des crises que connaît l'organisation occuperait une place singulière par rapport aux autres activités de cette institution. Or, il suffit de regarder l'organigramme de l'OUA pour constater que son activité touche tant à la politique, l'économie, la science qu'à la culture. C'est dire que l'activité de l'organisation panafricaine n'est pas uniquement politique au sens restreint du terme comme on tendrait à le faire crOIre. L'OUA est manifestement victime de ses moyens limités. Elle n'arrive pas à faire sa propre publicité, encore moins celle concernant les activités qu'elle mène. Dans les fichiers des bibliothèques européennes à partir desquelles la plupart des chercheurs africains rédigent leurs travaux, les documents concernant l'OUA ressemblent à une véritable« peau de chagrin» si on les compare à ceux relatifs à l'ONU ou à la Communauté économique européenne (CEE). L'action de l'OUA reste généralement mal connue. A contrario, les jugements sur son activité prolifèrent et, ne portent souvent que sur les crises qu'elle connaît. Le manque de diffusion de son action est si manifeste que même le document de base qui lui sert de guide pour le développement depuis 1980 et ce, jusqu'à l'an 2000 - document appelé communément Plan d'action de Lagos - n'est pas à la portée de tout le monde. Lors de la 41e session du Conseil des Ministres (Addis-Abeba, 25 février-5 mars 1985), un Ministre déclarait en séance plénière: « On me parle du plan d'action de Lagos, mais je n'ai jamais vu ce document". Et il demandait « comment faire pour l'obtenir2. » Une telle question venant d'un délégué de haut rang montre à quel point le problème de l'information sur l'OUA et sur ses activités reste encore crucial. Le constat alarmant au sujet des informations concernant l'OUA incite donc chaque chercheur détenant un document important à le diffuser, avec l'espoir de contribuer ainsi à la vulgarisation des activités de l'OUA mais aussi en vue de procéder à l'évaluation des rapports entre l'organisation et les États membres. Ce travail concerne justement les rapports entre le Congo et l'OUA. Plutôt que de commencer à juger l'organisation elle-même, nous inversons le problème en posant préalablement la question suivante: que font 13

les États membres pour aider l'OUA à atteindre les objectifs auxquels ils ont souscrit en signant et en ratifiant la Charte d' Addis-Abeba ? Autrement dit, quelle est la nature des relations qu'entretiennent l'OUA et les États membres, en l'occurrence, celles du Congo avec l'institution panafricaine ? Cette question est importante parce qu'elle aiderait sans doute à mieux comprendre les problèmes de l'OUA et aboutirait à un meilleur jugement de l'organisation en tant qu'acteur autonome. Pour une analyse plus fine de l'action de l'OUA, il faudrait établir un certain nombre de monographies concernant les rapports de l'organisation avec les pays membres tels l'Algérie, le Cameroun, le Congo, l'Égypte, la Tanzanie... pour ne citer qu'eux. Une telle entreprise permettrait d'apprécier de façon comparative l'importance que les uns et les autres accordent à l'institution. Enfin, à partir de là, il serait plus aisé de saisir les maux qui minent l'OUA elle-même. En ce qui concerne le Congo et l'OUA, une note introductive sur le Congo s'impose, parce que l'évolution politique de ce pays ajoute un intérêt particulier à cette étude. Il s'agit de la république du Congo-Brazzaville devenue depuis le 31 décembre 1969 la république populaire du Congo. À un moment donné, les observateurs de la vie politique africaine ont dit du Congo qu'il était le quartier latin d'Afrique, en référence à cet arrondissement de Paris d'où partent généralement les manifestations estudiantines. Brazzaville a connu en effet bien des changements en vingt-neuf ans d'indépendance. Au système pluripartiste mis en place après l'accession à la souveraineté internationale le 15 août 1960 a succédé un régime monopartiste, à orientation socialiste; ce socialisme se voulant par ailleurs scientifique. À côté de cette rupture avec l'ordre précédent, les chefs d'Etats se sont succédés. On en compte cinq aujourd'hui: un curé, l'abbé Fulbert Youlou; un adepte de l'Église protestante, M. Alphonse Massamba-Debat ; trois militaires, le commandant Marien Ngouabi, le général Yombi Opangault et, depuis le 5 février 1979 le colonel Denis Sassou-Nguesso. Ces changements, à la fois d'option politique et d'hommes à la tête de l'État ont affecté, on s'en doute bien, les rapports entre le Congo et l'OUA. Il est donc intéressant de voir quelles sont les répercussions de ces situations touchant à la politique intérieure sur la politique extérieure du Congo en général et, pour la circonstance à l'organisation panafricaine. 14

Le Congo et l'OUA:

employée

dans ce cas la conjonction

de coor-

dination

«

et

»

sert à marquer la liaison (addition, opposition, consé-

quence) entre deux mots ou deux propositions de même fonction. Addition, puisqu'il s'agit d'apprécier la somme des efforts fournis par le Congo et l'OUA en vue d'atteindre les objectifs inscrits dans la Charte d' Addis-Abeba. Opposition aussi, dans la mesure où, bien que les États acceptent de poursuivre les mêmes objectifs au sein de l'organisation qu'ils mettent en place, l'idée même de coopérer n'est pas toujours appréhendée de la même façon selon qu'on est un pays riche ou un pays pauvre; un pays à économIe libérale ou un pays à économie planifiée. Chaque État, écrit à juste titre M. Naafa, « en devenant membre d'une institution espère que son adhésion modifiera les forces en présence au sein de l'organisation de telle manière qu'il puisse espérer au moins infléchir les orientations générales de l'organisation vers une interprétation plus acceptable, sinon provoquer de nouvelles orientations3". Conséquence enfin puisqu'il s'agit par la même occasion d'établir un bilan sur l'état des relations entre les deux acteurs. Concrètement, il s'agit d'une part d'étudier l'action dudit État au sein de ladite organisation, d'autre part de s'intéresser aux relations, aux influences réciproques qui s'établissent entre les acteurs faisant l'objet de l'étude. Depuis l'année 1963 en effet, les autorités congolaises affirment constamment leur adhésion aux objectifs de l'OUA contenus dans la charte d' Addis-Abeba. Il apparaît cependant, à l'analyse des autres objectifs poursuivis par le Congo - notamment la construction d'une société socialiste qu'il existe un risque réel de confrontation entre le Congo et l'OUA. C'est en fait l'hypothèse de travail qui conduit à la question suivante: comment le Congo agit-il pour atteindre ses objectifs propres tout en militant pour la vie de l'organisation ? Telle sera aussi la préoccupation principale de ce travail. Nous aimerions profiter de cet instant pour exprimer notre gratitude à tous ceux qui, de près ou de loin, intellectuellement ou matériellement ont permis à cette étude d'aboutir. Nos remerciements vont tout d'abord à notre jury de thèse M. le professeur Marcel Merle, M. le professeur Maurice A. Glele et Mme Marie-Claude Smouts, maître de recherche à la Fondation nationale des sciences politiques, qui nous ont prodigué maints conseils. Nous tenons également à exprimer notre reconnaissance au personnel de l'Ambassade du Congo à Addis-Abeba, ainsi qu'aux fonctionnaires de la CEA, de l'OUA et à ceux du ministère congolais des

-

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Affaires étrangères qui nous ont aidé dans l'accomplissement de cette tâche. Nous pensons particulièrement à Messieurs Kombo Yaya, Yama Nkounga, Moudila, Okoumou, Zoula, Mpiere Casimir, Ognimba, Linguissi, Nkounkou et à l'Ambassadeur B. Bounkoulou. Ce travail est arrivé à son terme grâce à l'aide bienveillante de nos frères et. sœurs: Pierre Damien Boussoukou-Mboumba, ancien ministre congolais de la Santé et des Affaires sociales, ancien ministre de la Recherche scientifique et actuellement ministre de l'Enseignement fondamental et de l'Alphabétisation; Mangoffo-M'Boumba, Ilendo-M'Boumba, Issanga-M'Boumba Colette, M'Boumba Célestine, Mabika-M'Boumba Alphonsine, Doutalila-M'Boumba Rosalie, SimbouM'Boumba Hortense, Moussavou-M'Boumba, M'Boumba Antonin, Doukelonga M'Boumba Sabine, M'Boumba Eusebio, M'Boumba Jean Bosco, M'Boumba Jean-Paul, M'Boumba Marius, Mounguengui, M'Boumba Adrienne, Mabika-M'Boumba Béatrice, M'Boumba Françoise et tout naturellement nous avons bénéficié de l'assistance de notre cher père M'Boumba-Mangoffo, et de celles des familles Mvindou Macaire, Boussougou Eugène, Douckaga Léopold, Mboungou-Ngoma... Nous voudrions témoigner notre gratitude aux autorités du ministère congolais des Affaires étrangères, notamment à M. Antoine Ndinga-Oba et M. Pierre Ngaka qui ont bien voulu nous associer aux réunions de l'OUA. En ce moment nos pensées vont aussi vers les nôtres aujourd'hui disparus: Mombo-Mangoffo, Mabika Denis, Mabika Christian, Ignoumba Philibert, Moulongo Wello, Issanga-Makadji, Maspey Théonase, Maspey Benoît, M'Boumba Marcel, V ouscenas Boniface, Pemba Laurentine, Moussavou, Moundounga et enfin à ma chère mère IlengoMoussavou Caroline décédée le jeudi 19 février 1987 à Brazzaville. Pour tous ceux qui penseront que noùs les avons oubliés, paraphrasant les habitants du nord de la France où nous avons commencé nos études universitaires, nous dirons que « nous avons toujours dans le cœur la chaleur de leurs souvenirs ».

Notes
1. Les ouvrages relatifs à l'OUA sont si rares que l'ancien Secrétaire général de l'OUA, M. EDEM KOD]O, dans sa préface à l'ouvrage de M. Edmond JOUVE (l'Organisation de l'unité aFricaine, PUF Paris, 1984, page 16) écrit: 16

«

Depuis l'ouvrage

de M. BOUTROS GHALI -

juriste de renom, actuellement

ministre d'État aux Affaires étrangères d'Égypte -, et malgré l'abondance des articles et autres contributions qui lui ont été consacrées, aucune étude d'envergure n'a porté sur l'OUA... )} Deux années plus tard le professeur Maurice GLELE AHANHANZO publiait un autre ouvrage relatif à l'OUA (Introduction à l'Organisation de l'unité africaine et aux organisations régionales africaines, LGDJ, 1986). Cet ouvrage a été préfacé par le président ABDOU Diouf, alors président en exercice de l'OUA. Pour une préface de deux pages, le président ABDOU Diouf en consacre une entière aux problèmes des difficultés de documentation au sujet de l'Organisation panafricaine;
«

Au plan documentaire (...) le minutieux recensement et l'actualisation des char-

tes et traités constitutifs des organisations sous-régionales, régionales et continentales africaines, ainsi que la présentation des principaux textes régissant ou constatant les activités de leurs organes représentent un travail précieux, qui participe de la démarche didactique de l'enseignant soucieux de mettre à la disposition des étudiants et des cercles intellectuels spécialisés, un instrument de base irremplaçable dans l'état actuel de la bibliographie. À cet égard, l'initiative du professeur GLELE est une entreprise porteuse; elle vient combler avec bonheur, un vide jusqu'ici ressenti avec frustration par tous ceux que la vocation, la profession ou simplement la curiosité intellectuelle incitaient à aller au-delà des informations superficielles et partielles que les journaux d'actualité et les rares revues spécialisées distillaient par bribes et, parfois, de façon tendancieuse. " 2. Déclaration de M. ALIOUNE BLONDIN BEYE, alors ministre malien des Affaires étrangères en séance plénière du 3 mars 1985. 3. NAAFA HASSAN, l'Égypte et l'UNESCO, thèse de science politique, Paris I, 1974, p.7.

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I LE FONDEMENT DES RAPPORTS ENTRE LE CONGO ET L'OUA