LE CORPS, CET INCONNU

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Le corps fait retour dans notre modernité. Dans le champs de nos pratiques comme dans celui de la pensée, on redécouvre toute sa place... Mais ce " retour " reste souvent masqué. Il demeure cet
" inconnu " qui nous précède depuis notre naissance et échappe à nos prises...
L'auteur propose un retour plus radical à l'expérience première du corps. Cela le conduit aux interrogations fondamentales de la philosophie qui dialogue ici avec la psychanalyse : dans notre corps, nous sommes déportés vers un " ailleurs ", celui de notre inconscient et de notre histoire; notre désir nous porte vers l'autre... Au-delà des images du miroir, sans perdre son insistante réalité, le corps se révèle comme symbolique.
Publié le : mercredi 1 janvier 1997
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EAN13 : 9782296335912
Nombre de pages : 160
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LE CORPS CET INCONNU PHILOSOPHIE ET PSYCHANALYSE

Psycho-Logiques Collection dirigée par Philippe Brenot et Alain Brun

Sans exclusives ni frontières, les logiques président au fonctionnement psychique comme à la vie relationnelle. Toutes les pratiques, toutes les écoles ont leur place dans Psycho-Logiques. Sylvie PORTNOY-LANZENBERG, Le pouvoir infantile en chacun, Source de l'intolérance au quotidien. André DURANDEAU et Charlyne V ASSEUR-FAUCONNET la dir. de), Sexualité, mythes et culture. Claire SALVY, Jumeaux de sexe différent. Maurice RINGLER, La création du monde par le tout-petit. Loick M. VILLERBU, Psychologues niques cliniques en psychologie. Michel LARROQUE, Sylvie PORTNOY, nant-dominé. et thérapeutes, sciences et tech(sous

Hypnose, suggestion et autosuggestion. L'abus de pouvoir rend malade. Rapports domi-

Raymonde WElL-NATHAN (sous la dir. de), La méthode éleuthérienne. Une thérapie de la liberté. Patricia MERCADER, Pierre BENGHOZI, Dr POUQUET, L'illusion transsexuelle. Alain BRUN, De la créativité projective à la relation humaine. Cultures et systèmes humains. et société. Dr POUQUET, Initiation à la psychopathologie. Conduites pathologiques Geneviève VINSONNEAU, masculin. L'identité des Françaises face au sexe

@L'Harmattan,

1997

ISBN: 2-7384-5173-X

Paul BOUSQUlE

LE CORPS CET INCONNU
PHILOSOPHIE ET PSYCHANALYSE

Editions L'Harmattan 5-7, rue de l'Ecole-Polytechnique 75005 Paris

L'Hannattan INC 55, rue SaintJacques Montréal (Qc) - Canada H2Y

La patience du corps c'est déjà et encore la pensée.
M. Blanchot

INTRODUCTION

Ces pages sont nées au carrefour de diverses rencontres. Au delà de ceux qui en ont stimulé la rédaction, deux types d'expériences les ont nourries: Celle d'une méditation philosophique qui se hasarde aux lisières du débat structuraliste, des réflexions sur le langage et d'autres avenues de la pensée actuelle. D'un autre coté, l'interpellation que la Psychanalyse adresse aux sciences humaines et à nos pratiques m'ont conduit à retrouver les intuitions fondamentales de Freud et les perspectives ouvertes par sa pensée. De cette confrontation a surgi ce travail qui garde l'allure d'une méditation. Il n'a pas la prétention de reprendre ces chemins de pensée dans leurs divers parcours mais il se contente d'explorer une voie qui paraît essentielle pour une redécouverte du corps.'

I - Dans notre modernité ou notre post-modernité, le
corps fait retour en divers domaines de notre expérience. Dans le champ de nos pratiques comme dans celui de la pensée, on redécouvre toute la place qui lui revient. Derrière les mirages et les séductions d'une mode, cette remise en honneur du corps n'a pas seulement valeur de symptôme à déchiffrer mais elle ouvre aussi des interrogations plus fondamentales. Ce retour, parfois 5

masqué par ses manifestations plus voyantes, a aussi le sens d'un retournement de nos modes de vivre et de penser. En l'oubliant, nos sociétés se laissent entraîner dans le mouvement croissant des rationalisations techniques et économiques. Les réseaux de communications deviennent de plus en plus opératoires et fonctionnels. Mais il y manque l'écoute des symboles et des mythes pour dire le monde et la vie, la naissance et la mort et pour y entendre les questions du sens. En deçà des codifications qu'on lui impose, le corps, nous semble-t'il, doit devenir le premier lieu de cette écoute renouvelée. Sans doute, la parole qu'on veut y entendre ne laisse pas de rester confuse. Pourtant, à travers les figures de l'imaginaire, n'est ce pas dans notre corps que résonnent depuis toujours la voix des symboles et des mythes oubliés? Entrer dans la voie de cette écoute conduit à s'interroger à frais nouveaux sur ce qu'on appelle le rôle médiateur du corps. Cela nous amène aussi à reposer les questions les plus. fondamentales de la pensée philosophique. II - On a dit de la philosophie qu'elle était méditation sur la mort. Sans doute la raison essentielle en est que la mort apparaît la limite indépassable de notre vie comme de nos savoirs -- ce qui remet notre pensée à distance irrémédiable dans sa requête de s'égaler à elle-même et la provoque à des questions fondamentales. Pour les mêmes raisons, on pourrait se demander si la philosophie n'est pas aussi bien interrogation sur le corps: La pensée s'y trouve essentiellement éprouvée. Dans l'acte de naître et de mourir, de commencer et de finir, le corps lui échappe et se manifeste comme événement irrécupérable. Avant d'être questions pour la pensée, naître et mourir sont histoire de corps. En naissant et en mourant, il nous renvoie, tout comme la mort, à une altérité irréducti~le qui décentre à jamais la pensée d'elle-même. IlIa destine à différer ou à ne jamais s'égaler à son propre savOir. Dans le corps, jouent à n'en plus finir les figures de cette altérité. Tantôt elles paraissent apprivoisées et oubliées dans une médiation presque transparente, comme dans l'apaisement de ses tensions ou dans la familiarité jdu « chez-soi». Tantôt elles se révèlent étrangères et fascinantes comme dans l'expérience de la

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douleur ou de l'extase, -- là où le corps invente d'étranges paysages et dérange nos horizons familiers. Dans cette fascination, « l'autre» fait signe au delà de nous-mêmes dans le visage d'autrui. Le désir, à travers les scintillements du miroir, relance sans cesse sa quête. TI y joue de ce renvoi essentiel à l'autre corps ou à l'autre visage --là où la sexualité, jusque dans
ses dépassements, demeure différence constituante sommes mis au défi d'en conquérir le sens. et là où nous

I - Dans ces questionnements qui s'ébauchent ici et que nous reprendrons tout au long de cet essai, apparaît déjà une manière de distinguer le corps et la pensée propre à toute une tradition de la philosophie occidentale. Cette tradition commence avec Platon, s'installe avec Descartes et semble échouer aux. portes de notre modernité. Sur un de ses versants principaux, la philosophie peut s'y définir, comme philosophie de la Conscience. Elle se développe comme un approfondissement et un élargissement critiques de la Conscience. Celle-ci, dans la démarche réflexive, se découvre conscience de soi et le sujet se révèle comme présence à soi-même. Sans doute, celui-ci, dans ses retours sur lui-même, reste toujours en deçà de ses prises et échappe ainsi aux visées de la conscience. Mais, en se découvrant présent à lui-même, il se pose comme identique à soi. Ce qui le caractérise alors c'est son autonomie et son intériorité. Même s'il est intentionnalité, c'est à dire visée des objets à connaître, il reste foncièrement indépendant de toute extériorité. Et c'est toujours à partir de lui que se reconnaît la présence du corps. Dans cette ligne, la pensée s'affirme dans sa liberté et sa maîtrise relatives, en se fondant en elle même. Dans le sillage de Descartes, le «Je pense» ou le Cogito prend toute sa portée : Pour pouvoir penser les choses, le monde, le corps, il faut exister comme auteur de la pensée. Si le sujet ne peut se fonder en luimême, il postulera son propre fondement dans un Sujet transcendant qui est toujours de pensée. Le corps, dans cette perspective, se «donne» à appréhender comme tout autre objet ou, au contraire, il apparaît obstacle à réduire. Penser le monde ou toute autre réalité suppose cette maîtrise préalable d'un corps

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dont la proximité même fait écran ou qui doit jouer comme médiation relativement transparente. Que la pensée du corps devienne alors tâche nécessaire c'est bien ce qu'attestent les maîtres de la philosophie moderne comme Descartes et Spinoza. Prenons au hasard un texte caractéristique de 1'« Ethique» : «Dans la mesure où l'esprit conçoit l'existence présente de son corps, il conçoit la durée qui peut se déterminer par le temps... Mais, comme il est de la nature de la Raison de concevoir les choses sous l'espèce de l'éternité... cette puissance de concevoir les choses... n'appartient à l'esprit qu'en tant qu'il conçoit l'essence du corps sous l'espèce de l'éternité. »1 Suivant ce raccourci d'un développement de l'Ethique, se mettent bien en lumière, d'un côté, le lien essentiel entre le corps et le temps ou la mort et, d'un autre coté, la nécessité de le penser dans un rapport à l'éternité qui représente I'horizon même de la philosophie. 2 - Mais il paraît aussi évident, dans ce champ de la philosophie, que le corps ne se situe pas comme une réalité du monde parmi d'autres. Parler d'une philosophie du corps serait essentiellement ambigu si cela signifiait qu'il est un objet particulier de la connaissance. Les dépassements d'une réflexion centrée sur la conscience conduisent très vite à découvrir que le corps, loin d'être seulement chose à penser, se présente comme condition même de la pensée. La sensation déjà, même dans son support physiologique, apparaît porteuse de sens et les gestes du corps préparent les actes de la pensée... La préhension, par exemple, ébauche l'acte de compréhension. En regard du texte de Spinoza, cité plus haut, nous pouvons relire ces lignes de Lévinas : «Le monde ou une partie du monde enveloppé ou compris par le je pense se trouve déjà en fait parmi les éléments enveloppants, appartient, en quelque façon, à la chair du je pense... La main comme articulation du savoir dont la « contemplation» se fait prise et saisie ne serait-elle pas déjà

1_

Spinoza. «L'Ethique.».

Sme Part. Ed. Gallimard. 8

P. 30-1.

incarnation du sujet plus ancienne que l'état de la pure intériorité de l'être pensant de Descartes...? »2 Ainsi pourrait-on avancer qu'à l'instar du Cogito, mais à l'inverse, le corps représente, dans sa contingence et sa finitude même, cette condition première que la pensée n'a jamais fini de ressaisir et où elle n'a jamais fini de se reprendre: C'est dans le corps d'abord que la pensée s'ouvre à elle-même et à toute réalité. C'est en lui que s'annonce toute extériorité, toute altérité et que retentit tout un monde; c'est encore en lui que se joue toute communication et s'emprunte tout langage.

2_

E.Lévinas

in «Entre

nous» Ed. Grasset P. 202

CHAPITRE I LE CORPS ET LA CONSCIENCE. LE CORPS OUBLIEOU LE CORPS DIFFERENT.

Penser la corporéité est donc tâche nécessaire pour les philosophies de la Conscience et, pourtant, cette tâche, somme toute, s'avère impossible. La corporéité, condition première de la pensée, se découvre comme médiation préalable entre le sujet pensant et l'être pensé. Mais cette médiation reste impensable. Au plus proche de soi, le corps se présente comme immédiateté, c'est.à dire ce qui ne réclame pas d'autre médiation que lui-même pour être atteint. On sait toutes les difficultés significatives pour penser ce «premier instrument» ou ce premier médiateur. Il s'agit de reconnaître qu'il Y a une expérience antérieure du corps qui est la condition indépassable de toute autre expérience. Elle précède toute appréhension et connaissance qu'on peut en avoir. Ainsi, pour prendre une des références habituelles de notre savoir sur le corps, la distinction classique entre le corps-objet des sciences biologiques et l'expérience subjective du corps vécu suppose l'antériorité de cette expérience préalable de l'être-corps: Sans elle, en effet, on ne pourrait parler du même corps dans ces deux registres de connaissance si différents. Dans cette expérience de base, le corps ne se distingue pas d'abord de 1'« esprit» ou de la «conscience» ou du « sujet ». Au contraire, avant d'être situé dans le monde, «hors» de la conscience ou «en» elle, il est d'abord ce qui dispense et détermine notre être-au-monde. Comme médiateur, non seulement il met en relation mais il est relation lui-même. Il en résulte, en particulier, que cette réalité de l'êtrecorps ne peut se penser en terme d'objet pas plus qu'il ne se réduit à un état de conscience (corps vécu). Le propre de la médiation qu'il réalise est d'être inobjectivable puisqu'elle est elle-même rapport d' objectivation. Pour signifier cette médiation, on dit : c'est « dans» le corps, « par» le corps que nous nouons notre relation au monde. Mais, dans ces expressions, le langage 13

constitue déjà une élaboration de l'expérience première. Il suppose une saisie du corps comme réalité distincte. On l'appréhende à l'image des instruments dont nous disposons dans le monde. Or, c'est justement à partir de l'expérience du corps médiateur que sont pensés ces instruments. S'ils constituent les modèles de notre saisie du corps c'est parce qu'il est, en réalité, leur modèle originel: le premier instrument qui rend possible toute expérience de l'instrumentation. Or, cet instrument premier a ceci de propre qu'il n'est pas discemable de l'utilisateur. Précisément, il fait «corpS)) avec son utilisation. D'une façon plus générale, pour parler du corps, le langage est doublement métaphorique: «habiter son corps )), « corps organique ))... renvoient à « maison )), «structure organisée)) ; mais ces dernières significations n'ont sens que de nous référer à l'expérience originaire du corps médiatisant notre être-aumonde. .. Pour exprimer ce rapport immédiat au corps, on a coutume, à la suite de G. Marcel, d'opposer à la formule: «J'ai un corps )) une formulation qui marque l'implication du sujet : «Je suis mon corps )). Mais cette façon de s'exprimer introduit une confusion en jouant sur un rapport d'identité: Le corps n'est ni le même que je, ni une autre réalité à part comme le serait l'objet de l'avoir. Dans les deux cas, on réduit le rapport de médiation en faisant du corps un attribut du «je)) : Je suis ou j'ai... On continue à partir du sujet au lieu de reconnaltre sa réelle implication dans cet «être)) ou cet «avoir )). En même temps, on mécotmall la différence en qui la corporéité se dérobe à nos prises. Une observation élémentaire de la sensation nous en instruit déjà. Dans le sentir, en deçà de la conscience vécue, un fond obscur demeure. Ce fond obscur n'est pas celui d'une réalité extérieure mais la connaissance ne peut l'atteindre dans son expérience de sentir ou de percevoir. Il y a là une limite inhérente à l'acte de connaître. Dans la sensation, cet acte ne
peut s'égaler à lui-même...
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3 _

Voir, ici, les analyses phénoménologiques «Phénoménol. de la perception )). P. 108-9 14

de M. Ponty

in

Au terme de cette première réflexion, le corps apparaît donc comme présence immédiate. Mais, à cause de sa proximité même, la prise de conscience ne peut que le manquer ou l'oublier... En ce point aveugle, la pensée ne peut s'accomplir en ressaisissant cette expérience originaire. Comme le monde auquel il nous ouvre, le corps révèle paradoxalement son irréductible altérité dans son insaisissable proximité. Ainsi, retrouver la voie du corps dans sa réalité radicale nous oblige à affronter cette question fondamentale de l'altérité. On sait comment la philosophie actuelle, surtout à partir d'une réflexion sur le langage, nous conduit à reposer la question de « l'autre ». La réalité que nous croyons assimiler dans nos représentations nous renvoie toujours à autre chose ou à un ailleurs... De même, dans le langage qui vient aussi du corps, un signe nous réfère à un autre signe sans jamais exprimer la totalité de ce que nous voudrions dire. Là où nous n'avons jamais fini d'atteindre, hors de nos illusions, le sens de ce que nous cherchons... Or, c'est d'abord dans le corps que l'autre nous questionne et échappe à nos prises... Ce renvoi à l'autre, non plus seulement à travers langage et écriture mais à travers corps, n'ouvrirait-il pas de façon neuve la question du sens?

Ces premières observations nous conduisent ainsi à préciser la question de fond qui s'annonçait plus haut: Si l'expérience du corps est à ce point originaire, toujours en deçà des prises de la pensée, comment peut -on en ressaisir le sens, sans accomplir d'abord un retour préalable du « penser» à ses propres origines et à la question de son propre fondement? Il apparaît là que le problème du corps, loin d'être un domaine particulier de la philosophie, nous met sur la voie des questions radicales. Pour éclairer ce problème, commençons par interroger rapidement, dans notre tradition occidentale, les efforts accomplis pour penser le corps. Y apparaissent déjà des apories significatives.

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I - LA PENSEE DU CORPS DANS LA TRADITION OCCIDENTALE: INTER-DICTION ET RETOUR DU CORPS

1 - De Platon à la Phénoménologie... Dans cette
tradition, il semble que les pensées du corps se soient constituées dans un oubli de la corporéité comme condition première de la pensée. Pour que celle-ci se ressaisisse et se fonde en elle-même, elle devait faire entrer le corps dans l'ordre du logos ou de la raison -- serait-ce en faisant la part d'une relative irrationalité. Le dualisme devient ainsi la forme obligée de la réflexion. Il s'agit de constituer le corps dans son ordre propre en l'opposant à celui des idées ou de l'âme. Le corps est conçu comme 1'« instrument» de l'esprit ou comme son habitacle. Ainsi s'opère la mise à distance objectivante qui permet le développement des sciences biologiques en vidant le corps de ce qui paraissait purement irrationnel. On sait comment toute une éthique de la maîtrise spirituelle correspond à cette ligne de pensée. Le corps y est considéré comme objet à dominer. Mais il faut bien voir comment le dualisme ne se comprend, en définitive, que comme un moment dialectique d'une pensée foncièrement moniste. Celle-ci vise à ramener à l'unité d'un fondement absolu la dispersion altérante de l'espace et du temps qui s'ouvre dans la corporéité. Il s'agit d'ordonner ce monde de l'expérience multiple en le fondant dans le monde supérieur des idées et de la raison. Mais cela revient alors à réduire toute réalité à cet ordre de l'être intelligible. L'altérité du corps se ramène à une apparence, à un non-être ou à une absence de sens. Déjà, dans la ligne de la pensée platonicienne, le corps va être pensé comme ce « vêtement» dont l'âme doit se dépouiller pour devenir elle-même. Il tend à ne pas avoir d'être véritable. Il a seulement le sens d'un obstacle dont la mort doit libérer l'âme. En jouant avec les mots, Platon parlait du « somasèma », c'est-à-dire du corps-tombeau... Mais, dans ce terme de sèma, résonnaient d'autres significations ou d'autres images. Cette métaphore significative cache des arrière-plans importants

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