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Robert EstivalsReue de 83
B Bio
Schéma & Schématisation LE cc LE intER sc LaiRE
du L ib Ra Lis E
Le présent ouvrage constitue la deuxième édition revue et
complétée du Cycle interséculaire du libéralisme et du communisme. Et du cois E
Il vise à décrire historiquement et à expliquer théoriquement les
confits qui ont animé le libéralisme et le communisme depuis le e exviii -xxi siècles
siècle des Lumières.
eIl montre que le xx siècle a été le siècle des confits internationaux
eet que le xxi siècle voit le déclin de l’Occident libéral au proft de
la Chine communiste et de l’Eurasie.
Ce livre de référence a été rédigé par Robert Estivals,
professeur Honoris Causa, avec la collaboration de
Danièle Cordier-Estivals et de Martial Verdin.
Au cours de sa carrière le professeur Fernand Texier a
exercé dans diférents pays et a été attaché scientifque
à Alger, conseiller culturel et scientifique à Sofia
(Bulgarie), directeur de l’Institut de technologie postface de Fernand t exier
du Cambodge et recteur de l’université Senghor
d’Alexandrie en Égypte.
Dexie é Dition revue et comte
24,50 €
ISBN : 978-2-343-08384-1
nttrrsiéciemlbrobrysemysoilmvmauénituèucnmmaumuméoeegrlspméséiaéie
Le c Le i L e du L L e et du c iv L© L’HARMATTAN, 2016
5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris
www.harmattan.fr
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-343-08384-1
EAN : 9782343083841 REVUE DE BIBLIOLOGIE
Schéma et Schématisation
Revue de l’Association Internationale de Bibliologie
AVERTISSEMENT
LA REVUE DE BIBLIOLOGIE
Schéma et Schématisation
est publiée
erà partir du n° 70 ( s1 emestre 2009) en coédition et codistribution
par
les éd It Io ns l ’HARm At tAn
et l a
so cIé té de BIBl Io log Ie
e t de sc Hé m At IsAt Io n
B
e lle est l’organe d’expression
de l’Association Internationale de Bibliologie
fondée en 1988
B
e lle remonte à 1967
son titre a été modifé plusieurs fois, durant quatre décennies,
en fonction de l’évolution de la Recherche
B
e lle a toujours présenté des travaux
sur
l’éc RIt e t l A commun IcAt Io n éc RIt eREVUE DE BIBLIOLOGIE
Schéma et Schématisation
B
© societé de sc hématologie et de Bibliologie
commission paritaire 56944 – Paris, 13-10-1975
B
Issn : 0982-65-48
B
coédition –c odistribution
Société de schématologie L’Harmattan
et de Bibliologie l ibrairie, édition, difusion
Rédaction : Robeert s tivals Fabrication :
g estion des abonnements : Jérome m artin / serge l auret
d anièle e stivals 16, rue des é c oles
10 Place de l’Hôtel de Ville 75 005 Paris, France
89 310 n oyers-susre-rein, France
téléphone : (33) 09 63 05 26 54 téléphone : (33) 01 40 46 79 14
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75005 Paris
d istribution aux libraires :
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http://www.librairieharmattan.com
© L’Harmattan, 2015 — 5-7, rue de lé’ c ole polytechnique, 75005 ParisRobert e s tivals
Professeur Honoris Causa
LE CYCLE INTERSÉCULAIRE
DU LIBÉRALISME
ET DU COMMUNISME
e e(x VIII -xx I siècles)
Deuxième édition
revue et complétée
Postface du professeur Fernand Texier,
recteur honoraire de l’université Senghor
Avec la collaboration
de Danièle Cordier-Estivals et de Martial Verdin
l ’Harmattan« l a r évolution

n’est pas
un dîner de gala. »
m ao Zedong
(1893-1976)DÉDICACE
n ous voudrions dédier cet ouvrage
èmeÀ l’éternel et l’universel KmarAl RX qui, au milieu du XIX
siècle, conçu la première théorie systémique dialectiquement
èmecontradictoire de celles des philosophes libéraux d u XVIII
siècle dels um IÈRe s en y ajoutant une théorie prévisionnelle du
communisme
e n efet, la présente théorie du cycle intersécl uiblaéirae dlis u me
et du communisme a l’ambition de répondre aux théories de Karl
m ARX, en écho, par une théorie cyclique et dialectique globale
de l’évolution historique du confit pluriséculaiibrée dralu isme et
èmedu communisme qui a dominé les sociétés humaines du XV III
siècle à nos jours et qui s’achève aujourd’hui à partir de 2015 par une
théorie prévisionnelle de la fn dl ibu éralisme.
Schéma et Schématisation 9AVERTISSEMENT AUx LECTEURS
CONCERNANT LA DEUx IÈME ÉDITION
DE CET OUVRAGE
ce livre comprend deux parties principales :
– la première porte essentiellement sur la longue période de trois
siècles (1701-1989) marquée par la fn du ne lion so’ viétique et la v -ic
toire de d eng XIAo PIng qui ouvre sur la platce ienanmen
la phase de croissance de la République Pop c uhlainiree d. cee tte
première partie reproduit intégralement les textes déjà publiés dans
la première édition.
– la deuxième partie porte principalement sur les années 1990 à nos
jours (en 2015)l. a c omposition de cette deuxième partie a dû être
entièrement revue et complétée à partir du mois de juin 2015 et de
l’éclatement de la bulle fnancière de la dette souveraine grecque et
de ses conséquences. Il s’est alors avéré que le d oécccildin dent le l -i’
béral qui se poursuit, et que la croissance de la République Populaire
de chine vers la suprématie étaient directement liés à la m- ême poli
tique du chat qui attrape la souris medneéne pg a Xr IAo PIn g
depuis 1980.
en efet, les deux principes dte lel ’IAeR du monde
cHIn o Is et de la dette souveraine occidentale constituent les deux
Schéma et Schématisation 11Ro BeRt eSt ival S
phases nécessaires et complémentaires expliquant la v- ictoire défni
tive du communisme chinois par le règlement de la consommation
occidentale par la dette souveraine.
cette observation théorique est donc à l’origine de cette seconde
partie du livre dont on peut suivre ensuite le développement par les
théories successives consaecurréaess à lie e’t à lta Hé o RIe du
cRAB e .
12 Revue de Bibliologie 83I
INTRODUCTION

La théorie du système de recherche
Il est nécessaire, au début de cette étude, de défnir clairement,
pour le lecteur, la méthodologie que nous sucivretotne ps. osition
relève de la théorie de l’activeitllée o. blige à répondre aux questions
suivantes : Qui ? Quoi ? Pourquodi ? ans quel but ? comment ?
o ù ? Quand ? ce jeu des questions correspond, par les so - lutions ap
portées, à un travail que nous avions efectué autrefois, dans le cadre
de l’activité des entrep lreiss soes. lutions que nous avions apportées
à l’époque avaient permis d’élaborer une activité de formation dans
la vie économique.
1.1. Question QUI ?
cette interrogation nous concerne direcntoeums len’etx. amin-e
rons dans un premier temps à partir de la date de 2007 durant laquelle
eut lieu l’avant-dernier colloque de l’Association Internationale de
Bibliologie (AIB) à Brazzaviclle (ongo).
Schéma et Schématisation 13Ro BeRt eSt ival S
Qui sommes nous et qu’avons nous fait ?
trois réponses s’imposent :
– la première porte sur notre plan d’acivités,
– la seconde et la troisième sur l’unité de l’écrit artisique
(sc hématisme) et de l’écrit scientifque (Bibliologie).
Pour ce qui est de notre activité, c’est en 1952-1953 que n- ous déci
dâmes de faire évoluer notre vie au rythme d’une planifcation
intégrale faite de plans annuels utilisée encore aujourd’hui dont nous
conservons les archives et sur lesquelles nous avons d-éjà publié cer
tains textes. Il ne serait jamais question de sortir d’un plan général
sous les aléas des vicissitudes d e e lt cela v a eie. xplique l’unité de nos
réalisations : l’écrit.
1.1.1. L’écrit artistique (LE SCHÉMATISME)
u n grand nombre de dates et d’activités, à la fois personnelles et
collectives, ponctuent cette évolution :
– e n 1948, au retour d’un voyage en autostop, nous nous posions,
avec «  l ’e lement Pl Ast IQu e com Ple ment  », la
question de l’exactitude du langage et nous reprenions les théories de
m Al l ARm e en les généralisant.
– entre 1949 et 1957, nous devions particilpetetr aRu Ism e
créé par Isidosroe Iu . l e lien apparaissait évident à partir du
concept de lettre et donc de sa typmogaris baphieine. tôtle,
le tt RIsme apparut insufsant aux divers membres de notre
génératione. n 1958, avec m essieurds u FRe ne et VIl legle ,
nous devions créler ’ult RA-le tt RIsme . en 1960, nous
inventions les cHé m At Isme avec les artistes suivanct. s :
Jg Au d Y, J. cAu X, l . l At tAn ZI et g . Ve Rg e Z. e n même
temps, nous discutions adeveBc oRd et l’Inte Rn At Io -
n Al e sIt u At Io nn Iste .
– d e 1960 à 1967 se succédèrent les œuvres et les expositions y
compris la recherche sur le concept d’Avaln’AtV-Aganrtd-e (
g ARd e … p ubliée par la Bibliothèque nationale en 1968) à la suite
du grand mouvement de contestation sociale qui anima la fn de la
monarchie gaulliste.
14 Revue de Bibliologie 83l e CYCl e iNt eRSÉCUl ai Re DU li BÉRa li SMe et DU Co MMUNiSMe
– d e 1968 à 1983, à partir d’une équipe d’artistes et de chercheurs,
en compagnie d’Abrahmam oles , nous devions procéder non plus
seulement à la création des œuvres, mais aussi à la recherche sur la
Téorie de la connaissance et sur le langage schématique qui devait
aboutir à la publication avcec J g A-u d Y en 1983 d’un ouvrage in-ti
tulé « les Pl An s de PARIs ».
– d e 1983 à 1993, les mêmes orientations précédentes s -e poursui
virent et aboutirent à la création, grâce principl aulcemiaenno t à
l AttAnZI et du Professeuur BReRtI, de plusieurs salles du
musée de la Villa co nt ARIn I en Italie dans un château-musée
situé à PIAZZo l A sul BR e nt A p rès de PAd oue .
– e n 1995, nous devions crée nr, à oyers-su sre-rein, à l A m AIson
d u scHe m At Isme , un musée consacré exclusivement à l - a pré
sentation des œuvres artistiques et des collections d’ouvrages réunis
sur notre génération d’avant-garde.
– d e 2000 à 2007, nous devions faire la synthèse des travaux de notre
génération d’abord avec trois volumes consal A ctréHs à e o RIe
g ene RAle de l A scHe m At IsAt Io n puis à deux volumes
portant l’un su lesr ecoles du scHe m AtIsme et de
l A scHe m Atolog Ie , l’autre suler sIg n Isme (e ditions
l ’HARm At tAn ).
– en 2010, nous arrêtions nous-même de peindre à cause d’une
d ml A (d égénérescenmce aculaire l iée à l’Age).
Au terme de ce cycle qui avait duré plus d’un demi-siècle, nous
avions créé avec quelques amis un mouvement d’art d’avant-garde
directement lié à la génération dsIgu ne , la dernière génération
européenne créative avant l’infuence américaine fondée su- r la des
truction et l’exploitation du signe, la lle ettttr Re ( Isme et sIg ne
con Vent Io nnel ), l’informel ( le sIg ne nAtu Rel ), le
schématisme (le sIgne sYmBol IQue) et l’ In te Rn
At Ion Al e sIt u At Ionn Iste , achevant tout l’art moderne par
le retour à la sociologie politciqhueem. in faisant, pour en arriver là,
nous avions été conduit à élaborer une nouvelle théorie de la c- onnais
sance reprenant et élargissant les tras vcahuéx sumatir lsme e depuis
KAn t jusqu’à PIA g et et fondés sur la théorie du schème mental.
Schéma et Schématisation 15Ro BeRt eSt ival S
1.1.2. L’écrit scientifque (LA BIBLIOLOGIE)
A peu près à la même époque et parallèlement à l’écrit artistique,
nous devions engager un cycle de recherche, là aussi de plus d’un
demi-siècle, dans le but de faire évoluer la bibliologie de l’histoire du
livre à la science de l’écrit et de la communication écrite.
cette évolution devait, cette fois, se développer dans le cadre de
l’université.
d e même, plusieurs phases nous attendaient :
– e n 1945, à la fn de la seconde guerre mondiale, nous devions
faire la connaissance de Vicotltoor Z WsKI, un Polonais, qui
travaillait sur la statistique bibliographique et la théorie des cycles
intellectuelcs. elui-ci nous forma sur le tas, comme cela se faisait au
m oyen-Age, aux méthodes qu’il utilisa l iet s a. nnées passèrent.
– en 1958-1959, nous devions obtenir notre premier diplôme de
l’e c ole Pratique des Hauteets udes. Puis, nous devions publier un
ouvrage sur l’histoire dd éu pôt l égal en France avec une préface du
Professeeur . l ABRo usse .
– e n 1963, nous fûmes nomm d é octeur en Histoire, à lsora bonne.
nous passions alors des institudtiéopns (ôt l lée gal) à la prod-uc
èmetion des livres en France depuis le X s VièIIcle avec un ouvrage
intitulé : l A stAtIstIQu e BIBl Io g RAPHIQu e de l A
emeFRAnce sous l A mon ARcHIe Au XVIII sIecle ,
qui fut publié en 1965 par F. B u RdeA l .
– d e 1964 à 1968, nous fûmes nommé Attaché de recherche au
centre n ational de la Recherc shce ientifque ( cn Rs) afn de
préparer notre thèse dd oce torat e ls ettres (l A BIBl Io met RIe
BIBl Io g RAPHIQu e). Avec ce travail, nous passions d -e l’appli
cation d’une méthode à sa théorie et à son positionnement dans la
bibliologie.
– d e 1968 à 1983, durant cette longue période, deux fait-s princi
paux se produisirent : d’une part, nous fûmes nom mé caîtroe mme
assistant à lu ni’versité de Bordeaux III en 1968, puis Professeur de
première classe en 1977. Pendant la même période, en relation avec le
cn Rs, nous poursuivîmes une recherche sur les systèm-es d’organi
sations politiques de la vie du livre dans 27 pays qui s’acheva par un
16 Revue de Bibliologie 83l e CYCl e iNt eRSÉCUl ai Re DU li BÉRa li SMe et DU Co MMUNiSMe
ouvrage intitulé : « le l IVRe d An s le monde  » (e ditions
Re t Z).
– e n 1984, le d irecteur d lu ivre au m inistère de lca ulture, Jean
g At tegno , nous demanda d’organiser un colloque national sur
l’enseignement du livre qui nous permit entre autre de séparer la
bibliologie de l’école d’histoire du livre et qui se dérocuela antru e
g eorges P o m PId ou . l e résultat de ce colloque nous ouvrit la
voie de l’activité internationale.
– d e 1984 à 1993 commença l’activité internatioenn 1ale9. 87, nous
devions publier, sur la demande des Purnesivseress itaires de France
(Pu F), un ouvrage dans la collection « Que sais-je ? » inltA itulé « 
B IB l Io log Ie  ».
en 1988, lors d’un colloque à tunis, devait être créée l’As-socia
tion Internationale de Bibliologie (AdIBès l). ors, avec des équipes
internationales qui ont compris jusqu’à 300 chercheurs, nous devions
publier, en 1993, la première encyclopédie international-e de biblio
logie intitulée « le s scIe nces de l ’e cRIt  » (la même année,
nous étions nommé à la classe exceptionnelle.).
– d e 1993 à 2007, les diverses équipes internationales, chacune à
leur tour, devaient réunir un colloque tous les ans ou tous les deux
ans, manifestant ainsi non seulement la création de la bibliologie
scientifque et de la bibliologie scientifque appliquée mais aussi
déjà le rayonnement international de la bibliologie comme science
de l’écrit reprenant et poursuivant les travaux de nos devanciers :
èmel’œuvre de l’Abbé RIV e au XVIII siècle, dge . Pe Ig not au
èmedébut du XIX siècle, du rusnse . Ro u BAKIn e et du belge
P. o tlet avec son traité de documentation publié en 1n 934.
2008, nous étions nommé Professeur Hocnaoursais
1.2. Question QUOI ?
en 2007 donc, nous attendait une nouvelle et complémentaire
orientation : celle de l’écrit politique faisant intervenir le concept de
politologie bibliologique qui achevait ainsi notre parcours de l’écrit
artistique à l’écrit scientifque puis à l’écrit politique et social.
Schéma et Schématisation 17Ro BeRt eSt ival S
e n efet, en 2008, commença la seconde crilsie dbéru alisme am-é
ricain après celle de 1 d9è2s l9. ors, s’imposa à nous la nécessité de
comprendre l’évolution inévitable qui allait se produire.
A ce jour, trois orientations complémentaires se sonl t ia mposées.
p remière concerna la publication de deux œuvres de synthèse portant
sur l’écrit scientifeqnute. re 2008 et 2010, nous devions publier les
deux ouvrages suivants l A B: «  IB l Io log Ie scIe nt IFIQu e
APPl IQu ee  » et « l A B IB l Io log Ie scIe nt IFIQu e  ». Il
s’agissait de faire une synthèse de la totalité des travaux qui avait
permis de passer de l’encyclopédie historiquee cIg nhoèrte à P à
la bibliologie scientifque intégrée à la théorie des smciaeins celces. a
ne sufsait pas. Il fallait aussi faire un travail global sur l’application,
principalement en bibliothéconomie et dans le commerce du livre, à
partir des travaux menés notamment dans l’Algérie indépendante.
e n efet, la fonction d’une science est toujours d’expliqu-er les phéno
mènes qu’elle étudie mais aussi d’élaborer les méthodes nécessaires
à l’amélioration des structures qu’elle étudie. Il n’y a pas de science
tant qu’il n’y a pas de science appliquée.
ce travail achevé nous conduisait à une autre interroga-tion à me
sure que la crise se développait : s’il y avait science, il y a a- ussi antis
ciences. ur la soixantaine de thèses que nous avions dirigées et fait
soutenir tant en France qu’à l’étranger, se trouvaient d-e très nom
breux travaux d’Africauinn ns. ouvel examen de ces thèses p -ermet
tait de dégager des informations très négatives sur la manière dont les
o cc identaux, et particulièrement les Français et les Belges, s’étaient
èmeconduits au XIX siècle principalement, vis à vis des pe-uples colo
nisés d’Afrique : les méthodes de sous-enseignement ayant pour but
de maintenir les populations dans un niveau d’infériorité intellectuel
afn de pouvoir les employer à des tâches subalternes et d’ajouter à cela
la colonisation des espc’resitt s. ainsi que des thèses avaient -été sou
tenues depuis 1989 sur la bibliographie coloniale française, malgache
et congolaisc ee. tte orientation scientifque avait permis ainsi d’abord
de dégager le principe de la bibliologie politique, puis, en 2012 et 2013
d’aborder la question de la bibliologie africaine puis de la bibliologie
coloniale dans notree RVu e de BIBl Io log Ie . Ainsi, il existe,
sur le plan scientifque, un cycle composé de la bibliologie scientifque
18 Revue de Bibliologie 83l e CYCl e iNt eRSÉCUl ai Re DU li BÉRa li SMe et DU Co MMUNiSMe
utilisé par les colonisateurs français sur le continent, suivi d’un cycle
de la bibliologie antiscientifque mené en Afrciqeutet. e observation
ft l’objet d’une vérifcation par extension aux phases successives de la
èmecolonisation efectuée depuis le X sIiVècle par les peuple-s euro
péens successifs : Poersptuaganle, , France, Royaum uen-i.
A ce complément théorique s’ajouta, à partir de 2008, la décision
de changer radicalement d’orientation et d’étudier désormais la crise
économique américaine en cours.
1.3. Question POURQUOI ?
Quelles sont les raisons qui nous conduisirent à cette décision ?
l a p remière, principale, était de retrouver, sans doute, les résultats
acquis par nos travaux scientifques d’gaurtâce frefonis. alement à
V. Zo lto WsKI, nous avions été conduit à travers plusieurs
décennies à développer l’histoire cyclique et statistique tant en France
qu’en u Rss et dans d’autres p naoyus. s sommes toujours con-vain
cu, comme nous l’avait écrit autererfnoeiss t l ABRo usse , que
« l’histoire d’abord », c’est-à-dire les faits particuliers en premier lieu
mais « tout le reste ensuite » c’est-à-dire l’explication de l’histoire par
les cycles statistiques et mathématiques qui les ac’esnt aimeints . i
que nous avions pu dégager, sans crainte de critique, les fuctuations
séculaires et inter-décennales de l’Ancien Régime, les fuctuations
èmeséculaires et inter-décennales de la France libérale a etux X IX
èmeXX siècles, puis des fuctuations en escalier de la p -roduction so
viétique. ces résultats devaient donc être poursuivis par l’Histoire
contemporaine d l iu béralisme internationda’la. utre part, un b- e
soin imposait cette recherche par la nécessité personnelle de tenter
de comprendre ce qui allait se passer.
1.4. Question DANS QUEL BUT ?
l e c hoix de poursuivre cette étude de la crise qui commença aux
e t ats u -nis par l’afaire dsuebs primes et de la faillitle e d He m An n
Schéma et Schématisation 19Ro BeRt eSt ival S
BRo t He Rs était liée à cette conviction acquise tant par nos travaux
statistiques antérieurs que par les coycndles dRAe Kt Ie V nous
conduisit à penser, à la diférence des économistes libéraux, qu’elle
durerait plusieurs décennies avec une évolution politique orientée du
l ibéralisme de droite saou cialisme dit de gauche puis au Fascisme
d’extrême-droite et enfn à la guelr’reex. emple de l’évolution des
e tatsu-nis et de l e’urope de 1929 à 1945 constituait une hypothèse
de base qu’il faudrait vérifer. A la curiosité personnelle s’ajoutaient
donc nos apports antérieurs.
cependant, un principe méthodologique essentiel s’imposait.
Il faudrait séparer rigoureusement les opinions personnelles, les
pré-jugés de l’étude scientifque qui s’impceotsate qit. uestion ne
constituait pas un problème pounr nous saous. vions bien qu’un
chercheur qui commence un travail en trouve souvent la source dans
ses opinions personmnelalies ns. ous savions aussi, par l’expérience
universitaire, qu’aucun travail de nature scientifque ne p - eut débou
cher sur la considération que s’il applique la méthode scientifque.
n ous avions un exemple qui remontait aux années 1960 lorsque nous
dûmes, dans le cadre cdnu Rs, faire des travaux collectifs et nous
trouver un jour en présence du Profes dsueuPr ARo . nt . celui-ci
était catholique pratiquant et il était connu pour être un historien de
qualité dont les travaux portaient sur l’histoire des processions. A.
d u PRo nt faisait la diférence entre ses croyances et ses opinions
d’une part et la rigueur scientifque d’autre part, diféren- ce indispen
sable à la reconnaissance de ses qualités d’historien et par là même
à son évolution hiérarchiqcue. tte position, dès cette époque, fut
la nôtree. t nous n’acceptâmes jamais, pour des raisons de carrière,
de satisfaire les pressions de malhonnêteté intellectu-elle que prati
quaient certains de nos collègues.
1.5. Question COMMENT ?
comment connaître c? omment comprendre co? mment exp-li
quer ? comment prévoir t? outes ces questions relèvent de la science
et de la science applilq’euxépe. lication, en dernier recours, vise à
20 Revue de Bibliologie 83l e CYCl e iNt eRSÉCUl ai Re DU li BÉRa li SMe et DU Co MMUNiSMe
découvrir des régulariltéa ps. révision cherche à découvrir l’avenir
et ceci dans un même domailna e. base de toutes ces questions est
précisément l’objet de la science. Rien donc à voir avec les opinions
personnelles puisque précisément celles-ci se fondent sur le pré-jugé.
ce type de démarche nous est coutumier depoultis Vo . ZWsKI
en 1945. e ncore faut-il respecter ces deux démarches consécutives.
comment faire ? Impérativement maintenir le pré-jugé ho-rs du cir
cuit scientifqueet ce d. ernier dans un ordre chronologiqu-e sup
pose les phases suivantes : inventorier les faits que l’on appelle aussi
phénomènes ; regrouper les faits en catégories comme c’est l’objet
notamment en matière de livre de la bibliographie et des c - lassifca
tions ; comparer les catégories de façon à dégager les interrelations
fonctionnelles et donc les structures ; comparer les structures pour
dégager les systèmes afn de leur appliquer la méthode systémique
qui permet deplui. s Vo n B e RtAl An FFY d’établir d’une m -a
nière indiscutable les relations de causalité ; au-delà, déga-ger les ten
dances par la répétition consécutive et chronologique des ensembles
observés ; vérifer à tout moment la poursuite de ces tendances ;
modifer les hypothèses si les faits ne vont pas dans le même sens
pendant un certain temps ; enfn élaborer des théorie-s prévision
nelles qui devront, sauf modifcation, être confrmées de période en
période. Alors, oui, l’explication et la prévision seront confrmées à
un taux de probabilité de 70 à 80%.
toute démarche diférente relève des pré-jugés et n’a d’autre
conséquence que l’inutilitcé. e type de démarche, nous l’avons pratiqué
aujourd’hui pendant plus d’un demi-siècle ; nous l’avons enseigné
avec rigueur à nos élèves dans les universités et c’est b-ien cette mé
thode que nous avons décidé d’employer en 2008 quand la deuxième
crise économique américaine a commencé après celle d -e 1929 à la
quelle, à tout moment, nous pouvions nous réferer d’une manière
comparative.
Pour cela, il faut passer aux méthodes p s ruar qtiquuelels. es bases
informationnelles pouvions-nous nous aplp’obuyjeecr t? if de r- é
cupérer jour après jour les faits pouvait se sufre en tout premier
lieu à l’unité d’un quotidienle, monde , dont nous conn-ais
sions la composition et qui, hors de ses orientations propagandistes,
Schéma et Schématisation 21Ro BeRt eSt ival S
fournissait, par des articles de fonds souvent réalis-és par des spé
cialistes internationaux, les faits que nous recmhearis à chions.
cette unité continue pouvaient et devaient s’ajouter les informations
télévisées, les émissions spécialisées et même les infor-mations véhi
culées par les diférents moteurs de relca rheérpchétei. tion de la
même information, dans des structures complémentaires, apportait
souvent de nouvelles précisl ia conas. tégorisation des faits visait au
départ les diverses manifestations de la crise de 2008. Par la suite, il
fallut se spécialiser en fonction de l’évolution historiqu-e qui se pro
duisait, par exemple l’évolution généraelte dates us -nis, de le ’ urope
puis de le u’ rasie (chine, Russie, -u et Islam) de façon à pouvoir
intégrer d’une manière cohérente les nouvelles catégories de faits
qui se manifestaient. A mesure, le dégagement des struc-tures inter
nationales se ft jour, crise généraliseéue drope le a’ vec ses i-nven
taires et ses interrelations fonctionnelles, par exemple les liens entre
l’invasion démographique, l’invasion djihadiste, l’invasion russe,
la crise économique de la dette souveraine. A cela s’ajoutaient les
mêmes problèmes d’interrelations fonctionnelles entre la croissance
de la chine, la pression de la Russie, le soulèvement progressif du
m oyen-o rient et de l’Afrique. A ces diverses formes de structures
distinctes s’ajouta, à mesure que le temps passait, l’hypothèse d’un
confit entree l u’rasie à dominante communiste chinoise par rapport
à un o cc ident qui, contrairement à ce qui s’était produit après 1945,
était entré déjà en 2001 et avec certitude à partir de 2009, en déclin.
tout ceci était donc le produit de l’observation et donc indiscutable.
e ncore ne s’agissait-il que d’une étude limitée de la crise portant sur
sept ans (2008-2015) et donc à tout moment comparable à la crise
de 1929 (1929-1936). ces analyses ne concernaient cependant que le
èmedébut du XXI siècle et méritaient ainsi de trouver une explication
historiquement plus étendue qui nous conduisit à tent-er de déga
ger une évolution de nature cyclique interséculaire visan-t à décou
vrir la position de la crise actuelle dans une unité fondamentale de
nature interséculaire c: lIle c. ceci s’imposait puisque le principe
clairement visible de la domination dce lhia ne devant les
etatsu nis ne posait pas seulement un problème de puissance, mais aussi
de régime politique.
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