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LE DÉFI DU PARTENARIAT DANS LE TRAVAIL SOCIAL

De
184 pages
Etre travailleur social, c'est être à l'interface d'administrations locales ou nationales, d'une équipe aux valeurs et aux pratiques parfois fort différentes, et de populations fragilisées et souffrantes. Vivre cette complexité au quotidien génère du stress et de profondes difficultés dans les domaines de la communication et de la coopération. L'auteur propose la mise en place d'un processus d'accompagnement visant à soutenir les différents partenaires du travail social dans une démarche de partenariat. Un guide d'analyse de situations complexes et une force de proposition pour un travail social en quête de sens.
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LE DEFI DU PARTENARIAT DANS LE TRAVAIL SOCIAL
Propositions pour un travail social sécurisé

Collection Travail du Social dirigée par Alain Vilbrod

Déjà parus

Eliane CARIO, Le malade mentale à l'épreuve de son retour dans la société. Fabrice DHUME, RMI et psychiatrie. Raoul LÉGER, La colonie agricole et pénitentiaire de Mettray. Claire JOUFFRA Y, L'action sociale collective en collège. Valérie SCHMIDT-KERHOAS, Les travailleurs sociaux et le droit pénal. Camille THOUVENOT, L'efficacité des éducateurs. Charlotte LE VAN, Les grossesses à l'adolescence. Normes sociales, réalités vécues. Florence DOUGUET, De la passivité à la gestion active du traitement de sa maladie: le cas des malades rénaux chroniques. T. CARREIRA, A. TOMÉ, Éducation au Portugal et en France, 1998. Brigitte JUHEL, L'aide ménagère et la personne âgée, 1998. J. Yves DARTIGUENA VE, J-François GARNIER (dir), Travail social: la reconquête d'un sens, 1998. René SIRVEN, De la clinique à l'éthique, 1999. Emmanuel JOVELIN, Devenir travailleur social aujourd'hui, vocation ou repli?, 1999. Pierre NÈGRE, La quête du sens en éducation spécialisée, 1999. Conservatoire National des Archives et de l'Histoire de l'Éducation Spécialisée, Elles ont épousé l'éducation spécialisée, 1999 Sophia ROSMAN, Sida et précarité: une double vulnérabilité, 1999. Mario PAQUET, Les professionnels et les familles dans le soutien aux personnes âgées dépendantes, 1999. Anne GUILLOU, Simone PENNEC (eds), Les parcours de vie des femmes, 1999.

(Ç)L'Harmattan, 2002 ISBN: 2-7475-2868-5

Elisabeth Vidalenc

LE DEFI DU PARTENARIAT DANS LE TRAVAIL SOCIAL
Propositions pour un travail social sécurisé
Préface de Gilles LE CARDINAL

L'Harmattan 5-7, rue de l'ÉcolePolytechnique 75005 Paris

FRANCE

L'Harmattan Hongrie Hargita u. 3 1026 Budapest HONGRIE

L'Harmattan Italia Via Bava, 37 10214 Torino ITALIE

«De tels êtres ne peuvent construire et maintenir leur existence, leur autonomie, leur individualité, leur originalité que dans la relation écologique, c'est-à-dire dans et par la dépendance à l'égard de leur environnement,. d'où l'idée alpha de toute pensée écologisée : l'indépendance d'un être vivant nécessite sa dépendance à l'égard de son environnement.» Edgar MORINI «Or selon ce qui vient d'être relu, seul celui qui aime selon le trois, qui admet le tiers séparant, le passage d'un couteau, seul celui-là se situe en véritable être parlant,. ne revendiquant pas -ou plus- l'être de l'autre comme le sien, il ne parle plus qu'en son nom propre, il vaut donc pour la parole -et pour sa
transmission. »

Marie BALMARy2

1MORIN Edgar, La méthode, T.I, La nature de la nature, Paris, Le Seuil, 1977, p. 204. 2BALMAR Y Marie, Le sacrifice interdit, Freud et la Bible, Paris, Grasset, 1986, p. 100.

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PREFACE
Face au contexte actuel où le social est au cœur du politique et où le politique dépend en priorité de l'économique, les professions sociales interrogent fortement la société sur ces valeurs effectives à travers les situations limites qu'elles révèlent et doivent gérer. En retour, la société s'interroge sur l'efficacité et l'utilité des travailleurs sociaux, le bien fondé de leur formation et la rentabilité de leur action. De nombreuses études ont ainsi été réalisées ces dernières années, soit à l'initiative des bailleurs de fonds (ministère des affaires sociales, conseils généraux), soit à celle des organismes de formation, des associations professionnelles et des intéressés eux-mêmes qui réfléchissent sur leur pratique et l'avenir de leur profession. De multiples angles d'étude ont ainsi été déployés: on retrouve en priorité le point de vue économique bien sûr, mais aussi des enquêtes sociologiques, des études anthropologiques, historiques, psychologiques avec des interprétations psychiatriques ou psychanalytiques. L'heure est à l'évaluation des politiques sociales qui visent à faire face à la nouvelle pauvreté, à l'exclusion, à la violence des banlieues et à l'école et au chômage pour tenter d'en maîtriser les coûts. Nombre de ces réflexions convergent pour dénoncer les causes politiques et sociales qui génèrent une souffrance grandissante d'une partie de la population mise à l'écart des progrès économiques, technologiques et sanitaires. Le mot « paradoxe» qui apparaît dans les titres et les conclusions des travaux les

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plus sérieux et le concept de « complexité» qui remet en cause la volonté de « maîtrise », ouvrent de nouvelles pistes permettant d'expliquer les phénomènes nouveaux qui émergent sous des formes variées mais dont certains caractères invariants sont reconnaissables en différents points du territoire. Cela se traduit pour les professionnels par des difficultés accrues. Les problèmes se multiplient sans que les moyens suivent, les missions se diversifient sans que la formation s'adapte aux besoins, et surtout le temps manque et l'urgence prend la priorité sur les programmes à long terme. Une nouvelle souffrance sociale gagne par contagion ceux et celles qui ont en charge cette souffrance: sentiment d'impuissance face au flux croissant des personnes en difficulté, sentiment d'incompétence face à la complexité et à la gravité des problèmes humains et psychologiques rencontrés, sentiment d'injustice face à un accroissement des textes visant à faire face aux situations mais trop souvent en retard et inadaptés à la réalité. La tentation de baisser les bras face à la croissance des besoins et de se replier sur des tâches administratives toujours plus nombreuses et envahissantes, l'envie de se protéger de relations trop angoissantes, peut conduire à fuir la profession après quelques années de terrain pour d'autres horizons plus sereins: tout cela a déjà été dit. Alors, que peut apporter une nouvelle réflexion s'appuyant sur les sciences de l'information et de la communication et la modélisation des systèmes complexes, comme celle que propose Elisabeth VIDALENC ? Elle part d'une idée toute simple. On ne peut concevoir une formation qu'en examinant avec finesse les missions et les difficultés que rencontrent les professions correspondantes sur le terrain aujourd'hui. L'organisation même de la formation doit permettre la mise en place de connaissances, de méthodes, d'outils et de techniques qui soient utiles dans les métiers des professionnels. 8

Après avoir défini clairement un certain nombre de concepts opératoires comme ceux de système complexe, de relation d'aide, de distance interpersonnelle et d'autonomie, sa démarche consiste à modéliser les situations du travail social dans leur contexte pour en déduire toutes les conséquences. Ainsi elle dégage de façon logique et structurée, les fameux paradoxes du social et les stratégies susceptibles de sécuriser ces professions. Il s'agit, dans un même mouvement, de répondre plus sûrement aux besoins de la population en difficulté et de réduire le stress et les risques psychologiques encourus par le travailleur social. Il est remarquable que les propositions auxquelles aboutit Elisabeth VIDALENC soient à ce point symétriques pour l'organisation fiabilisée du travail social lui-même et pour l'organisation de sa formation. L'adoption de ses propositions a le mérite de permettre aux étudiants d'expérimenter, pendant leurs études, les outils, les méthodes et les structures qui prévaudraient dans leur vie professionnelle à venir. Le cœur de la thèse qui est ici exposé et défendu avec clarté, consiste à associer étroitement la présence de tâches complexes avec la nécessité d'une coopération et la mise en place d'un accompagnement. Etre travailleur social, c'est demeurer à l'interface d'administrations nationale, régionale, départementale, municipale, d'une équipe de pairs aux valeurs humaines et aux pratiques parfois fort différentes, et de populations fragilisées et souffrantes. Ce système complexe multi-acteurs génère obligatoirement antagonismes, contradictions, dilemmes et paradoxes. L'accompagnement du travailleur social apparaît alors comme la réponse la mieux adaptée pour faire face au stress, garantir une certaine stabilité de la coopération et une pérennité suffisante dans la profession. « Who bear the bearers? « interroge Jean VANIER: Qui porte, prend soin, accompagne ceux qui portent, prennent soin et accompagnent? A-t-on prévu des temps, des lieux, des

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structures, des formations, des personnes pour qu'ils puissent assumer durablement leur responsabilité? Accompagner3, c'est tenir, en réponses aux besoins, trois types de position: Etre devant ou agir avant, comme le guide de haute montagne qui s'informe sur la météo et l'état de l'environnement, choisit le chemin en anticipant les difficultés et assure la sécurité de ceux dont il a la charge avec le matériel approprié dans les passages difficiles. Etre à côté ou agir ensemble, comme un compagnon, pour permettre un dialogue, favoriser une mise en mot par l'écoute active, pour ne pas laisser l'autre seul face à des difficultés qui le dépassent et réunir les compétences nécessaires à leurs résolutions. Etre derrière, dessous ou agir après, comme celui qui, ayant identifié les risques, assure les dégâts éventuels et permet la reconstruction. C'est le socle solide sur lequel on peut s'appuyer sans qu'il cède pour faire un pas en avant et prendre le risque de changer. C'est celui qui aide à tirer les leçons d'une expérience, d'un échec. Accompagner, c'est comme en musique ou en cuisine, mettre en valeur celui qu'on accompagne, créer les conditions qui lui permettent de révéler le meilleur de lui-même et de tirer partie de ce qu'il a vécu. L'apport essentiel d'Elisabeth VIDALENC est de mettre de l'ordre dans les besoins d'accompagnement des travailleurs sociaux et de ceux qui se préparent à le devenir en distinguant l'accompagnement individuel, l'accompagnement d'équipe et
3ADENIER Marie-France, Intelligence des pratiques collectives, Paris, L'Harmattan, 2000, pp. 176-178.

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l.accompagnement institutionnel. Son travail débouche sur des préconisations précises concernant les moyens à mettre en œuvre qui se traduisent concrètement par la création de nouveaux espaces de paroles. Les propositions concernant la formation initiale et la formation continue se rejoignent ainsi pour permettre aux acteurs de s'interroger en permanence sur les projets qu'il leur revient de mettre en œuvre, les valeurs de la profession à identifier et à défendre pour que chacun puisse donner du sens à son métier, condition essentielle pour durer. La notion d'inter-accompagnement où l'on est alternativement accompagné et accompagnant, permettrait une prise de recul, un changement de point de vue et un renouvellement de la motivation professionnelle en s'ouvrant sur une réflexion plus universelle. Ce livre intéressera bien sûr les responsables de formation, les étudiants et les travailleurs sociaux eux-mêmes, mais aussi tous ceux qui réfléchissent à l'avenir de ces professions, aux politiques sociales, aux conditions de leur mise en œuvre pour assurer le fragile équilibre dynamique de notre société dans le mouvement permanent qui est le nôtre. Il constitue, en lui-même et par la qualité de sa réflexion, un ouvrage utile en formation initiale et permanente de la profession.

Gilles LE CARDINAL Professeur de Communication à l'Université de Technologie de Compiègne, Responsable du DEA Sciences de l'Homme et Technologies de la Cognition et de la Coopération gilles.le-cardinal@utc.fr

Il

AVANT PROPOS
Après mon baccalauréat (en province), je me suis installée en Région parisienne pour effectuer une maîtrise en Communication (Relations Presse, Relations Publiques). Le caractère généraliste de la formation m'a enrichie. Dans le même temps je découvrais à Paris l'anonymat et la solitude. Dans l'univers faussement convivial de la Communication, je cherchais en vain ma place. J'ai alors rencontré pour la première fois des personnes handicapées mentales vivant dans un foyer de l'Arche4, Ces personnes ne pouvaient ni travailler normalement, ni se marier, ni être reconnues socialement, et pourtant elles semblaient heureuses. Leur joie de vivre m 'a profondément étonnée. La personne handicapée mentale est défaillante, blessée, meurtrie par la vie, mais son cri est surtout un appel à la relation. Cette relation avec un autre en apparence si différent m'a permis de découvrir mes fragilités. Pourquoi fuyons-nous différentes? de toutes nos forces ces personnes

Quel type de communication mettons-nous en place avec elles? Le handicap ne permet-il pas d'accéder à un type de communication plus essentiel?

4Lieux de vie fondés par Jean VANIER, accueillant des personnes handicapées mentales.

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Autant de questions qui m'ont conduite à choisir le sujet de mon mémoire de maîtrise « Le handicap mental, frein ou vecteur de communication? ». J'ai alors décidé de vivre un an dans un foyer de l'Arche. J'ai ainsi poursuivi ce chemin intérieur tout en recueillant des observations pour mon travail de mémoire. Mafonction se rapprochait de celle d'éducateur en internat, je m'occupais en effet de la vie quotidienne des personnes handicapées, mais je restais sur place six jours sur sept, et je n'avais qu'un week-end de congé par mois. Avec l'engagement personnel qu'il suppose, je considère ce travail comme une expérience de vie plutôt qu'une véritable expérience professionnelle.

Une difficulté majeure de ce travail venait des tensions avec les autres éducateurs. Mis à part quelques moments de crises ponctuelles, le travail avec les personnes handicapées s'est avéré très gratifiant. Par contre, le partage de la vie quotidienne et de soucis « éducatifs» avec des personnes que l'on n'a pas choisies, et qui sont toutes très différentes, s'est révélé source de grandes difficultés.
J'ai alors observé que les tensions entre membres de l'équipe avaient systématiquement des répercussions sur le comportement des personnes handicapées. Ainsi, au moment précis où je vivais un conflit avec un membre de l'équipe, j'ai vécu des moments de violence verbale ou physique de la part de personnes handicapées. La vie à l'Arche m 'a permis de découvrir que l'épanouissement personnel, la sensation d'être enfin soi-même peut aller de pair avec la violence d'être face à ses limites relationnelles. J'ai aussi vécu difficilement la tension entre vie personnelle et cette vie professionnelle si prenante. Le temps me manquait pour voir mes amis, avoir des loisirs, progresser sur le plan intellectuel: trop de fatigue, pas le temps de lire des livres, d'aller à des conférences...

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Deux éléments ont été fondamentaux pour mon équilibre: la possibilité d'un suivi individuel avec un «ancien» de l'Arche et des réunions d'équipe fructueuses. Dans les entretiens individuels j'ai pu évacuer le trop plein de tensions, et en équipe nous avons pu résoudre un certain nombre de difficultés organisationnelles et relationnelles concernant aussi bien les personnes handicapées que les relations entre éducateurs. De retour à la vie étudiante pour un D.E.A.5, j'ai poursuivi ma réflexion sur les relations avec les personnes handicapées mentales en tenant compte de cette dimension conflictuelle du travail en équipe. J'ai ainsi étudié une situation de crise dans un foyer accueillant des enfants handicapés mentaux. De cette étude m'est venue l'idée d'une étude plus générale sur le travail social. Les professionnels du social sont-ils pris dans un jeu d'injonctions paradoxales qui rend impossible le recul et la maturité réclamés par leurs employeurs? Pourquoi les institutions refusent-elles d'entendre les difficultés des travailleurs sociaux? Pourquoi alors que les causes des dysfonctionnements semblent déjà analysées, les mêmes effets semblent-ils se reproduire à l'infini?

Mon expérience du travail social est à la fois significative et marginale. Significative parce que le travail en internat cristallise nombre d'enjeux de la relation éducative, et marginale parce que je l'ai expérimentée au sein d'une association fortement marquée par sa dimension chrétienne. Les enquêtes et les entretiens menés au cours du travail de thèse m'ont montré à quel point les professionnels du Travail social étaient critiques vis-à-vis de ce genre de structure.

5Sciences de l'Homme et Technologie, à l'Université de Technologie de Compiègne

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INTRODUCTION

A l'origine, les travailleurs sociaux s'intéressaient surtout aux situations de pauvreté et de risque sanitaire. Aujourd 'hui, l'accroissement du chômage et des situations de pauvreté dans un contexte global d'accroissement des richesses et du niveau de vie, change le contexte du travail social. Les problèmes auxquels les professionnels sont confrontés sont plus complexes. Se mêlent en effet des considérations économiques, politiques, sociales, familiales, religieuses, et d'aménagement de la ville et du territoire. Malgré l'accroissement du niveau et de la durée des études, le changement de contexte de l'action sociale a entraîné les travailleurs sociaux dans une phase de doute. Lorsqu'on aborde les ouvrages et les articles sur le travail social, les thèmes autour du malaise, de l'insatisfaction des professionnels sont récurrents. Comme si les travailleurs sociaux souffraient d'une situation éprouvante sans pouvoir en sortir, ni trouver le moyen d'améliorer leur situation. «Les maux dont souffrent les travailleurs sociaux sont bien connus: salaire de misère,. travail éprouvant, en surcharge, accompli dans l'urgence, manque de reconnaissance sociale; peu de possibilités d'avancement,. nombreux postes vacants multiplication des dispositifs sociaux à gérer, effets pervers de la décentralisation,. mauvaise image, véhiculée par les médias, qui ne s'intéressent aux travailleurs sociaux que lorsque

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certains d'entre eux passent devant lajustice.»6

Un projet de réforme des formations au travail social est en cours depuis plusieurs années. Les acteurs politiques montrent qu'ils se préoccupent du devenir des professions sociales en commanditant et en publiant de nombreuses enquêtes et rapports dont voici quelques exemples: - «Observer les emplois et les qualifications sociales» 7, - «Rapport sur l'évaluation du dispositif de formation des travailleurs sociaux»8 - «Les Conseils Généraux dans le dispositif de formation des travailleurs sociaux»9 - «L'alternance comme système partenarial de formation»10. L'environnement politique, économique et humain des professionnels, et l'ensemble du processus d'apprentissage vont influencer le mode d'exercice du travail social. Sensibilisé par le D.E.A. Sciences de l'Homme et Technologiell à l'interdisciplinarité et à la complexité, nous avons cherché à aborder le travail social en prenant en compte toutes ses dimensions. La modélisation systémique nous semble un moyen utile pour rendre «intelligible» un certain nombre de phénomènes dans leurs interrelations. Une des caractéristiques d'un système complexe est qu'il est impossible de changer un de ses aspects sans qu'il y ait une répercussion sur l'ensemble, ce qui nous semble particulièrement pertinent concernant le travail social.

6 «Les travailleurs sociaux», dossier in Enfant d'abord, nO=188, mars 1995, p29 à 40, page 34. 7Ministère de l'Emploi et de la Solidarité, 1999. 8Ministère des Affaires Sociales, VILLAIN Daniel, Coordination, Avril 1995, 267p. 9in Les Départements, Force de proposition, Assemblée des Présidents de Conseils Généraux, APCG, Action Sociale, 1996, 22p. 100rganisation Nationale des Formations au Travail social, ONFTS, décembre 1997, 172p. Il à l'Université de Technologie de Compiègne

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