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Le frère Eugène-Marie

De
238 pages
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, un Institut supérieur d'agriculture est créé à Beauvais. L'un de ses professeurs - le frère Eugène-Marie (Eugène Chanoine) - en sera le second directeur. Autodidacte passionné, entreprenant et visionnaire, il fera évoluer la structure en lui donnant une dimension de niveau international. Chercheur et expérimentateur de premier plan, il publiera beaucoup, dans les annales de l'Institut notamment. Cet ouvrage analyse son oeuvre écrite et la replace dans son époque et dans les connaissances actuelles afin de montrer sa qualité.
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f
dimension d’une figure scientifique nationale et internationale.
officiel cent cinquante-huit années plus tard.
époque et dans les connaissances actuelles afin de montrer sa qualité
e . d’économie, il a été directeur scientifique de l’INA P-G et a dirigé l’ensei-gnement supérieur agronomique et vétérinaire au ministère de l’Agriculture.
Vice-Secrétaire et de Rédacteur en chef des publications.
Christian Ferault
Le frère EugèneMarie Un grand agronome picard e du XIX siècle Préface de Charles Descoins
BIOGRAPHIES e SérieXIXsiècle
Le frère Eugène-Marie Un grand agronome picard e du XIX siècle
e Biographies série XIX siècle Dernières parutions Fischer (Didier),Louis Bascan ou la République au cœur (1868-1944),2014. Sarrazin (Jean-Pierre),Gabriel Julien Ouvrard.Grandeur et misère d’un financier de génie sous l’Empire,2013. Marquis (Yvon), Arthur Verdier, Une ambition africaine (1835 - 1898),2013. Leclerc (Christophe),Gustave Doré, le rêveur éveillé,2012.
Christian FERAULTLE FREREEUGENE-MARIEUn grand agronome picard e du XIX siècle
Préface de Charles DESCOINS
L’Harmattan
© L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-06206-8 EAN : 9782343062068
A Madina
PRÉFACE
La forte expansion économique et industrielle qui caractérise la seconde e moitié du XIX siècle, encouragée par le Second Empire et la Troisième République, a surtout retenu l’attention des historiens et des économistes. Les progrès, certes moins médiatiques, qu’a connus l’agriculture n’ont pas toujours été évalués à leur juste valeur alors qu’ils allaient permettre d’assurer la sécurité alimentaire d’un nombre de plus en plus grand de ruraux qui abandonnaient leurs terres pour rechercher une vie meilleure en travaillant à la ville dans les usines, ce qui contribuait à donner une image négative de ceux qui, par goût ou par nécessité, restaient dans les campagnes. En effet, en ce milieu de siècle, la condition paysanne n’était pas très brillante et les méthodes culturales, encore imprégnées d’empirisme, privilégiaient la tradition à l’innovation. Pourtant des progrès substantiels avaient déjà été réalisés. Dès la fin de l’Ancien Régime, des membres de la noblesse, inspirés par la lecture des ouvrages des agronomes anglais, A. Young en particulier, avaient installé sur leurs domaines des « fermes anglaises » comme celle du duc de La Rochefoucauld à Liancourt dans l’Oise. Exemple suivi plus tard par d’anciens officiers du Premier Empire comme A. Gasparin à Orange dans le Vaucluse ou des industriels comme J.B. Boussingault en Alsace. Par leurs essais sur le terrain et leurs écrits, ils avaient jeté les bases de l’agriculture moderne. Mais, pour que leurs résultats soient diffusés dans les campagnes et contribuent au progrès de l’agriculture, il fallait qu’ils soient enseignés dans des écoles aux fils d’agriculteurs qui pourraient alors les mettre en pratique dans l’exploitation familiale et montrer, à leur tour, qu’au prix de quelques efforts, il était possible de se maintenir en milieu rural et même d’y faire fortune. C’est pour répondre à un tel besoin que Thouret, ministre de l’Agriculture, décida, en 1848, de créer en France un enseignement agricole du premier niveau jusqu’au supérieur. Profitant des bonnes dispositions du gouvernement de l’époque vis-à-vis des congrégations religieuses, les Frères des écoles chrétiennes, déjà engagés depuis longtemps dans l’éducation des enfants des campagnes et largement présents sur tout le territoire national, se