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Le Maghreb moderne

De
530 pages
Ce livre présenté une image de la colonisation du Maghreb sur les plans économique, social et politique, ainsi, que du sens et de la portée des transformations postcoloniales. L'analyse de la mise en valeur coloniale et des transformations de la société maghrébine qui l'ont accompagnée apporte son éclairage à l'histoire du mouvement national. L'auteur y défend la thèse d'une convergence des systèmes dans les trois pays : les particularités des mouvements nationaux trouvent leur origine, non pas tant dans l'histoire précoloniale, ni dans le type de colonisation, que dans l'époque et la durée de celle-ci. Ainsi l'Algérie, malgré le caractère paysan de son insurrection, la Tunisie, malgré le caractère bourgeois libéral du bourguibisme, le Maroc, malgré le caractère aristocratique et traditionaliste de l'Istiqlal, convergent tous trois aujourd'hui vers un étatisme national. L'analyse des politiques économiques des trois Etats, celle des forces politiques et des idéologies achèvent de fournir le cadre d'une appréciation critique objective des perspectives.
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Extrait

Les données de la géographie et de l’histoire


Le relief, le climat et la végétation permettent de distinguer dans chacun des trois pays un domaine méditerranéen et un domaine des steppes.
Le Maroc atlantique est fait de deux ensembles de plaines — celles de Fès, Meknès et du Gharb, le long du bassin du Sébou, au nord, et celles du Tadla et du Haouz au sud, aux pieds de l’Atlas — séparées par un plateau, la Meseta marocaine. Les pluies y sont encore très fortes au nord de la latitude de Casablanca : de 400 à 600 mm, insuffisantes au sud, sauf le long d’une étroite bande côtière de Casablanca à Safi et au pied de l’Atlas. Un Maroc atlantique, où une agriculture méditerranéenne intensive est possible, dessine ainsi un vaste croissant ouvert sur le sud-ouest, dont le ventre élargi, les plaines du nord, constitue la partie potentiellement la plus riche de cet Etat. De Tanger à Agadir le climat est doux et égal : la moyenne est de 17°, celle de janvier de 11° et celle d’août de 22°, accusant ainsi une amplitude de 11° seulement, du fait que la partie sud de la côte, face à Essaouira (Mogador), Safi et El Jadida (Mazagan), est rafraîchie par le courant froid des Canaries. Vers l’intérieur, les amplitudes sont un peu plus fortes : 17° à Fès et 20° à Taza.


En Algérie, une longue chaîne côtière, l’Atlas tellien, large de 70 à 150 km, enserre de petites plaines côtières — le Sahel d’Oran et la plaine du Chelif, la Mitidja d’Alger, la plaine de Bône. A l’ouest d’Alger, la chaîne (qui prend les noms de Tessala, d’Ouarsenis et de Dahra) est moins élevée qu’à l’est, dans les Kabylies (massifs du Djurdjura, Biban et Babor) où elle culmine à 2 308 mètres. Au sud, le vieux socle saharien a été relevé en une série de chaînes qui constituent l’Atlas saharien : d’ouest en est, les Monts des Ksours (point culminant : 2 236 m), le Djebel Amour, les Monts des Ouled Naïl, les Monts du Hodna et de l’Aurès (point culminant de l'Algérie : 2 329 m). Dans l’est du pays, à partir du Hodna, l’Atlas tellien et l’Atlas saharien se confondent dans une zone heurtée de petites montagnes et de hautes plaines. A l’ouest, au contraire, les deux chaînes s’écartent largement, enserrant une vaste zone de hautes plaines.
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