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Yasmina KHALIL
Le mariage Chronique d’une famille ordinaire
/ Littérature
Rue des Écoles
LE MARIAGE
Rue des Écoles
Le secteur « Rue des Écoles » est dédié à l’édition de travaux personnels, venus de tous horizons : historique, philosophique, politique, etc. Il accueille également des œuvres de fiction (romans) et des textes autobiographiques.
Déjà parus
Javeau (Claude),Une vie illustre, roman, 2015.
Échard-Fournier (Anne-Marie),L’été en ce jardin,roman, 2015. Mirallès (Pierre),Hystérésis, récits, 2015. Aufan-Benazeth (Nicole),Les crapauds-buffles, nouvelles, 2015. Mottelay (Candice),La mer de mon père, récit, 2015. Chessex-Viguet (Christiane),Penser l’école, essai, 2015. Antoni (Petru),Le petit mousse d’Aboukir, roman, 2015. Thurmel (Thierry),La distance du corbeau, roman, 2015. Isabelle Guyon,Le Grain du Temps, récit, 2015. De Beaucoudrey (Olivier),Hippo Valley, récit, 2015. Bestard (Gérard), Les tribulations d’un petit prof d’allemand, récit, 2015. Sezionale Basilicato (Isabelle),L’égide du papillon, roman, 2015

Ces douze derniers titres de la collection sont classés par ordre chronologique en commençant par le plus récent. La liste complète des parutions, avec une courte présentation du contenu des ouvrages, peut être consultée sur le site www.harmattan.fr
Yasmina Khalil
Le mariage
Chronique d’une famille ordinaire
© L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Pariswww.harmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-343-06856-5 EAN : 9782343068565
À mes enfants chéris :
Nadia, Amal, Zineb et Reda
1 ---------Moi, Sofia la cadette : une famille ordinaire
J’aime ces moments où le temps semble suspendu, où la maison baigne dans un grand calme. Ce sont des instants fugaces et rares chez nous où les cris et les portes qui claquent sont notre lot quotidien. Je savoure ces plages de silence avec une certaine volupté. J’imagine notre intérieur comme une maison de pou-pées dont on retire la façade pour voir d’un seul coup d’œil toutes les pièces. Je visualise. Au rez-de chaussée, dans le petit salon, mon père, que * nous appelons Abi, reçoit Si Brahim, lefquihnotre de mosquée. J’ai déposé, il y a quelques minutes, devant Abi le plateau de thé. Il sert le breuvage chaud. Je reviens avec une assiette de petits gâteaux secs. Lefquihs’empare d’un biscuit. Il mord dedans avec avidité. Le gâteau s’effrite et les miettes viennent se parsemer sur sa barbe plus poivre que sel. Il aspire son thé à grands coups de langue bruyants. Mon père proteste : «Un homme doit boire son ** thé sans faire de bruit.» Lefquihrit : «El Haj , j’aime boire le thé très chaud et c’est la seule façon de ne pas me brûler.» Mon père hausse les épaules. Je perçois la fébrilité dufquih. Il est aux aguets. J’aperçois son prol au nez camus qui se
* ErudîT musulman ** Celuî quî a efecTué le pèlerînage à la Mecque
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