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Le message d’Un cours en miracles

De
472 pages
Au milieu des années 1970 était publié Un cours en miracles, un ouvrage autodidactique conçu pour vous aider à éliminer vos croyances conscientes et inconscientes dans le but de retrouver votre État naturel d’Amour, de Paix et de Joie Sans Limites. Le Cours est devenu depuis un Livre saint pour plus d’un million de personnes dans le monde qui ont pu vivre, grâce à lui, une transformation remplie d’amour vers une vie plus sereine. Or, même si le Cours a été rédigé dans une langue magnifique, il demeure un texte dense et métaphorique qui est parfois difficile à comprendre. Le message d’Un cours en miracles est une vulgarisation en langage clair, paragraphe par paragraphe, du Cours. Ce livre, qui s’adresse à toutes les personnes à la recherche d’un moyen simple et limpide d’accéder à une paix intérieure durable, fait ressortir le message rempli d’amour du Cours afin que vous puissiez en saisir plus rapidement toute la portée.
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Copyright © 2009 Elizabeth A. Cronkhite Titre original anglais : The Message of A Course in Miracles Copyright © 2014 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec John Hunt Publishing Ltd. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Miville Boudeault Révision linguistique : Féminin pluriel Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Fannie Legault Poisson Conception de la couverture : Matthieu Fortin Photo de la couverture : © Thinkstock Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-89752-058-8 ISBN PDF numérique 978-2-89752-059-5 ISBN ePub 978-2-89752-060-1 Première impression : 2014 Dépôt légal : 2014 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque Nationale du Canada Éditions AdA Incl 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 wwwlada-inclcom info@ada-inclcom Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC.
Conversion au format ePub par:
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Préface
Dieu, Être infini, n’a pas de forme. Seul Dieu est Réel. Vous êtes éternellement uni à Dieu. L’oublier crée dans votre esprit un monde de manque, de restrictions et de souffrance. Se le remémorer restaure l’Amour, la Paix et la Joie, sentiments naturels de votre Être infini en Dieu. L’unique dessein que le monde que vous percevez entretient à votre endroit est d’être indulgent par rapport à cette perception de séparation avec Dieu. Pardonner à ce monde vous permet de vous rappeler que vous ne faites qu’Un avec Dieu. Voici le message d’amour que proposeUn cours en miracles, une méthode conçue pour vous aider à vous défaire de toutes vos croyances conscientes et inconscientes en séparation avec Dieu afin que vous puissiez reprendre conscience de votre Unité avec Dieu. Si l’un des oQjectifs explicites du Cours est de vous aider à retrouver Dieu plus rapidement, le style du Cours, en particulier le texte principal qui présente les fondements théologiques s’appliquant à l’ensemQle du Cours, présente de longs défis.. Si vous avez essayé de lire le Cours et que vous l’avez trouvé trop dense et trop difficile, vous n’êtes pas la seule personne dans ce cas. C’est un texte dense et difficile, même pour les étudiants expérimentés. Et si vous êtes déjà un étudiant du Cours, vous avez peut-être l’impression que la compréhension de son message dans sa totalité demande trop de temps. Les défis présentés par le style du Cours n’offrent aucun avantage particulier au lecteur. Décrypter le Cours est une tâche ardue sur le plan intellectuel qui demande du temps alors que seule sa mise en application permet une transformation véritaQle ; dès lors, cette voie est déconseillée à l’étudiant moyen. C’est pour cette raison que j’ai vulgarisé le texte du Cours en utilisant un vocaQulaire clair et en me Qasant sur son message central d’amour de votre Unité avec Dieu. C’est en 1984 que j’ai commencé l’étude d’Un cours en miracles. J’avais alors eu l’impression que d’une certaine manière, c’était moi qui en avais été l’auteure. Ce texte m’était Qien connu sans que j’en connaisse le contenu. J’avais l’impression qu’il existait un lien entre le Cours et ma mission dans le monde, et qu’un jour, je ferais davantage que simplement l’étudier. Comme j’ignorais exactement quelle forme cela allait prendre, je suis allée de l’avant en l’étudiant avec le Saint-Esprit. Rapidement, j’ai fait l’expérience d’une Unité avec Dieu grâce aux révélations directes et dans le monde par l’entremise du miracle de la sainte relation. Mes expériences d’Unité n’appartenaient pas à ce monde et ne ressemQlaient en rien aux autres expériences que j’y avais vécues, et pourtant, elles m’étaient Qeaucoup plus connues que tout ce qui existe dans le monde. Les révélations m’ont enseigné que seul Dieu est Réel ; le miracle de la sainte relation m’a fait prendre conscience que ce que je perçois n’existe que dans mon esprit et que c’est à moi de choisir de faire l’expérience de la séparation ou de l’Unité. Après ces expériences, j’avais le sentiment, à tort ou à raison, que ma lecture d’Un cours en miraclesétait d’une certaine manière différente de celles des autres étudiants. Par exemple, le Cours n’était pas quelque chose d’uniquement théorique pour moi, car j’avais vécu tout ce qu’il révèle à un niveau présent à l’intérieur de moi-même dont j’ignorais auparavant l’existence. De plus, je ne connaissais aucun autre étudiant qui, à l’époque, parlait de cette expérience d’Unité avec Dieu ou avec autre chose dans le cadre d’une sainte relation. Personne ne parlait du conflit profond suscité par cette expérience d’Unité dans un esprit qui valorise encore la séparation. J’avais Qesoin de faire valider mes expériences tout en redoutant qu’elles soient validées. Je sentais que les expériences d’Unité que j’avais vécues avaient été une Qénédiction totale, une source de Joie pure, et aussi une malédiction. Je savais que j’avais fait l’expérience de la Vérité et j’en étais reconnaissante, mais j’étais aussi en colère, car le monde que j’aimais perdait sa valeur à mes yeux alors que je n’étais âgée que de vingt ans et que je n’avais pas encore eu la
chance d’y réaliser mes rêves. Pendant de nomQreuses années, j’ai étudié le Cours uniquement sur le plan intellectuel, cherchant ainsi à garder mes distances avec cette expérience d’Unité. Je ne comprenais que peu de choses du Cours, une QriQe ici et là, sans avoir de vue d’ensemQle. Puis, après une quinzaine d’années, j’ai finalement cessé de résister à ces expériences. En lisant le Cours à travers mon ouverture à la Réalité de mon Unité avec Dieu, la cohérence du Cours a commencé à se préciser. Cette nouvelle clarté ressemQlait davantage à un cadeau que l’on m’offrait plutôt qu’à une chose à laquelle j’étais parvenue. J’ai lu le texte une nouvelle fois à partir du déQut et j’ai « mis à l’épreuve » ce message unifié comme s’il s’agissait de la « clé » du « code » du Cours. Cela m’a permis de franchir la Qarrière formée par les mots denses, difficiles et en apparence incompréhensiQles pour accéder directement au contexte gloQal du Cours. Plus j’acceptais ce que mes expériences d’Unité m’avaient révélé (que seul Dieu est Réel), plus concis et plus simple le message du Cours apparaissait. J’ai alors pu faire l’expérience de ce que le Cours énonce comme un autre de ses oQjectifs : m’aider à distinguer la Vérité de l’illusion. Au fur et à mesure que ce message cohérent d’Unité devenait plus clair en moi, le Saint-Esprit me poussa à l’enseigner aux autres étudiants du Cours. J’ai commencé en animant un groupe d’étude, puis après avoir reçu une formation comme mentor, j’ai offert mes services aux étudiants qui souhaitaient économiser temps et effort dans leur quête d’une Paix duraQle. J’ai créé des Qlogues, unQulletin et des Qrochures pour clarifier le message du Cours, mais j’ai constaté par la suite que les étudiants étaient toujours incertains et frustrés. Ils s’enlisaient dans leurs efforts lors de leur étude quotidienne à cause du vocaQulaire employé. À la fin de 2007, j’ai été encouragée par le Saint-Esprit à mettre en mots, paragraphe par paragraphe, le message cohésif que je lisais dans le texte. Surprise par le concept, j’ai d’aQord fait un essai en vulgarisant les premiers paragraphes de la deuxième partie du premier chapitre. J’ai immédiatement ressenti une satisfaction que je n’avais pas éprouvée lors de mes premières tentatives de clarification du Cours. Cela apportait une clarté là où c’était le plus nécessaire : directement dans la lecture du texte lui-même. Pendant que je travaillais à la vulgarisation du texte avec l’aide du Saint-Esprit, j’ai compris que cela représentait le point culminant de mon sentiment que le Cours était l’œuvre de ma vie, des leçons tirées de mes expériences d’Unité, et de la clarté tout aussi soudaine qu’incroyaQle que j’avais fini par accepter après 15 ans d’étude. Cette vulgarisation vise non seulement à aider les personnes qui étudient l’œuvre originaleUn cours en miracles, mais se veut également un enseignement spirituel en soi. Le message d’amour est le même dans cette vulgarisation que dans le livre original tout en étant plus accessiQle. Vous pouvez choisir de le lire sans lire l’original. C’est pour cette raison que vous trouverez dans les pages qui suivent une introduction àUn cours en miracles. uelle que soit la façon avec laquelle vous utiliserez ce livre, je vous souhaite que ce retour vers Dieu vous permette de trouver la paix. Liz Cronkhite Las Vegas, Nevada, 2009
Qu’est-ce qu’Un cours en miracles2
Un cours en miraclesest l’une des nombreuses méthodes destinées à éveiller de nouveau votre conscience au fait que seul Dieu est Réel et que vous ne faites qu’Un avec Dieu. Votre choix d’être séparé de Dieu — votre Être véritable — crée dans votre esprit un monde de séparation rempli de manque, de souffrance, de solitude, d’attaque, de culpabilité, de peur et de désœuvrement. Le Cours provient de votre Moi véritable, du Christ dans votre esprit, de la partie de vous qui est une Partie éternelle de Dieu, en réponse à votre appel pour la Paix et à la fin de la souffrance. C’est vous qui, de plein gré, choisirez le moment où vous apprendrez les enseignements du Cours ; par contre, c’est le Saint-Esprit qui se trouve en vous qui détermine si le Cours, ou toute autre voie, représente pour vous le moyen le plus approprié d’apprendre ces leçons. Le Cours comporte trois parties : le texte (la théorie), le cahier d’exercices (la pratique) et le guide pour les enseignants (la voie). Il existe également deux manuels supplémentaires : Psychotherapy : Purpose, Process and Practice etThe Song of Prayer : Prayer, Forgiveness, Healing. Ces livres utilisent un langage très figuré qui reprend des termes religieux d’usage courant en leur donnant un sens nouveau rempli d’amour. Par exemple, le mot « Christ » désigne non seulement Jésus, mais également la partie de votre esprit qui est éternellement unie à Dieu. Les mots « Père » et « Fils » signifient Dieu dans son Entièreté et la Partie de l’Entièreté de Dieu. LeCourségalement des distinctions pour clarifier son sens : créer utilise signifie « être uni avec » ; construire signifie « mettre au monde ». Par conséquent, la Création de Dieu est l’extension de l’Être de Dieu, et vous en faites partie en Vérité. Tout le reste a été construit non pas par Dieu, mais par l’idée fausse que ce qui est Tout a son opposé. Le Cours enseigne que le péché n’existe pas, car à aucun moment la séparation d’avec Dieu que vous percevez faussement ne devient votre réalité. Cette perception est une erreur à corriger, et non un châtiment. Le Cours ne préconise aucun style de vie particulier, car le monde n’est à aucun moment votre réalité et les gestes que vous posez dans ce monde n’ont aucun effet sur Dieu. Or, de toute évidence, vous croyez faire partie d’un monde, et là réside la source de toute votre souffrance et de votre sentiment de manque. Le Cours vous aide à vous en défaire en vous enseignant à différencier la Vérité (Dieu) de l’illusion (tout le reste) et en vous enseignant à faire la distinction entre les systèmes de pensée du Saint-Esprit (votre Christ Esprit) et l’ego (l’esprit individuel). Grâce aux conseils du Saint-Esprit, vous pardonnerez à la perception qu’être séparé de Dieu est le seul objectif que le monde a pour vous. En étendant l’Amour de Dieu à votre conscience (le miracle), vous vous guérirez de cette impression d’être séparé de Dieu. Lorsque le pardon est complet, votre esprit est guéri et prêt à accepter de nouveau l’Entièreté de Dieu. Chaque fois où vous apprenez par vous-même ce que vous croyez être et, ce faisant, que vous vous débarrassez de ce sentiment d’être séparé de Dieu, vous devenez ce que le Cours appelle « un enseignant de Dieu ». L’origine d’Un cours en miracles
re À partir du milieu des années 1960, la D Helen Schucman, pédopsychologue, a écritUn cours en miraclespar le biais d’un processus de dictée intérieure. Elle a identifié la Voix qui s’adressait à elle en pensée comme étant Jésus. Comme le Cours l’enseigne, Jésus est maintenant entière ment associé au Christ Esprit, et vous pouvez considérer la Voix du Cours comme représentant re le Christ, ou Saint-Esprit, dans votre esprit, que la D Schucman représente sous la forme de Jésus. re La D Schucman se considérait elle-même comme le « scribe » et désignait Jésus comme « r l’auteur » du Cours. Elle a reçu l’aide d’un collègue, le D Bill Thetford, qui dactylographiait le
Cours pendant qu’elle lisait ses notes. Le travail de rédaction a duré environ dix ans etUn cours en miraclesa été publié en 1975.
Àpropos de la vulgarisation
Voici une vulgarisation de la première édition du texte d’Un cours en miracles. Elle a été écrite dans un langage clair, direct et d’usage courant afin de faciliter la compréhension du message livré par le Cours. Il ne s’agit pas simplement d’une vulgarisation littérale du texte dans un vocabulaire plus accessible. C’est également une interprétation du texte à la lumière de son message tout entier et à travers la propre expérience d’Unité de l’auteure par l’entremisede la Révélation de Dieu et au sein d’une sainte relation. Outre l’évidente déconstruction du langage figuré et dense utilisé dans le texte original, le contenu de cette vulgarisation peut sembler en apparence très différent du texte de départ alors qu’en réalité, il propose uniquement une simplification du contenu original. Par exemple, le texte original semble souvent s’adresser à vous à deux niveaux, c’est-à-dire à cheval entre votre perception du monde en tant que réalité et la nécessité pour vous de reconnaître que le monde n’est qu’une perception dans votre esprit, car Dieu est votre Réalité. Comme il vous offre un rôle dans vos relations avec les autres dans votre perception selon laquelle vous faites partie de ce monde, une lecture superficielle pourrait vous laisser croire que vous êtes responsable du salut d’autrui. Or, cette vulgarisation vous amène immédiatement à une lecture plus approfondie en faisant remonter à la surface dès le départ le contexte global du Cours et en s’adressant à vous uniquement à partir de ce niveau. Elle met l’accent sur votre quête intérieure et s’adresse uniquement à votre esprit, là où vous devez corriger votre perception d’être séparé de Dieu. Elle reconnaît que vous croyez appartenir à un monde en compagnie d’autres personnes, mais elle vous ramène constamment au fait que le monde et les autres n’existent que dans votre perception. Comme ils sont dans votre perception, ils sont dans votre esprit, et vous n’avez pas à les sauver. C’est votre esprit que vous devez sauver de la croyance en une scission entre « vous » et un monde qui semble extérieur à vous. Comme le texte original se présente en grande partie sous la forme d’un dialogue entre Jésus re et la D Helen Schucman, qui a joué le rôle de scribe, et qu’il porte essentiellement sur son expérience spécifique, cette vulgarisation cherche dans la mesure du possible à rendre le message du Texte de manière plus générale. Au besoin, la vulgarisation contient beaucoup de paragraphes qui offrent des éclaircissements qui ne se retrouvent pas dans le texte original. Ainsi, certaines idées sont mises de l’avant plus rapidement dans cette vulgarisation que dans le texte original. À l’occasion, pour préciser une idée, des exemples qui ne se retrouvaient pas dans le texte original sont proposés dans des notes présentées à la fin du livre. Par contre, des expressions comme « Vous n’avez pas encore pris conscience… » ont été conservées. Compte tenu du style conversationnel du texte original, il y a des paragraphes et des sections qui s’éloignent du sujet abordé de prime abord. La vulgarisation de ces passages est placée entre crochets [] afin de les isoler du contexte environnant. re r La D Schucman a entretenu une sainte relation avec le D Bill Thetford qui l’a aidée en dactylographiant le manuscrit pendant qu’elle lisait ses notes. Une sainte relation est une expérience d’Unité avec une personne que vous avez perçue comme étant à l’extérieur de vous-même. La leçon donnée par une sainte relation est que ces personnes ne sont pas séparées de vous, mais qu’elles font partie de votre Esprit. Alors que l’expériencereste la même, d’Unité chaque expression de sainte relation dans le monde est unique. Les docteurs Schucman et Thetford étaient tous les deux conscients de leur sainte relation qui a mené à une expérience réciproque où chacun ressentait l’expérience vécue par l’autre. Comme beaucoup d’étudiants n’ont pas la chance de vivre une sainte relation réciproque avec une autre personne, les passages du texte original qui traitent de ces aspects spécifiques de la sainte relation entre les docteurs Schucman et Thetford ont été traduits en termes plus généraux et dans quelques cas, des phrases entières ont été omises. Lorsque ces omissions étaient significatives, elles ont été