Le métier d'agronome

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Les agronomes répondent aux besoins croissants qu'a l'Humanité de se nourrir . La profession d'agronome n'a pas toujours sa vraie place dans la société. Cet ouvrage est une "réflexion sociologique" de la profession d'agronome. Un "plaidoyer" pour la valorisation ou la revalorisation de cette profession. Un ouvrage de "référence", de "vulgarisation" et de "sensibilisation" sur le choix d'un métier ou d'une profession.
Publié le : dimanche 1 novembre 2009
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EAN13 : 9782336276748
Nombre de pages : 197
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À Joute, qui devient l’une de mes plus grandes sources d’inspiration, Maman, qui m’a enseigné le métier d’agriculteur dès mon plus jeune âge, Mes frères et sœurs, mes cousins et cousines, mes neveux et nièces, mes camarades et mes amis (es) qui restent comme un rock solide autour de moi.

REMERCIEMENTS

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e métier d’agronome n’aurait peut-être pas vu le jour sans la contribution, la collaboration et le soutien incontestables d’un ensemble de personnes. Ainsi, je voudrais remercier très sincèrement : Jean Max Dimitri Norris, Ingénieur-Agronome, Professeur à l’université, qui fut le premier à réagir sur le document et dont les remarques et suggestions sont très pertinentes. C’est lui qui estime que ce document est un « plaidoyer » pour la profession d’agronome en Haïti ; Jocelyne Trouillot-Lévy, Rectrice de l’Université Caraïbe, qui pense que cet ouvrage est une « réflexion sociologique » sur la profession d’agronome en Haïti ; Elelyne Trouillot-Ménard pour sa précieuse contribution dans la relecture du texte ; Michel Acacia, pour ses conseils combien utiles et pertinents sur le texte. En dépit de ses multiples occupations, il a su réagir avec exactitude et
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LE MÉTIER D’AGRONOME

promptitude. Il est de ceux qui me « propulsent » et m’encouragent ; • • Jude Monome pour les travaux de mise en page ; Ashley Pierre, ma nièce de 15 ans (9e année fondamentale), qui prenait toujours un réel plaisir à lire et à relire à haute voix ce document, pendant que moi, j’écrivais et réfléchissais à chaque mot, phrase, paragraphe et chapitre ; Ismith Pierre, qui est l’une des premières lectrices et admiratrices de mes écrits Fednel Alexandre, qui m’a beaucoup aidé et conseillé dans la liaison avec la maison d’édition ; Mirlande F. Manigat Vice Rectrice de l’Université Quisquéya, pour son encouragement et ses suggestions concernant la signature du contrat d’édition ; Lévy Télus, Henry Sainvil, Jean-Verdieu Nelson, Eunide Alphonse et tous les autres collègues de bureau qui me poussent à publier ; Juline Pierre (Joute) qui discrètement éprouve toujours une grande joie rien qu’en voyant mon nom associé au titre de cet ouvrage ; Mes anciens camarades, notamment Yves Angrand, Bruno Anel, Edrice Eujeune… et Luckner Pompilus qui attendent avec impatience la publication de ce livre qu’ils qualifient de « livre de référence » ;

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REMERCIEMENTS



Mes étudiants de l’Université Caraïbe et de l’Institut Universitaire de Formation des Cadres (INUFOCAD) dont l’un m’a inspiré un chapitre ; Ma maman, Mme Thérilien Pierre, pour son amour et l’éducation qu’elle m’a donnés ; Enoque, Djimy, Admann et Moise PIERRE pour leurs conseils et leurs supports ; Tous ceux et toutes celles qui ont participé dans la « collecte de fonds » pour le paiement du service de la relecture et de la mise en page du livre (les familles Daus, Déris, Dieujuste, Dorestant, Joseph, Marcellus, Monès, Phanord, Pierre, Toussaint, Trouillot-Ménard, Ulysse… Et Ferme JERIBA). Qu’ils trouvent ici l’expression de mes plus profondes gratitudes ! Tous ceux et toutes celles qui liront ce document ou qui ont contribué à sa réalisation.

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SOMMAIRE

Préface Introduction Les agronomes sont des hommes-fèy ou mangent des « feuilles » Le métier d’agronome est un métier « fermé » « Les agronomes sont des gens bornés » « Un agronome c’est un diable » En route pour la Belgique : août 2005 Juillet 2004 : République dominicaine Les agronomes sont souvent traités de bureaucrates L’agronome, la bête noire des paysans Témoignage d’un paysan de Montrouis Témoignage d’un paysan de Jean Rabel Le retour en milieu rural ? Qui doit aller ou retourner en milieu rural ? Pourquoi aller ou retourner en milieu rural ?

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LE MÉTIER D’AGRONOME

Quand aller ou retourner en milieu rural ? La question du retour en milieu rural concerne-t-elle seulement les agronomes ? L’hypocrisie derrière la question du retour en milieu rural Métier ou profession ? Comment choisir un métier ou une profession ? Pourquoi ai-je choisi le métier d’agronome ? Un petit « génie » ne saurait se faire agronome Un peu plus de modestie Un choix constamment contesté Le rôle de l’agronome Nourrir les habitants de la terre Assurer la sécurité alimentaire Encadrer les paysans Comment revaloriser la fonction d’agronome ? Actions à mener par les agronomes Actions à mener par les institutions supérieures d’agronomie Actions à mener au niveau social Actions à mener au niveau politique Conclusion Bibliographie

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SOMMAIRE

Liste des figures Figure 1 : Culture associée de canne à sucre et de tomate sur billon pratiquée par les agriculteurs de Montrouis en zone marécageuse Figure 2 : La souche d’un figuier déraciné par une intempérie dans la nuit du 7 au 8 juillet 2007 à Montrouis Figure 3 : Mode de semis de la canne à sucre au niveau de Montrouis Figure 4 : Emeutes de la faim à Port-au-Prince avril 2008

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PRÉFACE

e titre de cet ouvrage pourrait suggérer à ceux et celles qui s’intéressent aux sciences agronomiques (étudiants, professionnels par exemple) qu’il s’agit d’un ensemble de « recettes magiques ». Comme si tout ce qui concerne le métier d’agronome se trouverait dans ce livre ! Ce n’est certes pas le cas. Le métier d’agronome n’est pas un ouvrage technique. Donc, il ne peut pas combler les attentes d’un technicien ou d’un profane en quête de « savoir-faire » lui permettant d’être plus performant dans ce domaine. C’est plutôt un ouvrage de vulgarisation, de sensibilisation et de motivation. En toute franchise, Le métier d’agronome est écrit pour ceux qui n’ont pas une idée précise de cette science et qui veulent acquérir une certaine connaissance de ce sujet. Pour sensibiliser et motiver des élèves, ce document peut servir de référence. En effet, une fois terminés avec leurs études classiques, ces derniers doivent choisir une profession. Je suis conscient que cette orientation doit se faire et peut se faire même bien avant la fin du cursus classique.

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LE MÉTIER D’AGRONOME

Comme vous allez le découvrir vous-mêmes en lisant ce livre, la majorité des gens qui tirent à bout portant sur le métier d’agronome ne possèdent pas de connaissances réelles sur les sciences agronomiques. Ils n’arrivent même pas à faire la distinction entre l’agronomie et l’agriculture ; ils ne différencient pas l’agronome de l’agriculteur. Je pense sincèrement qu’il n’existe pas de métier passepartout. Avec les études appropriées, et beaucoup de motivation, il est possible de réussir dans n’importe quel domaine; pourvu qu’on définisse un certain nombre d’objectifs à atteindre ; pourvu qu’on développe un amour pour ce que l’on fait ; pourvu que l’on cherche des modèles sans pour autant être esclave de ces derniers. Les professionnels du métier peuvent aussi tirer profit du document : ils peuvent le « donner en cadeau ». Je reprends ici exactement les mots d’un jeune agronome qui estime que chaque collègue-agronome devrait avoir cet ouvrage dans leur « sac » pour pouvoir l’offrir en cadeau aux amis, aux collègues et à toute autre personne hors du domaine. Il me semble que cet ouvrage exprime leurs préoccupations et leurs attentes. Il me semble aussi que ce livre vient combler un vide au niveau de la profession en termes d’ouvrage de vulgarisation. Mais, cette fois-ci, cette vulgarisation n’est pas constituée d’un ensemble de « paquets techniques » destinés à une application en milieu paysan. Le paysan n’est pas sa cible. Si elle en a une, c’est surtout la société dans son ensemble. Ainsi, le langage utilisé dans ce document est très familier et facilement compréhensible. Pour reprendre les mots du Dr Rodrigue Grégoire, un collègue-agronome du Québec qui
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PRÉFACE

a lu le document, « le style est vivant et les commentaires sont pertinents ». Les premières parties mettent surtout l’emphase sur la perception des gens vis-à-vis de la profession d’agronome. On y trouve la perception des agronomes eux-mêmes, de même que celle des paysans ou du simple citoyen. Ensuite, la problématique sur la question du retour au « monde rural » est soulevée. Elle est accompagnée d’une analyse de cette question et de recommandations. Une autre partie de cet ouvrage est consacrée à une réflexion sur la question du choix, notamment dans le cadre d’une profession ou d’une carrière. Cette partie ouvre une porte bien large à tous ceux qui s’intéressent à la question du choix après la fin de leurs études classiques ou dans leur vie professionnelle. Des exemples personnels l’enrichissent. Sur la recommandation de plusieurs collègues, un chapitre sur le rôle de l’agronome a été introduit tardivement, non pas pour fournir une liste exhaustive des rôles de l’agronome mais plutôt pour faire comprendre la valeur de cette profession. Finalement, un plaidoyer est fait pour la revalorisation de la profession d’agronome avant d’aboutir à une conclusion. Cependant, ce plaidoyer peut s’appliquer à n’importe quelle autre profession. Il suffit de transposer les propositions faites dans ce document à un autre domaine et voilà ! Bonne lecture ! Absalon PIERRE Delmas, le 18 juin 2009
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