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Le partenariat Europe-Afrique dans la mondialisation

De
376 pages
Voici les parcours historiques des relations entre Africains et Européens depuis environ cinq siècles. L'ouvrage propose une nouvelle organisation de l'Afrique sur ses cinq régions, en vue d'exploiter et rentabiliser leurs immenses richesses naturelles pour la relance de leur développement économique et social. L'Europe peut y contribuer par le savoir-faire industriel et la maîtrise des technologies qui manquent à l'Afrique. Le partenariat entre l'Europe et l'Afrique devient alors l'une des clés de succès dans la mondialisation.
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LE PARTENARIAT EUROPE-AFRIQUE
DANS LA MONDIALISATION
Enel NkuNzumwami
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   LE PARTENARIAT EUROPE-AFRIQUE
DANS LA MONDIALISATION
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Études africaines Collection dirigée par Denis Pryen et François Manga Akoa  Dernières parutions
 Alphonse MAKENGO NKUTU, Droit constitutionnel et pouvoir exécutif en RDC (1 re et 3 e République) , 2012. Alphonse NKOUKA-TSULUBI, 50 ans de politique extérieure du Congo-Brazzaville , 2012. Dingamtoudji MAIKOUBOU, Les noms de personnes chez les Ngwabayes du Tchad , 2012 Abderrahmane NGAÏDÉ, Lesclave, le colon et le marabout. Le royaume peul du Fuladu de 1867 à 1936 , 2012. Casimir Alain NDHONG MBA, Sur la piste des Fang. Racines, us et coutumes , 2012.  Boubakari GANSONRE, Archives dAfrique et communication pour le développement , 2012. Angelo INZOLI, Le développement économique du Burundi et ses acteurs, xixe-xxe siècle , 2012. Djibril DIOP, Les régions à lépreuve de la régionalisation au Sénégal. État des lieux et perspectives , 2012 Vitaly TCHIRKOV, La Guinée face au handicap. La problématique des déficiences motrices à Conakry , 2012 Mohamed Lamine MANGA, La Casamance dans lhistoire contemporaine du Sénégal , 2012. Roda NNO et Alice ATERIANUS-OWANGA,  Akamayong-Nkemeyong. Recueil de textes de rap en langue fang nzaman , 2012.  Théodore Nicoué GAYIBOR (dir.), Cinquante ans dindépendance en Afrique subsaharienne et au Togo , 2012. Christian Thierry MANGA, Le Sénégal, quelles évolutions territoriales ? , 2012. Ndeye Maty Sene, L e commerce des produits maritimes et fluviaux au Sénégal de 1945 à nos jours , 2012. Tiéman DIARRA, Santé, maladie et recours aux soins à Bankoni, Niarela et Bozola (Mali). Les six esclaves du corps , 2012. Tiéman DIARRA, Paludisme, cultures et communautés. Le cri du hibou , 2012. André SAURA, 1975, une année sans pareille à Madagascar , 2012. Coordonné par Céline LABRUNE-BADIANE, Marie-Albane de SUREMAIN et Pascal BIANCHINI, Lécole en situation postcoloniale , 2012.  
Emmanuel Nkunzumwami
 
 
 
LE PARTENARIAT EUROPE-AFRIQUE
DANS LA MONDIALISATION
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 LHarmattan  
 
Du même auteur et chez le même éditeur   La Tragédie rwandaise  Historique et Perspectives, janvier 1996.  La Nouvelle dynamique politique en France, novembre 2007.  La Montée de lextrême droite en France, novembre 2012.              © LHARMATTAN, 2012 5-7, rue de lÉcole-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-99820-9 EAN : 97822961998209
I.  Introduction
LAfrique du XXI ème  siècle revient dans la mondialisation par la fenêtre de léconomie. A ceux qui sinterrogent encore sur la place de lAfrique dans lhistoire du monde, nous répondons quen réalité lAfrique nétait jamais sortie de lhistoire , puisquelle a toujours été un des acteurs de lhistoire du monde. Le présent ouvrage présente les relations historiques entre lAfrique et le monde, oriental et occidental, à travers les péripéties quelle a traversées et les humiliations quelle a subies. Les Africains ont ap pris que la dignité et le respect ne se donnent pas, mais quils se conquièrent tous les jours. Ils ont tissé des relations très anciennes avec lEurope et avec le reste du monde, des relations qui nont pas souvent été construites dans le respect de la dignité des peuples, et que nous avons essayé de rappeler dans cet ouvrage. Aujourdhui, la nouvelle mondialisation par léconomie, et non par la traite négrière ou lesclavage ou la colonisation, est une chance pour lAfrique quelle pourra saisir pour acc omplir son développement économique et social. Dans cet ouvrage, nous rappelons que depuis lantiquité, les Noirs africains navaient jamais eu lopportunité de choisir leurs partenaires pour leur développement. La traite arabe sest imposée à eux, les a meurtris et humiliés. Les déportations des Noirs africains vers les comptoirs commerciaux de lAsie ont été négociées entre les marchands desclaves, pour des destinations que ces négociants choisissaient et pour un voyage sans retour vers des terres lointaines inconnues de ces captifs. La traite transatlantique a suivi la même logique, pour des mêmes finalités mais avec une pratique industrielle. Les Noirs africains deviennent alors des « marchandises », des objets qui séchangent sur le marché entre les intermédiaires chargés de capturer les captifs, les commerçants des comptoirs, les négociants et leurs bateaux négriers, et les utilisateurs propriétaires des mines et des exploitations agricoles qui achètent ces « outils industriels » pour lusage de ces r essources dans leurs entreprises et la rentabilisation économique de ces moyens de production. Ce commerce triangulaire a apporté dénormes profits économiques et financiers aux Arabes et aux Européens pendant plusieurs siècles. Nous rappelons les conditio ns dexploitation commerciale de la traite négrière et de lesclavage,
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la pratique du commerce triangulaire et les souffrances endurées par les esclaves entre leur capture sur leurs terres en Afrique et leur déportation en Amérique et dans les Antilles, puis nous discutons du processus dinterdiction puis dabolition de la traite et de lesclavage dans les colonies européennes dAmérique. Les conflits européens sont évoqués entre le début des conquêtes napoléoniennes et la fin de la deuxième guerre mondiale, dans laquelle un grand nombre dAfricains ont été enrôlés pour défendre les terres européennes et les positions de leurs colonisateurs en Afrique. Auparavant, nous ouvrons le débat sur les effets du congrès de Vienne de 1815 en Europe et de la Conférence de Belin de 1885 sur le destin de lAfrique. La traite négrière et la déportation des esclaves disparaissent, mais les Européens inaugurent le partage et la colonisation « officielle » de lAfrique.    Au cours des deux guerres mondiales initiées par et entre Européens, les Africains sont priés de sortir des exploitations agricoles, des mines, et des domiciles des Européens en Afrique, en Amérique et en Europe pour aller défendre les terres de leurs maîtres, loin de leurs propres terres. Placés en première ligne, ils servent de boucliers humains ou de chairs à canons sur les champs de bataille, dans des hivers rigoureux inconnus en Afrique. Jusquaux dates des indépendances, les Africains navaient jamais choisi leur destin, leurs partenaires et leurs maîtres ; ils se sont imposés à eux. Après leur indépendance, au cours des premières décennies, les Africains se sont souvent égarés dans des querelles de pouvoir à travers les coups dEtat, des dictatures dappauvrissement, des choix des idéologies politiques  inadaptées à leurs cultures, à leurs besoins et à leur histoire. Les années 1960 à 2000 seraient considérées comme « la traversée du désert » pour les Africains en Afrique et dans différents pays du refuge. Abandonnés à eux-mêmes, sans éducation suffisante, sans maîtrise des techniques, sans politiques publiques de santé, sans infrastructures adaptées aux étendues des territoires, aux reliefs africains et au climat particulier de ce continent, les Africains se sont entredéchirés à travers les guerres civiles pour accéder à « la caisse du trésor  » constituée dargent, de ressources minières , gazières, pétrolières, et des honneurs du pouvoir. Les famines, la malnutrition, les corruptions, la mauvaise gouvernance des Etats et des collectivités publiques, les guerres de misère, la pauvreté et les épidémies se sont développées sur un continent, qui présente pourtant toutes les capacités dun « grenier mondial » pour nourrir des milliards dhumains sur la terre.  Tout au long des années qui ont suivi les indépendances africaines, le manque de cadres africains formés à la gestion de lEtat et à la conduite des affaires publiques comme à la gestion des entreprises, ainsi que labsence de stratégies construites et des ambitions claires de développement économique et social, ont provoqué les errances dans la gouvernance des Etats et des entreprises. Les anciennes métropoles européennes ont alors gardé la main
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pour gérer à distance, depuis leurs capitales en Europe, les pays dAfrique souvent livrés à des pilleurs nationa ux et des criminels de lHumanité qui on t massacré des civils innocents, et jeté des millions de leurs concitoyens sur les routes de lexil, transformant souvent des territoires des pays en immenses camps de réfugiés. Cette traversée du désert était incontournable et prévisible au regard des diverses situations économiques et socio-ethniques laissées par les anciens colonisateurs en Afrique. Cependant, les liens culturels qui se sont tissés entre les anciennes colonies et leurs métropoles, ont permis aux Af ricains dapprendre progressivement les sciences, les langues, la médecine, les techniques comptables et financières et de comprendre lorganisation du monde. Lusage du français, de langlais ou du portugais a permis aux Africains dapprendre , aux côtés de leurs anciens maîtres, la gestion de leurs pays et de lancer des explorations pour construire lavenir du continent. Aujourdhui quelques pays présentent les capacités réelles à intégrer le club des nouveaux pays émergents industriels, et ils évoluent dans toutes les appartenances culturelles du continent. Les principales puissances économiques émergentes du continent sont lAfrique du Sud, lEgypte, le Nigeria et le Soudan appartenant au monde anglophone ; lAlgérie et le Maroc appartenant au monde fran cophone ; et lAngola appartenant à la culture lusophone. Elles évoluent dans trois régions de lAfrique  : lEgypte, lAlgérie, le Maroc et le Soudan représenten t lAfrique arabo -musulmane au nord ; le Nigeria est à la tête des économies de lAfrique de l ouest au sein de la CEDEAO ; lAfrique du Sud et lAngola tirent les économies de lAfrique a ustrale rassemblées au sein de la SADC. LAfrique orientale , réunie dans la dynamique de lEast African Community, se prépare également à entrer dans la compétition de la mondialisation. LAfrique se réveille et se met en marche. Mais, pour réussir dans la compétition internationale, chaque pays isolé nen sera pas capable, en dehors de quelques pays déjà lancés dans la course. Par ailleurs, une autre erreur stratég ique serait de considérer l Afrique comme une seule entité ou comme un bloc homogène et comp act. Lorganisation gagnante est celle qui se construit sur des ensembles régionaux, autour des puissances motrices, partageant les mêmes ambitions industrielles au sein de ces ensembles. Les coopérations économiques et industrielles pourront ainsi se développer au sein des ensembles régionaux pour bâtir des stratégies intra-régionales, et de riches échanges commerciaux pourront enfin sorganiser dans les flux interrégionaux, à travers le continent africain. La carte suivante montre la situation géographique de chaque pays de ce continent, pour comprendre les paramètres qui président à la détermination d es régions dappartenance . Pour entrer efficacement dans la mondialisation , lAfrique doit sorganiser sur des espaces régionaux cohérents et bâtir des stratégies de convergence.
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