Le Présent de l'analyse

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Cet ouvrage parle du temps, du temps qui dure dans l'analyse, et de l'instant qui surprend, créateur ou tranquille. Les variations cliniques du temps sur le thème du temps rendent le lecteur sensible à un "travail du temps" : silences, détails répétitifs, changements de rythme dans le récit prennent sens autant que l'histoire manifeste et les traumatismes vécus. De l'analyse des passages à l'acte ou de l'illusion d'omnipotence surgit le sentiment de nostalgie et la saveur de l'instant.
Publié le : vendredi 1 mai 1998
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EAN13 : 9782296365384
Nombre de pages : 192
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LE PRESENT DE L'ANALYSE

Collection Émergences dirigée par Françoise Carlier et Michel Gault
L'émergence foisonnante des sciences humaines et sociales a bouleversé l'univers conceptuel trop exclusivement fondé sur les sciences de la nature et sciences exactes. Il importe désormais de bien gérer les effets d'un tel bouleversement. C'est ainsi que la collection Émergences veut baliser le champ illimité des recherches et des questions. Elle est constituée d'ouvrages de référence mais aussi d'essais d'écrivains chevronnés comme de jeunes auteurs. A la qualité scientifique elle tient à allier la clarté d'expression. Dernières parutions

Denise MOREL,Porter un talent, porter un symptôme. Claude NACHIN,Le Deuil d'amour. Hélène PIRALIAN,Un Enfant malade de la mort, Lecture de Mishima, Relecture de la paranoïa. Alexandra TRIANDAF1LLIDIS, Dépression et son inquiétante familiaLa rité, esquisse d'une théorie de la dépression dans le négatif de l'œuvre freudienne. Benoît VIROLE,Figures du silence. Heitor Q'DDWYERDE MACEDO,De l'Amour à la pensée, La psychanalyse, la création de l'enfant et D. \¥. Winnicott. Gérard GUlLLERAULT, corps psychique. Essai sur l'image du corps Le selon Françoise Dolto. Pierrette SIMONNET, conte et la nature. Essai sur les médiations symLe boliques. Daniel ROQUEFORT, Rôle de l'éducateur. Liliane FAINSILBER, Eloge de l'hystérie masculine. Sa fonction secrète dans les renaissances de la psychanalyse. Danièle COGNECSOUBIGOU, tabagisme et ses paradoxes. Le

1998 ISBN: 2-7384-6701-6

@ L'Harmattan,

Nicole BERRY

LE PRÉSENT

DE L'ANALYSE

Éditions L'Harmattan 5-7. rue de l'École-Polytechnique 75005 Paris

L'Harmattan Ine 55. rue St-Jacques Montréal (Qc) - Canada H2Y lK9

Du même auteur

Le Sentiment d'Identité, taires, 1987, L'Harmattan,

Paris, Editions 1992.

Universi1993.

Anges et Fantômes, Toulouse, « Ombres",
Mary Shelley, du monstre au sublime, L'Age d'Homme, 1997.

Lausanne,

Traductions

Mary Shelley, La jeune fille invisible,
((

Toulouse,

Petite Bibliothèque

Ombres",

1996.

Mary Shelley. Valperga ou la vie et les aventures de Castruccio Castracani del Antelminelli, Lausanne, L'Age d'Homme, 1997.

Introduction

Un tableau dansun tableau: la femme est occupée à peser la perle d'un collier, à l'instant du cadeau, dans l'anticipation de la rencontre. Le quotidien est en suspens. Le tableau dans le tableau dessine d'autres étres, un enfer semble-t-H, introduit dans la chambre mi-close l'immensité du monde, l'étranger dans le familier, infini incrusté dans l'instant. Dans les peintures de Vermeer, les affaires du monde pénètrent dans la vie feutrée de la chambre, une planisphère se dessine sur le mur, l'espace s'agrandit, une porte s'ouvre et puis une autre, sur une autre entrouverte. De la perle du collier à l'univers en agitation, depuis ici jusque làbas, le temps d'une vie se pense, temps du présent et temps des générations passées. C'est la leçon qu'offre Vermeer: se situerl (La peseuse de perle).
La femme est seule et n'est pas seule:

quiétude

et solitude,

complétude

dans la rêverie.

Une ville discrète avec ses palais médiévaux: Cortona. A quatre heures la petite pinacothèque ouvre sa porte. On parcourt trois salles, généralement seul. lentement. Tout à coup, l'Annonciation la plus colorée que Fra Angelico ait peinte tient le visi1. A l'occasion Haye. musée de l'exceptionnelle exposition Mauristhuis, avril 1996. 9 Vermeer: La

teur immobile; le tableau vient au-devant de vous. L'ange pointe son doigt impérieux, la vierge, de ses mains délicates, couvre son corps fréle, l'aile de l'ange frissonne, vivante elle sort du tableau, deux personnages courbés s'enfuient en pleurant, tandis que l'étonnement vous retient, saisis. L'instant de la surprise, à Cortona, marque une errance toujours recommencée dans les petites villes d'Ombrie dont l'âge est miraculeusement préservé au sommet des collines, les villes modemes s'étendant à leurs pieds, invisibles. Assise, Montefalco, Spello, Spoletto, Sienne, San Gimignano... tant de richesses, trop de richesses? L'instant de Cortona, le doigt de l'ange, un instant qui perdure. Chaque instant de notre vie: l'Annonciation de quelque chose?
« La vide, la conobbe, e resto senza E voce e moto. Ahi vista! ahi conscenza

! »2

Par la voix de Aida Bagramian. Instant d'adieu, mouvement de pardon, quand la nuit vient obscurcir la vue : instant de la reconnaissance. Dans la nuit de la mort venant, L'honneur et l'amour. ne peut se dire que par L'instant de mon émotion la voix de cette soprano. les yeux voient.

Notre présent se forge de projets, appelle un objet de désir, se complaît dans le ressouvenir. La
2. «Il la vit, ilIa reconnut, et resta Sans un mot. sans un geste. Oh ! vision!

Oh ! ReconnaisÉdition bilin-

sance ! »
Le Tasse. La Jérusalem Délivrée. Garnier, gue. Paris. Bordas. 1990. Chant XII. 67. 10

pensée

d'un destin se montre dans un flou, l'effort

de décision lui dessine un contour, trompeur: l'idée d'un présent purifié apparaît illusoire. Mais l'instant, la palpitation de la vie, la goutte de rosée qui s'évapore dans le matin, l'instant à l'origine d'une création, qu'en savons-nous? Comme une aurore, indécise est la lueur de l'instant. L'analyse, à certains moments, rend l'instant perceptible. Dans une paix durement gagnée: le harcèlement des idées, les affects persécutifs, la contrainte obsessionnelle, l'envie de prendre, l'exigence du comprendre se sont tus. Enfin. Le regret et la culpabilité ne commandent plus. L'instant est sensible: on le boit doucement. Dans l'analyse, nous sommes confrontés à un temps particulier. A côté de la vie quotidienne, mélé à elle pourtant, avec ses rythmes et ses répétitions, temps. ses élans et ses stagnations, elle prend ~ L'événement traumatique, le souvenir écran, la fascination par un visage trompent la perception d'un déroulement. Déroulement toujours là. Sommes nous suffisamment attentifs au thème qui chante ou pleure en sourdine? Dans mon présent, fait de remémorations volontaires et involontaires, de régressions et de divagations, d'improvisations qui me surprennent, j'essaierai de mener mon projet qui est de parler du temps, du temps qui dure dans l'analyse, et de l'instant qui surprend, créateur ou tranquille. Je serai confrontée à la durée. Je renouerai ainsi avec un travail ancien «le Psychanalyste et le
temps »3. (Chapitre I)

3. «Le psychanalyste
l'ouvrage collectif,

et le temps
11

»,

travail paru

dans

Être Psychanalyste.

en collaboration

Je prendrai
nous confronte ou au contraire

part au mouvement

des idées

qui

au «Négatif» : le temps est-il annulé d'insupportable attente? (II)

Je reviendrai à la nécessaire perlaboration, à la répétition dont le patient s'excuse, par peur de nous lasser. L'analyse n'est pas seulement faite de remémoration, elle exige d'endurer, le patient dans sa peine et sa désillusion, l'analyste dans son identification introjective et la distance prise aprèscoup. En deçà des crises, ruptures, «actings II, l'analyse cependant, tisse ses moments de tranquillité. Peut-être l'analyste puise-t-il sa bienveillance à la source de ces temps difficiles? Dans la gratitude éprouvée pour le compagnon de voyage et les moissons inattendues qui nous tiennent si vivants dans nos fauteuils. L'analyse est une histoire vécue à deux. Histoire sans chronologie, tant elle est criblée de ruptures et de non-dit, d'indicible, de non compréhensible. (III) Je illustrer me référerai à... Hawthome une quinzaine avec l'œuvre
Il

exemplaire,

«La maison

aux sept pignons

pour
les

ce que, depuis

d'années,

psychanalystes nomment « transmission transgénéde la culpabirationnelle inconsciente Il, notamment
lité. Puis j'inscrirai une modalité particulière de transmission inconsciente d'un interdit en évoquant un cas clinique: «Temps mêlés II. (IV) J'évoquerai les mouvements l'analyse, dépressifs et joyeux, patient se situe dans son temps
avec G. Favez, Smimoff, Paris,

de la Fin de quand le intenses, (V)4.
J-B. Pontalis. V.

D. Anzieu, A. Anzieu, Dunod, 1976.

4. Reprenant un texte « La fin de l'analyse », publié en Angleterre, non traduit, en collaboration avec John Klauber. John Klauber and Others. Illusion and Spontaneity in Psychoanalysis, London, Free Association Books, 1987.

12

Je voudrais surprendre les conditions psychiques et transférentielles qui favorisent l'émergence d'instants créateurs dans l'analyse. (VI)

Puis je me trouverai

devant le temps

((

mis à nu

Il,

une sorte de tranquillité, un recueillement: on cesse une activité, une relation se rompt, on se dégage d'une institution, un questionnement surgit, une dépression s'abat ou la conscience qu'est maintenant venu le moment de trouver le sens d'une vie. Quand il n'y a plus de rendez-vous, il y a encore l'attente, de surprises renouvelées et de mort, cet instant décisif à ne pas manquer. Seul face à soi-méme. Qui est soi devenu? Soiméme! L'ennui d'étre toujours même! La nécessité pourtant de pouvoir se reconnaître. Retour à la maison natale: je suis né là, parti de ce jardin, que suis-je, aujourd'hui devenue? Quelques buts ont été atteints? En ce nons nos colorées sommes, temps du «recueillement n, nous promedoigts sur nos robes ou nos vestes encore de vie, cherchant à comprendre qui nous qui nous voulions devenir. vivre dans la torpeur

Le choix était seulement: ou rester à l'affût.

Que faisons-nous des grands interdits de la cure? De ses rêgles et de l'abstinence? Quel mode de relation est possible entre un analyste et son ancien patient? Que faisons nous, dans notre vie, des théories qui nous habitent?

Je m'aventurerai:

«

Éloge de la naïveté

Il.

(VII)

13

I

Le psychanalyste

et le temps!

A la suite de mes précédentes réflexions, l'idée s'impose d'une tranquillité nécessaire pour que l'analyse advienne. Le passé ne peut se faire entendre que si l'affairement bruyant du présent se tait.
« J'ai

mal à mon temps 1... J'ai le mal de l'activité, je

ne puis, je ne sais rien faire... Il faut constamment que j'agisse, il faut que je m'occupe, que je fonctionne »2. Comment, mieux que Valéry, définir la défense maniaque? La dénoncer susciterait un sentiment de perte et de manque intolérable: c'est seulement avec le temps que, dans l'analyse, la défense laissera voir contre quels abîmes dépressifs elle est utilisée. Valéry évoque cette disponibilité de l'esprit qui s'oppose à la fois à la divagation et à l'obsession - « l'idée fixe» - qui ne trouve un achè-

vement que « dans la possession d'un objet mental dans lequel l'esprit reconnaît ce qu'il désirait I). Mais
cette possession n'est-elle pas illusoire? dans une durée: L'activité mentale doit s'inscrire Winnicott et Bion l'ont si bien dit.

1. Texte paru dans Être Psychanalyste, op. cit. repensé ici. 2. P.Valéry,« L'idée fixe ou Deux hommes à la mer », in Œuvres, Paris, Gallimard, La Pléiade, 11.
15

«

Il est infmiment

plus

dur

de se maintenir

que

de se dépenser en actes de déplacement. La durée est hors de prix », dit encore Valéry. Autrefois, on voyageait, aujourd'hui, on se déplace: une heure d'avion pour parvenir à Rome en partant de Paris et plus d'une heure pour accéder à la chapelle Sixtine en piétinant depuis la porte du Vatican... Le voyage comporte ses risques, ses rencontres inattendues, ses errements délicieux. Le déplacement suppose une résignation à la passivité, un étiolement de la curiosité. L'analyse, ce voyage sans déplacement, est sans doute une durée «hors de prix », où la curiosité peut et doit se déployer.
Dans la tranquillité, j'entends la reprise inlassable d'une note du passé, un mot dont le patient ne peut se déprendre. C'est le mot qui le possède et non lui qui dit son mot, il n'a pas son mot à dire en tant que sujet. Cette répétition peut être con juratoire : qu'on ne découvre rien de nouveau, qu'on ne suscite pas une catastrophe par un mot qui changerait tout, que le passé reste le passé. Le lien entre le passé et le présent est atteint de méconnaissance, aussi la mouvance estelle impossible autant que la souvenance. Nous sommes devant une rupture, une fissure entre le passé et le présent si bien que, dans cette absence de continuité, comment le patient pourrait-il avoir son avenir?

La psychose a pour tàche de créer de nouvelles perceptions, de créer une nouvelle réalité et ce processus de « refonte» s'accomplit contre de violentes forces opposées, écrit Freud3.
3. S. Freud.
« La perte de la réalité dans chose., 1924. in Névrose, Psychose PUF. 1973.

la névrose et la psyet Perversion, Paris.

16

Avec

le psychotique, l'évocation du passé se fait

en clichés ou plus souvent dans une brume. Et l'on pourrait se laisser prendre au charme de cette brume. Ou bien peut-être devra-t-on l'entendre à travers sa poésie: que renferme «L'étrange maison haute dans la brume» ?4 La brume est nécessaire, il faut garder à distance l'objet d'amour, d'horreur, de honte. Aussi le désir apparaît-il en un éclair, il ne peut être assumé parce qu'il n'y a pas eu d'intériorisation de l'objet d'amour. Aussi est-il effrayant. Le morcellement du discours reflête l'éclatement du temps vécu et ses juxtapositions successives suscitent en nous un sentiment d'étrangeté. Tout se passe comme sur un théàtre où se succéderaient les scênes d'un rêve, un drame, une image isolée qui reviendrait, une photo jaunie: reflets dans un miroir, elles ne sont pas reconnues comme appartenant à soi-même, soi et même. Chaque jour, soi
est différent du soi d'hier. « Le présent est décidément comme un étranger et se fait entendre comme une deuxiême voix, comme un narrateur dédoublé »5. Que faire de l'analyste? Le brume. tentif d'une jours vérité
4. 5. 6.

provoquer, le faire agir, l'entraîner dans la Ou bien se faire soi-même observateur atde sa psyché. «Son conflit n'est pas celui castration mais d'un affrontement léthal touen attente »6. De tels patients évitent «une atroce qui se ferait jour ». C'est pourquoi
dans 89. Paris, Paris, la brume, Gallimard, Gallimard,

H.P. Lovecraft, L'étrange maison haute Éditions Robert Laffont, Paris, 1991, l, p. Michel Gribinski, Le trouble de la réalité, 1996. G. Rosolato, Essais sur le symbolique, 1969.

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j'évoquais Lovecraft, pensant à cette catastrophe, la mort de son père restée non dite avec son mystère. N'avons-nous pas tous une catastrophe à craindre, crainte étouffée, distraite? Dans cette situation, la pensée de l'analyste se trouve éparpillée à travers les années, sans qu'il puisse trouver une image qui dise l'enfance. Il n'est pas dans le présent, ici et maintenant, ni dans le passé. Aussi, dans ce no man's land de la pensée, risque-t-il de se sentir incité à être plus actif pour ne pas se morfondre, se fondre dans cette mort. Car il existe un transfert fusionnel indiscernable, toute séparation apparaissant au patient comme une effrayante éventualité. Il faut donc qu'il se hâte de parler, d'éviter toute rupture, toute question, qu'il tienne l'autre captif dans un discours ininterrompu, indéfiniment déversé dans cette union déniée.
Il est lové dans un chœur de voix à l'unisson, béatitude lente, enveloppante. Un cri pourrait rompre l'harmonie, défaire la mélodie montante, portant à son comble un désespoir dissimulé. Une cacophonie intérieure recèle le désespoir avec l'impression de ne pas exister. C'est pourquoi le bruitage insupportable ne cesse jamais; on ne peut entendre ni mélodie ni ritournelle.

C'est ainsi que la pulsion de mort sépare l'un de soi, soi du même, soi d'un autre, dans l'illusion de son adhésion.
«

Cette nuit, j'ai entendu la bête, dit l'enfant,

elle

grinçait des dents, elle tapait, elle tythmait dans mes oreilles, j'avais peur, tellement peur.. ». - « Ce n'est pas vrai, dit la mère, il n'y a pas eu de bête et tu n'as pas eu peur ».

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La négation par la mère de l'émotion vécue, de l'incident réel, tout travesti par le fantasme qu'il puisse être, retire à l'enfant son intérieur, son chez soi. Rien ne peut être conservé qui soit vrai. Une vérité existe-t-elle? Menteur désigné, il entend la ritournelle revenir, et chaque fois, la recouvre d'un bruitage, comme faisait la mère.
...Quand il était petit, il se voyait courant jusqu'au haut d'une montagne, entraînant denière lui des soldats, une armée toute entière, brandissant l'étendard... « Il ira loin », disait la mère. Maintenant, obéissant à son insu à son fantasme nouni de narcissisme, il est capitaine, il commande, il voyage, il fait la guerre.

Mais là, dans l'analyse, il entend de nouveau la ritournelle et ne peut l'oublier. Comment préserver cette petite chose vivante en lui? Comment interrompre ce cycle infernal, harmonie, ritournelle, cacophonie, guerre dans l'ivresse, monotonie dans la tristesse? Comme l'a montré Didier Anzieu7, c'est la mise en contradiction avec le vécu, sa négation par l'autre, qui joue un rôle traumatique plus que l'événement ponctuel. Une injonction paradoxale est toujours sousjacente à cette négation. Elle pourrait ici se formuler ainsi: « sois révolté ». Et peut~être, pour chacun
de nous, est-il une injonction paradoxale, primordiale, à surmonter ou contredire. « Sois l'enfant de tes parents» est-il implicitement dit pendant toute

une enfance, mais « sois toi-même Il; « sois ce que nous aurions voulu être Il mais « fais ton chemin Il :
sois même diale dans
7. D. Anzieu,
Psychanalyse,

et sois autre. Cette l'identité induit une
«

déchirure primorscission entre les
Revue de

Le tranfert paradoxal », Nouvelle Paris, Gallimard, 1975. n012. 19

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