Le Sacre de Napoléon

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La cérémonie du sacre de Napoléon offerte au public parisien (et immortalisée par le peintre David) cherche à concilier trois discours politiques apparemment contradictoires : prolonger le pouvoir de Charlemagne, adapter l'héritage des rois de France et renouveler le régime républicain… Lorsqu'il décide de se faire sacrer par le pape Pie VII, Napoléon s'inscrit dans une tradition pluriséculaire de légitimation du pouvoir temporel par l'autorité spirituelle. En se couronnant lui-même à Notre-Dame le 11 frimaire an XIII (selon le calendrier révolutionnaire), il annonce de facto l'avènement d'une dynastie, avec ses normes, ses structures et ses exigences. Confrontant les très nombreuses sources manuscrites et imprimées (brochures officielles, « ouvrages de circonstance », lettres et journaux), comparant l'iconographie et l'ensemble des documents de l'époque, présentant dans le détail la succession des étapes de mise en place du cérémonial, cet ouvrage offre une nouvelle analyse de l'événement fondateur du régime napoléonien. Il est agrémenté des nombreux témoignages, parfois inédits, auxquels ont donné lieu les avatars de la célèbre journée du 2 décembre 1804.
Publié le : vendredi 27 août 2004
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EAN13 : 9791021016675
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© Tallandier Éditions, 2004.
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EAN : 979-1-02101-667-5
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À Monique et Michel, mes parents
Sacre ou couronnement ?
INTRODUCTION
Le choix de l’Empereur
À travers les époques, la cérémonie de la remise de la couronne, éminemment civile en regard du sacre proprement dit, ne dépend pas toujours d’un représentant du pouvoir religieux. Elle a pour fonction, et pour raison première, d’asseoir l’autorité, d’apporter une preuve supplémentaire de la légitimité politique du nouveau souverain. Davantage encore comme l’entend la terminologie habituelle, l’événement correspond à l’apogée d’un régime, d’une carrière, d’une vie : c’est le « couronnement » d’un homme en même temps que celui de la nation qu’il incarne et qui l’a choisi. Chez Napoléon, comme on le sait, le terme est doublement adapté. À mi-parcours entre la victoire de Toulon et l’abdication de Fontainebleau, l’année 1804 marque l’apothéose de son parcours personnel. Elle possède une signification historique et politique extraordinairement affirmée. Et le terme de « couronnement » est au cœur de ce système. Or, comme l’a expliqué Richard A. Jackson à propos des périodes plus anciennes dans son étudeVivat Rex, Histoire des sacres et couronnements en France, « l’histoire d’une nation se reflète souvent dans son vocabulaire, et la langue française a tendance à se référer au sacre d’un roi, tandis que les Anglais parlent en général de son couronnement (coronation) à la manière des Allemands (die Krönung) […]. Ainsi les Français insistent sur l’aspect ecclésiastique et liturgique de la cérémonie, tandis que les Anglais considèrent davantage l’aspect constitutionnel : en France, depuis l’ère carolingienne, se sont développés des liens toujours plus étroits avec l’Église, réalisant ainsi une union du trône et de l’autel qui rendait presque inutile la cérémonie du couronnement. » Homme de son temps, lecteur attentif du patrimoine littéraire et historique français, e Napoléon comprend qu’il faut jouer de ces deux événements. Au début du XIX siècle, il était communément admis que cette distinction devait être respectée : « L’inauguration des souverains chrétiens réunit deux actes solennels, le sacre et le couronnement. Le sacre est l’acte religieux qui consacre le choix des peuples et le pouvoir du souverain. Les onctions, de la main du ministre des autels, sont le symbole des dons du discernement, de force et de prudence, qui rendent son gouvernement respectable et sa personne sacrée. Le couronnement est l’acte civil qui met le dernier sceau au contrat politique passé entre le prince et le peuple. Les onctions ne peuvent être faites que par un ministre de Dieu, parce qu’elles constituent le sacre. Le couronnement, au contraire,
étant l’acte civil, plusieurs souverains chrétiens placent eux-mêmes la couronne sur leur tête. » En résumé, le sacre permet d’être « séparé du commun des mortels ». À l’inverse, le couronnement est l’acte qui rassemble la nation et son souverain, du moins favorise la cohésion politique. Face à cette double fonction, à cette dichotomie interprétative, le serment, troisième élément essentiel qui est prêté face à la communauté, implique un fort engagement personnel de la part de l’individu concerné. Il constitue l’étape populaire d’une organisation plus vaste, incluant liturgie religieuse et démonstration publique. Assuré de l’intérêt de ses proches conseillers (Talleyrand, Fouché, Cambacérès, Ségur), à l’écoute des monarchistes convaincus qui l’entourent (Louis de Fontanes en tête), Napoléon n’a pas oublié le particularisme national. Il sait que, près de dix siècles auparavant, en 816, Louis le Pieux a inauguré la première cérémonie combinant les deux éléments, ce sacre et ce couronnement essentiels. Mais aussi, qu’avant lui, un « monarque de Francie occidentale ou de France n’est pas roi avant son couronnement, car son règne commence avec celui-ci, et non avec son élection ». Dans ce contexte, l’onction n’est bien aux yeux du principal acteur que le « détail » d’une cérémonie autrement plus importante d’un point de vue strictement constitutionnel, juridique, allégorique. Ce postulat affirmé, restait cependant à connaître les raisons, les rouages, les structures, les composantes de l’éminent événement qui concerne Napoléon ce 2 décembre 1804. Or, il est vite apparu, à la suite des travaux fouillés entrepris par de méticuleux historiens, d’avertis spécialistes, de soupçonneux écrivains ou d’éclairés amateurs, que le sacre et le couronnement de Napoléon ont été remarquablement décrits. Pas une minute de la célébration qui n’ait donné lieu à un court commentaire dans tel ou tel article ou ouvrage ayant trait à la période du Consulat et de l’Empire, pas la moindre anecdote entrée dans la légende qui n’ait été omise. On se souvient par exemple que, sous la plume d’Adolphe Thiers, la journée avait été une « auguste cérémonie » consommant « le retour de la France aux principes monarchiques ». Pour Hippolyte Taine, il s’agissait d’une apologie moderne de l’Antiquité romaine dans des formulations renouvelées. Et selon Michelet, le sacre s’expliquait parce que Napoléon « fut un gentilhomme italien catholique ». Avec Frédéric Masson, c’était « de la part de Napoléon une tentative pour substituer au droit démocratique qui l’avait investi, une façon de droit divin […], le point de départ du malentendu entre l’Empereur et la Nation [et] de la lutte entre le Sacerdoce et l’Empire, du triomphe en France des doctrines ultramontaines ». L’académicien ajoutait : « On ne saurait dire qu’il […] crût […] qu’il était revêtu d’un caractère ineffaçable, qu’il était devenu un souverain égal à tous les souverains, qu’il ne pouvait point être discuté comme tel, qu’il était l’oint du Seigneur et que, si son empire n’avait point reçu une institution divine, il s’en fallait de peu […], mais il prétendait au moins le faire croire, et, en vérité, des illusions qu’on donne à celles qu’on prend, le pas est si vite franchi qu’on peut se demander si ici il ne l’a pas été. » Au vrai et pour résumer, Masson comprend que le sacre et le couronnement « c’est, en raccourci, la période entière de l’Empire. Tout le passé de Bonaparte s’y condense, et il faut ce passé pour l’expliquer ; tout l’avenir de Napoléon en découle, et sans cet événement, demeurerait incompréhensible. » Aux yeux de Georges d’Esparbès et Hector Fleischmann, entre la proclamation de
l’Empire et Austerlitz, « année de prodige et de miracle », le moment constituait une synthèse hétéroclite d’éléments contradictoires qui devait s’achever par la victoire d’Austerlitz, messe militaire et nationale placée un an jour pour jour après la messe religieuse. Pour Jacques Bainville « se manifestait ce système de conciliation des contraires sur lequel avait reposé le Consulat et reposait la nouvelle monarchie. L’élu de la volonté populaire devenait l’élu de Dieu, il appelait à lui les forces spirituelles du catholicisme sans renier celles de la Révolution. » Louis Madelin affirmait que « le sacre était, dans l’esprit de l’Empereur, la simple consécration du pacte conclu entre lui et la nation ». Henri Gaubert résumait l’ensemble en un formidable montage mystique et historicisant, en « une comédie en cinq actes avec épilogue ». Tandis que José Cabanis considérait cette réunion de plusieurs centaines de participants « qui marque une époque [comme] une grande illusion et un échec [voire] une imposture », André Castelot rappelait « le plus étonnant destin de l’Histoire [qui] poursuit sa course : l’ancien cadet Napoleone Buonaparte, le général Bonaparte, le consul à vie de la République, est devenu l’empereur Napoléon premier ». Albert Soboul affirmait pour sa part que « le sacre de l’empereur souligna que Napoléon ne se contentait pas de la ratification populaire, mais qu’il entendait consacrer la nouvelle légitimité par la restauration du droit divin [et que] la cause du nouveau monarque s’était déjà séparée de celle de la nation ». Mais à travers l’étude des mémoires inédits, des pièces d’archives et de l’ensemble des documents dont les collections privées sont pourvues, en mettant l’accent sur tel événement plutôt que sur tel autre, en cherchant à illustrer plutôt qu’à expliquer, donc moins sans doute à comprendre la signification et la portée politique, institutionnelle et dynastique aux yeux des principaux acteurs du temps, ces ouvrages avaient souhaité présenter dans le menu les éléments constitutifs de la fête, davantage que décortiquer la pensée profonde des acteurs et des témoins. Il a fallu attendre Jean Tulard pour qu’apparaissent les notions de « mise en scène du pouvoir » et de « représentation officielle », concepts qui avaient définitivement scellé le passage d’une « dictature de salut public » à une « monarchie héréditaire » : pour l’éminent historien, l’événement confondait les multiples et complexes éléments sibyllins d’un régime plein d’« ambiguïté ». Selon Jacques-Olivier Boudon, « le 2 décembre s’identifie […] avec la geste napoléonienne » et pour Thierry Lentz « le sacre [est] une œuvre de synthèse et un carrefour politique ». Gonzague Saint-Bris considère que « le sacre […] par sa nature et son déroulement […] constitue bien cette image, entre mythe et réalité, par laquelle Bonaparte/Napoléon transcende son parcours […], lui conférant en quelque sorte un statut de demi-dieu ». Enfin, avec la publication réalisée par la Fondation Napoléon ont été parcourus les méandres de l’administration impériale, les discussions sur le cérémonial et les représentations graphiques auxquelles ont donné lieu les principales composantes de ce 11 frimaire an XIII. Le catalogue établi à l’occasion de l’exposition du musée Fesch (avril-octobre 2004) a rappelé les trois volets de la création, les éléments religieux, décoratifs et populaires qui entourèrent la réalisation technique. Après le musée Napoléon d’Arenenberg qui a consacré une exposition à « Quel théâtre ! Couronnements et spectacles à l’époque napoléonienne » depuis avril 2004, il revient au musée du Louvre à partir d’octobre 2004 de faire un point définitif sur la création de la toile de Jacques-Louis David et sur le succès qui fut le sien après sa présentation au Salon.
Face à tous ces textes, à ces albums, à ces rétrospectives qui demeurent le fondement de toute approche de base, de toute étude sérieuse et que nous avons largement utilisés (nous ne les citerons qu’à de rares exceptions afin de ne pas surcharger la lecture), il nous reste à justifier, à souligner, à proposer une approche globalisante de la fête inaugurale du régime. Il faut bel et bien cette fois, deux siècles après l’événement, comprendre, proposer, quantifier, soutenir, découvrir, révéler les arcanes. Aussi, et plutôt que de revoir et répéter des données dont la qualité demeurait indéniable, il nous a semblé préférable d’emprunter les chemins plus sinueux mais ô combien ! passionnants de l’analyse à travers l’étude des symboles et des documents politiques, à partir de la consultation croisée de tous les documents diffusés par le pouvoir impérial, toutes les images, les commentaires, les souvenirs, les discours et les ouvrages. Bref, toutes ces « productions » si diverses apparues ou consultées par les contemporains à l’occasion du mois de décembre 1804. Il nous est rapidement apparu qu’il était intéressant de comprendre les raisons pour lesquelles cette somptueuse cérémonie avait été réellement, en tant que représentation métaphorique du pouvoir, le symbole de la Révolution française couronnée plutôt que celle du renouvellement des formes d’Ancien Régime ou même, comme on l’a souvent dit, de l’affirmation d’un pouvoir néo-carolingien. Déterminant alors si les spectateurs présents autour de l’Empereur avaient réellement assisté à la consécration de la République ou s’ils avaient, pas à pas, suivi l’avènement avec ses modèles, ses structures et ses exigences d’une véritable « Quatrième Dynastie » dans l’acception traditionnelle du mot, il suffisait dès lors de saisir les contours de cette nouvelle hérédité… cette construction hiérarchisée que décrit déjà J. G. M. Rocques de Montgaillard cinq ans après le coup d’État de Bonaparte, le 18 brumaire an XIII (3 novembre 1804), dans saFondation de la Quatrième dynastie impériale, avec ce que cela comporte d’influence sur les diplomaties étrangères et sur la conscience collective. En confrontant les sources manuscrites et imprimées, en comparant l’iconographie et l’ensemble des documents de l’époque, en choisissant de laisser parler les événements eux-mêmes mais aussi la succession des étapes de la mise en place du cérémonial, de multiples éléments fondamentaux se sont révélés en pleine lumière. Des constantes ont pu être dégagées. Tout d’abord, les « motifs profonds » de Napoléon, que l’on croyait « mal connus car il s’est peu expliqué sur ce point », se sont peu à peu dessinés au fil des étapes. À travers l eMémorial de Sainte-Hélène,l’Empereur n’avait-il pas lui-même tracé la voie en affirmant qu’il faut bien « distinguer les actes du souverain qui agit collectivement, de ceux de l’homme privé que rien ne gêne dans son sentiment : la politique admet, ordonne même à l’un ce qui demeurerait souvent sans excuse dans l’autre » ? Fort de cette invitation, l’enquête débutait. La lecture attentive duProcès-verbal de la cérémonie du Sacre et du couronnement de LL. MM. l’Empereur Napoléon et de l’Impératrice Joséphine(Paris, an XIII), publié peu de temps après la cérémonie, distribué le 6 germinal an XIII (28 mars 1805) et considéré comme la photographie fidèle de ses actions constitutives – mais en réalité déjà composé avant la journée elle-même par l’administration impériale et réajustéa posteriori –, a permis de déterminer les raisons des changements intervenus entre la volonté initiale et la réalité finale. Lorsque son contenu a été placé en parallèle avec les différentes versions duCérémonial relatif au Couronnement de Leurs Majestés Impérialesavaient été présentées pour acceptation qui
au pape Pie VII, plusieurs certitudes nous sont apparues et ont nuancé la version définitive – donc plus officielle – éditée par Ségur. Il nous a ensuite été possible de remarquer ce qui était prévu par l’entourage de l’Empereur et ce qui ne l’était pas. Il a été permis de connaître les points d’achoppements réels et ceux qui ne servirent que de prétextes. Par voie de conséquence, de savoir avec certitude les éléments sur lesquels portèrent les discussions engagées avec le souverain pontife et les membres de la curie romaine, le Sacré Collège, ainsi que les transformations subies par les événements au gré des requêtes proposées par le Conseil d’État ou les membres influents de l’entourage impérial. De la même manière s’est-on aperçu d’une certaine analogie formelle entre le texte distribué lors des cérémonies antérieures (au temps de Louis XV et Louis XVI pour ne citer que les plus proches de l’époque napoléonienne), et le texte des brochures imprimées qui furent remises à l’ensemble des spectateurs présents dans la cathédrale Notre-Dame peu avant la cérémonie. Quoique dirigée et orientée par Napoléon en personne, la presse de l’époque nous a fourni de rares mais précieux enseignements. De la même manière, les « ouvrages de circonstance » se sont montrés particulièrement utiles pour comprendre le sens donné aux différents instants de cette journée. Sélectionnés pour leur représentativité idéologique et dans une proportion équivalente entre discours officiels, brochures politiques, recueils à caractère historique, critiques d’art ou chansons populaires, ils ont dévoilé les mécanismes et les ressorts de l’opinion publique de l’époque, ont mis au jour les éléments fondamentaux de la vaste politique de propagande ou de justification élaborée en amont ou en aval de cette journée. Pour des raisons identiques à cette méthode ont été choisis et exploités à proportion égale les Mémoires des membres de la famille impériale et ceux de personnages de l’époque : dignitaires du régime ou personnalités du temps, soldats ou opposants au régime… sans forcément choisir davantage leurs sensibilités jacobines ou néo-monarchistes mais en tenant compte de leurs approches ou leurs critiques. Quant aux informations apportées par les témoignages des plus jeunes contemporains de cette époque (Stéphanie de Beauharnais, Benjamin Appert, Charles de Rémusat, etc.), elles ont été soigneusement vérifiées afin de n’apporter aucune caution à des remarques ou des évocations trop déformées par le temps et par les influences familiales, sociales ou culturelles. Enfin, et dans le seul but de mieux comprendre les modes de fonctionnement de la propagande impériale, les sources iconographiques nous ont autorisé à une lecture, plus complète car contradictoire, des supports employés. Lorsqu’elles n’étaient pas issues d’ouvrages indiqués dans la bibliographie, lorsqu’elles ne provenaient pas des grands ensembles muséographiques nationaux ou régionaux (Louvre, Fontainebleau, Malmaison, Compiègne, Épinal…), les images analysées provenaient des fonds Masson et Pellerin, ainsi que des collections Prince Napoléon, Georges de Grèce, Chalençon et de Vinck, dont la consultation nous a généreusement été rendue possible par la gentillesse et le dévouement de conservateurs ou de propriétaires bienveillants. mes Pour leur aide et leurs conseils, que M Catherine Delmas et Nadine Vogel, ainsi que MM. Philippe Aizier, Pierre-Jean Chalençon, Bernard Chevallier, Jacques Garnier, Jacques Jourquin, Sylvain Laveissière, Thierry Lentz, Jean-Pierre Maget, Alain Pougetoux et Jean Tulard soient une nouvelle fois remerciés. Sans leur aide, cet essai d’analyse politique, à l’origine présenté sous la forme d’un mémoire de maîtrise dirigé
par le professeur Jean-Claude Waquet et soutenu à Strasbourg en 1996, n’aurait pu voir le jour sous cette forme. Que toutes ces personnes, ainsi que mon épouse et les autres membres de notre famille, trouvent dans ce livre la marque d’une fidèle et sincère gratitude.
Strasbourg-Paris, 1996-2004
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