LE SCHÉMA CORPOREL EN SOPHROLOGIE ET SES APPLICATIONS THÉRAPEUTIQUES

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Le propos des auteurs consiste à travers quelques cas exemplaires, à montrer comment l'intégration de ce schéma corporel " comme réalité vécue " peut permettre de parvenir à une autonomie si vacillante aujourd'hui, et à travers elle, de maîtriser les peurs qui sont à l'origine du malaise, du simple stress aux phobies les plus spectaculaires, de la dépression à ses déguisements tels que la boulimie et autres dépendances.
Publié le : samedi 1 mai 1999
Lecture(s) : 319
EAN13 : 9782296387430
Nombre de pages : 208
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LE SCHÉMA CORPOREL EN SOPHROLOGIE ET SES APPLICATIONS THÉRAPEUTIQUES

Collection Psycho-Logiques dirigée par Philippe Brenot et Alain Brun
Sans exclusives ni frontières, les logiques président au fonctionnement psychique comme à la vie relationnelle. Toutes les pratiques, toutes les écoles ont leur place dans Psycho-Logiques.

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Jean-Marie ROBINE, Gestalt-thérapie. La construction de soi. Nathalie GIRAUDEAU, Le sida à l'écran. Evelyne BERTIN, Gérontologie, psychanalyse et déshumanisation... P.A. RAOULT (sous la direde), Souffrances et violences: psychopathologie lies contextes familiaux. Mathieu BEAUREGARD, Lafolie de Valery Fabrikant. Geneviève RAGUENET, La psychothérapie par le conte. Michèle DECLERCK, Le schéma corporel en sophrologie et ses applications thérapeutiques.

Michèle DECLERCK

LE SCHÉMA CORPOREL EN SOPHROLOGIE ET SES APPLICATIONS THÉRAPEUTIQUES
Le corps à témoin

Éditions L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique 75005 Paris - FRANCE

L'Harmattan Inc. 55, rue Saint-Jacques Montréal (Qc)-CANADA H2Y lK9

@ L'Harmattan, 1999 ISBN: 2-7384-7831-X

Introduction Comment j'ai rencontré la Sophrologie on «la dame qui avait peur de l'avion »

Si je devais, un jour dernier, considérer ma vie -en admettant que j'aie le temps pour le faire- je crois que je dirais: peur» .

« Je n'ai pas cessé de me battre, de me battre contre la

J'ai d'abord eu très peur pour moi, peur dedans, peur dehors, peur de mourir d'un coup, pourquoi pas ? Ou de tomber aveugle en traversant la rue, ou que cette plage si douce de Sicile soit brutalement submergée d'un infernal raz de marée.

Mon grand-pèredisait déjà: « cette petite, elle est pleine de
phobies ». Je comprenais, « folie », et je devenais folle de rage. Peur de tout, peur d'avoir peur, peur de ne plus avoir peur... Jusqu'à ce qu'une analyse réussie (il en est) vienne me sauver du suicide ou du naufrage corps et biens. Apparemment guérie, consciente qu'il sufftrait d'un rien, du moindre regard en arrière, pour replonger. Alors, bien entendu, je me suis occupée de la peur des autres, de ceux qui disaient leur peur, mais aussi de tous ceux, les plus nombreux, qui la déguisaient sous des noms divers: blocage, boulimie, dépression, alcoolisme. Il m'en est venu, pour moi et pour les autres, cette espèce d'acharnement têtu, celui qu'on doit réserver à l'ennemi héréditaire, cette haine envers qui vous empêche de vivre, vous vole cette part du monde qui devait vous revenir. La question n'est pas de savoir si je me suis bien battue. Il s'agit de décider si, me battant, j'ai appris quelque chose qui vaille la peine d'en parler. C'est ici que je voudrais évoquer ma rencontre avec la Sophrologie.

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Je sortais donc de ma longue analyse, une bonne dizaine d'années, visiblement débarrassée de phobies qui me ligotaient, à l'exception d'une seule: j'avais toujours eu une peur panique de l'avion, au point qu'il m'anivait de monter Jusqu'à la passerelle, ma carte d'embarquement en poche, pour, au moment de franchir la porte, redescendre à toute allure, bravant à la fois le ridicule et le flot de passagers qui montaient en sens inverse. A vrai dire, cette phobie résiduelle m'aurait sans doute assez peu gênée, si je n'avais eu deux enfants, dont je ne voulais à aucun prix limiter l'existence, en leur léguant mes propres phobies. Justement, je devais faire avec eux un voyage au Maroc, dont il était bien entendu exclu qu'il se fit par voie maritime, compte tenu des courtes vacances dont je disposais. C'est à ce propos que, par la voie d'un magazine de vulgarisation et n'ayant plus rien à perdre, je rencontrai sans en attendre grand chose la Sophrologie en la personne de François Gay, merveilleux conteur et psychologue, avec qui j'ai vécu, pendant 3 semaines, et par anticipation, ce fameux voyage en avion. Quelle ne fut pas ma surprise, compte tenu de mes dispositions sceptiques, quand au jour J, mes enfants par la main, je suis montée dans l'avion de Royal Air Maroc d'un pas fenne et sans le moindre symptôme d'appréhension. Mais ce qui m'étonnait plus encore, c'était ce sentiment de

familiarité, « comme si j'avais pris cet avion tous les jours
de ma vie... ». Ne voulant pas m'avouer aussi facilement convaincue, j'envoyai du Maroc une cane à mon guru, avec cette seule

question: « comment fait-on pour le retour? ».
Il reste que c'est à partir de là que je me suis -sérieusementintéressée à la Sophrologie. Ce que j'en ai retenu, dès le départ, était essentiellement d'ordre pratique: il s'agissait d'une technique de relaxation profonde, apparentée à I'hypnose sans en être, et qui

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pennettait d'obtenir des changements rapides, sans pour autant remettre à plat I'histoire infantile. Pour autant, il y avait un inventeur de la Sophrologie: un psychiatre colombien du nom d'Alfonso Caycedo, qui commençait à susciter chez ses disciples des mouvements divers: les uns religieusement pour, les autres, mal à l'aise, oscillant entre la rébellion et la mauvaise conscience. Les uns et les autres se réunissaient chaque année dans la Principauté d'Andorre, à l'occasion de grand-messes qui venaient témoigner de leur identité commune. Je ne suis jamais allée en Andorre, appartenant à cette 2ème génération, pour qui la Sophrologie représentait une dimension supplémentaire dans l'éventail thérapeutique, et non une profession de foi. C'est précisément ce recul qui m'a permis de retenir, de la Sophrologie, ce qui m'est apparu à la fois comme le plus

utile et le plus original: il s'agit du principe du « schéma corporel comme réalité vécue », et de l'usage qu'on
pouvait en faire. Un choix qui se justifie peut-être par son intérêt intrinsèque -nous aurons l'occasion de nous en expliquer- mais sans doute, en ce qui me concerne, par son affinité avec ma motivation de départ: la lutte contre la peur, sous toutes ses formes, et d'où qu'elle vienne. Tel est donc le sujet que je me propose de traiter ici, ou comment cette considération du schéma corporel, à travers toutes les approches dont il est susceptible, m'a permis de traquer, sous leurs déguisements divers, les peurs multiples qui nous interpellent. Je commencerai par le récit de trois cas qui, aussi différents qu'ils soient de par leur symptomatologie, leurs causes ou leur degré de gravité, se sont trouvés modifiés par un travail sur le schéma corporel.

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Dans un deuxième temps, nous essaierons de comprendre ce que c'est que ce «schéma corporel» et plus précisément ce « schéma corporel comme réalité vécue» et en quoi il peut avoir une vertu thérapeutique. Enfin, dans une 3ème partie, nous évoquerons les différentes applications qui s'inspirent de ce principe, dans le but, d'une part d'en évaluer l'efficacité, d'autre part, de les situer par rapport à des thérapies concurrentes, et notamment à l'approche analytique qui reste notre référence.

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Première

partie:

Trois cas qui ont à voir avec le schéma corporel en Sophrologie

L'histoire

exemplaire

de Sylvie auto-moto

Sylvie, quand je la rencontre, c'est d'abord un inépuisable sourire. 30 ans, assistante sociale, d'emblée très sympathique, avec un rien de trop lisse, de trop bienveillant. La seule plainte, en dehors de laquelle elle assure que « tout va bien» concerne une phobie de la voiture et de la moto, qui se manifeste essentiellement quand elle est passagère: « me faire transporter est devenu un calvaire. Je ne suis tranquille qu'en utilisant les transports en commun, ou en conduisant moi-même... Me raisonner ne sert à rien. La peur me troue littéralement le ventre. Après un voyage en moto, ou en voiture, je me sens vidée de toute énergie. En ville, ou en route, j'en anive à de véritables crises de nerfs ». Elle me décrit ainsi ses symptômes: crispation totale du corps, mâchoire, mains, estomac serrés, respiration bloquée, suées qui l'inondent, sensation de se désagréger. Elle se représente coincée contre la portière de la voiture, ou agrippée à l'arrière de la moto, le regard fixé sur la route, pâle, muette et secouée de nausées. Si cette phobie la gêne tant, c'est que le conducteur est habituellement son fiancé, passionné, lui, d'auto-moto. Il ne saurait être question de le laisser partir sans elle. C'est déjà assez ennuyeux de ne pas réussir à lui dissimuler cette panique qu'il pourrait à bon droit intetpréter comme un manque de confiance. Mais, à part cette phobie, étroitement circonscrite, « tout va
bien, merci ».

Nous n'insistons pas, et entreprenons de suite une relaxation sophronique afin de nous ménager le recul nécessaire à une prise de conscience du problème et de pennettre à Sylvie de découvrir d'ores et déjà, dans un espace-temps privilégié, une certaine sécurité du corps. Cette technique, dite de base, reste, dans son principe, assez simple. 15

Le premier temps constitue une mise en condition, analogue à ce qu'on peut trouver dans d'autres méthodes de relaxation. La patiente, allongée, les yeux fermés, est initiée à un rythme respiratoire précis: petite inspiration, temps de rétention, expiration prolongée -qui va la conduire progressivement à cet « état du bord du sommeil », où elle ne sera plus que le spectateur désimpliqué de ses images, de ses affects, de ses sensations.

Une attention particulièreest portée sur les yeux: « des
yeux tranquilles sous des paupières lourdes, si lourdes que, même si on le voulait, on ne les soulèverait pas ». Et ces paupières lourdes, c'est «comme un épais rideau qu'on aurait tendu entre le monde extérieur et soi... de sorte que ce monde extérieur, il est là, présent, chaud, familier, et totalement inoffensif... comme si les bruits qui nous en parviennent avaient été filtrés, feutrés, avant de nous atteindre» . Impression de sécurité, d'immunité. C'est dire que nous sommes ici en situation d'isolement sensoriel, un peu comme à l'intérieur d'une bulle, l'attention distraite au monde extérieur pouvant toute entière être reportée sur les sensations internes, ce qui est le propre de la relaxation, mais aussi la condition la plus propice à une prise de conscience du schéma corporel, qui représente à la fois l'un des moteurs essentiels de la cure sophrologique et, en ce qui concerne Sylvie, mon premier objectif. Le deuxième temps va accentuer cette impression de «lâcher prise» au travers d'un relâchement musculaire intéressant toute la zone supérieure du corps: visage, tête,

nuque, épaules, zone appelée précisément « triangle de la
vigilance », dans la mesure où elle est censée être le siège même de ses manifestations.

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Mais, à ce stade, nous n'aurions guère dépassé les techniques de relaxation classiques si n'était intervenu, depuis le début, le « terpnos logos» du sophrologue. Ce terpnos logos, ou discours agréable, selon l'étymologie grecque, a été défmi comme «un parler persuasif, d'une fonne douce et monotone, la parole agréable qui tranquillise, donne du calme, de la sérénité, de la confiance ». Dans le cas qui nous occupe, et pour le moment, ce discours reste tout entier centré sur le schéma corporel, sur la découverte progressive de ce schéma, telle qu'elle est autorisée par cette parenthèse dans le temps et dans l'espace, pendant laquelle la patiente, se sentant à l'abri, déconnectée du monde et de ses propres pensées, peut investir son corps. C'est ainsi que nous parcourons ensemble, Sylvie et moi, les différents lieux du corps, évoquant successivement le front, les yeux, les points saillants du visage, la nuque, le cou, les épaules, la poitrine, le ventre, le bas du ventre, le dos, le bas du dos, les jambes... Parallèlement, seront perçues les différentes fonctions: la respiration, dont on suit le chemin depuis les cavités nasales jusqu'aux bronches, aux poumons, jusque là où elle ne saurait physiologiquement aller, mais où on la « sent» aller, dans les bras, dans les jambes; - les battements du coeur, dont on saisit le rythme sourd, régulier, de plus en plus calme, de plus en plus sûr ; - la circulation, quand on découvre, à travers la cuisse, du marin », la force du sang dans l'artère fémorale. Pour autant cette approche, qu'on pourrait dire analytique, n'a que peu d'intérêt en elle-même. Elle n'est là que pour préparer son aboutissement, dans une sorte de synthèse corporelle, qui doit se présenter comme une évidence, une donnée immédiate de la conscience:
« tout un corps tiède, détendu, baignant dans une pesanteur

-

genou jusqu'à la hanche, « comme un courant sous-

légère ».

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Alors, et alors seulement, je saurai si j'ai réussi. Telle est donc la technique que nous utilisons avec Sylvie et avec, il faut bien le dire, un certain bonheur. Effectivement, dans les entretiens qui concluent nos séances, Sylvie évoque la perception nouvelle qu'elle a de son corps, à travers son poids, sa chaleur, la place qu'il occupe, s'efforçant d'expliquer comment cette perception s'accompagne d'un sentiment de réassurance, dont elle pressent qu'il pourrait avoir affaire avec son identité. Elle décrit la découverte de sa respiration, de son rythme intérieur: «c'est comme si je touchais la vie qui est en moi, la force qui m'anime et qui m'est propre ». C'est presque trop bien, mais, pour l'instant, cette docilité nous sert. L'insistance avec laquelle Sylvie parle de cette énergie retrouvée m'incite à passer rapidement à la
« relaxation dynamique », qu'on pourrait définir comme la

phase active des méthodes caycediennes. Il s'agit toujours de percevoir le corps, mais cette fois, à partir du mouvement. Nous en sommes, en quelque sorte, à l'étape kinesthésique dans l'apprentissage du schéma corporel. Concrètement, les séances se passent désonnais de la manière suivante: - la phase initiale est pratiquement identique à celle que nous avons rencontrée dans la sophronisation de base, avec une série de respirations rythmées destinées à induire l'état «du bord du sommeil» caractéristique de la relaxation sophronique, à cette différence près qu'ici la patiente, les yeux toujours fermés, se tient debout, et s'y maintiendra tout au long de la séance. - la phase centrale consiste, toujours sous la conduite du sophrologue, en une série d'exercices physiques, programmés du haut vers le bas: mobilisation de la nuque, des bras, des épaules, activation du plexus solaire, mouvements du ventre et du bassin... qui feraient penser à une banale gymnastique, si ne s'y intercalaient des temps de récupération, destinés à en éprouver la résonance interne, qui en constitue la véritable finalité. 18

- quant à la phase finale, elle peut s'analyser comme une récapitulation des impressions successivement recueillies, assortie d'une exploration du corps dans ses trois dimensions, avec une concentration particulière sur la sensation vécue de la pesanteur, et la perception du centre de gravité du corps.
Nous progressons ainsi vers un sentiment de stabilité et d'équilibre qui, pour Sylvie, la phobique du mouvement et de la vitesse, revêt une importance primordiale. Pour autant, et guidée par ce qu'elle exprime de ses préférences, je suis amenée à privilégier, dans le déroulement des séances, les séquences qui autorisent la décharge d'agressivité, notamment les mouvements dits «de karaté », dans lesquels elle manifeste beaucoup d'ardeur à abattre une cible imaginaire. Le commentaire, pour laconique qu'il soit, nous introduit

en pleine phénoménologie: « c'est comme sij'étais en train
de découvrir mon existence ». Mais le plus intéressant concerne ce que Sylvie nous dit observer, non sans un certain étonnement, dans son comportement habituel. Elle, si douce, si gentille, se met à ne plus pouvoir supporter les situations ou les gens qu'on lui impose. Ainsi, ce jeune parent de son fiancé, venu de Tunisie pour faire ses études à Paris, et qui s'est imposé à demeure chez elle, perturbant son intimité, lui imposant un surcroît de travail, sans qu'elle ait jusqu'ici rien laissé paraître de la gêne qu'il lui occasionne. Voici maintenant qu'elle se surprend à le houspiller, à manifester tout haut son agacement, si bien qu'il est désormais question qu'il s'en aille. Au fond, tout ceci est de la faute de son fiancé. D'ailleurs, lui aussi l'agace. A vrai dire, tout le monde l'agace. Cependant, elle sait qu'elle progresse. Elle se perçoit

comme quelqu'un

«

ayant toujours eu du mal à parler de

soi... avec le souci de laisser penser que rien n'est grave et que tout va bien». Elle reconnaît ,« sa frousse bleue de
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l'agressivité », par laquelle elle explique son impossibilité de parler en son nom, de dire ce qu'elle ressent, surtout à ceux qui lui sont proches, ses amis, sa famille. «Parler, c'est se révéler, donc risquer de ne pas correspondre à l'attente de l'autre, et par conséquent, risquer de ne plus être aimée ». Et pourquoi risquerait-elle de ne plus être aimée ? Sinon en raison de sa p/~opre agressivité, qu'elle est précisément en train de découvrir, et qu'elle redoute encore plus que celle des autres... compte tenu des représailles qui pourraient s'en suivre. Aussi intéressée qu'elle paraisse par ses découvertes, Sylvie ne donne pas l'impression de vouloir poursuivre plus loin ses investigations. Elle me ramène au sujet de sa demande, à son problème auto-moto. La proximité d'un voyage, qui l'angoisse beaucoup, me décide à brusquer les choses.

Je propose une séancedite de « substitution sensorielle» :
cette technique, conçue à l'origine pour lutter contre la douleur, s'applique assez bien au traitement des phobies, dans la mesure où celles-ci sont très liées à la sensation. Il s'agit, toujours sous sophronisation, de montrer à la patiente qu'elle est capable d'induire elle-même ses sensations, au point de pouvoir remplacer l'une par l'autre, concrètement une sensation désagréable et anxiogène par une sensation antagoniste et positive. Ainsi, peut-on parvenir à faire évoluer une sensation de chaleur, liée à une inflammation, vers une sensation de fraîcheur, puis de froid qui con,d,uiseprogressivement vers la suppression de la douleur. A l'inverse, François Gay, dans un recueil intitulé « Aspects de la Sophrologie », nous rapporte l'histoire de ce nageur canadien, spécialisé dans les exercices de survie en mer, qui affronte les eaux glacées du Saint-Laurent, en s'imaginant dans les mers tièdes du Pacifique, moyennant, on l'imagine, une sérieuse préparation physique et sophrologique.

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