Le Souffle du vent

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Lily et Thomas se sont retrouvés après 20 ans de séparation. Ils sont heureux de préparer leur mariage.
Mais des questions se posent et viennent assombrir ce moment de bonheur. Pourquoi ? Mathéo et Rose, leurs jumeaux de 2 ans, sont-ils si étranges ? Que s'est-il passé ?
Il y a dans cette famille beaucoup de souffrances, de non-dits et de secrets qui dorment au fond de la mémoire de certaines personnes depuis longtemps ; secrets qui vont être révélés...


Publié le : vendredi 22 avril 2016
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EAN13 : 9782334120128
Nombre de pages : 230
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ISBN numérique : 978-2-334-12010-4
© Edilivre, 2016
À mes frères et mes belles-sœurs
En ce mois d’avril, un vent froid soufflait du Nord-est. Avec le printemps, la vigne s’éveille, les bourgeons s’ouvrent les feuilles apparaissent, la taille est terminée. C’est le temps du palissage, les sarments dépourvus de force sont soutenus et attachés sur les rangées de fil de fer. En cette fin d’avril les viticulteurs redoutent le mois de mai. La crainte du gel tardif qui risque de faire beaucoup de dégâts à la vigne. Les hommes doivent la soigner. Il faut la pulvériser pour prévenir des attaques du mildiou et les autres maladies. Les gourmands sont enlevés, cela permet de bien aérer les grappes. On appelle ce travail, la taille d’été.
* * *
Lily regardait à travers la fenêtre tenant Rose dans ses bras, la petite était fiévreuse. Mathéo jouait assis sur sa couverture, le petit bonhomme n’avait pas l’air souffrant. Thomas, Arthur et Florentin travaillaient dans les vignes. Ils ne perdaient jamais de temps, ils allaient toujours à la même cadence et le travail se faisait, sans problème. Lucas était resté près d’Adèle qui avait un gros rhume. Cela lui permettait de se reposer. Il n’avait pas l’impression de perdre son temps, puisqu’il soignait sa femme. Les températures ne dépassaient pas les dix degrés, avec le vent, le froid était glacial. Au château, tous craignaient les gelées. La sonnerie du téléphone fit sortir Lily de ses pensées. – Allô ! – Allô, Liane ? – Oui, maman. – Bonjour ma fille, j’ai vu le curé, il est d’accord pour une bénédiction. – Tu tiens à ce passage à l’église. – Votre mariage aurait eu lieu, il y a vingt ans, vous seriez passés à l’église. – Oui, je sais, mais avec quatre enfants tu ne trouves pas que cela fait désordre. – Non ! Lily pensa que ce n’était pas la peine d’insister. En raccrochant le téléphone, elle souffla. – Pourquoi souffles-tu ? Toujours curieuse, Anaïs s’inquiétait pour sa fille adoptive. – J’ai eu maman au téléphone, elle a vu le curé il est d’accord pour nous marier. – Encore heureux, qu’il veut bien vous marier celui-là ! Dans notre famille il n’y a jamais eu de mariage sans église. Si les deux s’y mettaient, c’était certain, il y aurait un mariage religieux.
* * *
Après qu’elle eut dit, à Jules David et son frère Robert. ce qu’elle avait sur le cœur. Lily était redevenue Liane pour tous les habitants du pays qui l’avaient vu grandir. Mais elle était toujours, Lily au château. Rose grognait dans son lit, elle qui était si sage d’habitude. Cela inquiétait Lily de voir sa fille malade. Elle avait pris rendez-vous chez le docteur, le copain de Faustine. Lily posa sa main sur le front de Rose, la petite-fille était brûlante. Rose avait des nausées et des vomissements. En la prenant dans ses bras ; Lily eut l’impression que Rose avait une raideur dans la nuque. – Mamé, s’il vous plaît, appelez Thomas. – Pour quelle raison, quelque chose ne va pas. – Rose n’est pas bien. – comment ? Thomas arrivait essoufflé d’avoir couru. – Que se passe-t-il ? – Rose est malade. – J’ai appelé les pompiers, dit Germain. En voyant la petite Rose ; Germain avait reconnu les symptômes de la méningite. Lucas avait contracté cette terrible maladie à l’âge de quatre ans. Il avait six ans et malgré son jeune âge, il n’avait pas oublié. La voix du docteur qui disait à ses parents que c’était une maladie grave. La sirène des pompiers se rapprochait. Le véhicule de secours et d’assistance aux victimes venait de s’arrêter devant la maison. Le pompier qui se trouvait près du chauffeur descendit le premier du véhicule. Les autres le suivirent sans perdre de temps. Germain les connaissait bien, c’étaient des enfants de la commune Lily tenait Rose dans ses bras, elle ne voulait pas la lâcher. Le pompier la rassura en lui parlant doucement. – Je ne veux pas lui faire de mal, Madame. L’homme avec l’aide de Thomas réussit à lui faire lâcher prise. Il avait l’habitude de ces mamans qui ne voulaient pas lâcher leurs petits. Après avoir ausculté la petite Rose, il décida. – On l’emmène à l’hôpital. – Je peux venir avec vous. – Oui, madame bien sûr. Thomas avait pris la voiture et suivait l’ambulance. Tout s’était passé en peu de temps. En passant près de Germain, le pompier le plus gradé lui tapa sur l’épaule. – Je pense que votre diagnostic est juste, monsieur Grandjean. Germain remercia le fils de son copain Hyacinthe qui pendant vingt-cinq ans avait été pompier, quand il avait décidé d’arrêter, son fils Sylvère avait repris le flambeau. Dans cette famille, on était pompier de père en fils. Et tous étaient fiers de porter l’uniforme. Personne ne pouvait calmer le petit Mathéo, depuis que sa sœur était à l’hôpital. Le seul qui pouvait l’apaiser était Germain. Comme avec Florentin, il savait lui parler et adoucir son chagrin. Thomas et Lily passaient la journée avec Rose. Mimi, Rosine et Faustine appelaient tous les jours.
Le téléphone sonnait au château quasiment toutes les heures. Germain et Anaïs répondaient à tous avec gentillesse, ils comprenaient l’inquiétude des autres. Eux aussi étaient anxieux et attendaient le retour des parents de Rose pour avoir des nouvelles récentes de l’enfant.
* * *
Adèle se sentait mieux. Les quintes de toux s’étaient calmées. Bien couverte elle décida de rendre visite à Anaïs et Germain elle ne les avait pas vus, depuis plus d’une semaine. Pas question qu’Anaïs et Germain attrapent un mauvais rhume à leur tour. Lucas l’accompagnait, il avait soigné sa femme sans être malade. – Je suis coriace, je passe ma vie dehors, je suis un dur à cuire, disait-il. – Rentrez vite, l’air est frais, je ne voudrais pas que tu recommences à tousser dit Anaïs à sa sœur en ouvrant la porte. – Je vais mieux, ne t’inquiète pas. – Thomas et Lily ne sont pas rentrés. – Non Lucas, on trouve le temps long. – Lily n’a pas appelé pour vous donner de nouvelles. – Pas de nouvelles bonnes nouvelles, en disant ces paroles ; Lucas se rassurait. La nuit était tombée depuis un moment, quand ils entendirent la voiture de Thomas. Personne ne bougea dans la maison. Ils craignaient trop pour la petite Rose. Paul et Mimi assis sur le canapé, regardaient la télévision sans suivre le programme. Ils attendaient que Liane les appelle pour leur donner des nouvelles de Rose. – Je trouve qu’elle tarde ce soir, pourvu que rien de grave ne soit arrivé. – Mimi, ça allait hier, pas de raison que cela aille plus mal aujourd’hui. – Oui, Paul tu as raison on va attendre. Le temps semblait des siècles à Mimi. – Paul j’appelle, je suis agacée. – Oui, si tu veux. Mimi se dépêcha de composer le numéro du château. La sonnerie annonça que le téléphone était occupé. Mimi raccrocha le combiné. – Mon Dieu, je suis sûr qu’il est arrivé un malheur. Mimi décida de rappeler. – Je rappelle oui ou non. – Oui, appelle. Au moment où Mimi se levait, le téléphone sonna. Paul, le plus près de l’appareil, se précipita.
* * *
Thomas rentra le premier pour tenir la porte ouverte à Lily, elle portait Rose dans ses bras. – Excusez-nous, avec les papiers pour la sortie de la petite, nous n’avons pas eu le temps d’appeler. – Ce n’est pas grave tout va bien, c’est le principal.
– Lily appelle tes parents, ils sont inquiets. Après avoir donné Rose à son père. Lily se dépêcha de téléphoner à ses parents. – Zut, c’est occupé. Cinq minutes plus tard, le téléphone était toujours occupé chez Paul et Mimi. Lily décida d’appeler chez son frère Yann. – Allô Pauline, c’est Liane. – Je suis contente de t’entendre ! Pourrais-tu me donner des nouvelles de Rose ? – Tout va bien, on l’a ramenée à la maison. Je voulais prévenir, maman et papa, mais chez eux le téléphone sonne occupé. – Ne te tracasse pas, on voit cela et on vous rappelle. Le hasard faisait que Mimi et Lily décrochaient toutes les deux en même temps le combiné, donc toujours occupé « maudit hasard » – Allô ! Papa, c’est Yann. – Yann que se passe-t-il ? – Rien de grave, ne t’inquiète pas je viens d’avoir Liane. Tout va bien, la petite Rose est rentrée à la maison. Mimi trépignait, elle voulait savoir. – Passe-moi maman que je la rassure. – Maman, tout va bien, Rose a quitté l’hôpital, elle est en pleine forme. Liane a appelé à la maison, parce que chez vous le téléphone sonne toujours occupé. – Merci mon fils d’avoir appelé, on va dormir tranquille cette nuit. – Bonne nuit reposez-vous bien. Demain Liane vous appellera pour vous donner des nouvelles. – Embrasse Pauline et les petits, bonne nuit. – À demain, toute la famille vous embrasse. Yann avait rappelé Lily pour la rassurer. La nuit fut reposante pour toute la famille. Rose s’était bien remise de sa méningite. Mathéo avait retrouvé sa sœur. Il était redevenu un petit garçon plein de joie. Mathéo et Rose marchaient depuis plusieurs mois. Mais quand ils étaient fatigués, ils reprenaient leur façon de se déplacer, comme, lorsqu’ils étaient plus petits. Rose se traînait sur les fesses en s’aidant d’une jambe. Mathéo marchait à quatre pattes. Chaque chose avait repris sa place. La joie qui avait disparu de la maison pendant plus d’une semaine était de retour. Lily et Thomas pouvaient penser à leur mariage, qui aurait lieu à la mairie de Saint Félicien, le vendredi 28 juin. La salle des fêtes était réservée tous les samedis. Alors, ils avaient choisi un vendredi.
Pour l’église, Thomas et Lily avaient décidé de faire plaisir à leurs parents qui tenaient à la cérémonie religieuse. Alfred et Camille seraient là, ainsi que Bertille, elle tenait à les avoir près d’elle.
* * *
Lily avait demandé à Anaïs, Adèle et Esméralda de l’accompagner à Périgueux, pour assister au dernier essayage de sa robe. Elle l’avait choisi seule, pour avoir ce qui lui plaisait.
Anaïs aurait voulu qu’elle la prenne blanche. Lily n’avait pas cédé, tout sauf une robe blanche. Elle trouvait qu’avec quatre enfants, le blanc… Quand Anaïs vit Lily habillée, l’émotion la submergea ce qui l’obligea à s’asseoir. Adèle prit peur en voyant sa sœur blanche comme un linge. La vendeuse avait demandé que l’on apporte un verre d’eau à Anaïs. – De l’eau ou un petit verre de rhum, demanda le propriétaire du magasin. – C’est bon pour les émotions, ma petite dame. – Oui, un petit rhum, je serai plus vite remise. – Anaïs ! Tu ne vas pas boire en plein milieu d’après-midi ! – Bien sûr que si Adèle, tu veux le goûter, le rhum. – Attendez madame, je vous en donne un petit verre. – Non merci.
Trop tard, le verre était servi. – Mesdames, cela vous ferait plaisir un petit verre de rhum. Esméralda accepta. Lily refusa. – Les mères, elles arrivent toutes la bouche en cœur. Dès que les filles enfilent leur robe il n’y a plus personne, voilà pourquoi j’ai ma petite bouteille de rhum c’est meilleur qu’un verre d’eau. Et cela remet tout de suite, ces dames sur pied. Le patron du magasin était un bon commerçant. Le magasin avait une bonne réputation les futures mariées venaient de tout le département pour choisir leur robe.
* * *
Thomas se sentait bien, la journée commençait sous un soleil radieux. Il avait retrouvé la femme qu’il aimait. Le jour de leur mariage approchait, il était ravi. Lui, qui s’était promis de ne jamais avoir d’enfant avec une autre femme, en aurait quatre dans la corbeille de mariée. Plusieurs fois dans la journée son esprit s’évadait vers les contrées du Québec. Il s’était rendu compte depuis son retour, à quel point lui manquaient les grands espaces, les étés indiens, la neige et les grands lacs. Son chum Pierre lui avait appris la pêche, la chasse. Il adorait la cuisine québécoise. La Poutine que l’on servait avec des frites et du fromage en grains ou en crottes. Le tout arrosé de sauce brune.
Le ragoût de pattes de cochon, la première fois qu’il l’avait goûté, il pensait que c’était accommodé avec des pieds de porc. En réalité, on se servait du jarret pour cuisiner le plat. Ce qui avait sa préférence, c’étaient les desserts, la tarte aux bleuets, la tarte au sucre et les beignes. Avec ses copains, l’hiver, ils allaient tirer le sirop d’érable à la cabane à sucre. Cela consistait à faire bouillir le sirop pour en augmenter la résistance et à le faire couler sur la neige pour le durcir, juste ce qu’il fallait. Thomas comme les enfants en raffolait, il faisait comme eux, des sucettes avec un bâtonnet. Pierre lui disait.
– Tu te sucres le bec, mon chum. Il savait qu’un jour prochain, il lui faudrait retourner au Canada, et qu’il n’aurait pas le choix. Thomas était déchiré entre son amour pour Lily et ses enfants, et ce qu’il avait délégué au Québec, à d’autres personnes pour revenir en France. Le jour venu, il serait heureux de repartir vers ces contrées sauvages qui lui manquaient tant. Son grand espoir était que Lily accepte de venir avec lui, mais voudrait-elle le suivre. En laissant derrière elle, tout ce qu’elle aimait sa famille, ses amis, et ses chères vignes où elle aimait tant travailler.
* * *
Lily était superbe dans sa robe de couleur beige rosé. La robe-fourreau était simple et retenue par deux fines bretelles. Pour mettre sur ses épaules, Lily avait choisi un boléro en dentelle assorti à la robe. Elle avait repris sa taille de jeune fille, après la naissance de ses enfants. Elle n’avait même pas gardé un kilo. – Dommage, que tu n’es pas conservé, quelques kilos. Tu es grosse comme un fifi de luzerne, lui disait Germain. La vendeuse avait mis la robe et tous ses accessoires dans une boîte joliment décorée. Les quatre femmes sortirent du magasin. Lily retrouva l’ambiance de la ville, elle adorait. Elle aimait la ville de Périgueux, mais par-dessus tout, elle admirait la cathédrale Saint-Front, le symbole de la ville avec son style roman et byzantin. Elle aimait flâner dans ces rues coupe-gorge, se promener sur les bords de l’Isle. Cette superbe rivière passe à Périgueux. L’Isle est un affluent de la Dordogne, les deux rivières se rejoignent à Libourne. Anaïs la ramena à la réalité. – Pas le temps de traîner ma fille, on rentre au plus vite, je te rappelle que tu pars la semaine prochaine pour préparer ton mariage et tu as des valises à préparer. – Ah ! Oui C’est vrai. – Ne fais pas l’innocente, ma fille. Lily roulait tranquillement, elle aimait les petits bourgs, qu’elle traversait pour rentrer à Bergerac. Adèle affectionnait la commune de Queyssac. Lily passait par la ville pour qu’elle puisse admirer le pigeonnier qui à l’origine était un silo à blé. e e Les historiens ne savent pas exactement de quand il date du XII ou du XVI siècle. Adèle le trouvait beau et cela lui suffisait. Lily chérissait le village de Lembras avec son clocher qui lui rappelait, celui de Saint Félicien. Lembras est une commune viticole qui a l’autorisation de produire des vins d’appellations, comme le Bergerac, le Pécharmant, les côtes de Bergerac et la Rosette.
* * *
En arrivant au château, Lily aperçut Lucas. Le soleil brillait dans ses cheveux blancs comme neige. Elle se souvenait de la première fois qu’elle l’avait rencontré, c’était à la gare de Bergerac, ses cheveux étaient déjà tous blancs. Cela lui avait fait penser qu’il avait au moins cinquante ans, alors qu’il en avait tout juste
quarante-cinq. Florentin et les ouvriers travaillaient dans la vigne. Les femmes leur firent signe de la main, les deux jeunes les saluèrent à leur tour. Thomas était resté garder Mathéo et Rose. – Ah ! Vous voilà enfin, j’ai trouvé le temps long. – On ne peut pas être au four et au moulin, mon cher futur gendre. – Vous avez réponse à tout, ma chère Anaïs. En entendant la conversation, Germain souriait. – Le jour où tu es rentré dans cette maison Thomas, je t’ai prévenu que ces dames commandaient dans cette demeure, tu ne peux pas dire le contraire. – Je m’en souviens Germain et je pense que vous aviez raison. Et dire que je vais avoir deux belles-mères ! – Oui, mon garçon, mais tu auras deux beaux-pères charmants. – Pauvres hommes, de vrais souffre-douleur. – Il faut mieux entendre cela qu’être sourd, n’est-ce pas mon grand ? En sortant de la maison, Thomas fit un clin d’œil à Germain pour lui faire comprendre qu’il était d’accord avec lui. Arrivé dans la vigne, il se souvint qu’il avait oublié de dire à Lily qu’il avait reçu une lettre du Québec. – Tant pis, je lui dirai plus tard, cela l’apprendra à traîner. Il savait que le contenu du courrier ferait plaisir à Lily. La fin d’après-midi passa tranquillement. Les deux petits après la sieste jouaient sagement. Lily attendait Faustine qui devait arriver vers dix-sept heures. Peu de temps après, elle entendit la voiture de sa fille. Les pneus crissèrent sur les graviers. – Mon Dieu que se passe-t-il ? La portière de la voiture claqua, c’était silence radio dans la maison. Faustine entra dans le château, où elle explosa. – Il veut rentrer dans son pays, qu’il y retourne dans sa région où il fait un froid canard. Il m’a proposé d’aller avec lui, jamais, je n’irai dans le Nord. Lily venait de comprendre, que sa fille venait de rompre avec Norbert. Faustine après avoir craché toute sa colère. Elle se calma. Elle embrassa tout le monde en s’excusant. En prenant Mathéo dans ses bras, elle l’embrassa fort en lui disant. – Tu ne seras pas comme cela toi, mon petit loup. Rose approchait doucement de sa sœur. – Viens, ma poupée que je te fais un gros câlin. Faustine les adorait. L’avantage avec Faustine, c’est que ses colères montaient aussi vite qu’elles descendaient. – Le seul problème, c’est que dans un mois, nous n’aurons plus de docteur au village, dit-elle Personne n’avait réagi à sa réflexion, il n’aurait pas fallu grand-chose pour remettre le feu aux poudres.
* * *
Thomas pensait à la lettre qu’il avait reçue le matin. Son chum Pierre lui avait écrit que toute sa famille serait à son mariage. Mathilde, sa sœur, serait présente. Ainsi, que ses deux chums indiens montagnais Yuma, son prénom était destiné au fils du chef de la tribu. Amarock voulait dire le loup, il portait bien son nom.
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