Le XXIème siècle est-il le dernier ?

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La compétition mondialisée accroît les inégalités et multiplie les tensions. La surabondance et la pénurie se côtoient. L'environnement est saccagé. Le credo idolâtre d'une croissance éternelle est un mirage. L'auteur ouvre une voie plus harmonieuse. Chômage, mondialisation, retard des pays en développement, la nature, et autres grands sujets sont approfondis à contre-courant de la pensée unique. Les idées-choc s'éclairent d'applications concrètes probantes. Notre pérennité exige des garde-fous crédibles. Il y a urgence...
Publié le : mardi 1 novembre 2005
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EAN13 : 9782296417069
Nombre de pages : 236
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L'Harmattan,

2005

ISBN: 2-7475-9412-2 EAN: 9782747594127

LE XXIème SIÈCLE EST -IL LE DERNIER?

Collection « L'esprit

économique

»

fondée par Sophie Boutillier et Dimitri Uzunidis en 1996 dirigée par Sophie Boutillier, Blandine Laperche, Dimitri Uzunidis Si l'apparence des choses se confondait avec leur réalité, toute réflexion, toute Science, toute recherche serait superflue. La collection « L'esprit économique» soulève le débat, textes et images à l'appui, sur la face cachée économique des faits sociaux: rapports de pouvoir, de production et d'échange, innovations organisationnelles, technologiques et financières, espaces globaux et microéconomiques de valorisation et de profit, pensées critiques et novatrices sur le monde en mouvement... Ces ouvrages s'adressent aux étudiants, aux enseignants, aux chercheurs en sciences économiques, politiques, sociales, juridiques et de gestion, ainsi qu'aux experts d'entreprise et d'administration des institutions.

La collection est divisée en cinq séries: Economie et Innovation, Monde en Questions, Krisis, Clichés et Cours Principaux.

Le

Dans la série Economie et Innovation sont publiés des ouvrages d'économie industrielle, financière et du travail et de sociologie économique qui mettent l'accent sur les transformations économiques et sociales suite à l'introduction de nouvelles techniques et méthodes de production. L'innovation se confond avec la nouveauté marchande et touche le cœur même des rapports sociaux et de leurs représentations institutionnelles. Dans la série Le Monde en Questions sont publiés des ouvrages d'économie politique traitant des problèmes internationaux. Les économies nationales, le développement, les espaces élargis, ainsi que l'étude des ressorts fondamentaux de l'économie mondiale sont les sujets de prédilection dans le choix des publications.

La série Krisis a été créée pour faciliter la lecture historique problèmes économiques et sociaux d'aujourd'hui liés métamorphoses de l'organisation industrielle et du travail. comprend la réédition d'ouvrages anciens, de compilations textes autour des mêmes questions et des ouvrages d'histoire la pensée et des faits économiques.

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La série Clichés a été créée pour fixer les impressions du monde économique. Les ouvrages contiennent photos et texte pour faire ressortir les caractéristiques d'une situation donnée. Le premier thème directeur est: mémoire et actualité du travail et de l'industrie; le second: histoire et impacts économiques et sociaux des innovations. La série Cours Principaux comprend des ouvrages simples, fondamentaux eUou spécialisés qui s'adressent aux étudiants en licence et en master en économie, sociologie, droit, et gestion. Son principe de base est l'application du vieil adage chinois: « le plus long voyage commence par le premier pas ».

Jacques BERNARD

LE XXIème SIÈCLE EST-IL LE DERNIER?

INNOV 21, Quai 59140

AL

de la Citadelle

L'Hannattan Hongrie Konyvesbolt Kossuth L u 14-16 1053 Budapest

Dunkerque, France L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique ~75005 Paris FRANCE Espace L'Harmattan Kinshasa L'Harmattan Italia Via Degli Artisti, 15 FacoodesSc Sociales, Pol et Adm BP243, KIN XI 10124 Torino Université de Kinshasa - RDC ITALIE

L'Harmattan Burkina Faso 1200 logements vi1la96 12B2260 Ouagadougou 12

Du même auteur

Dans le domaine de l'économie:
Le mirage de la croissance, L'étoile du sud, 1998.

Dans le domaine des loisirs:
Mémobridge, Le bridgeur, 1993.

INTRODUCTION

Un titre choc pour un contenu choc par un auteur choc ( « Le mirage de la croissance» en 1998) . Pourquoi d'entrée 3 fois le mot choc. C'est parce que le monde a besoin d'un électrochoc pour une prise de conscience de l'avenir. Ce livre ambitionne d'être un apport pour plus de lucidité qui fait défaut, pour répondre aux inquiétudes et satisfaire les espérances pour plus d'harmonie en dépit de la marche en avant actuelle sans objectif précis. Le passé témoigne de l'avenir. Il faut des exemples, des modèles faisant autorité. Il y en a de nombreux dans la Grèce antique qui a su rayonner pendant des siècles. Elle fut le centre de la civilisation dans la mondialisation de l'époque c'est-à-dire les rives de la Méditerranée pour l'essentiel. Elle a eu beaucoup de grands hommes pouvant illustrer notre propos. Ce pourrait être Pythagore, Socrate, Platon, Aristote ou quelques autres qui accumulèrent un ensemble de connaissances avant que leur pays ne subisse un déclin après une longue période de splendeur. Nos Nostradamus, passés et présents font pâle figure à côté d'eux. Ils n'étaient pas prophètes et se limitaient à raisonner avec pondération. Finalement nous nous référons aux apports de la Grèce antique, avec ses nombreuses petites cités, exemplaire par l'esprit démocratique de ses citoyens débattant dans l'agora. Nous nous appuyons sur leur sagesse que pour exprimer notre pensée. Un apparent anonymat et une conviction partagée nous permettent une relative liberté d'expression et de ton. Dans notre monde tourmenté, agité de courants contraires nous avons estimé qu'il [allait débattre avec la même clarté que dans l'agora. Nous formulons des espérances et posons des questions. Nous allons ainsi tenter d'ouvrir des voies qui dépassent les intérêts passagers du présent pour voir plus loin.

Comment réagiraient maintenant ces sages du passé en nos temps matérialistes? Cette réincarnation de circonstance va servir notre ambitieux dessein qui est d'essayer de détenniner ce que devrait être le XXIème siècle. Toutes les opinions ont été émises. Toutes les affirmations ont été formulées. Cela va des plus optimistes, de la part d'adeptes d'un monde de progrès matériel pour aller toujours plus de l'avant jusqu'aux pessimistes qui affinnent que cette marche en avant engendre d'irrémédiables menaces de toutes sortes. L'énumération en sera faite avec des développements. Force est de constater que les arguments des partisans de chaque côté sont si catégoriques qu'ils ne peuvent être écartés sans examen. Des bienfaits répartis pour le plus grand nombre d'une part selon les uns et d'autre part de grands périls et à proche échéance. Bref allons-nous vers des Ténèbres ou vers des Lumières? C'est ce qui justifie le titre de ce livre d'investigation et de proposition pour un futur plus serein. Dans un premier chapitre nous examinerons particulièrement les faits d'actualité à l'état brut qui préoccupent les Français. Nous les classerons par thèmes dominants en les décrivant sans porter de jugement. Ils vont être présentés en instantané, individuellement. Nous nous abstiendrons à ce stade de toute projection définitive sur l'avenir. Quant au passé nous y ferons référence dans le deuxième chapitre pour éclairer les causes et les mécanismes qui ont conduit aux situations respectives des différents thèmes. Nous esquisserons divers scénarios pour lesquels nous avons des attentes, espoirs ou inquiétudes. Beaucoup de ces points sont connus plus ou moins superficiellement, mais leurs conséquences et leurs interactions le sont moins. Citons Paul Valéry: « Notre avenir est en construction. Notre action dépend de notre mémoire du passé, de notre analyse du présent et de notre anticipation du futur. » Ne vivons-nous pas trop au présent? Nous n'avons pas de temps à perdre pour l'alternative Ténèbres ou Lumières. Les chapitres III et V en feront respectivement une description approfondie des perspectives. Nous examinerons les différentes tendances et notamment celles qui risquent de nous conduire aux Ténèbres par passivité de la société qui s'intéresse trop au futile et au court terme et néglige ce qui concerne l'avenir. Nous développerons les 8

thèmes à problèmes et ils sont nombreux que ce soit la drogue que nous abandonnons à la maffia, l'exclusion par le chômage, l'économie dominée par la mondialisation, les délocalisations et le dogme de la croissance à retrouver, l'UE à définir, le racisme, le terrorisme, les violences dans les quartiers, l'écart Nord-Sud facteur d'immigration incontrôlée et toutes les conséquences, les épidémies également mondialisées et maladies dévastatrices comme le sida, les menaces écologiques, les risques de réduction des approvisionnements en pétrole menaçant toute l'économie mondialisée. Pour tous ces points prédominants nous utiliserons de nouvelles clés d'analyse des mécanismes pour leur opposer des parades ou limiter les effets lorsque l'impasse semble évidente. Présentement on triche trop en qualifiant de tabous ce qui dérange pour s'intéresser à l'actualité fugitive qui nous étourdit avec le factice sensationnel des médias. Or l'actualité d'aujourd'hui sera chassée par celle de demain qui n'effacera pas les problèmes. Et pourtant les signes avertisseurs y sont inclus. En poursuivant notre activité économique sur le même schéma le pessimisme l'emporte en raison de la priorité donnée au factuel ainsi qu'au court terme dans une compétition vers la conquête de biens matériels dont on célèbre les gagnants. Quant aux innombrables perdants résignés ou revanchards ils seraient le prix à payer pour le progrès, une contrepartie inévitable. Par la suite une deuxième manche risque fort de perturber les gagnants eux-mêmes dans leur suprématie toujours remise en question par les adversaires malheureux ou de nouveaux candidats dans un cannibalisme économique de fait. Nous développerons les enchaînements nuisibles à terme à toute l'espèce humaine et à la nature. Pour les points sensibles nous déterminerons des Fondamentaux c'est-à-dire des facteurs essentiels pour l'équilibre de la société dont nous avons l'héritage, des bornes à ne pas franchir pour préserver l'avenir. Ces Fondamentaux vont être les piliers de notre construction. Ils seront nos références permanentes, nos points d'appui sur lesquels nous reviendrons tant ils sont vitaux et leur transgression pleine de périls. Pour un avenir meilleur la seule voie contre la compétition suicidaire est de l'atténuer en recherchant l'harmonie. Elle seule palliera aux inconvénients du monde sur sa lancée actuelle. Ce sera notre but. De l'analyse des points faisant problèmes, de leurs combinaisons sortira un ensemble de propositions 9

concrètes pour une orientation plus sereine en référence aux Fondamentaux. En addition nous développerons une méthode d'approche de problèmes qui ajoute une raison mathématique à l'évocation du savant Pythagore. Cette méthode d'approche de problèmes sera d'abord expérimentée pour divers thèmes comme celui de la réduction du chômage et pour l'essor des PVD là ou les échecs sont notoires avec moins d'investissements financiers mais avec plus d'imagination appliquée. Pour aborder différentes questions en suspens, les résoudre ou les atténuer nous utiliserons cette même démarche dans le domaine de la sécurité, des conditions de vie des retraités, des loisirs, l'immigration en liaison avec l'évolution économique des pays du Sud, la violence à l'école, la pénurie de logements sociaux. Une phase test en démontrera la faisabilité technique et financière sans atteinte à l'économie marchande. Si quelques images sont parfois un peu forcées sur des sujets aussi sérieux, c'est pour affermir le message en frappant l'esprit différemment. Quant à une plus grande harmonie de l'économie dans le monde ainsi qu'au fonctionnement parfaitement ordonné de notre société, ne nous leurrons pas de croire à une société idéale dans l'utopie de la perfection. Il s'agit de s'orienter vers une société qui «tourne bien» sans auto-accélération c'est-à-dire qui a des freins pour au moins contrecarrer les tendances à aller de l'avant sans savoir vers où l'on va. Toutes les sociétés passées et qui ont duré des siècles avaient des règles, parfois d'essence religieuse avec des principes moraux ou, au contraire brutales qui faisaient contrepoids à des excès pour équilibrer des relations entre les composants de la société. Nous n'avons pas ces correctifs. La pérennité des civilisations égyptiennes, grecques, arabes de leur grande époque l'atteste. Il en a été de même de l'Empire romain qui a périclité par la transgression à une de ces bases, l'esprit citoyen. Nous le développerons pour la recherche d'un devenir plus équilibré, plus paisible. Nous reviendrons sur les Fondamentaux, garants de cette pérennité, que nous avions consigné auparavant. Pour la société ils sont aussi vitaux que l'eau et l'air que nous respirons. Parmi eux: «On ne peut pas espérer pérenniser un système économique en le fondant sur une croissance durable significative.» Nous en éclairerons le non-sens et les conséquences d'en faire une base économique primordiale. Il y a danger car au, lieu d'appuyer sur le frein, c'est sur l'accélérateur. La difficile prise en compte de ce Fondamental, 10

ainsi que d'autres que nous justifierons également, conditionne une meilleure qualité de vie par l'anticipation du futur. Ayant écarté cette illusion il serait aussi utopique de croire à la parfaite harmonie que d'être convaincu d'une croissance perpétuelle et autres illusions. L'objectif est de s'approcher du respect des règles essentielles en considérant les conséquences de nos manquements, tant en nous dotant des régulations nécessaires, qu'à l'égard de notre exploitation forcenée de la nature. Cet objectif de rapports harmonieux est loin de notre compétition acharnée actuelle dans laquelle le plus fort, déifié par ses proches victimes, est désigné comme le modèle à suivre. Et la France? Nous rappellerons le Siècle des Lumières et notre rôle en Europe. Pouvons-nous renouveler l'exploit de ce qui était déjà un pas vers plus d'harmonie? Nous n'avons plus la puissance du Siècle des Lumières et surtout la tâche est plus ardue. En ces temps ils n'étaient pas confrontés comme nous en plus à un bouleversement des techniques, à la compétition sans pitié d'une économie mondialisée à une vitesse plus rapide que la capacité d'adaptation de la population. Les critères de nation dominante de ce début de XXIème siècle sont fondés sur la puissance économique mais pas sur ceux de la nation éclairante que remplissait si bien la France. Nous aurions besoin de la sagesse des Grecs anciens, de la vision de nos grands philosophes du XVIIlème siècle. Les Ténèbres menacent et nous raccourcissons l'échéance par notre passivité. Le temps presse. Il faut changer de cap selon de nouveaux critères à l'opposé de ceux en usage. La France peut y contribuer par son poids moral avec l'aide des élites intellectuelles européennes. Il y a là un potentiel de bonne volonté. Est-ce suffisant pour provoquer l'étincelle face à la course effrénée vers toujours plus? Le dernier chapitre tranchera l'alternative Ténèbres ou Lumières par une réponse découlant de l'analyse globale.

Il

CHAPITRE I

LES FAITS D'ACTUALITE

Ce chapitre expose les principaux points d'intérêt et préoccupations les plus fréquents du public. Ce sont eux qui figurent le plus souvent en manchettes des journaux commentant différemment les nouvelles. Ainsi un kiosque à journaux est globalement objectif. L'hétérogénéité des courants de pensée exprimés est favorable à une bonne information diversifiée. Ce n'est qu'une apparence car en général chacun achète au même marchand le même journal pour entretenir sa
conviction préalable. ,

De cette diversité nous ferons apparaître les points saillants perçus par le plus grand nombre. Les informations chiffrées en références à chaque section serviront d'appui pour les développements des chapitres suivants où nous regrouperons les éléments pour mettre en évidence les connections, les tendances et en commenter les aboutissements. La première section a trait au chômage.

TRAVAIL - CHÔMAGE
Le chômage, son maintien à un haut niveau, sa soudaineté pour les victimes, est sûrement le fait social le plus important des dernières décennies. Sa montée irrépressible préoccupe car il frappe et peut frapper toutes les catégories du secteur privé à tous les niveaux et à tous les âges. Sa formation et sa

permanence échappent à la compréhension du plus grand nombre et même les politiques ainsi que leurs conseillers économiques sont en désaccord sur ses causes, ses mécanismes et encore plus sur les moyens d'en sortir. La difficulté de l'analyse est d'autant plus grande qu'il est plus ou moins avoué. Les statistiques prêtent à confusion sur le terme de chômeur: celui qui ne travaille pas ou le demandeur d'emploi auprès des employeurs ou inscrit aux services officiels. La désignation de chômeurs englobe des situations fort différentes. On peut définir 4 sortes de chômage: - Le chômage frictionnel correspond à la période normalement nécessaire à un changement d'emploi, souvent de quelques mois. Il est assez limité et ne saurait être modifié en raison des délais d'ajustement d'un emploi à un autre. - Le chômage conjoncturel découle des fluctuations macroéconomique comme le déséquilibre offre-demande dans une branche d'activité ou dans l'ensemble de l'économie. - Le chômage structurel peut provenir de l'inadéquation du niveau de qualification d'une partie de la population active aux emplois suite à l'évolution des techniques comme le passage à une gestion plus informatisée ou à des équipements sophistiqués de fabrication, la mécanisation plus poussée ou une réorganisation de l'entreprise sous la contrainte de la compétition allant j usqu' à des délocalisations. - Le chômage marginal enfin englobe les asociaux qui se contentent des assur~nces chômage et autres transferts. Les chômeurs du 2emeet 3èmetypes peuvent y verser involontairement à la longue malgré leurs efforts pour recherche d'un emploi. Le taux de chômage en France avoisine 10 % début 2005 mais il atteint 16/17 % pour les jeunes jusqu'à 24 ans. L'ancienneté dans le chômage est en moyenne d'un an avec des écarts importants par rapport à la moyenne. De récentes études de l'OCDE et des Cahiers français mettent en relief les différences entre quelques principaux pays industrialisés:

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Actifs et chômeurs Taux de chômage Des personnes à partir de 15 ans (en %) Taux d'activité: Nombre d'actifs sur un total de personnes de 15 à 64 ans Considérées comme aptes au travail (en %) Rigueur de la Réglementation du travail (de 0 à 6) % de chômeurs depuis plus d'un an sur le chômage total

Allemagne

France

Grande Bretagne

USA

8

8,8

4,8

4,8 (1)

71,6

68

74,9

76,8

2,6 51,7

2,8 40,1

0,8 29,8

0,7 6,8

(1) ajouter les hors statistiques dont ceux qui n'étant pas aidés négligent de s'inscrire + 2 millions de prisonniers aux USA. Quoique l'on doive faire des réserves sur le tableau ci-dessus avec des modes de calculs et classifications différents notamment sur le travail à temps partiel et les chômeurs de fait non-demandeurs d'emploi on peut observer globalement: - La France a visiblement le plus faible taux d'activité. - On distingue 2 groupes: la France et l'Allemagne d'une part et les USA avec la Grande-Bretagne d'autre part. La différence du pourcentage de chômeurs du premier groupe est à relier à l'écart important de rigueur de réglementation avec le second de comportement plus libéral. Nous en ferons une analyse plus fine au thème sur le libéralisme et sur la mondialisation. Comment est-on arrivé à de tels chiffres de chômage? Historiquement la première accusée a été l'industrialisation mécanisée. Il y a deux siècles elle a été qualifiée de destructrice d'emploi. En riposte, il y a eu le sabotage par les ouvriers des premiers métiers à tisser comme celle des Canuts lyonnais. Il est vrai que les nouvelles techniques avaient détruit des emplois dans des entreprises mais elle en avait créé ailleurs par un effet de déversement vers des activités plus nobles, très vite en expansion. Cela a toujours fonctionné pour des travaux simples 15

et répétitifs: un agriculteur à l'ancienne peut devenir un ouvrier sur une chaîne de montage. Depuis quelques décennies les adaptations à des technologies plus élaborées sont devenues plus exigeantes. Les qualifications nécessaires pour les emplois à pourvoir ne correspondent plus aux candidats. Le chômage devient technologique par cet écart aggravé des aptitudes et le moindre besoin en main-d'œuvre. Le progrès en marche détruit plus d'emplois qu'il n'en crée. Il y a des hommes en trop, des inutiles par notre marche en avant. Facteur aggravant au chômage la société elle-même a changé. il y a quelques décennies 5 femmes sur 10 de 25 à 50 ans travaillaient ou postulaient; maintenant c'est 8 sur 10 soit plus de 2 millions d'actifs qui s'ajoutent. C'est un facteur de forte amplification du chômage global. Des parades ont été proposées. Les libéraux voient la baisse des salaires avec le libre jeu rigoureux de l'offre et de la demande comme la meilleure solution au chômage par l'équilibre du marché du travail. L'efficacité est contestée. D'abord la société française n'est pas prête à se calquer sur le modèle américain. Ensuite si on l'applique strictement cela conduit à une diminution de la demande solvable. Il y a moins de revenus à distribuer et diminution du pouvoir d'achat individuel. A l'inverse des libéraux absolus la France a adopté un SMIC (salaire minimum interprofessionnel de croissance) qui définit un seuil de salaires critiqué par les uns comme insuffisant et par les autres en application du paragraphe précédent: il empêche le rééquilibrage du marché du travail ce qui nuit à la compétitivité des entreprises. Un palliatif pour l'aide aux chômeurs, le RMI (revenu minimum d'insertion) constitue une garantie de ressources selon un contrat d'engagement réciproque. Il est également fortement critiqué par les uns comme insuffisant et par les autres parce qu'il est détourné de son but original en 1988 qui était l'insertion. Une réflexion arithmétique a été faire sur la durée de la semaine de travail. En la réduisant de 39 heures à 35 heures c'est-à-dire de 10 % on allait tendre vers l'embauche de 10 % de salariés en plus et résoudre automatiquement en grande partie le problème du chômage. La non-concertation, le caractère général autoritaire de cette loi des 35 heures ont fait qu'elle n'a pas eu les effets voulus et de loin sur le plan du chômage. Elle fut contestée par le patronat car d'un coût trop élevé pour la compétitivité des entreprises et a posé des problèmes délicats pour l'organisation du travail dans les 16

entreprises avec des litiges sur le montant des salaires et l'inapplicabilité dans certaines professions par les difficultés de recrutement de personnel qualifié. Elle a été amendée par la suite pour plus de souplesse dans son application par des accords entre les partenaires sociaux de différentes branches pour plus de flexibilité des conditions de travail. En l'état elle n'a pas apporté l'effet magique escompté d'une importante augmentation du nombre d'embauches nouvelles. D'autres dispositions ont été prises pour l'aide à l'embauche et pour alléger les effets nuisibles du chômage: emplois précaires à durée déterminée, à mi-temps, revenus d'insertion, de conversion, les TUC, des emplois jeunes et diverses variantes. Il serait trop long de tout évoquer d'autant plus que le chômage plafonne toujours autour de 10 % car, et nous le verrons, c'est la compétition économique qui est la cause de la situation. Or c'est une compétition contre des pays à bas niveau de salaire qui de surcroît font travailler des milliers d'enfants pour un salaire à peine de survie, si bien que le clivage de pauvreté est à la fois Nord-Sud et au milieu de notre propre société. La figure l (voir en fin de livre), illustre les différents niveaux socio-économiques. La compétition est sévère. Pour beaucoup elle commence au baccalauréat si ce n'est pas avant pour entrer au plus tôt dans les « bonnes écoles ». La montée dans l'échelle est ardue. La descente est vertigineuse et on en remonte difficilement. Plus on descend à partir du niveau des chômeurs secourus. plus on est exclu. Btre inemployable, qualificatif tenible est la pire situation d'un homme ou d'une femme qui a exercé une profession et qui, après un trop long temps de chômage ou certains aléas de l'existence a été écarté de la vie active au point ultime de l'exclusion, inapte à une réinsertion par perte de compétence ou démotivation. Une aide psychoprofessionnelle peut en sauver un certain nombre. Le chômage détruit la société organique car le travail est le meilleur facteur d'intégration dans la société. L'exclusion provoque la perte des valeurs. Elle est la phase finale d'une vie gâchée, une rupture du lien social en vivant hors normes. Pour le SDF c'est la chasse aux repas, la recherche d'un abri pour survivre. Sans chaleur humaine, des sociétés marginales s'organisent contre la société établie en groupes avec d'autres exclus dont l'avenir est bouché. Ces oisifs sont disponibles pour toutes les dérives, alcoolisme, hygiène négligée, mendicité, délinquance, violence, drogue. L'exclusion met en évidence la dualité de la société. il y a ceux qui sont « in » et ceux qui sont « out ». Elle n'est pas un 17

phénomène actuel. Elle existait déjà aux alentours de la « Belle époque ». Elle a été décrite par Zola et Dickens. Dans notre monde moderne, elle tend à se développer dans une société d'abondance et en dehors des grandes villes dans des cités déshumanisées, nouvelles cours des miracles, violentes selon la loi du plus fort. C'est la situation insatisfaisante vécue en l'année 2005 qui est ainsi présentée. Nous ne saurions nous en contenter. Lorsque nous aurons passé en revue l'ensemble des domaines économiques et sociaux dominants à ce jour qui interférent avec ce sujet nous suggérerons des voies d'amélioration pour échapper à cette impasse majeure.

SECURITE - VIOLENCE
La violence est sûrement ce qui retient le plus fréquemment l'attention du public que ce soit la violence dans le monde ou et surtout les délits de toutes natures qui font l'essentiel de l'actualité des journaux télévisés et une grande part des films projetés, entretenant encore plus la psychose de peur. L'homme marche sereinement sur la lune mais il est en danger s'il marche le soir dans les rues. La société de progrès détruit l'homme dans sa course à « toujours + » pour certains en faisant des exclus, des paumés agressifs qui dans un effet de boomerang par vengeance ou cupidité s'en prend à la société par des actes de violences. Cette violence est la conséquence d'un mal. Il faut le maîtriser, certes, mais en plus et surtout remonter à ses causes qui nourrissent des comportements extrêmes chez les plus fragiles. Or notre société fabrique des fragiles face à des tentations et des carences. La ville est le lieu dans lequel on est fondu dans l'indifférence générale et la perte des solidarités historiques, dans laquelle se créent des relations improvisées de communautés, isolées sans bases anciennes n'obéissant pas aux règles de la société. Parallèlement c'est la montée de l'individualisme, le relâchement moral sans freins. Les valeurs anciennes d'honnêteté de devoir sont dévalorisées. C'est le profit qui est prôné, distinctif. La délinquance et le crime sont tentants faute de culture, de repères exemplaires. Les nantis, par crainte, ont des réflexes sécuritaires de défense. ils se prémunissent de systèmes de protections sophistiqués ce qui accroît la convoitise des malfrats qui veulent profiter indûment des butins présumés qui se cachent. 18

LA VIOLENCE

CHEZ LES JEUNES

On assiste à l'augmentation de la violence chez les enfants de plus en plus jeunes et plus fréquemment. La liste est longue. Inutile de chercher à énumérer toutes les natures de délits. Parmi les plus bénins, des grossièretés ou des coups à un enseignant parce qu'on a eu une mauvaise note. Les plus notoires sont décrits dans les journaux télévisés qui d'ailleurs ont leur part de responsabilité précisément en étalant des « réussites» de faux modèles de l'argent facilement gagné. L'influence de films où les plus violents avec les héros musclés sans état d'âme s'ajoute à cette dépréciation des valeurs. L'enfermement est inefficace et même aggravant par la promiscuité et par l'effet pervers de la prison qui confère un prestige à l'égard à certains autres jeunes, lors de leur retour dans la cité. Que faire? Les zones de non-droit sont un sujet tabou. Les Ministres de l'Intérieur successifs affirment sans sourciller qu'il y en a peu ou moins. A l'occasion d'opérations rapides des bandes de casseurs autour d'un noyau dur commettent des délits ou se livrent à des violences gratuites comme l'incendie de voitures. L'effet de surprise et la rapidité de leur retraite leur assurent l'impunité. Rentrés chez eux ils se grisent des commentaires à la télévision dans l'inconscience de la famille ou avec la complicité s'il Ya eu un larcin. La police est prise de vitesse. Au mieux elle les refoule dans leurs ghettos en embuscade pour une prochaine expédition. On indemnise les victimes, les médias invoquent le «mal de vivre ». Le gouvernement se déclare déterminé à faire « respecter l'ordre républicain» c'est-à-dire un aveu d'impuissance. On fait des rondes dans la zone de l'incursion ce qui équivaut à : « Allez donc faire ça plus loin» et tout est dit jusqu'au prochain week-end. Pour les petites délits quand un jeune par exemple a accompli des actes condamnables il est jugé jusqu'à 12 mois après (il y a des exemples), c'est totalement inefficace. Dans un tel cas ce sont les responsables en fonction de la justice qui devraient être les accusés, accusés pour inefficacité. L'absence de pénalité appropriée en temps voulu à l'égard des jeunes délinquants est un manquement qui incite à rester sur la pente fatale. Pire que d'apprendre à voler, c'est apprendre l'impunité. Souvent les habitants du quartier n'ont rien vu ou mentent. S'il y a eu mort d'un jeune voleur de voiture dans une échauffourée rapide au cours de son interpellation en fonçant sur un policier on enquête sur les « agissements de la police» 19

qui est dénoncée par de nombreux témoins qui ont tous tout vu à 1 heure du matin! Les instructions officieuses vont être de calmer le jeu. La violence des jeunes est un engrenage selon un processus de dégradation de la société. La répression, l'emprisonnement sans la solution au dysfonctionnement initial prépare les récidives. On a la jeunesse que l'on mérite selon les règles élémentaires de civisme que l'on a inculqué ou non et selon la répression faite dès le premier méfait. il faudrait, quasi immédiatement après l'infraction, des peines réparatrices de préférence qui font transpirer. Il y a souvent un défaut d'autorité parentale. Il serait souhaitable de convoquer les parents pour leur rappeler les devoirs de civisme avec menace de détention si récidive. Le laxisme est le premier aliment de l'engrenage. L'Amérique nous a précédé dans cette dérive des jeunes sans nous donner des réponses au problème si ce n'est la répression. De nombreux jeunes Américains vont à l'école avec une arme à feu prétextant qu'ils ont peur. Des millions de délits sont commis annuellement dans leurs établissements scolaires. Des patrouilles de surveillance circulent à l'intérieur. « L 'American Way of Life» présente là une piteuse affiche. Le slogan « Tolérance 0 » sévit en période électorale. C'est un objectif exaltant qui engage peu celui qui le prononce faute de parades à la délinquance clairement exprimée. On pourrait commencer par un important développement de caméras discrètes au seul usage de la police. On pourrait faire en sorte que la loi n'empêche pas l'application de la loi; par exemple pour un vice mineur de procédure l'action est interrompue et l'inculpé libéré. Le désengagement des tribunaux par des transactions immédiates pour des travaux utiles de substitution permettrait une accélération des procédures et un moindre remplissage de prévenus avec un surnombre d'attente dans les prIsons.
LA PRISON Le système carcéral en chiffres en 2002 : Nombre de détenus pour 100 000 habitants: USA 690 Russie 630 Afrique du Sud 400 Grande Bretagne 135 France 100 Allemagne 90

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Il y a un total de 2 millions de détenus aux Etats-Unis. Des quartiers des grandes villes ainsi qu'en Afrique du Sud sont de véritables zones de guerre entre bandes rivales. Des dispositifs de sécurité se multiplient dans les quartiers résidentiels, véritables forteresses avec milices. De quoi nous faire réfléchir sur notre avenir car notre présent trop laxiste fait apparaître les mêmes effets annonciateurs. La France n'a jamais connu autant de prisonniers. Selon des statistiques de mi-2004 il y avait 59 000 détenus pour 49 000 places dans 190 établissements pénitenciers avec 23 000 agents de surveillance. En un an le nombre de prisonniers avait augmenté de 14 %. On annonce la création de 25 à 30 prisons d'ici 2007 pour porter la capacité à 60 000 détenus. Le coût d'un prisonnier a été estimé à 65 euros par jour en 2001. Un tiers des détenus travaillent dont un petit nombre à l'extérieur. Dans la majorité des cas ils constituent une main d'œuvre bon marché. Une journée en atelier rapporte environ 15 euros au prisonnier. L'argent leur sert à entretenir leur éventuelle famille à l'extérieur ou à se constituer un pécule de sortie. Quels déclics faire jouer pour une réinsertion? Presque tout le monde peut être quelqu'un en quelque chose. Dans l'espace carcéral à part, fermé et grouillant le psychologue doit avoir une grande place tout autant sinon plus que celle d'un avocat pour son aptitude à comprendre et à canaliser l'ex-coupable pour se construire un programme honnête réaliste. Sinon le détenu est libéré après avoir «purgé sa peine ». L'expression est particulièrement inappropriée car purger signifie délivrer, débarrasser d'un mal. Or ici c'est exactement le contraire qui se produit. D'abord la peine est souvent abrégée pour bonne conduite, ou grâce présidentielle, ou ne serait-ce que pour faire de la place pour des nouveaux. Certains ont compris la leçon. D'autres, beaucoup d'autres et c'est là le mal, ont été contaminés encore plus dans le milieu carcéral au contact de plus malfrats qu'eux avec le pouvoir nocif aggravé par la suroccupation des cellules. Ils ont échangé des informations, combiné des complicités pour des coups fructueux à faire et on les retrouve peu après suite à de nouveaux forfaits. Et cependant on explique que « la justice a passé» Oui mais elle a passé à côté et elle s'y cantonne. Tout délinquant est un redélinquant en puissance s'il ne se sent pas suivi positivement et pour les plus dangereux de façon contraignante. Sinon c'est le va-et-vient: libération rapide - retour plus rapide dans un cercle vicieux de la récidive.

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Les changements sociaux trop importants provoquent la perte des repères collectifs, l'individualisation. Au lieu d'accroître la solidarité souhaitable entre les membres, elle les isole. Ils se regroupent en bandes. C'est inévitable dans les situations où les personnes fragiles ne sont pas encadré par les traditionnelles institutions porteuses de valeurs (associations, famille, religion), il y a un risque de dérive puis de récidive d'irrécupérables il faudrait innover dans les approches Une alternative: recycler les récupérables par le travail sinon émousser la dureté des durs. Pour ces durs difficilement récupérables il y a l'enfermement prolongé ou des travaux durs, très durs qui font transpirer, beaucoup transpirer façon « sur la route de Louviers» ou formule du genre de la Légion étrangère encadré dans un système fort. Contre des problèmes sans solution par des moyens ordinaires on peut imaginer et tenter des solutions peu ordinaires. Par exemple on pourrait procéder à un traitement médico-psychiatrique en considérant qu'ils sont des drogués de la délinquance. Comme pour les drogués à qui certains traitements médicaux amènent de réelles améliorations, pour ceux qui veulent s'en sortir, pourquoi n'y aurait pas place pour un tel cheminement à l'égard de délinquants conscients motivés en respectant les principes d'éthique comme pour les drogués? Il s'agirait d'un test limité, encadré, progressif pour des personnes volontaires; ça ou la prison de longue durée. Cela coûte cher! Pour apprécier il faut considérer ce que coûte le long enfennement ou ce que cela coûterait à la société s'ils étaient libres après une évasion de désespoir suivie de meurtres par ceux qui n'ont rien à perdre. Là c'est à la médecine de porter le diagnostic et de remédier au lieu de la société qui se venge en se voilant la face. La figure II (voir en fin de livre) illustre le cercle vicieux de la récidive. Si on ne fait rien sa probabilité est très grande. Chaque agent de la prison exécute la tâche assignée de surveillance sans contenu de préparation à une réinsertion rendue impossible par le bouillon de culture en place. A la libération ils respirent une bouffée d'air frais avec le grand risque de retomber dans les travers antérieurs.

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La meilleure chance d'améliorer les possibilités de réinsertion d'un certain nombre est dans le rôle prépondérant d'un ou d'une psychologue. - En agissant en A avec l'objectif de rechercher ou susciter une motivation positive pour l'entretenir ensuite. - En B, un travail, justificatif essentiel à une remise de peine et formation dans une activité offrant des emplois. Parallèlement, l'enseignement du civisme et à des activités d'utilité sociale valorisantes comme le secourisme. Le but est d'ouvrir un intérêt à des actions concrètes pour la société et non plus contre comme souvent s'ils sont laissés à la seule influence du milieu. - En A' entretien de motivation positive préparatoire à la sortie. Grâce à un fort accompagnement psychologique le pourcentage de chances de réinsertion, de protection de la société devrait se trouver renforcé pour un coût faible par rapport aux dégâts d'une sortie non préparée. A tester ponctuellement sur des sujets semblant avoir la détermination d'en sortir. En résumé un séjour en prison est une immersion dans un bouillon de culture pour les plus influençables. Purger sa peine n'a aucun sens. L'aide psychologique, la valorisation du civisme, l'aptitude et la motivation d'exercer un métier sont les principaux critères de la libération réussie d'un prisonnier. C'est capital contre le risque de récidive. En négligeant ces points aujourd'hui on prépare les délits de demain.

RETRAITES

- SANTE

L'âge officiel ~e la retraite des salariés dans le monde s'échelonne à peu près unifoffilément de 60 à 65 ans. Dépenses publiques de retraites en % du PIB en 2000 :

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