Le Zimbabwe

De
Publié par

Autrefois grand verger, grenier et moteur de l'Afrique australe, le Zimbabwe aujourd'hui offre malheureusement le paysage d'un pays qui se meurt. Victime d'une décolonisation mal amorcée et pas du tout réussie ; victime des politiques des grandes puissances agrippées aux richesses jadis faites injustement sur le dos des peuples africains ; victime enfin de quelques "heroes" de l'indépendance, qui arrivent difficilement à céder ou partager le pouvoir, et faire entrer avec succès ce grand pays d'Afrique dans l'ère de la mondialisation.
Publié le : mardi 1 janvier 2008
Lecture(s) : 208
EAN13 : 9782336269856
Nombre de pages : 107
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat

LE ZIMBABWE

Aux sources du Zambèze

@ L'Harmattan, 2007 5-7, rue de l'Ecole polytechnique; 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan 1@wanadoo.fr ISBN: 978-2-296-04751-8 EAN: 9782296047518

Véronique Michèle METANGMO

LE ZIMBABWE Aux sources du Zambèze

L'Harmattan

Points de vue Collection dirigée par Denis Pryen
Déjà parus Ghislaine Nelly Huguette SATHOUD, Le Combat des femmes au Congo-Brazzaville, 2007. Maxime Anicet DJEHOURY, La guerre en Côte d'Ivoire, 2007. Louis Naud PIERRE, Haïti, les recherches en sciences sociales et les mutations sociopolitiques et économiques, 2007. Mbog BAS SONG, Esthétique de l'art africain, symbolique et complexité, 2007. Mosamete SEKOLA, L'Afrique et la perestroïka: l'évolution de la pensée soviétique sous Gorbatchev, 2007. Ali SALEH, Zanzibar 1870-1972 : le drame de l'indépendance, 2007. Christian G. MABIALA-GASCHY, La France et son immigration. Tabous, mensonges, amalgames et enjeux, 2007. Badara Alou TRAORE, Politiques et mouvements de jeunesse en Afrique noire francophone, le cas du Mali, 2007. Pierre MANTOT, Matsoua et le mouvement d'éveil de la conscience noire, 2007. Pierre CAPPELAERE, Ghana: les chemins de la démocratie, 2007. Pierre NDOUMAÏ, On ne naît pas noir, on le devient, 2007. Fortunatus RUDAKEMW A, Rwanda. À la recherche de la vérité historique pour une réconciliation nationale, 2007. Kambayi BW ATSHIA, L'illusion tragique du pouvoir au Congo-Zaïre,2007. Jean-Claude DJÉRÉKÉ, L'Afrique refuse-t-elle vraiment le développement?, 2007. Yris D. FONDJA WANDn, Le Cameroun et la question énergétique. Analyse, bilan et perspectives, 2007. Emmanuel M.A. NASH!, Pourquoi ont-ils tué Laurent Désiré Kabila ?, 2006. A-J. MBEM et D. FLAUX, Vers une société eurafricaine, 2006. Charles DEBBASCH, La succession d'Eyadema, le perroquet de Kara, 2006.

S0111111aire

Un grand bonjour du Zimbabwe À la découverte du Zimbabwe L'Afrique dans le maelstrom du développement Langues, culture et développement La force féminine: un enjeu incontournable pour penser le développement de l'Afrique

9 19 47 87 95

L'eau qui saigne
Que l'on aime ou pas l'Mrique, on se trouve toujours bousculé dans notre existence humaine lorsque nous foulons le sol de ce continent. Cette partie du monde a le «mérite» de nous prendre violemment par nos tripes pour nous mener dans une rencontre, très souvent, à la fois douloureuse et heureuse. Ce continent de sentiments contrastés, d'extrêmes de tous ordres, pauvreté cruelle noyée dans des situations désertiques et de misères humaines effroyables; mais aussi une carte paysagère, d'une beauté illumineuse et éblouissante ciselée dans l'antre céleste. Plongée aux sources du Zambèze pendant des mois, ma vue a égrené au fil des jours, des photos inviolées de vie quotidienne. Une vie quotidienne qui saisit mon humanisme face à tant de désolations, de fortunes et d'innocences. Mais en Mrique, on n'est pas que victime, on peut se retrouver de l'autre côté du miroir. J'ai dû certainement offenser en étant aussi parfois opprimée. J'ai voulu jeter ce regard sur cette Mrique, un regard propre, très souvent influencé de mon histoire personnelle, mais j'ai toujours souhaité ce regard empreint d'humanisme, de fraternité et d'amour pour ce peuple qui est mien, pour cette femme qui est ma sœur, pour cet homme qui est mon frère et pour cet enfant qui est mon fils ou ma fille. J'ai voulu échapper aux prises de ce sentiment d'impuissance et garder dans mes yeux cette lueur d'espoir et surtout la trouver dans les yeux de «l'autre». Optimiste au bout des doigts, je n'ai pas la prétention de l'être ou de le devenir, mais j'ai seulement en moi le désir comme beaucoup de regarder avec des yeux qui se veulent porteurs d'espérance cette belle, cruelle et immonde Mrique, et de me demander comment un

jour elle pourrait cesser de potter en elle ces qualificatifs toujours autant opposés. Comment effacer ou rendre moins cruels ces stigmates saumâtres imprimés de façon indélébile sur le corps même de ce continent et de ses enfants ? Je n'ai pas voulu rêver d'un continent, j'ai voulu voir ce continent tel qu'il se montrait à moi, mais je me pennettrai toujours de l'espérer autrement. Cest là mon utopie. Mais n'estce pas tout ça qui donne à ce tenne même tout son sens. Le sens des contrastes. L'eau qui saigne.

8

Un grand bonjour du Zimbabwe
Anivée à Harare
Je suis amvée sans problème à Harare mercredi dernier (19 avril). Un voyage d'environ 9 heures d'horloge à panir de l'aéropon de Londres. Pas de changement d'horaires, donc pas de décalage horaire à gérer. Mais je me suis tout de même bien reposée toute cette journée du mercredi à l'hôtel tout simplement parce que la dame qui devait m'accueillir n'a pas assez de place chez elle pour le moment (de la famille en vacances). Je n'étais pas au courant de ce fait, pouttant je l'ai eu au téléphone quelques jours avant mon dépan ! Elle me l'a dit à ma descente d'avion. Cest un bon début pour un séjour en Afrique. J'avoue que je m'estimais déjà heureuse de l'avoir trouvée m'attendant à la sanie de l'aéropon. L'hôtel n'était pas situé loin de la ville, ce qui m'a pennis durant ces deux jours où j'y suis restée, de découvrir un peu toute seule la ville. Le Zimbabwe est un très beau pays: niœplaœsuith rrunysarts
cf j/mœred trees.

Nombre de rues dans le centre-ville panent les noms d'Africanistes célèbres qui ont marqué cette région d'Afrique, voire toute la panie noire du continent (Mandela, Nkrumah, Samora Machel andso on). The independance Day La veille de mon amvée, le pays fêtait ses 26 ans d'indépendance, avec à sa tête le même président: Raben Mugabe et son pani politique, la ZANU PF (ZirrhabzœanAfiican

National Union Patriotic

Front), qui occupe presque toute seule la

scène politique. Il ya eu un patti d'opposition dans les années

99 (<< le 1£11t d'Est» est cettainement atrivé un peu plus tard ic~,
les années 90 pour la pattie occidentale de l'Mrique ; ou comme

diraientdes amis qui ont étudiéla SciencePolitique,le « tirride »
discours de la Baule ne s'adressait qu'aux États étant sous le giron de la France, et que le Zimbabwe a dû certainement attendre les PAS (Plan d'Ajustement Structure~ du F:N1I t de la e World Bank pour se résoudre à se soumettre réellement aux règles de la démocratie (même si le phénomène auquel on va

assister massivement sera celui de la «dérrrx:rature» ou de la
«dérrrx:ratie n cartonpâte»): la conditionnalité de l'aide au e développement étant devenue le leitmotiv. Je n'ai pas pris assez de temps pour mieux analyser les raisons de cette timide, voire inexistante ouvetture politique au Zimbabwe, mais il faut dire qu'il ya encore aujourd'hui une sotte d'opposition qui tente de survivre dans un discours flou. Et il faudra aussi chercher du côté du Commonwealth, quel a été le son de cloche de sa Majesté. Cela peut paraître infime, mais il est avéré que le développement des anciennes colonies britanniques comparé à celui des colonies françaises, ne répond pas du tout pour la majorité au même schéma ou process, pas plus qu'il ne suit la même courbe. Je n'accuse pas, mais je constate comme l'ont d'ailleurs fait beaucoup avant moi. Ce serait d'ailleurs intéressant à défaut de lire des ouvrages ou atticles qui traitent de la question d'essayer par moi-même et au moyen de mes modestes connaissances, de faire une légère ou éphémère comparaison des différents modèles, si tant est qu'il y aurait un modèle ou des modèles. En effet, il est vrai qu'en matière de développement, il n'y a pas de modèle unique de développement, même au sein d'une région qui peut sembler assez homogène de par l'histoire ou tout autre élément. Revenons à la fête, car on apprécie et célèbre bien les fêtes en Mrique, je ne pense pas que ce soit un cliché, mais comme toute affinnation de ce type, on peut la discuter. J'ai pu regarder sur l'unique chaîne de télévision nationale, quelques images 10

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.