Les chefs-d'oeuvre d'art africains et européens

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Masques, terre cuite, bronze, ivoire, or, statues d'ancêtres, reliquaires, expriment ici, à travers les mythes fondateurs, la vie quotidienne et le génie inventif de plusieurs ethnies. Ce livre constitue une étude thématique, magnifiquement illustrée en couleurs, traitant de tous les arts de l'Afrique noire, sous les angles esthétiques et ethnologiques. Ce n'est pas un hasard si l'art africain a influencé si profondément l'art moderne, de Modigliani à Matisse, de Vlaminck à Derain, en passant par le cubisme de Picasso et de Juan Gris. (De nombreuses photos en couleur).
Publié le : jeudi 1 octobre 2015
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EAN13 : 9782336391960
Nombre de pages : 216
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Henri MOUSSIMANJANJO
LES CHEFSD’ŒUVRE D’ART AFRICAINS ET EUROPÉENS
Regards croisés
Les chefs d’œuvre d’art africains et européens
Henri MOUSSIMANJANJO
Les chefs d’œuvre d’art africains et européens
Regards croisés
© L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-06246-4EAN : 9782343062464
REMERCIEMENTS Nous tenons à remercier ceux qui nous ont aidé dans notre recherche iconographique : AnneMarie BouttiauxNdiaye (Musée royal de l’Afrique centrale, Tervuren), Monique Bussac et Thierry Blais (Musée des Beauxarts, Angoulême), Francis Chaverou (Abidjan), Caroline de Lamberttye (Réunion des musées nationaux, Paris), Laurence Mattet (Musée BarbierMueller, Genève), JeanPierre RanouxButté (Musée national des Arts d’Afrique et d’Océanie, Paris), MadameChristine Falgayrettes, directrice du (Musée Dapper de Paris), Madame MarieNoël VergerFèvre (Musée de l’Homme Paris).
Statuette masculine. Mali, Région de Ségou. Terre cuite. H : 44,3 cm. Musée BarbierMuller, Genève
INTRODUCTION La rédaction d’un ouvrage sur les arts de l’Afrique noire pose inévitablement un délicat problème d’équilibre à trouver entre ethnologie et esthétique, deux approches aussi indispensablesl’une que l’autre.Aborder les arts de l’Afrique sous l’angle exclusivement esthétique aboutit à les priver d’une grande partie de leur signification, de leur poids d’humanité. Si, en Europe un Européen ignore absolument tout des récits bibliques, apprécieraitil pleinement le tympan d’une cathédrale romane ou une Descente de Croix de la Renaissance ? En Afrique noire aussi, pour sentir toute la beauté d’une œuvre, il faut connaître sa raison d’être et son but, son sens mythique pour l’Africain qui l’a créée et pour ceux qui l’ont vécue. Faute de quoi, on la mutile. Certains objecteront que des artistes fauves et cubistes du siècle dernier, Matisse, Vlaminick, Picasso ou Juan Gris, ont, les premiers, su voir la beauté ou l’intérêt de certaines statuettes et certains masques nègres, sans connaissances préalables d’ethnologie. Mais sommesnous sûrs qu’ils avaient de ces œuvres une vision complète? On peut supposer plutôt qu’ils y ont cherché en prioritéla solution à certains problèmes plastiques. Et réciproquement, des notions d’ethnologie les auraientelles gênés dans leur appréciation ? Ne leur auraientelles pas donné un accès plus direct à l’œuvre dans son essence profonde et sa totalité? Si, choisissant la solution inverse, on privilégie l’ethnologie aux dépens de l’esthétique, on mutile également une création, on la réduit au niveau d’objet, futce un objet à but religieux. Sur quels critères se fondeton pour refuser toute valeur de beauté à la statuaire née sur la terre
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