Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 18,99 € Lire un extrait

Lecture en ligne (cet ouvrage ne se télécharge pas)

Partagez cette publication

Publications similaires

Des lions comme des danseuses

de la-contre-allee

Henri MOUSSIMANJANJO
LES CHEFSD’ŒUVRE D’ART AFRICAINS ET EUROPÉENS
Regards croisés
Les chefs d’œuvre d’art africains et européens
Henri MOUSSIMANJANJO
Les chefs d’œuvre d’art africains et européens
Regards croisés
© L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-06246-4EAN : 9782343062464
REMERCIEMENTS Nous tenons à remercier ceux qui nous ont aidé dans notre recherche iconographique : AnneMarie BouttiauxNdiaye (Musée royal de l’Afrique centrale, Tervuren), Monique Bussac et Thierry Blais (Musée des Beauxarts, Angoulême), Francis Chaverou (Abidjan), Caroline de Lamberttye (Réunion des musées nationaux, Paris), Laurence Mattet (Musée BarbierMueller, Genève), JeanPierre RanouxButté (Musée national des Arts d’Afrique et d’Océanie, Paris), MadameChristine Falgayrettes, directrice du (Musée Dapper de Paris), Madame MarieNoël VergerFèvre (Musée de l’Homme Paris).
Statuette masculine. Mali, Région de Ségou. Terre cuite. H : 44,3 cm. Musée BarbierMuller, Genève
INTRODUCTION La rédaction d’un ouvrage sur les arts de l’Afrique noire pose inévitablement un délicat problème d’équilibre à trouver entre ethnologie et esthétique, deux approches aussi indispensablesl’une que l’autre.Aborder les arts de l’Afrique sous l’angle exclusivement esthétique aboutit à les priver d’une grande partie de leur signification, de leur poids d’humanité. Si, en Europe un Européen ignore absolument tout des récits bibliques, apprécieraitil pleinement le tympan d’une cathédrale romane ou une Descente de Croix de la Renaissance ? En Afrique noire aussi, pour sentir toute la beauté d’une œuvre, il faut connaître sa raison d’être et son but, son sens mythique pour l’Africain qui l’a créée et pour ceux qui l’ont vécue. Faute de quoi, on la mutile. Certains objecteront que des artistes fauves et cubistes du siècle dernier, Matisse, Vlaminick, Picasso ou Juan Gris, ont, les premiers, su voir la beauté ou l’intérêt de certaines statuettes et certains masques nègres, sans connaissances préalables d’ethnologie. Mais sommesnous sûrs qu’ils avaient de ces œuvres une vision complète? On peut supposer plutôt qu’ils y ont cherché en prioritéla solution à certains problèmes plastiques. Et réciproquement, des notions d’ethnologie les auraientelles gênés dans leur appréciation ? Ne leur auraientelles pas donné un accès plus direct à l’œuvre dans son essence profonde et sa totalité? Si, choisissant la solution inverse, on privilégie l’ethnologie aux dépens de l’esthétique, on mutile également une création, on la réduit au niveau d’objet, futce un objet à but religieux. Sur quels critères se fondeton pour refuser toute valeur de beauté à la statuaire née sur la terre
9
Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin