Les colloques de 2006 à 2010

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« La francophonie est une volonté humaniste, sans cesse tendue vers une synthèse, toujours en dépassement d’elle-même pour mieux s’adapter à la situation d’un monde en perpétuel devenir. » (Senghor)


En 2006, 2008 et 2010, le Cercle Richelieu Senghor de Paris a organisé trois colloques afin de faire mieux comprendre les origines et le développement de la francophonie institutionnelle et de réfléchir à ce qu’elle peut apporter pour notre avenir. Cet ouvrage regroupe les actes de ces trois colloques qui se complètent et s’enrichissent mutuellement.


Senghor est une figure centrale de toute réflexion sur la francophonie. En 2006, à l’occasion du centième anniversaire de sa naissance, le colloque du cercle était consacré à Senghor et la francophonie.


Après la chute du Mur de Berlin, de nombreux pays d’Europe centrale et orientale ont adhéré à l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Le colloque Vers une nouvelle francophonie en Europe a fait ressortir les raisons de cette démarche : l’OIF donne une ouverture sur le monde, se fonde sur des valeurs, agit pour préserver la diversité culturelle.


Enfin, dans le cadre du cinquantenaire des indépendances africaines, le colloque de 2010 a mis en évidence des réponses originales que la francophonie institutionnelle, forte de ses principes fondateurs et riche du large ensemble des pays qui la composent, peut apporter au XXIesiècle : elle donne des clés pour comprendre les évolutions du monde depuis 1945 et les nouvelles attentes des peuples ; elle est un acteur essentiel de la promotion de la diversité culturelle et du dialogue des cultures, qui sont une des exigences du XXIe siècle et, surtout, elle a pour ciment le français et concourt avec vigueur à son rayonnement.


Publié le : samedi 1 janvier 2011
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EAN13 : 9782953463316
Nombre de pages : non-communiqué
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Recommandations générales du Cercle Richelieu Senghor de Paris Pour renforcer le rôle de la francophonie, le Cercle Richelieu Senghor a souhaité faire quelques recommandations que l’on trou-vera développées ci-après et dont voici l’essentiel : il propose  que la francophonie ait davantage confiance en elle - l’OIF et la France doivent communiquer plus efficacement sur la francophonie et son action ; - les États africains et la France devraient faire mieux connaître, notamment aux plus jeunes, l’histoire de la francophonie et de ses origines ; - pour conserver cette mémoire, l’OIF pourrait créer un co-mité d’histoire en son sein que l’OIF clarifie ses objectifs et sa stratégie - en précisant sa politique en matière d’élargissement ; - en s’efforçant de dépasser, les contradictions entre les moti-vations des francophonespar choixet celles des francophones traditionnels ; - en prenant davantage en compter l’attachement des nouveaux entrants à ses valeurs ; - en réformant le statut d’observateur de l’OIF ; - en se montrant plus exigeante à l’égard de ses nouveaux adhérents sur l’enseignement et l’emploi de la langue française ;
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que l’OIF mette davantage l’accent sur les actions concrètes qu’elle conduit pour l’affirmation de ses valeurs que l’OIF et la France valorisent mieux les atouts du français - s’appuyant davantage sur l’image positive du français en ma-tière de culture et d’art de vivre pour donner envie de l’apprendre ; - en développant l’offre culturelle en langue française, notam-ment en matière audiovisuelle et sur les supports numériques.- les pouvoirs publics français pourraient mettre davantage en lumière, en liaison avec les professionnels, les atouts du droit français, intimement lié à la langue ; - ils devraient conduire rapidement une réflexion attentive sur la place du français dans la politique d’accueil des étudiants étrangers en France ; quetous les acteurs, France, OIF, Union européenne, Nations unies, agissent ensemble, dès maintenant et à moyen terme, pour renforcer l’éducation en Afrique et le rôle du français comme instrument de développement- il est essentiel d’assurer la scolarisation des enfants en Afrique. - il convient de valoriser en même temps le français et les langues africaines partenaires ; - il serait souhaitable de mieux faire connaître en France même les écrivains africains francophones ; que l’OIF contribue encore mieux à la réflexion sur la diversité culturelle et sur les changements du monde- en se montrant davantage force de proposition dans sa coopé-ration avec l’Unesco ; - en approfondissant le dialogue avec les autres grandes aires linguistiques ; - en s’attachant davantage aux politiques culturelles et à la mise en valeur du patrimoine historique de ses États membres ; - en expérimentant des actions pilotes sur le contenu des échanges et du dialogue interculturel.
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RECOMMANDATIONS DÉTAILLÉES ISSUES DU COLLOQUE DE2010 I. La francophonie peut avoir confiance en elle 1.Il importe que l’OIF, la France et, les francophones prennent davantage conscience de l’importance de la francophonie sur le plan international. 2.Il conviendrait que l’OIF améliore la communication sur son action et que la France communique plus efficacement sur ce qui se fait en matière de francophonie. Une réflexion d’ensemble pourrait être lancée sur la manière de promouvoir, dans les médias et par d’autres moyens, les initiatives francophones. 3.Il serait utile que les États africains et la France fassent mieux connaitre à leurs citoyens, notamment aux enfants et aux jeunes, l’histoire de la francophonie et de ses origines, trop souvent perçues comme un prolongement du colonialisme. 4.L’OIF pourrait créer en son sein un comité d’histoire pour recueillir les témoignages concernant les premières années des institutions francophones. 5.Une inquiétude s’est fait jour sur le point de savoir si les pays du Nord et du Sud ont la même vision de la vocation de l’OIF. Une évaluation des résultats obtenus par l’OIF pourrait être entre-prise de manière à préciser au besoin ses missions et ses objectifs. II. L’OIF pourrait mettre davantage l’accent sur les actions qu’elle conduit pour l’affirmation de ses valeurs L’OIF est très active, depuis la conférence de Bamako, pour favoriser le respect des droits de l’homme, la prévention des conflits, la gestion des sorties de crise, le contrôle des processus électoraux. Il serait utile qu’elle fasse mieux connaitre auprès de ses membres, notamment en France, les actions concrètes qu’elle conduit en ces domaines.
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