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Les Convulsions d'une âme à l'aura bleue

De
160 pages

Un mystérieux précepteur ayant passé une partie de sa vie en Inde vient assurer l’éducation des deux jeunes garçons d’une famille aisée. Un vent de passion au goût d’ailleurs va rentrer dans la demeure bouleversant ses habitants et marquant les âmes d’une indélébile empreinte...
Un premier roman « éblouissant » qui questionnera le lecteur sur la possibilité de la survivance de l’amour au-delà du temps et de la mort. Un écrit « profond et fascinant » .


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Couverture
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Cet ouvrage a été composér Edilivre
175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis
Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50
Mail : client@edilivre.com
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Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays.
ISBN numérique : 978-2-332-94193-0
© Edilivre, 2015
À ma famille, mes racines, à ceux que j’aime et que j’ai aimés, à ma flamme jumelle qui se reconnaîtra.
Chapitre 1 Les convulsions de l’âme
La gouvernante ouvrit les volets de la grande demeure comme des paupières de bois, et les légers rideaux de lin blancs volèrent vers la lumière. La maison semblait s’étirer tout doucement et le Soleil caressait de ses rayons les balconnières des larges fenêtres. Des voix traversèrent les murs et l’odeur du pain chaud posé sur la lourde table attira des pas rapides dans l’escalier de bois. Une robe de velours rouge balaya les carreaux de marbre veiné de la salle du petit déjeuner et se posa avec grâce sur la chaise qu’on lui présentait. La maîtresse de maison était une jolie femme, de longs cheveux châtains glissaient le long de ses frêles épaules, sa bouche fine et délicate avait la couleur des roses les plus pâles. À ses côtés se tenait Lord Wilkins, un homme d’une quarantaine d’années au visage soucieux, souligné par deux grandes rides frontales. Sans un mot, chacun d’eux plongea son regard dans le thé de la tasse, essayant de déchiffrer le futur de leurs maux. Le silence chargé était semblable chaque matin. Lui, pensait avec regret à ce qu’il aurait dû faire. Elle, rêvait à ce qu’elle ne serait plus… Des rires qui s’approchaient les tirèrent de leurs sombres pensées. Deux enfants apparurent dans l’embrasure de la porte, suivis par Mary Hayne, impeccablement coiffée de ses vingt ans. Entrée au service de Madame trois ans auparavant, elle était là pour la seconder essentiellement dans le soin physique de ses deux jeunes enfants. Elle savait cependant ouvrir grands ses bras pour leur offrir dès qu’on ne la voyait pas, la chaleur d’un cœur aimant.
* * *
Aujourd’hui était un jour important, de nombreux enfants du village et les familles aisées des environs étaient invités pour l’anniversaire de William, qui fêtait ses douze ans. William était un jeune homme aux grands yeux sombres et aux cheveux d’or roux. Intelligent et manipulateur, il semblait obtenir tout ce qu’il voulait. Il parlait d’une voix douce qui était en totale congruence avec son visage d’ange. Seul son regard paraissait vide, il écoutait mais n’entendait pas, il exigeait mais ne rêvait pas, rien ne l’émouvait. Et c’est dans cet état d’esprit qu’il apparut au jardin tout nimbé de lumière. Il monta et descendit l’escalier de pierres trois fois, levant la main en signe de salut, il répétait son arrivée sous le regard stupéfait de son frère. John, son cadet, avait dix ans, les cheveux noirs toujours en bataille et des yeux bleus qui étaient en capacité de s’émerveiller à chaque lever du jour, et chaque coucher de Soleil.
Il cherchait depuis longtemps le cadeau idéal pour son frère et c’est sa gouvernante qui l’avait mis sur la piste d’un merveilleux cadeau. Le palefrenier qui logeait dans la maisonnette au fond du jardin avait une jolie petite chienne blanche qui venait de mettre bas une portée de trois chiots. Il lui en réserva un et alla le voir tous les jours jusqu’à ce qu’il soit sevré. Ils s’étaient tant attachés l’un à l’autre que Brian espérait que le sacrifice de ce don saurait ravir ce frère peu enclin à d’affectives démonstrations.
Enfin c’était le jour, Brian comptait les heures pendant que Mary Hayne lui brossait les mèches rebelles qui refusaient de se plier à la coiffure choisie. La maison s’agitait, les tables se dressaient majestueusement dans l’écrin vert du parc, et durant ce temps le regard froid de William se fondait au miroir de la chambre sans réellement se voir…
La fête battait son plein et William avait réussi une arrivée très applaudie. Il semblait à sa
place, adulé, comblé de présents tous plus chers à chaque main tendue. John attendait son moment. Son frère l’interpella : « Hé, John ! Alors tu m’as oublié ? » John se leva d’un bond, partit en direction de la maison et revint souriant avec dans les bras la petite boule de poils blanche ornée d’un ruban noir. Le cœur du petit garçon battait très fort lorsque, comme une offrande sacrée, il tendit à son frère le petit chien tant aimé. Ce dernier le souleva, le retourna puis dit d’une voix sans émotion : « il est mignon ». Il le posa par terre afin d’arracher le papier de soie que lui tendait un enfant cravaté de sourire. John était effaré, il voulut prendre le chien mais son frère s’en empara en riant. Un nuage s’arrêta un instant au-dessus de la demeure, et John en profita pour arracher le petit nœud d’organdi bleu qui lui serrait le cou. Sa mèche noire si bien plaquée en arrière hésita, puis retomba comme un rideau devant son œil clair. Les collines le rappelaient, il sentait déjà les bois humides et les tapis de feuilles. Il traversa le domaine en courant et sauta avec joie les deux pieds dans la rivière. Que c’était bon de braver les interdits, de pouvoir ressentir l’eau ruisseler le long de ses jambes, de caresser les cailloux d’un revers de la main, qu’il était bon de se sentir vivant. Il arriva dans sa clairière, il la voulait magique, elle devait l’être. Le Soleil y rependait la lumière de façon irréelle, comme une auréole d’or posée sur l’herbe. Il se mit à genoux, et offrit son visage au vent, l’étrange lumière le balaya et s’arrêta, comme une couronne derrière sa nuque. La chaleur lui fit baisser la tête, il embrassa la terre comme si la force venue des profondeurs le nourrissait… Il resta ainsi un long moment écoutant le silence… Le Soleil l’engourdit, la chaleur l’enveloppa de sa lourde couverture, il ferma les yeux et s’assoupit. Quand il rouvrit les yeux, l’ombre des arbres dansait sur son visage, il cracha dans sa main pour lisser ses cheveux puis couru jusqu’au domaine. La fête était finie mais personne ne s’était rendu compte de son absence. La petite boule blanche dormait dans son panier, personne ne semblait plus y faire attention. Il avança sa main pour la caresser, elle ouvrit de grands yeux plein de reconnaissance. Il enfouit son visage dans sa fourrure. Il l’aimerait en secret. Il alla se coucher. Chaque soir, quand le souffle du domaine était suspendu dans les airs, John se glissait hors de sa chambre, allait chercher le chien, les pieds nus, le cœur heureux. Ils passaient ainsi tous deux la nuit blottis l’un contre l’autre, comblant ainsi une place laissée vide. Au petit matin il redescendait le chien avant le réveil de la maison. Il lui était arrivé de croiser Mary qui avait vite détourné la tête pour ne pas le voir. Mais plus les jours passaient et plus le chien montrait devant William sa préférence pour John. William ne supportait plus le lien qui unissait le chien et son frère et il était bien décidé à l’obliger à lui être fidèle. Il décida de l’éduquer. Le chien fut contraint à passer sous un banc, à se coucher, à s’asseoir, puis à recommencer… ne recevant en échange qu’insultes et coups. Mais rien n’y faisait, car une fois la leçon terminée, le chien courait lécher les mains de John. La fureur de William allait grandissante, il commença à nourrir secrètement une jalousie féroce pour son frère. John prit l’habitude d’aller à la clairière en emmenant le chien. William les regardait partir par la fenêtre, le regard voilé d’envie et de rancœur. Les jours succédèrent à d’autres et la haine s’installa dans le cœur de William, comme un premier sentiment… Un matin, alors que la maison dormait encore, une silhouette aux cheveux d’or se faufila à l’extérieur de la maison, portant dans ses bras un paquet… Mary Hayne reconnu l’enfant… William avançait vite, son regard était étrange. Il trébucha une fois sur une racine, une plainte sortie du sac, William maugréa entre ses dents. Il arriva rapidement à la clairière et avec empressement il sortit un long-métrage de velours. Il choisit la plus haute branche qu’il pouvait atteindre et se mit méticuleusement à faire un nœud. Un jappement déchira le jour naissant, puis plus rien. On entendit de nouveau le chant des oiseaux, tout paraissait paisible. William se sentit fort, il leva le poing vers la cime des arbres.
Comme il faisait beau ce matin, John sauta du lit pendant que Mary ouvrait les rideaux. Un grand Soleil inonda la chambre, on vit la poussière portée par ses rayons. John souffla sur sa mèche, libérant le bleu transparent de ses yeux. Il attrapa sa gouvernante par la taille et l’embrassa. Elle se mit à rire et laissa échapper quelques boucles d’or de son bonnet. John la trouva belle. Il descendit dans la grande salle prendre son déjeuner, il fut étonné d’y trouver déjà installé son frère. D’habitude, c’est lui qu’on attendait, son père l’avait d’ailleurs surnommé « Monsieur le prince ». À peine assis, il croisa le regard de son frère, il vit autour de son crâne une fumée grise, presque noire. Il cligna des yeux, elle disparut, mais il garda en mémoire ce ressentit qui lui serra la gorge. Il décida d’abréger le petit déjeuner, chercha le chien et ne le trouva pas. Il sortit sans un mot. La campagne s’éveillait à peine, ça sentait bon l’humus humide. Les langues de sorcières débordaient des talus, croulant sous les fleurs de couleur rose. Les bellis, bourgeoises des pâquerettes, étalaient au jour leurs pompons. John effleura de sa main les couleurs, sa clairière lui tendait les bras, les branches des arbres dressaient leurs doigts pour lui montrer le chemin. Quand il leva la tête, il ne comprit pas vraiment. Un petit corps blanc, comme une morbide décoration de Noël, pendait lamentablement à un nœud de velours. Le nez de John se mit à saigner, il se laissa tomber sur le sol en hurlant. C’est ainsi que l’enfant mélangea son sang à la terre, qu’il devint son maître et que par empathie elle se soumit. Il se mit à pleuvoir. John installa le chien dans sa veste et entreprit de regagner le domaine en coupant à travers champs. Le poids qu’il avait dans ses bras et le chemin glissant ralentissait sa marche. La pluie collait ses cheveux comme de noirs couteaux, on eut dit une eau-forte. Il passa la porte, la famille était dans le petit salon. Sans mots dire, il posa le chien mort sur la table. Les yeux de John se révulsèrent quand il tomba avec un bruit mouillé sur le tapis du salon. Son corps entier fut secoué de spasmes. Il se mit à vomir de la terre… M. Wilkins était pâle, le visage défait quand il souleva John pour le monter dans sa chambre. Il lui parut étonnamment léger, il avait oublié qu’il était encore si jeune. Les marches de bois craquèrent sous ses pas, le lit blanc accueilli l’enfant couvert de boue. Ses bras tombèrent de chaque côté du lit, en croix, comme une image pieuse. John resta couché trois jours, Mary était à son chevet autant qu’elle le pouvait, son père lui faisait parfois la lecture, mais sa mère se fit discrète, invisible. Il se remit tout doucement, personne ne parla plus du chien, mais John lui savait… Dehors on pouvait apercevoir le Davidia, l’arbre aux cents mouchoirs se parer de fleurs globuleuses, blanches et retombantes. Son beau feuillage et ses curieuses inflorescences de la teinte passée d’un tissu de mariée semblaient narguer le ciel. D’autres avaient remplacé leurs fleurs insignifiantes par des fruits en forme de gousses tortueuses et allongées aux rameaux épineux… À l’heure ou Byron s’inquiétait d’être venu trop tard dans un monde trop vieux, Jane Wilkins se nourrissait des poèmes de Keats sur la fuite du temps et l’ombre de la mort. Parfois John la voyait partir échevelée, un livre à la main, suivant le vent salé de la mer. Il aurait aimé l’accompagner, lui effleurer la main, connaître la douceur de cette main blanche sur son front. Mais elle était si mélancolique, si solitaire, qu’il se cachait pour mieux l’aimer… Le soir, il l’écoutait passer dans les couloirs, attentif au crissement de la soie, rêvant qu’elle s’arrêterait devant la porte ouverte et poserait un baiser sur sa joue. Mais la robe suivait son
chemin, nettoyant un peu mieux à chaque passage les lamelles de bois cirées du parquet.
Chapitre2 Le précepteur
Le 17 juin 1818 fut une date importante pour John, si importante qu’il décida de la graver sous la semelle de ses souliers. Fini, le petit précepteur chauve qui se rendait au domaine et passait son temps à observer sa mère, oubliant l’histoire et les mathématiques pour un enjôleur sourire. Oubliés les coups de règles sur les doigts quand cette dernière, la tête haute, passait devant le petit homme sans lui accorder un regard. Monsieur Johnson était un affectif en quête de pouvoir, seulement sa petite taille ne lui permettait pas d’avoir quelques influences sur les adultes. Aussi se rattrapait-il donc sur la muette fratrie. Ce jour-là, Monsieur Johnson, le visage rubicond et son ventre le précédant, vint définitivement saluer la famille. Madame Wilkins était d’une humeur massacrante. Qui, maintenant, allait lui faire la cour et rougirait à chaque regard ? Sur qui allait-elle passer ses humeurs ? Monsieur Johnson retira son chapeau et s’essuya d’un revers de main les gouttelettes en suspension entre son front et l’arête de son nez : « Comme je vous l’ai signalé lors de ma dernière visite, je dois me rendre à Merseyside où l’on m’a fait demander, mon oncle est décédé et il semblerait que je sois le dernier héritier encore en vie. — Pour l’instant », ironisa Mme Wilkins. Lord Wilkins sourit, il ne semblait pas mécontent que le petit homme rougeaud fasse sa dernière apparition. « Vous allez beaucoup manquer aux enfants aussi. Il faudra nous trouver rapidement un remplaçant et cela ne sera pas aisé. » M. Johnson s’agita : « Je connais un homme susceptible d’accepter la place à pourvoir. Je ne vous cache pas qu’il est particulier, c’est un voyageur érudit qui peut vous dépanner à court terme, mais je ne suis pas certain qu’il connaisse les bonnes manières. Enfin il est libre. » Le petit homme griffonna rapidement ses coordonnées puis son nom : Brian Burney. « Écrivez-lui de ma part. » Il remit son chapeau et, tout en reculant, disparut. Jane Wilkins s’esclaffa en lisant le petit papier à l’encre noire : « On dirait un nom de personnage de mauvais roman, j’imagine le pire. » En fait elle n’imaginait rien. Tout l’ennuyait, sa vie, ses fils, un mari trop conciliant. Elle vivait sa vie rêvée à travers la lecture et la poésie. Par procuration elle voyageait, devenait reine, volait vers des contrées inconnues, changeait d’étoile.
Un matin très tôt, alors que la nature s’éveillait à peine, John perché sur son arbre vit arriver un homme boitillant sur le chemin. Il le vit s’accroupir et ramasser quelques plantes qu’il mit précautionneusement dans sa sacoche de cuir. John, trop haut perché, ne pouvait apercevoir son visage, seuls des cheveux lissés en catogan corbeau se laissaient deviner. John fit craquer une branche en essayant de regagner la terre ferme, ce qui fit se retourner l’homme aux cheveux noirs. Il leva la tête, aperçu l’enfant et fut intrigué par l’auréole bleutée qui semblait l’entourer. Il sourit, dégageant des dents d’une blancheur parfaite. L’enfant regarda le beau visage de l’homme : « Qu’est-ce que vous faites près de mon arbre ? — Je viens offrir ce que je sais, et viens apprendre de qui sait plus. » John ne comprit pas les paroles de l’homme et en fut effrayé, il prit les jambes à son cou et dévala le chemin jusqu’aux rochers. Debout il regarda la mer, son regard se perdit dans l’écume blanche des flots. Il ramassa une pierre, la fit voltiger dans l’air et la regarda tomber lourde, sans grâce, comme attirée par les fonds sombres. Il resta ainsi à jouer avec le flux et reflux des vagues, rasséréné par le bruit du vent. Une mèche de ses cheveux vint se coller sur
la bouche, il fut surpris par son fort goût salé, la mâchouilla puis s’en lassa. Sur le chemin du retour, il entendit une voix venant du sentier en contrebas, il se pencha et reconnut la robe rouge de sa mère. Elle parlait seule, il ne comprenait pas réellement ce qu’elle disait mais quand il essaya de l’appeler, elle ne l’entendit pas. Le visage renversé en arrière, les yeux clos, elle parlait. John préféra rentrer.
Son lit lui sembla dur ce soir-là et la nuit plus noire que d’habitude. Toute sa journée lui revint en mémoire. Il crut entendre marcher sous sa fenêtre : des crissements secs de bois mort, un juron puis un étouffant silence. Il se sentit ridicule, ferma les yeux puis s’endormit. Il se réveilla en sursaut quelque temps plus tard. Combien de temps avait-il dormi ? Il n’en avait aucune idée, ses grands yeux firent le tour de la pièce, il se sentit mal à l’aise. Il s’habitua peu à peu à la pénombre et distingua au pied de son lit une forme, quelque chose d’humain qu’il ne sut nommer mais dont il se sentit observé. Il ferma les yeux et s’enfonça dans son lit… il ne voulut plus voir, il eut peur de lui-même et repensa à l’homme au catogan.
* * *
Il se réveilla tard ce jour-là, des bruits de voix le sortirent de sa torpeur. Curieux, il sauta de son lit avec rapidité et plongea ses mains dans l’eau froide du baquet. Il s’en aspergea le visage et, frissonnant, s’essuya avec un drap blanc. Il attrapa sa chemise froissée de la veille et fut prêt en quelques minutes. Il allait descendre le grand escalier, quand il aperçut à travers la balustrade de bois deux sommets de têtes reconnus. L’escalier se mit à gémir quand l’enfant posa son pied sur la première marche et les deux têtes, d’un même mouvement, se tendirent. Les deux paires d’yeux cherchèrent un instant puis se posèrent étonnées sur l’apparition. « Bonjour », dit John d’un ton soupçonneux. L’homme au catogan avait un...