Les derniers jours de la Troisième République à Tahiti, 1938-1940

De

Dans le contexte des événements qui, en 1940, ont bouleversé le monde, le ralliement des Établissements Français de l’Océanie au général de Gaulle n’a constitué qu’un incident. Pour mineur qu’il ait été, celui-ci n’en prend pas moins place dans une fresque dont l’éclairage, par trop orienté, laisse dans l’ombre certaines réalités et fausse, du même coup, la perspective d’ensemble. On était pourtant en droit d’espérer, qu’avec le recul du temps, les passions se calmeraient et que cet apaisement serait de nature à favoriser une certaine objectivité. Tel ne semble pas être le cas si l’on en juge par les ouvrages relatant les événements dont Tahiti a été le théâtre, voici pourtant plus de trente années. Force est donc d’admettre que ces événements sont de ceux que, seule, la postérité sera à même de juger en toute impartialité. Mais, pour qu’il en soit ainsi, encore faudrait-il que les historiens puissent disposer de dossiers complets, c’est-à-dire renfermant les différents points de vue. C’est à cette fin qu’ont été rédigées les pages qui suivent. Assorties d’un certain nombre de documents, elles n’ont d’autre prétention que celle d’apporter un témoignage qui, confronté avec ceux déjà fournis, devrait permettre une appréciation moins partisane.


Publié le : vendredi 4 avril 2014
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EAN13 : 9782854301106
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Les derniers jours de la Troisième République à Tahiti, 1938-1940

Souvenirs d’un gouverneur

Jean Chastenet de Gery
  • Éditeur : Société des Océanistes
  • Année d'édition : 1975
  • Date de mise en ligne : 4 avril 2014
  • Collection : Publications hors-série
  • ISBN électronique : 9782854301106

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Édition imprimée
  • ISBN : 9782854300635
  • Nombre de pages : 385-460
 
Référence électronique

CHASTENET DE GERY, Jean. Les derniers jours de la Troisième République à Tahiti, 1938-1940 : Souvenirs d’un gouverneur. Nouvelle édition [en ligne]. Paris : Société des Océanistes, 1975 (généré le 24 novembre 2014). Disponible sur Internet : <http://books.openedition.org/sdo/1155>. ISBN : 9782854301106.

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Sommaire
  1. Les derniers jours de la troisième république à Tahiti 1938-1940

    Souvenirs d'un gouverneur

    Jean Chastenet de Gery
    1. CONCLUSION
  2. Documents annexes

Les derniers jours de la troisième république à Tahiti 1938-1940

Souvenirs d'un gouverneur

Jean Chastenet de Gery

Le dessein de cet essai est de peindre le caractère de ces révolutions et d’écarter la multitude des petits faits pour ne laisser voir que les seuls considérables et, s’il se peut, l’esprit qui les a conduits.
Voltaire

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Le gouverneur Chastenet de Géry

1Dans le contexte des événements qui, en 1940, ont bouleversé le monde, le ralliement des Etablissements Français de l’Océanie au général de Gaulle n’a constitué qu’un incident. Pour mineur qu’il ait été, celui-ci n’en prend pas moins place dans une fresque dont l’éclairage, par trop orienté, laisse dans l’ombre certaines réalités et fausse, du même coup, la perspective d’ensemble.

2On était pourtant en droit d’espérer, qu’avec le recul du temps, les passions se calmeraient et que cet apaisement serait de nature à favoriser une certaine objectivité. Tel ne semble pas être le cas si l’on en juge par les ouvrages relatant les événements dont Tahiti a été le théâtre, voici pourtant plus de trente années.

3Force est donc d’admettre que ces événements sont de ceux que, seule, la postérité sera à même de juger en toute impartialité. Mais, pour qu’il en soit ainsi, encore faudrait-il que les historiens puissent disposer de dossiers complets, c’est-à-dire renfermant les différents points de vue. C’est à cette fin qu’ont été rédigées les pages qui suivent. Assorties d’un certain nombre de documents, elles n’ont d’autre prétention que celle d’apporter un témoignage qui, confronté avec ceux déjà fournis, devrait permettre une appréciation moins partisane.

4Avant de partir, au début de 1937, pour la Polynésie, qu’on désignait alors sous le titre d’Etablissements Français de l’Océanie, et dont m’était confiée la charge, j’eus avec Marius Moutet, Ministre des Colonies, plusieurs entretiens. Il n’arrivait pas, m’exposa-t-il, à se faire une idée de l’état d’esprit qui régnait dans cette lointaine colonie. Il se disait déconcerté par les rapports, les doléances et les accusations qui lui parvenaient de là-bas ou de diverses sources, et dont il ressortait, à l’évidence, qu’une étrange confusion régnait, dans le pays. Il souhaitait, qu’arrivant avec un esprit neuf, je puisse déterminer les causes et l’évolution de cette situation trouble.

5Quand, après 45 jours de mer, j’arrivai à Tahiti au soleil levant, à l’heure choisie où s’éteignait le phare de la pointe Vénus et où s’éclairaient les sommets de l’île, j’éprouvai les mêmes sentiments que tous les arrivants. Dominait surtout l’impression de mystère que dégage de loin cette île escarpée, surgie au milieu du Pacifique, et que semble protéger, contre les atteintes de toutes sortes le récif, frange circulaire où brise l’incessant ressac. La montagne l’occupe tout entière. Elle descend jusqu’au rivage, ne laissant subsister qu’une corniche plane sur le pourtour, d’où s’échappent de petites rivières, où s’amorcent les sentiers jusqu’au cœur des vallées profondes.

6Quand nous donnâmes dans la passe, que nous avançâmes lentement dans le lagon intérieur protégé des houles, s’imposa ensuite cette impression de calme et de silence si souvent relevée. Papeete se réveillait et préparait aux nouveaux arrivés son accueil, dans sa nonchalance matinale.

7J’y fus reçu par un administrateur des colonies, Henri Sautot, qu’on avait fait venir des Nouvelle-Hébrides où il était en service, afin d’assurer l’intérim, après le départ précipité de mon prédècesseur pour la France.

8Il m’attendait au quai, entouré des chefs de districts endimanchés et ceints de leurs écharpes. Nous nous engageâmes alors dans une allée ombragée de grands arbres, longue d’une centaine de pas, qui menait au gouvernement. Mais en y arrivant, trois affreuses choses déshonorant le cadre, se révélèrent à mes yeux.

9D’abord, sur un terre plein herbeux, un kiosque à musique en béton, pur style 1900, que le plus déshérité des chefs lieux de canton de France n’aurait pas osé revendiquer. Durant tout mon séjour, je devais solliciter du maire, au moins le déplacement de l’odieux monument. Soit que nos goûts différâssent ou qu’il y mit un malin plaisir, il n’en fit rien. Respectueux, comme il se doit, des élus du suffrage universel, je me résignai à contempler les rosaces en fer forgé et les fleurs stylisées qui surmontaient l’édifice. Bien mieux, c’est avec un indéniable machiavélisme qu’il constitua, peu après, une fanfare municipale, laquelle, assez souvent, nous déversait, du haut du kiosque, des airs martiaux strictement tirés du répertoire des musiques militaires britanniques.

10Ensuite, à gauche de l’entrée du parc, se dressait une imposante guérite de factionnaire, au gabarit d’un grenadier poméranien, zébrée de rayures bigarrées, luisante de peinture fraîche. Là, j’étais sur mon domaine, et mon premier acte d’autorité fut de condamner le ridicule édifice à une immédiate disparition.

11Enfin, s’inscrivant en courbe au-dessus de l’entrée, une banderole de tôle, terminée en volutes, portait en larges lettres : GOUVERNEMENT. J’eus soudainement la vision de plaques de tôles semblables qui, jadis, dans toutes les communes de France, désignaient la GENDARMERIE NATIONALE. Sans nul doute devait elle être portée à l’inventaire-comptable de quelque service. Ne voulant donc pas causer de préjudice au fonctionnaire qui l’avait en charge, je m’abstins d’y porter une main sacrilège. Mais je n’eus de cesse que j’eus vu la fâcheuse inscription disparaître sous les retombées de plantes grimpantes. J’en mis moi-même les boutures en terre, j’orientai les branches et je fus émerveillé de l’exubérance de la nature sous ces climats, qui en peu de temps, seconda exactement mon dessein.

12Franchie la grille et sensiblement en retrait, m’apparut enfin, au milieu des tipaniers et des flamboyants, l’hôtel du gouverneur recouvert jusqu’au toit de plantes feuillues.

13Et, puisqu’on a, parait-il, depuis, démoli cette vénérable bâtisse, qu’on me laisse m’attarder sur elle un instant. Sans doute est-il normal qu’aux nécessités du présent on sacrifie le passé, mais on peut accompagner la disparition des vieilles choses d’un geste d’adieu, d’un pleur d’attendrissement !

14C’était une assez grande maison à un seul étage, avec de larges vérandas soutenues par des colonnes, dans ce style colonial rococo que rappellent, dans les films, les résidences des états sudistes américains, à l’époque de la guerre de Sécession.

15À l’intérieur, dans le vestibule d’entrée, on butait tout de suite sur un escalier en colimaçon, étroit et mal commode, qui menait aux appartements de l’étage. Le rez-de-chaussée ne contenait que de grandes pièces à peu près vides avec tout au plus les restes d’un mobilier délabré. L’une d’elles était ouverte de deux côtés sur le parc. Il fallut la garnir de rideaux mobiles, pour protéger les visiteurs du soir du “hupe”, ce vent qui, descendant de la montagne à la tombée de la nuit, souffle vers la mer. Aux jours de réception, force était de masquer le dénuement en meubles et les lézardes des parois, sous des profusions de plantes vertes et de fougères arborescentes.

16Cette malheureuse construction était, du haut en bas, tellement rongée par les termites, qu’il fallut successivement remplacer, par des buses en béton, les colonnes primitives de bois en faux dorique, qui, sous une illusoire pellicule de peinture, ne contenaient plus que quelques poignées de poussière. Les peintres, de leur côté, se lamentaient qu’au contact le plus atténué, leurs pinceaux passaient au travers des panneaux.

17C’était désuet, charmant et absurde. Ainsi ne sortais-je pas des transes, quand je suivais les évolutions des couples sur des planchers que je savais vermoulus, surplombant des caves, où des infiltrations sournoises de pluies entretenaient une nappe d’eau d’un pied, impossible à étancher, comme si une source souterraine l’alimentait, et que recouvrait au surplus une couche de pétrole, car elle constituait un milieu idéal pour la prolifération des moustiques.

18Mais c’était aussi un lieu émouvant, quand on ressucitait les fantômes, liés à l’histoire locale, de ceux qui avaient défilé en ces lieux, sans doute : la grande Pomaré, les amiraux Dupetit-Thouars et Bruat, les commandants Lavaud et Chessé, les grands chefs tahitiens, Tati, Paofai, Paraita, encore vivants dans les mémoires, et tant de capitaines marins, quand on songeait à ces actes officiels, traités de protectorat et d’annexion, qui y avaient été discutés et signés, quand enfin on y relisait la correspondance entre un ministre lointain et son représentant local, dans ce style fignolé, agrémenté des formules de courtoisie de l’époque, auquel notre administration moderne a substitué de laconiques expressions dénuées de toute civilité.

19Un vaste parc, planté de mapés, de manguiers géants et de flamboyants, entourait l’hôtel du gouvernement. Dans le grand bâtiment qui le flanquait dans un angle, et où étaient alors installés les Services du Trésor, bien des gens s’obstinaient à voir l’ancien palais de la Reine Pomaré. Tout au plus fut-il occupé par le Roi Pomaré V, le dernier souverain mort en 1891. Après avoir compulsé des archives, recoupé diverses relations et gratté assez profondément l’humus dans un coin du parc, je pus retrouver, sous de beaux néfliers, les pierres de fondation de la vraie résidence de la Reine, une simple construction légère qui n’avait pu résister au temps. C’était donc là l’emplacement de la demeure qui abrita la jeune souveraine Aimata dont la liberté d’allure désespéra l’austère pasteur Nott et ses confrères, cette résidence dont Loti nous a laissé une description colorée quand, le soir, la maison éclatait de lumière et des chants des suivantes dont la Reine vieillie aimait s’entourer.

20En face, à l’autre bout du parc, le long du chemin qui menait à la mission, une source jaillissait, retombait dans un bassin naturel et formait une petite rivière qui allait se perdre dans la mer. C’est de cette eau, si pure et si limpide que la grande reine n’en voulait pas d’autre pour boire, même durant ses déplacements, que la ville de Papeete aurait tiré son nom. (Pape : eau, iti : petite).

21De Henri Sautot, qui avait, deux années durant, occupé le poste de gouverneur par intérim, je n’eus guère à compter pour me mettre au courant des affaires de la colonie. Pressé de regagner son poste, il prit passage, dès le lendemain, sur le paquebot qui m’avait amené.

22Dès le premier soir, je me plongeai donc dans l’examen d’une série de dossiers qui, sans doute en raison de leur caractère confidentiel, avaient été enfermés dans le coffre de mon nouveau bureau. Et si j’en fais mention, c’est parce que j’y trouvai matière à ma première surprise, dans ce pays qui m’en réservait bien d’autres.

23Le premier courrier, parvenu en même temps que moi, contenait un pli de la Direction des Affaires Politiques. On s’y étendait, avec complaisance, sur la présence à ce moment, à Paris, d’un habitant de la colonie dont on avait fort apprécié, me disait-on, les informations et la connaissance approfondie des milieux tahitiens. J’aurais avantage, ajoutait la dépêche, à le recevoir lors de son retour, pour bénéficier de son expérience et de ses conseils...

24Il me revint alors que, parmi les dossiers du coffre parcourus la veille, il s’en trouvait un concernant le personnage en question. Il contenait une lettre, expédiée confidentiellement quelques années plus tôt par cette même Direction, où l’on mettait très précisément le gouverneur de l’époque en garde contre cet individu, étranger au surplus, tenu pour suspect et à maintenir sous surveillance. A laquelle des deux communications devais-je me référer ? Je pris un malin plaisir à poser la question au Département, je n’obtins pas de réponse. Néanmoins je pus me convaincre par moi-même, peu après, que la première était celle à laquelle il fallait se ranger. Mais la morale que j’en tirai fut que les incompréhension du Ministre s’expliquaient, pour peu que ses informations, sur la colonie, fussent aussi... partagées.

25Par le même courrier, j’apprenais le décès subit du délégué des E.F.O., au Conseil Supérieur des Colonies. On sait qu’il existait alors, auprès du Ministre, un Conseil consultatif formé de représentants, élus par celles des colonies qui ne possédaient pas une représentation parlementaire. Celui qui disparaissait ainsi était un sénateur, fort aimable et courtois, avec lequel j’avais pris contact avant de quitter Paris. Il ne m’avait pas caché qu’élu à distance, il ne connaissait rien des affaires et même de l’Océanie tout court. Il s’en remettait à moi pour le tenir au courant des questions pouvant l’intéresser, et me promettait son appui.

26Et voilà que, sans avoir eu le temps de déceler les différents courants d’opinion, les tendances ou les oppositions, je me trouvais brusquement “plongé dans le bain” puisqu’il fallait sans retard lui donner un successeur. Et si je relate ce fait, c’est pour donner à comprendre ce que représentait une consultation électorale, avec des électeurs répartis sur une centaine d’iles, dispersées elles-mêmes sur une surface aussi étendue que l’Europe. L’opération ne pouvait manquer d’être longue et compliquée. Elle se révéla de plus assez originale.

27Il fallut d’abord préparer le matériel au chef-lieu, puis faire parvenir, jusque dans les districts les plus éloignés, les urnes, les listes électorales, les proclamations des candidats et les bulletins. Ce fut, pour la goélette dont je disposais, une première longue tournée. Après son retour à Papeete pour ravitaillement, elle dut entreprendre à nouveau le même périple, afin de ramasser les résultats.

28Quand elle revint au port, après nombre de semaines, elle ramena les urnes vides, les bulletins intacts sous leurs bandes d’emballage, les ballots de proclamations, ainsi que les procès-verbaux dûment signés par les chefs de districts... mais en blanc. Et tout cela accompagné de lettres manuscrites émanant de chacun d’eux, et conçues à peu près dans les mêmes termes : “Nous ne connaissons pas tes candidats. Comment veux-tu que nous fassions un choix ? Puisque tu es là pour t’occuper de nous, fais donc pour le mieux”.

29Consternation. Que faire en présence de ce cas de conscience ? Compte tenu des rappels de la métropole, qui ne concevait pas les retards apportés à cette consultation, il ne fallait pas songer à répéter l’opération.

30Deux candidats étaient en présence : un obscur avocat de province et un secrétaire d’état, à la tête de la marine marchande au surplus, donc susceptible d’aider la colonie à propos de ses transports maritimes. Le bon sens voulait que ce dernier l’emportât. Après tout, le principe du suffrage universel avait été respecté dans son principe et dans ses intensions. Sans donc avoir eu la pensée de lui manquer de révérence et après avoir qualifié la procédure “d’élection par délégation”, afin d’apaiser ma conscience administrative, je déclarai le sous-secrétaire d’état favorisé par les suffrages.

***

31Peu à peu, je me familiarisai avec la mentalité locale, en visitant un à un tous les districts, où j’étais reçu par les indigènes, avec cette urbanité familière qui les caractérise.

32Pour atteindre les plus éloignés, dans les archipels des Marquises et des Tuamotu de l’est, j’utilisais l’aviso, dépendant de la division navale de Chine qui, durant 2 ou 3 mois par an, était détaché en Océanie. Les iles plus proches m’étaient accessibles avec la goélette du gouvernement, un petit bâtiment mixte de type local.

33Celle qui existait à mon arrivée, la Mouette, était de construction ancienne, si ancienne même qu’un jour, en pénétrant dans le lagon d’Amanu, après avoir heurté le récif, elle se fit une voie d’eau. Certains de ses bordés étant en mauvais état, on pouvait après coup frémir à l’idée de ce qui aurait pu se produire en haute mer.

34Je la remplaçai alors par une belle barque, construite par les habitants de Tubuai, la Tamara, à qui je la rachetai après passage entre les mains d’un commerçant chinois. Grâce à l’ingéniosité du chef des Travaux Publics, avec seulement les conseils d’un ancien capitaine au long cours, nous la transformâmes, de bateau de...

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