Les échanges dans l'espace euro-méditerranéen

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Les analyses ici réunies questionnent trois leviers de l'intégration au sein des sociétés euro-méditerranéennes plongées dans une crise systémique aux implications tant politiques que sociales : la question des langues qui fait du multilinguisme un élément essentiel dans l'ouverture à autrui ; celle des politiques éducatives, décisives dans la formation de compétences ; celle, cruciale, des circulations dans un espace moins ouvert qu'il n'y paraît, où la nature de ces flux, touristiques ou migratoires, conditionne les termes de l'échange.
Publié le : vendredi 15 avril 2016
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EAN13 : 9782140006838
Nombre de pages : 280
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LES ÉCHANGES DANS L’ESPACE EURO-MÉDITERRANÉEN
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EURO-MÉDITERRANÉEN
LES ÉCHANGES DANS L’ESPACE
FORMES ET DYNAMIQUES
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Éditeurs : Laure Lévêque 3KiOiSSe%RQÀOs<usuI.RFRJOu 7Kierr\6aQtROiQi'eOSKiQe vaQ+RRreEeNe
LES ÉCHANGES DANS L’ESPACE EURO-MÉDITERRANÉEN
FORMES ET DYNAMIQUES
Collection « Histoire, Textes, Sociétés » dirigée par Monique Clavel-Lévêque et Laure LévêquePour questionner l'inscription du sujet social dans l'histoire, cette collection accueille des recherches très largement ouvertes tant dans la diachronie que dans les champs du savoir. L'objet affiché est d'explorer comment un ensemble de référents a pu structurer dans sa dynamique un rapport au monde. Dans la variété des sources – écrites ou orales –, elle se veut le lieu d'une enquête sur la mémoire, ses fondements, ses opérations de construction, ses refoulements aussi, ses modalités concrètes d'expression dans l'imaginaire, singulier ou collectif. Déjà parus Daniel Faivre,De l’acte fondateur au mythe de fondation.Une approche pluridisciplinaire, 2016. Laure Lévêque, Philippe Bonfils, Yusuf Kocoglu, Thierry Santolini, Delphine van Hoorebeke (dir.),L’espace euro-méditerranéen entre conflits et métissages. Rencontres, échanges, représentations, 2015. Marie-Claude L’Huillier et Anne Jollet (dir.),Guerre et paix. Troisièmes rencontres d’Histoire critique, 2015. Antoine Casanova,Figures de Dieu, entre masculin et féminin : la longue marche, 2015. Monique Clavel-Lévêque,Autour de la Domitienne. Genèse et identité du Biterrois gallo-romain, 2014. Enrique Fernández Domingo, Xavier Tabet (textes réunis et présentés par), e e Nation, identité et littérature en Europe et Amérique latine (XIX -XX siècles), 2013. Laure Lévêque (éditeur),Les voies de la création. Musique et littérature à l’épreuve de l’histoire, 2012. Sidonie Marchal (éditeur),Belfort et son territoire dans l’imaginaire républicain, 2012. Lydie Bodiou, Florence Gherchanoc, Valérie Huet, Véronique Mehl, Parures et artifices : le corps exposé dans l’Antiquité, 2011. Stève Sainlaude,Le gouvernement impérial et la guerre de Sécession (1861-1863),2011. Laure Lévêque (éditeur),Paysages de mémoire. Mémoire du paysage, 2006. Laure Lévêque (éditeur),Liens de mémoire. Genres, repères, imaginaires, 2006. Monique Clavel-Lévêque,Le paysage en partage. Mémoire des pratiques des arpenteurs, 2006.
Éditeurs scientifiques : Laure Lévêque PhilippeBonfils,YusufKocoglu ThierrySantolini,Delphinevan Hoorebeke LES ÉCHANGES DANS L’ESPACE EURO-MÉDITERRANÉEN
FORMES ET DYNAMIQUES
COMITÉ SCIENTIFIQUE Jacques-Emmanuel BERNARD, Professeur de Littérature ancienne et comparée, Université de Toulon Mohamed BOUGROUM,Professeur d’Économie, Université Cadi Ayyad, Marrakech André BOYER,Professeur en Sciences de Gestion, Université de Nice Philippe GILLES,Professeur d’Économie, Université de Toulon Luigi LABRUNA,Professeur de Droit romain, Université Federico II, Naples Laurent REVERSO, Professeur d’Histoire du Droit, Université de Toulon Sylvie TACCOLA-LAPIERRE,Maître de Conférences en Sciences de Gestion, Université de Toulon Sonia ZLITNI FITOURI, Professeur de Littérature française francophone et comparée, Université de Tunis © L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-08955-3 EAN : 9782343089553
AVANT-PROPOSLe bassin méditerranéen a continué de connaître en 2015 des soubresauts d’une rare intensité. Tous les voyants sont au rouge. Des crises politiques, phénomènes de traîne des printemps arabes de 2010-2011, s’installent durablement. Elles paralysent l’Égypte et pèsent sur la Tunisie, tensions cruellement aggravées par les conséquences de la déstabilisation de la Libye qui a précipité chez ses voisins des hommes en armes animés d’une idéologie d’autant plus destructrice qu’elle peut se prévaloir de réagir contre une agression militaire aux fondements juridiques discutables et dont les motivations ne vont pas sans arrière-pensées chez ceux qui en ont pris l’initiative. Des crises sociales extrêmement sévères sévissent tant dans les sociétés du Maghreb et du Mashrek qu’en Espagne, où la mobilisation citoyenne ne faiblit pas, occupant durablement l’espace politique au point qu’il a été nécessaire d’édicter une loi pour tenter de bâillonner la 1 contestation , ou, bien évidemment, en Grèce, asphyxiée par une crise financière synonyme de régression sans précédent en matière d’accès aux besoins les plus élémentaires et de reconnaissance de la dignité humaine, grosse de tous les dangers, au risque que se lèvent davantage d’aubes dorées que de lendemains qui chantent, et encore potentialisée par ce qu’il est convenu d’appeler la crise migratoire. 2 Peut-être un peu hâtivement, au reste , tant ces flux de population, de loin les plus importants enregistrés depuis la Seconde Guerre mondiale, doivent assurément moins à un tropisme qui ferait converger vers la rive Nord de la Méditerranée des émigrés pressés de profiter des largesses d’un 1 Il s’agit de la loi de « sécurité citoyenne », plus communément dite « loi bâillon », entrée en er vigueur le 1 juillet 2015. 2 Nous renvoyons notamment ici à la mise au point opérée sur ces questions par Stathis Kouvelakis lors des quatrièmes Rencontres d’histoire critique de Gennevilliers,Nation(s), mondialisation(s) : toute une histoire, 26-27-28 novembre 2016.
Avant-propos État-Providence au demeurant bien en panne qu’aux horreurs de la guerre dans laquelle est plongée la Syrie depuis maintenant cinq ans, jetant sur les routes de l’exil des réfugiés – 11,7 millions de déplacés, sur une population initiale de 23 millions – victimes d’un conflit dans lequel les puissances européennes ne se font pas faute d’intervenir... sans forcément en accepter les conséquences humaines, dont l’essentiel est transféré aux pays riverains, Liban, Turquie et Grèce en tête. Depuis le début des événements, c’est ainsi 1,5 million de réfugiés que le Haut Commissariat aux Réfugiés de l’ONU a recensé au Liban, soit 25% de la population du pays. Un chiffre sans commune mesure avec les seuils d’entrée préconisés, par exemple, par le gouvernement français. La géographie découpée d’une Grèce maritime et insulaire en fait, avec l’Italie, l’une des portes d’entrée en Europe les plus faciles à forcer et, par conséquent, l’un des pays où l’afflux des réfugiés est le plus important, ce que n’a pas manqué de lui reprocher une Union européenne qui ne pouvait pourtant guère ignorer, dans un contexte budgétaire qu’elle savait mieux que quiconque contraint, quels efforts financiers garder ses frontières supposerait pour l’État grec, brandissant la 3 menace d’une exclusion de l’espace Schengen après celle du Grexit. C’est pourtant dans ce même contexte excessivement difficile que la population grecque des îles les plus sujettes à l’arrivée de migrants – Lesbos, Leros, Samos, Rhodes, Kos... – s’est distinguée par la solidarité qu’elle leur a marquée au point que des initiatives entendent proposer la candidature des habitants de ces îles au Prix Nobel de la Paix 2016. L’accueil réservé aux migrants relève d’ailleurs dans le cas grec d’une volonté politique portée par le gouvernement, qui a nommé un homme que, pour être passé par Médecins du Monde, les crises humanitaires n’effraient pas, Yannis Mouzalas, au poste de ministre délégué à la politique migratoire. Une politique migratoire ainsi résumée : « Il s’agit de sortir définitivement du tout répressifqui caractérisait l’acti on desprécédentsgouvernements conservateurs. Enfermer les réfugiés dans des campspourqu’on ne les voiepas n’estpas la solution. Il s’agit aujourd’hui de leurpermettre de traverser notrepays dans les meilleures conditions possible, car très peu souhaitent demander l’asile ici ». C’est peut-être bien, au reste, là que le bât blesse pour une Union européenne avant tout préoccupée decontainment, comme l’a montré, renouvelant les assauts donnés aux barbelés de Ceuta ou de Melilla, l’isolationnisme frileux dont ont fait preuve les différents pays européens concernés par la poussée migratoire, qui ont fait assaut de diligence pour fermer leurs frontières et ériger des murs en accusant le voisin, au risque de choquer leurs opinions publiques, sensibilisées par les drames qu’entraînent 3 Voir, par exemple,Le Monde, 2 décembre 2015 et 26 janvier 2016. 6
Avant-propos immanquablement de telles brutalités. Tranchant sur la déclaration du ministre grec, la Turquie de M. Erdogan a clairement fait le choix d’épouser la politique d’endiguement préconisée par Bruxelles en acceptant de se voir octroyer 3 milliards d’euros aux fins de maintenir sur son sol les 2,2 millions de réfugiés syriens qui s’y trouvent, empêchés de pénétrer en Europe. Avec quelles conséquences pour l’équilibre géopolitique de la sous-région ? Si les innombrables naufrages qui ont continué de ponctuer cette année 2015 – dont celui du 19 avril, le plus meurtrier, avec ses 800 noyés au e large des côtes libyennes, d’un XXI siècle qui l’est à l’excès – ont ému, comme a bouleversé l’image de la dépouille du petit Aylan, venu de Kobané s’échouer sur une plage turque où il a trouvé la mort à 3 ans, donnant un visage innocent au drame que vivent les migrants, ils ont aussi contribué à banaliser ce que le HCR regarde comme « une hécatombe jamais vue en Méditerranée » et ne sauraient faire oublier que l’inflation de ces dramatiques événements coïncide avec l’arrêt programmé de l’opération er Mare Nostrumnovembre 2014, dépriorisée en opération Triton, non, le 1 plus de sauvetage mais de simple surveillance, et par là moins coûteuse en euros, sinon en vies humaines. Un rapport de l’Organisation Internationale pour les Migrations pour l’année 2014 révèle que, dans le monde entier, ceux des migrants qui ont trouvé la mort en route l’ont à plus de 75% rencontrée en Méditerranée, qui se signale, avec ses 3.500 morts, comme le 4 « passage le plus meurtrier au monde ». Ils seront 3.771 en 2015 : un toutes les deux heures... Des crises environnementales en perspective complètent ce tableau noir, à l’heure où une étude du Fonds Mondial pour la Nature (World Wild Fund, WWF) alerte sur les risques majeurs que court ce milieu fragilisé, surexploité, en posant le diagnostic que « la Méditerranée est sur le chemin 5 duburn out» , qu’il s’agisse de pêche et d’aquaculture intensives qui menacent des écosystèmes déjà dégradés ; d’exploration et d’extraction offshore d’hydrocarbures, qui concernent aujourd’hui quelque 40% de l’aire méditerranéenne ; de transport maritime, assuré par des géants des mers qui relâchent dans l’atmosphère des particules fines particulièrement toxiques, synonyme de pollution profonde ; de l’impact résultant du réchauffement climatique que mesurent stress hydrique et extension de la désertification,
4  https://www.iom.int/fr/news/loim -recense-3-771-deces-de-migrants-dans-la-mediterranee-en-2015 5  C’est la conclusion du programme « MedTrends », confié à l’Initiative Marine de Méditerranée du WWF sur les eaux territoriales de huit États européens (Croatie, Chypre, France, Italie, Grèce, Malte, Slovénie, Espagne), dont le rapport a été rendu public le 19 janvier 2016.
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Avant-propos reconnue « enjeu politique émergent », lesquels compromettent le potentiel agricole des pays concernés et avivent les tensions pour l’accès à l’eau que chacun s’accorde à reconnaître comme « l’enjeu géoéconomique e e fondamental du XXI siècle » d’où dépendra « la question sociale du XXI siècle » ; de la pression démographique qu’exercent une concentration urbaine qui ne ralentit pas et, plus encore, le secteur du tourisme, en expansion continue dans une zone qui séduit 300 millions de touristes par an, ce qui la classe, après les Caraïbes, au second rang des parages les plus prisés par les croisières. La gestion de ces crises illustre les contradictions entre les objectifs théoriques affichés par les institutions internationales et les choix à court terme que dicte, sur le terrain, le pragmatisme de politiques soucieux de ménagera minima la paix sociale chez eux et par là conduits à adopter un modèle de croissance inadapté aux enjeux des prochaines décennies. 6 Les leçons que tire l’étude MedTrends mettent l’accent sur les inconséquences, sinon sur les paradoxes ou les hypocrisies, de politiques internationales qui relèvent finalement de l’affichage, quand l’adoption de conventions offertes à l’admiration des peuples comme un effort collectif vers le bien commun sert de paravent au jeu ininterrompu du dissensus, dans le reniement des principes vertueux proclamés officiellement mais sacrifiés sur l’autel d’uneRealpolitikqui ne dit pas son nom et tient intrinsèquement à un modèle concurrentiel plus centrifuge que centripète. Et il en va des traités qui encadrent l’intégration des espaces économiques et sociaux comme de ceux qui règlent la protection de l’environnement. Dans ce contexte brouillé, les régimes en place sont à la recherche de nouvelles impulsions et orientations à donner à leur pays, tant sur le plan politique et social qu’économique. Alors, à l’heure où, dans l’actualité qui vient quotidiennement déverser son flot d’images insoutenables, la Méditerranée s’affirme comme une plaque tournante où se saisir des problématiques qui interpellent le monde d’aujourd’hui et de demain, un livre comme celui-ci nous a paru s’imposer pour tenter de (re)donner à cet espace euro-méditerranéen berceau de tant de cultures un contenu qui ne doive pas tout aux affrontements et à l’exclusion. Non qu’il s’agisse d’y substituer artificiellement un consensus fallacieux : si les échanges, enjeux d’un colloque tenu à l’initiative de l’Axe stratégique Civilisations et Sociétés Euro-Méditerranéennes et Comparées de l’Université de Toulon les 21 et 22 avril 2015 et dont les Actes sont ici réunis ont parfois été vifs, ils se sont donnés cours dans la prise en compte
6 http://medtrends.org 8
Avant-propos de la pluralité des points de vue que charrie nécessairement une mer qui, pour Braudel, est «mille choses à la fois. Non pas un paysage, mais d’innombrables paysages. Non pas une mer, mais une succession de mers. Non pas une civilisation, mais plusieurs civilisations entassées les unes sur 7 les autresune mer qui divise et relie en même» et, pour Danilo Zolo, « temps. (...) une mer différente des autres, car elle porte en son sein le problème du rapport entre identités différentes, le problème de leurs 8 cohabitations difficiles mais nécessaires » . Identités différentesn’ont pas nécessairement vocation à être qui 9 meurtrières, comme Valéry, chargé d’animer le Centre Universitaire Méditerranéen (CUM) créé à Nice en 1933 et de définir ses orientations scientifiques, le relevait dans sa conférence inaugurale programmatique :
« Sur ses bords,quantité depopulations extrêmement différentes,quantité de tempéraments, de sensibilités et de capacités intellectuelles très diverses se sont trouvés en contact(...), cespeuples entretinrent des rapports de toute nature :guerre, commerce, échanges volontaires ou non de choses, de connaissances, de méthodes; mélanges de sang, de vocables, de gendes et de traditions. Le nombre des éléments ethniques enprésence ou en contraste,au cours des âges,des mœurs celui , des langages, des croyances, des gislations,des constitutionspolitiques,a de tout temps, engendré une vitalité 10 incomparable dans le monde méditerranéen » .
7 Fernand Braudel,La Méditerranée, 1: l’espace et l’histoire, Paris, Flammarion, « Champs », 1985, p. 8. 8  Danilo Zolo, « Pour un dialogue entre les cultures méditerranéennes »,Jura Gentium, Revista di filologia del diritto internazionale et della politica globale, 2007. Voir aussi « La Méditerranée, c’est l’avenir de l’Europe », très riche entretien d’Alain de Benoist avec Danilo Zolo,Jura Gentium, 2008. 9 En référence au bel essai de Amin Maalouf,Les Identités meurtrières, Paris, Grasset, 1998. 10  Jean Ferrari s’en souviendra dans sa conférence « Civilisation, paix et développement en Méditerranée », Marrakech, Chaire Averroès UNESCO d’études méditerranéennes, 4 mars 2004, qui met en avant une histoire certes pleine de bruit et de fureur, mais ausi de passages : « De la civilisation minoenne à l’Égypte des Pharaons, des Phéniciens à Carthage, des tombeaux étrusques de Tarquinia à l’empire romain et ses deux siècles de paix imposée, de l’avènement du Christianisme, puis de l’Islam, à Byzance, à l’empire turc, tous ces noms de batailles qui sont victoires pour les uns et défaites pour les autres, devant les basculements de pouvoir du Nord au Sud et d’Est en Ouest, comment ne pas être saisi devant cette multitude d’événements, de décompositions et de recompositions dont nous sommes les héritiers, conscients des désastres passés liés aux conflits des civilisations et à la folie des hommes ? », p. 55. Et peut-être aussi Dominique de Villepin au moment d’ouvrir le Forum Euro-méditerranéen de 2004, dont Jean Ferrari rappelle les propos : « Je voudrais exprimer ici maconviction qui est que, loin de former des blocs homogènes et antagonistes, les civilisations ne respirent et n’évoluent que dans le partage, le brassage et l’échange. L’histoire l’enseigne : plus qu’une réalité figée, les civilisations vivantes constituent un lieu de circulation des hommes, des idées et des représentations. Elles évoluent depuis toujours au rythme de leurs emprunts et de leurs métamorphoses à travers d’innombrables detours : détour de la pensée grecque de l’Antiquité par les cercles savants de Bagdad avant de parvenir, via l’Andalousie 9
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