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Les évolutions actuelles du système des partis politiques en Europe

152 pages
Ce numéro fait le point sur les partis politiques en Europe. Quatre thèmes sont étudiés : la montée des partis populistes dans tous les Etats de l'UE ; les crises idéologiques, politiques et électorales des partis sociaux-démocrates au cours des deux dernières décennies ; la faiblesse actuelle de la démocratie sociale et ses causes ; le processus de transformation des partis communistes en partis sociaux-démocrates dans les anciennes démocraties populaires. (Des articles en français, en anglais et en allemand).
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CollectionEuropEana
KUBABA EuropEanaNuméro 4
Série Numéro 4
Europe
Les évolutions actuelles du système & Asie
des partis politiques en Europe
Les évolutions actuelles
du système des partis politiques
en EuropeLes partis politiques, malgré leur impopularité croissante
dans les démocraties représentatives, demeurent des acteurs
incontournables. Ce numéro fait le point sur des débats
actuels qui les concernent, avec une attention particulière
accordée à l’Europe centrale et orientale.
Quatre thèmes sur les grandes évolutions des partis
politiques européens sont étudiés. Premièrement, la montée
toute récente des partis populistes dans tous les Etats de
l’Union européenne ; deuxièmement, les crises idéologiques,
politiques et électorales des partis sociaux-démocrates au
cours de ces deux dernières décennies ; troisièmement, la
faiblesse actuelle de la démocratie sociale et les causes de
ce phénomène ; enfn, le processus de la transformation
des partis communistes en partis sociaux-démocrates dans
l’ensemble des anciennes démocraties populaires.
Illustration de couverture :
© Chaque jour nouveau,
peinture de Jean-Michel Lartigaud
ISBN : 978-2-343-04569-6
ISSN : 2269-0441
16,50 € 9 782343 045696
Les évolutions actuelles du système des partis politiques en Europe EuropEana n °4









EUROPEANA
édition internationale


Numéro 4
Automne 2014


Fondateur et Rédacteur en chef: GAO Xuanyang (KHA Saen Yang)
Rédacteurs en chef exécutifs: JI Zhe, Michel MAZOYER



Comité de rédaction:
Guillaume DUTOURNIER, LI Wenjie, YANG Yang



Conseil scientifique:
Jean-Michel DE WAELE, Valérie FARANTON,
Alan FORREST, Axel HONNETH
Paulos HUANG, Susan Stedman JONES
Anna KRASTEVA, Julia KRISTEVA, Tanguy L’AMINOT
Jean-Pierre LEVET, Gilles LHUILIER
Theodoros PAPATHEODOROU, Patrick PASTURE,
Jean-Philippe PIERRON, Xavier RICHET
Alexander THOMAS, Heiner TIMMERMANN,
Raymond TROUSSON, Yves Charles ZARKA



© Institut d’études avancées sur la culture européenne
Université Jiao Tong de Shanghai
© Centre de Recherche Europe Asie, Paris
© Association KUBABA, Paris


Contact:
Association KUBABA, Université de Paris 1
Panthéon-Sorbonne
12, Place du Panthéon, 75231 Paris CEDEX 05





Collection KUBABA
Série Europe & Asie


EUROPEANA
Numéro 4




Institut d’études avancées sur la culture européenne,
Université Jiao Tong de Shanghai

Centre de Recherche Europe Asie

Association KUBABA











L’Harmattan




























Illustration de couverture:
Chaque jour nouveau, peinture de Jean-Michel LARTIGAUD

© L’Harmattan, 2014
5-7, rue de l’Ecole Polytechnique, 75005 Paris
www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN: 9782343045696
ISSN: 2269-0441






EUROPEANA
Numéro 4







Les évolutions actuelles du système
des partis politiques en Europe



préparé par

Jean-Michel DE WAELE










2014
Paris ⋅ Shanghai




Les évolutions actuelles
du système des partis
politiques en Europe
The current evolutions of
European political
party system

Introduction

JEAN-MICHEL DE WAELE


Les partis politiques peuvent être étudiés sous de multiples facettes:
l’idéologie des partis, les programmes, l’histoire, les membres, leurs électeurs,
leurs fonctions sociétales, leurs relations avec la société civile, les militants, les
implantations locales, les résultats électoraux, les élus, les dirigeants, les
politiques publiques, leur type d’organisation, les statuts, leur culture politique,
etc.
Les deux grands politologues R. Katz et P. Mair estiment qu’il existe trois
niveaux d’analyse: le parti « in public office » (mandataires et membres du
gouvernement), le parti « in central office » (leaders et permanents) et le parti
« on the ground » (membres et activistes) (Katz and Mair 1995).
De très nombreuses définitions de partis politiques ont été proposées. Le
but de ce dossier n’étant pas d’approfondir ce débat, nous retiendrons une
définition particulièrement bien adaptée pour les organisations partisanes
européennes, proposée par Daniel Louis Seiler: « On définira les partis comme
étant des organisations visant à mobiliser les individus dans une action
collective menée contre d’autres, pareillement mobilisés, afin d’accéder, seuls
ou en coalition, à l’exercice des fonctions de gouvernement. Cette action
collective et cette prétention à conduire la marche des affaires publiques sont
justifiées par une conception particulière de l’intérêt général » (Seiler 2000, 249).
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Cette définition a l’avantage de bien différencier les partis politiques et les
groupes d’intérêts: contrairement à ceux-ci, les partis ont vocation à gouverner
et agissent selon une vision idéologique. De même, l’idée du combat politique
démocratique est comprise dans cette définition.
Dans la science politique occidentale, l’étude des partis politiques n’est
plus à la mode. Ceci s’explique à la fois par la difficulté de l’étude d’un objet de
recherche comportant de nombreuses facettes mais aussi par le rejet de la
politique par les citoyens, ainsi que par les nombreux reproches des électeurs
qui voient dans les organisations partisanes les responsables de tous les maux
de nos sociétés. En outre, les partis ont vu leur pouvoir diminuer avec la
montée en puissance de nombreux autres acteurs tels que les lobbies, les
groupes d’intérêt, les médias, les organisations professionnelles, etc.
La science politique est une discipline fort sensible aux évolutions
sociales et idéologiques de notre époque.
Pourtant, il nous faut constater que tous les régimes au monde, malgré
leurs différences, ont besoin des partis. Quelle qu’en soit la forme - parti unique
ou pluripartisme -, le système des partis s’impose depuis des décennies comme
un mode incontournable d’organisation et une courroie de transmission
indispensable entre les gouvernants et les gouvernés. Les partis sont idéalement
« les grandes oreilles » des élites. Ils font remonter au sommet les demandes et
aspirations de la population. Les différents types d’élus jouent un rôle décisif
dans ce processus. Mais les organisations partisanes ont aussi pour fonction
d’expliquer les choix des élites aux gouvernés.
Si tous les régimes ont besoin des partis pour créer une relation avec
leurs citoyens, la fonction des organisations partisanes varie selon les types de
régimes. Dans les démocraties représentatives européennes, les partis ont
plusieurs fonctions soulignées par la littérature scientifique. En dehors de leur
rôle de courroie de transmission, ils ont également une fonction
programmatique. Ils proposeront aux citoyens des solutions aux problèmes
qu’ils auront identifiés dans la société. Ce programme se fonde sur une vision
idéologique de la société. Leur rôle est donc capital puisqu’il s’agit dans un
premier temps de reconnaître un problème social ou économique, de le mettre
à l’agenda politique et, ce faisant, de le politiser puis de proposer une solution.
Comme on le voit, le rôle des partis dans ce processus est fort important. Tous
les partis politiques ne reconnaissent pas tous les sujets comme un problème
auquel une solution doit être apportée. Aujourd’hui, en Europe, les questions
de la sécurité routière ou du bien-être animal par exemple ne sont pas
reconnues par tous comme étant des questions à mettre à l’agenda et devant
donc faire l’objet de solutions proposées dans les programmes politiques. Il faut
néanmoins noter que la mise à l’agenda d’une question ne provient pas toujours
- et peut-être même de moins en moins - des partis politiques. Des groupes
d’intérêts, des groupes de la société civile, ou certains faits divers peuvent
rendre une question incontournable pour les partis politiques, en raison de
l’important traitement médiatique dont ils font l’objet. Il conviendra alors de se
positionner sur ces nouvelles questions.
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Les partis politiques ont également un rôle de sélection des élites
politiques. C’est en leur sein que les principales futures élites gouvernantes
seront choisies. Le travail politique, le militantisme dans les organisations de
jeunesse ou locales serviront à une lente sélection de cadres dont certains se
verront proposer des responsabilités au niveau régional d’abord, puis national.
Ce ne sont pas seulement les futurs membres du gouvernement que les partis
sélectionneront en leur sein mais aussi une série de hauts fonctionnaires ou de
dirigeants d’organismes étatiques. En Europe, dans certains États, la puissance
des partis et de la « particratie » permet d’influencer nombre de nominations.
Les partis politiques ont, comme nous le voyons, des fonctions décisives
dans le bon fonctionnement des systèmes de démocratie représentative.
eDepuis le 20 siècle, toutes les tentatives de gouverner un État en faisant
l’économie des partis politiques se sont révélées être des échecs. En Europe, il
est marquant qu’après la chute des régimes communistes en 1989, une série
d’intellectuels a prôné l’instauration de la démocratie « post-partisane ». Ce rêve
de démocratie directe ne dura pas plus que quelques mois et fut rapidement
désavoué par les électeurs et les citoyens. Comme le note l’analyste politique D.
L. Seiler: « Les partis politiques sont le véhicule obligé de la démocratie. »
Les partis politiques en Europe ont des caractéristiques propres et ils
diffèrent grandement des partis politiques aux États-Unis par exemple. Ils sont
enés du processus de démocratisation du début du 20 siècle, et sont
intrinsèquement liés à l’histoire des États-nations. L’Union européenne
comprend aujourd’hui 28 États membres et donc 28 systèmes de partis
différents. Ils sont le produit d’une histoire nationale complexe et des
différentes fractures qui ont pu émerger dans ces États. La théorie des clivages
partisans de S. Rokkan (Lipset and Rokkan 1967, 554) est fort utile pour tenter
de mettre en exergue la division au sein du paysage politique en Europe depuis
ele 20 siècle. En simplifiant beaucoup cette approche, retenons que S. Rokkan
démontre que deux révolutions ont secoué l’Europe: la révolution nationale a
donné lieu à la création des États-nations et la révolution industrielle a créé des
clivages de type économique.
La révolution nationale donnera lieu à deux grands clivages structurants:
premièrement, le clivage opposant « les religieux » aux « laïcs », c’est-à-dire,
celui opposant les tenants des églises et les défenseurs de la laïcité et ceux qui
défendent l’indépendance de l’État par rapport à la religion ; deuxièmement, le
clivage entre les défenseurs des intérêts du centre des États-nations et les
défenseurs des périphéries et des minorités nationales.
La révolution industrielle donnera, elle aussi, naissance à deux clivages: le
clivage entre les intérêts des villes et des campagnes et le clivage entre les
propriétaires des moyens de production et les travailleurs qui vendent leur force
de travail. Cette révolution accélérant l’urbanisation, elle crée un clivage entre
les défenseurs des intérêts des campagnes et ceux des intérêts des villes.
Il y a donc quatre clivages, c’est-à-dire huit versants, qui donneront
naissance à la formation des partis politiques sauf dans le cas du versant des
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défenseurs des villes. Il n’y a pas de parti né pour défendre les villes dont la
défense des intérêts est assurée d’une autre manière.
Tous les clivages n’existent pas dans tous les États européens. Cela
dépend des évolutions nationales. La France ne connaît qu’un seul grand
clivage qui organise sa vie politique, celui qui affecte les travailleurs, c’est-à-dire
l’opposition gauche/droite. Les questions religieuses et régionales ont été
réglées par la Révolution française et la construction d’un État-nation centralisé.
En Espagne, en revanche, à côté du clivage propriétaires/travailleurs, une autre
ligne de partage existe, entre le centre et la périphérie des villes. En Belgique, on
retrouve trois clivages propriétaires/travailleurs, laïcs/religieux,
centre/périphérie. Ceci permet d’expliquer, par exemple, le grand nombre de
partis politiques présents dans le parlement belge.
Le nombre de clivages dépend donc à chaque fois du parcours historique
de chaque État.
Le penseur politique D. L. Seiler a construit sur cette base une typologie
des partis politiques en Europe. Chaque versant constitue une famille politique.
Nous aurions ainsi sept familles politiques:

- Partis laïcs
- Partis religieux
- Partis centralistes
- Partis des périphéries ou régionalistes
- Partis agrariens (défendant les campagnes)
- Partis des propriétaires
- Partis des travailleurs

Le clivage propriétaires/travailleurs est de loin le plus présent dans le
paysage politique européen. Il structure la grande majorité des paysages
politiques nationaux.
Cette typologie possède plusieurs avantages. Elle permet de classer les
partis politiques selon d’autres critères que celui du nom du parti qui aboutit à
de nombreux contresens. Elle ouvre également la porte à une comparaison
dans un cadre européen, en mettant en parallèle des familles de partis nés dans
des contextes historiques différents même s’ils paraissent présenter des versants
de clivages semblables. Evidemment chaque famille possède ses différences
internes, le versant travailleur étant occupé à la fois par les partis
sociauxdémocrates et les partis communistes.
Il s’agit donc bien de retrouver l’ADN de chaque parti, sa raison d’être, le
combat pour lequel il est né et qui lui donnera son identité même s’il doit se
positionner sur d’autres enjeux politiques, économiques et sociaux.
Les travaux de S. Rokkan ont donné lieu à de nombreux débats
scientifiques. Certains commentateurs politiques estiment que les partis peuvent
naître sur plusieurs clivages en même temps, alors que d’autres restent fidèles à
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la thèse initiale de S. Rokkan qui, lui, estime que les partis ne naissent que sur
un seul clivage.
Cette typologie date des années 1970. Depuis lors, de nombreuses
évolutions se sont déroulées dans les paysages partisans en Europe, de
nouvelles familles sont apparues. Est-ce que cela rend cette grille d’analyse
inopérante? Nous ne le croyons pas. Il faut, par contre, adapter le modèle
explicatif et tenir compte d’une troisième révolution: la mondialisation. Celle-ci
divise les sociétés européennes entre gagnants et perdants de ces profonds
changements. Les gagnants sont les couches sociales urbaines possédant des
diplômes, parlant les langues étrangères qui peuvent profiter de
l’internationalisation des échanges. Ces groupes sont ouverts à la
multiculturalité. Les perdants sont des groupes sociaux peu préparés à ces
changements, peu diplômés et ayant peu de ressources culturelles et financières.
Les perdants se retrouvent aussi en périphérie des centres urbains. Ils vivent
l’immigration comme une concurrence dangereuse. Les partis de droite
populiste, qui remportent de nombreux succès électoraux, se présentent
comme les défenseurs des perdants de la mondialisation. Sur beaucoup de
points de vue, les partis écologistes représentent les gagnants de la
mondialisation qui défendent des valeurs post-matérialistes.
Une intéressante question est aussi de savoir si les nouvelles démocraties
en Europe centrale, nées après la chute du communisme en 1989, ont donné
lieu à de nouveaux clivages partisans. Est-ce que le post-communisme est
porteur de clivages spécifiques? Avec maintenant 20 ans de recul, une première
réponse peut être apportée. Il ne semble pas qu’un clivage persiste entre les
partis héritiers des structures communistes et ceux issus de l’opposition au
communisme. On a pu croire que les paysages politiques de ces États seraient
divisés et organisés en fonction de cette ligne de partage, mais il faut bien
constater que, petit à petit, cette question historique cesse de structurer le débat
politique. Il y a donc, entre l’Europe de l’Ouest et l’Europe de l’Est, une réelle
convergence dans l’organisation des partis même si des différences notables
existent dans l’organisation de ceux-ci et dans la place de l’idéologie et du
leadership.
Le dossier que nous présentons aborde quatre questions essentielles pour
la bonne compréhension des évolutions et des enjeux contemporains des
évolutions des partis politiques dans l’Union européenne.
Fabien Escalona nous présente les évolutions de la famille
socialedémocrate dans l’Union européenne. Cette famille joue un rôle historique
central à gauche du paysage politique européen. Elle constitue un des piliers
essentiels de la vie politique européenne. Elle est présente dans tous les pays et
est, depuis la Seconde Guerre mondiale, régulièrement au pouvoir. Néanmoins,
elle connaît un déclin électoral sensible et subit des transformations internes
non négligeables. L’article fait le point sur cette famille et permet de
comprendre les grandes questions politiques auxquelles ces partis politiques
doivent faire face en ce début de siècle.
Blagovesta Cholova aborde une autre thématique de grande actualité: la
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montée des partis populistes en Europe. Presque tous les pays de l’Union ont
vu la naissance de formations politiques anti-systèmes et anti-démocratique.
Certaines sont clairement ancrées à l’extrême droite, d’autres naissent de
sentiments régionalistes ou sont la transformation de partis politiques
traditionnels. Il existe de nombreuses différences nationales entre ces partis
mais tous sont le résultat du rejet des élites et des partis traditionnels. Le
discours contre les étrangers forme leur fonds de commerce électoral. L’article
fait le point sur les recherches sur ce sujet, qui donne lieu, vu son inquiétante
actualité, à une abondante littérature.
Sorina Soare analyse les spécificités des partis politiques dans l’Europe
post-communiste. L’effondrement des régimes communistes et la construction
de nouvelles démocraties représentatives allaient donner lieu à la création de
nouveaux partis politiques. Il est intéressant d’examiner si ceux-ci portent
certaines spécificités ou si un phénomène de convergence avec les formations
de l’Europe occidentale existe. Des nouvelles familles politiques
apparaissentelles? Est-ce que le passé communiste joue encore un rôle aujourd’hui? Que
sont devenus les partis communistes? Quel a été le rôle des partis politiques
dans la construction et la consolidation du nouveau régime politique et dans le
processus de l’élargissement de l’Union européenne à ces nouveaux États? La
chercheuse tente d’apporter des réponses à ces différentes questions.
Anna Paczesniak traite, quant à elle du rôle décisif que l’ancien parti des
communistes polonais – le parti ouvrier unifié polonais – a joué dans la
transition démocratique. Ce parti, en ouvrant des négociations avec la puissante
opposition, a permis des transformations historiques en Pologne. La
chercheuse polonaise analyse aussi l’évolution de ce parti et sa sociale
démocratisation. Une aile de ce parti s’est, en effet, transformée dans un parti
social-démocrate à l’européenne et a gouverné le pays à deux reprises y compris
au moment de l’adhésion du pays à l’Union européenne.
Ces quatre chercheurs, de nationalités différentes, font donc le point sur
des thématiques de grande actualité pour comprendre les évolutions du système
des partis européens.




Références

Katz Richard S. and Peter Mair, “Changing Models of Party Organization and
Party Democracy: the emergence of the cartel party”, Party Politics 1, 1,
(1995): 5-31.
Lipset, Seymour Martin and Stein Rokkan, Party systems and voter alignments:
crossnational perspectives, Free Press, 1967.
Seiler, Daniel-Louis. Les partis politiques. Paris: Armand Colin, 2000.
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