Les Grecs ont-ils cru à leurs mythes ? Essai sur l'imgination constituante

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L'objet réel de ce texte est de montrer que la question qu'il pose, en dernière instance, n'a pas de sens. C'est que la poser est implicitement se ranger dans la descendance de Fontenelle et des hommes du siècle des Lumières, confrontant les dits avec les faits. Mais, précisément, cette question-là n'a pas de sens pour un ancien ; et, comme l'a montré Foucault, la vérité elle-même est historique. Autrement dit, l'idée de vérité a évolué. Paul Veyne compare volontiers la vérité d'un moment à un récipient ou, plus abstraitement, à un programme : c'est dans le cadre du programme que la question : est-ce vrai ? est- ce faux ? se pose. Quant au récipient-programme, il est lui-même le fait d'une création. Enfin, il ne serait pas juste de penser qu'en un même moment, tous ont le même programme de vérité, voire que chez un même sujet n'est mis en oeuvre qu'un programme (on peut ne pas croire au fantôme et néanmoins en avoir horriblement peur). Telle est l'arête intellectuelle de ce livre, donnée par approches successives au long d'une investigation sur les textes les plus divers : d'Aristote et Pausanias à Cicéron et Eusèbe.


Publié le : dimanche 25 août 2013
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782021126594
Nombre de pages : 160
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couverture
 

Paul Veyne

 

 

Les Grecs ont-ils cru

à leurs mythes ?

 

Essai sur l'imagination constituante

 

 

Éditions du Seuil

 

ISBN978-2-02-112659-4

(ISBN 2-02-006367-0, 1re publication)

 

© ÉDITIONS DU SEUIL, FÉVRIER 1983 

 
www.seuil.com
 
Ce livre numérique a été converti initialement au format EPUB par Isako www.isako.com à partir de l'édition papier du même ouvrage
 
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LE SENS COMMUN : Il est contradictoire de dire « la vérité est qu'il n'y a pas de vérité ».

 

MICHEL FOUCAULT : « Certes, si on se place au niveau d'une proposition, à l'intérieur d'un discours, le partage entre le vrai et le faux n'est ni arbitraire ni modifiable. Mais, si on se place à une autre échelle, si on pose la question de savoir quelle a été, quelle est constamment cette volonté de vérité qui a traversé tant de siècles de notre histoire... »

L'Ordre du discours, p. 16

DOMINIQUE JANICAUD : « Ce si est capital : on a le choix d'une autre échelle. Foucault ne cède pas à un pathos antirationaliste. Il s'agit plutôt pour lui d'élargir l'horizon. Hélas, on ne peut nier que les revendications de validité universelle, chères à Habermas, n'ont pas réglé le cours de l'histoire. »

A nouveau la philosophie, p. 75 

 

A ESTELLE BLANC

 

... Que um conjunto real e verdadeiro

é uma doença das nossas idelias.

Pessoa

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