Les jeunes d'origine kosovare à Genève

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Cet ouvrage aborde les sujets qui permettent d'appréhender la perspective des jeunes d'origine kosovare vivant à Genève dans leur phase de transition vers la vie adulte. Tiraillés, dans leur environnement proche rempli d'ambivalences, face aux orientations traditionnelles des parents et leurs propres expériences liées au lieu de vie urbain, ces jeunes d'origine étrangère doivent être actifs et imaginatifs s'ils veulent assimiler les responsabilités qui définissent cette transition.
Publié le : jeudi 1 octobre 2015
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EAN13 : 9782336391519
Nombre de pages : 228
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veulent assimiler les responsabilités qui déInissent cette transition.
allers-retours permanents entre des cadres de vie différents, créent une réLexivité
liquéIées par la diversité de modes de vie et l’identité élargie en général, il n’en reste
îni son école obligatoire il a suivi le collège et l’université à Belgrade, en Serbie. Il s’installe à Genève en 2000 et il reprend les études en sociologie en 2003, ou il termine son Master en sociologie en 2005 et son doctorat en 2014. Il est auteur de nombreux articles et d’un roman en albanais. Actuellement il travaille au Département genevois de l’emploi, des affaires sociales et de la santé.
Rifat Haxhijiaj
LES JEUNES D’ORIGINE KOSOVARE À GENÈVE Les enjeux de leur période de transition vers la vie d’adulte
Les jeunes d’origine kosovare à Genève Les enjeux de leur période de transition vers la vie d’adulte
Rifat Haxhijaj
Les jeunes d’origine kosovare à Genève Les enjeux de leur période de transition vers la vie d’adulte
© L’HARMATTAN, 2015 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-06636-3 EAN : 9782343066363
ÉDITIONS L’Harmattan COLLECTION « ESPACES INTERCULTURELS »Directeurs de collection : Emmanuel JOVELIN et Claudio BOLZMANLa conjoncture mondiale dans laquelle nous vivons rend la question des contacts et des relations entre les cultures plus actuelle que jamais. «ESPACES INTERCULTURELS», collection del’Association pour la Recherche Interculturelle (ARIC),créée depuis 1995, vise à prendre place dans la confrontation d’idées et des débats actuels, en privilégiant les perspectives pluridisciplinaires. Elle publie des travaux de qualité présentant des descriptions et analyses de recherches interculturelles, des articulations entre recherche et pratique, des réflexions théoriques, des synthèses, des monographies et des actes des congrès et colloques de l’ARIC. La collection publie des travaux traitant des thèmes suivants : Les phénomènes liés aux contacts entre les groupes socioculturels ; les conditions d’existence des sociétés multiculturelles ; l’articulation entre les différents niveaux d’approche, et également de la confrontation internationale des points de vue, des théories et des pratiques ; les contacts entre personnes ou entre groupes sociaux se réclamant de cultures différentes et processus de changements individuels et collectifs résultant de ces contacts au sein d’une société ou d’un État, ou entre sociétés et États, etc.
Comité de lecture
Michèle VATZ LAROUSSI (Université de Sherbrooke, Canada) Tania OGAY (Université de Fribourg, Suisse) Aline GOHARD (Université de Fribourg Suisse) Claudio BOLZMAN (Haute-école de Genève-Université de Genève, Suisse) René MOUKONKOLO (Université de Tours, – France) Mohammed LAHLOU (Université de Lyon France) Anne Françoise DEQUIRE (Université catholique de Lille/Institut social Lille Vauban) Hédi SAIDI (Université catholique de Lille/Institut social Lille Vauban)
Gina THESEE (Université du Québec, Canada) Emmanuel JOVELIN (Université catholique de Lille/Institut social de Lille France) Mourad KAHLOULA (Université d’Oran, Algérie) Fabienne RIO (Université Paris 8, IME, France) Elaine COSTA FERNANDES (Université de Récife, Brésil) Anna ELIA (Université de Calabria, Italie) Jean FOUCART (Haute-École Européenne Charleroi, Belgique) Reinaldo FLEURI (Université Fédérale de Santa Catarina, Florianoplois, Brésil) Marie Antoinette HILLY (Université de Poitiers, France) Geneviève VERMES (Paris 8, France) Nicole CARIGNAN (Université du Québec, Montréal)
Préface
Depuis quelques années, à travers les médias, dans les débats publics ou politiques, grâce à des contacts quotidiens professionnels ou informels, j’ai été amené à observer que la communauté kosovare, et surtout ses jeunes, était perçue comme une catégorie entièrement à part, différente des autres communautés migrantes en Suisse. Par la même occasion, je me suis demandé si cette supposée différence était réelle ou si elle procédait d’une stigmatisation. En quoi les jeunes d’origine kosovare seraient-ils, éventuellement, différents des autres ? 1 Cette recherche a pour objectif d’analyser les jeunes d’origine kosovare vivant à Genève, âgés de 18 à 23 ans, dans leur période de transition vers la vie adulte ; et plus précisément, elle vise à mettre en évidence leurs expériences, leur souffrance et leurs choix de vie. Je me suis donc attelé à examiner les parcours sociaux et professionnels de ces jeunes et à comprendre leurs propres difficultés d’insertion socioprofessionnelles, familiales, politiques et associatives. Dans mon travail de diplôme post-grade en sociologie réalisé en 2005, j’avais déjà amorcé une réflexion sur l’histoire de la migration des Kosovars en Suisse. En m’appuyant, à cette époque, sur des travaux traitant de la sociologie de la famille et de l’intégration parmi lesquels se trouvaient des ouvrages de sociologues kosovars, j’esquissais quelques explications sur le processus qui avait conduit les Kosovars en Suisse depuis les années 1960 jusqu’à nos jours. Vu que la problématique de la migration et les difficultés d’inclusion sociale et systémique de cette communauté sont un sujet assez vaste et complexe, je m’étais souvent limité à des descriptions et à des explications sociologiques quelque peu sommaires, avec l’intention de les approfondir dans une seconde phase de recherche. Ce travail de thèse s’inscrit donc dans la continuité des questions posées lors de mon travail de diplôme. 1 Dans le but de faciliter la lecture, j’utilise le masculin comme genre neutre pour désigner aussi bien les jeunes filles que les jeunes garçons.
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