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Les Justes de France Politiques publiques de la mémoire
Sarah Gensburger
Les Justes de France Politiques publiques de la mémoire
Les Justes de France Politiques publiques de la mémoire
Sarah Gensburger
Travail nominé aux prix de la Fondation Auschwitz de Bruxelles
Catalogage ÉlectreBibliographie (avec le concours de la Bibliothèque de Sciences Po), Les Justes de France. Politiques publiques de la mémoire /:Sarah Gensburger. – Paris Presses de Sciences Po, 2010. ISBN 9782724611397 RAMEAU : – Justes de toutes les nations pendant la Shoah – Justes de toutes les nations pendant la Shoah : France – Mémoire collective : France – Commémoration : France : 1990.... DEWEY : – 944.74 : France – Deuxième Guerre mondiale (19391945) – 306.3 : Sociologie de la vie politique Public concerné : public motivé
Couverture : Plaque d’hommage aux Justes de France posée dans la crypte du Panthéon et fronton du Panthéon.
La loi de 1957 sur la propriété intellectuelle interdit expressément la photocopie à usage collectif sans autorisation des ayants droit (seule la photocopie à usage privé du copiste est autorisée). Nous rappelons donc que toute reproduction, partielle ou totale, du présent ouvrage est interdite sans autorisation de l’éditeur ou du Centre français d’exploitation du droit de copie (CFC, 3, rue Hautefeuille, 75006 Paris).
2010, PRESSES DE LA FONDATION NATIONALE DES SCIENCES POLITIQUES
ISBN  version PDF : 9782724683301
À ma fille et à son papa qui ont accompagné l’écriture de ce livre
Remerciements
TABLEDES MATIÈRES
INTRODUCTION DES « JUSTES PARMI LES NATIONS » AUX « “JUSTES” DE FRANCE » Faire des politiques de la mémoire un objet de la science politique Qu’y atil de politique dans les politiques de la mémoire ?
Chapitre 1 /LA MÉMOIRE COMME INSTRUMENT DE POLITIQUE ÉTRANGÈRE À la recherche de la décision Mise en œuvre de l’action publique et controverses De la décision politique à la mise en œuvre de l’action publique
Chapitre 2 /ENTREPRENEURS DE MÉMOIRE ET CONFIGURATION FRANÇAISE Mobilisation d’acteurs pour la remémoration des Justes Institutionnalisation du terme de « Justes » dans un espace français Mise en place d’une configuration française
Chapitre 3 /POLITIQUE DE LA MÉMOIRE ET TRANSFERT Appropriation du terme de « Juste parmi les nations » par l’État français Discours présidentiel et institutionnalisation Effets sociaux de la mise en place d’une commémoration des « Justes de France »
Chapitre 4 /LA JOURNÉE NATIONALE COMME INSTRUMENT D'ACTION PUBLIQUE Changement dans la conduite de l’action publique Modification de l’instrument importé
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Création de la catégorie de « “Justes” de France » et manifestation d’un paradigme
Chapitre 5 /NORMES SOCIALES ET CATÉGORIES MÉMORIELLES La reprise du terme israélien : un phénomène global Le cas belge Le cas polonais
Chapitre 6 /POLITIQUE DE LA MÉMOIRE ET INSTITUTIONS Une commémoration coproduite Commémoration nationale et discours communautaires Nouvelle approche des rapports entre mémoire et action publique
Épilogue
/LES JUSTES DE FRANCE AU PANTHÉON Une cérémonie française Une cérémonie coproduite Une cérémonie appropriée Une cérémonie consensuelle
CONCLUSION Apports et limites de l’approche généalogique L’analyse des politiques publiques de la mémoire
Annexe 1 : Méthodologie et corpus
Annexe 2 : Références détaillées de textes officiels
Annexe 3 : Bref glossaire historique
BIBLIOGRAPHIE
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Remerciements
u fait de la grande diversité des terrains, des langues concernées D et des disciplines mobilisées, ou peutêtre tout simplement pour le plaisir de la rencontre, cet ouvrage a bénéficié de nombreux soutiens dont la liste exhaustive ne peut être dressée. Je m’excuse par avance envers tous ceux que j’aurais oubliés. Je tiens d’abord à exprimer ma profonde gratitude à celles et à ceux qui ont accepté de me raconter leur histoire. Merci. Je remercie pour leur aide les membres du Comité français pour Yad Vashem. J’espère qu’ils comprendront ma démarche et trouveront dans cet ouvrage un éclairage nouveau sur leurs propres pratiques et leur environnement. Je remercie également l’équipe du département des Justes à Jérusalem de m’avoir accueillie à l’été 2003. Je remercie enfin tous les autres responsables associatifs : des Enfants cachés (France), d’Aloumim/Mémoire vive (Jérusalem), de l’Associa tion française pour l’hommage aux Justes parmi les nations (Paris), de l’Association des Justes de France pour Yad Vashem (Marseille), de la Claims Conference (New York), des Amis du Chambon (Los Angeles), des Enfants de l’Holocauste (Varsovie) et de l’Institut historique juif (Varsovie). À cette liste s’ajoutent les divers responsables politiques, dirigeants d’institutions ou d’administrations qui m’ont reçue et, par fois, donné accès à leurs archives. Pour leur concours : les équipes du Centre de documentation juive contemporaine et du Centre de recherches français de Jérusalem. Un remerciement tout particulier à Sara Palmor pour son aide dans les archives israéliennes. Pour les passeurs de langues qu’ils furent : Sara Baitel, Adrien Candiard, Nanou Gutman, Danièle Rousselier et Miriam Ticktin. Si Agnieszka Niewiedzial compte parmi eux, elle fut, bien au delà, une partenaire de recherche. Plusieurs collègues m’ont aidée de leurs remarques et critiques. Je suis reconnaissante aux membres du séminaire de sociologie de la mémoire du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof),
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et particulièrement à Valérie Rosoux, Michèle Baussant et Sandrine Lefranc. Merci à Patrick Le Galès pour ses lectures et pour sa patience. Un remerciement tout particulier va, bien sûr, à MarieClaire Lavabre qui fut bien plus que ma directrice de thèse. Pour leur soutien constant et bien plus : à mes parents et à Renaud.
Introduction /DES « JUSTES PARMI LES NATIONS » AUX « “JUSTES” DE FRANCE »
e 18 janvier 2007, le président de la République française rend daLns la pierre une reconnaissance nationale instituée par la loi du hommage aux « “Justes” de France » et dévoile en leur honneur une plaque dans la crypte du Panthéon. Cette cérémonie inscrit 10 juillet 2000. Ce texte définit les « “Justes” de France » comme ceux « qui ont recueilli, protégé ou défendu, au péril de leur propre vie et sans aucune contrepartie, une ou plusieurs personnes menacées de génocide » sous l’Occupation. Cet ouvrage se propose d’éclairer le pro cessus qui a permis la création de cette nouvelle catégorie mémorielle. L’expression de « “Justes” de France » est un emprunt explicite au terme israélien de « Justes parmi les nations », traduction de l’expression hébraïque «Hasidei Ummot HaOlam». Depuis 1953, ce vocable d’ori gine rabbinique est utilisé par l’État d’Israël pour désigner et honorer les nonJuifs « qui ont risqué leur vie pour venir en aide à des Juifs » durant la seconde guerre mondiale. Au sein de l’Institut Yad Vashem, organisme étatique en charge de la commémoration du Génocide des 1 Juifs , un département gère l’attribution du titre, décidée par une commission qui statue sur le modèle d’un tribunal pénal. Pour être entamée, la procédure de nomination requiert la demande auprès de l’institut israélien de deux personnes juives ayant directement reçu l’aide de nonJuifs. Une fois reconnu, le Juste parmi les nations voit son nom gravé dans le jardin du site de Yad Vashem, à Jérusalem, tandis que diplôme et médaille lui sont décernés par un représentant de l’État hébreu. La cérémonie se déroule le plus souvent dans le pays dont la personne honorée est, ou était, ressortissante ; cette reconnaissance
1. Sauf mention du contraire, le terme de « Génocide » utilisé sans précision renverra dans cet ouvrage au Génocide des Juifs. Le seul emploi du substantif n’a pas d’autre but que d’alléger la rédaction d’un texte où les termes de « Juifs » et de « nonJuifs » sont, par nécessité, très fréquemment utilisés. Il ne signifie pas l’octroi d’un statut particulier à ce génocide.
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