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Les mutilations des ennemis chez les Celtes préchrétiens

De
183 pages
Dans ce livre, l'hypothèse de travail de Claude Sterckx est qu'un type de torture ou de mise à mort relève d'un système de représentation. C'est à l'examen d'un secteur sombre des pratiques anciennes que nous convie l'auteur, pratiques dont il éclaire l'origine par les conceptions qui régnaient alors en physiologie. En cela la présente étude est anthropologique : unissant pratiques et représentations, elle se situe à l'interférence de la guerre, de la médecine, de la religion et de la physiologie...
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LES MUTILATIONS DES ENNEMIS CHEZ LES CELTES PRÉCHRÉTIENS

Reproductions de la couverture. La déesse KUBABA (Dessin de V. Tchernychev), La Martyre (Finistère) porche. L 'Ankou avec flèche et tête (photographie de Erwan Sterckx)

Directeur de publication: Michel Mazoyer Directeur scientifique: Jorge Pérez Rey

Comité de rédaction Trésorière: Christine Gaulme Colloques: Jesus Martinez Dorronsorro Relations publiques: Annie Tchernychev Directrice du Comité de lecture: Annick Touchard

Comité de lecture Brigitte d'Arx, Marie-Françoise BéaI, Olivier Casabonne, François-Marie Haillant, Germaine Demaux, Rosalie Fernandes, Frédérique Fleck, Hugues Lebailly, Eduardo Martinez, Paul MirauIt, Anne-Marie OehlschHiger, Nicolas Richer, Francisco de la Rosa, Germaine Servettaz Ingénieur informatique Patrick Habersack (macpaddvûV,free.fr) Comité scientifique Pierre Bordreuil, Dominique Briquel, Gérard Capdeville, René Lebrun, Florence Malbran-Labat, Michel Mazoyer, Dennis Pardee, Nicolas Richer Avec la collaboration artistique de Jean-Michel Lartigaud et Vladimir Tchernychev Ce volume a été imprimé par @ Association KUBABA, Paris @ L'Harmattan, 2005 ISBN: 2-7475-8341-4 EAN: 9782747583411

Claude Sterckx

LES MUTILATIONS DES ENNEMIS CHEZ LES CELTES PRÉCHRÉTIENS

La Tête, les Seins, le Graal

Préface de Bernard Sergent

ASSOCIATION KUBABA,

Université de Paris I, Panthéon-Sorbonne, 12, Place du Panthéon, 75231 Paris Cedex 05

L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique 75005 Paris FRANCE

L'Harmattan Hongrie Kônyvesbolt Kossuth L. u. 14-16 1053 Budapest

L'Harmattan Italia Via Degli Artisti, 15 10124 Torino ITALIE

Bibliothèque Kubaba (sélection) http.! /www.kubaba.univ-paris1.fr Cahiers Kubaba (chez L'Harmattan) Fêtes et Festivités. Rites et célébrations. La campagne antique: espace sauvage, terre domestiquée. La campagne colonisée. Collection Kubaba Série Antiquité Le forum brûle, Dominique Briquel (paris IV, EPHE 4e section), 2002. Télipinu, le dieu au marécage, Michel Mazoyer Histoire du Mitanni, Jacques Freu Eloge mazdéen de l'ivresse, Eric Pirart La vie quotidienne du dieu hittite Télipinu, Michel Mazoyer Suppiluliuma et la reine d'Egypte. Histoire d'un mariage manqué, Jacques Freu Mélanges Lebrun, éd. Mazoyer et Casabonne Série Monde moderne, Monde contemporain Un homme de désirs. Le poète islandais Einar Benediktsson, Patrick Guelpa Eysteinn Asgrimsson, Le Lys, présentation et traduction de Patrick Guelpa Toi qui écoutes, Jon Oskar, traduction de Régis Boyer L'enseignement de I 'Histoire en russie. De la révolution à nos jours, Annie Tchernychev. Série Actes (Ed. Mazoyer, Pérez, Malbran-Labat, Lebrun) L'arbre, symbole et réalité, Actes des 1ères Journées universitaires de Hérisson, Hérisson, juin, 2002, Paris Ville et pouvoir: origines et développements. Le pouvoir et à la ville à l'époque moderne et contemporaine. Actes du colloque sur la ville au cœur du pouvoir, Premier Colloque international de Paris organisé par les Cahiers Kubaba et l'Institut catholique de Paris, Paris, décembre, 2000, Paris (2 volumes). La Fête dans l'Antiquité, la rencontre des dieux et des hommes. La Fête, de la transgression à l'intégration. Actes du colloque sur la fête, la rencontre du sacré et du profane, Deuxième Colloque international de Paris, organisé par les Cahiers Kubaba et l'Institut catholique de Paris, Paris, décembre, 2000, Paris (2 volumes).

Du même auteur:
La tête et les seins, Sarrebruck, Homo et Religion, 1981 Eléments de cosmogonie celtique, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 1986 Histoire brève de la musique celtique, Plymouth Meeting, CISLB, 1987 Les dieux protéens des Celtes et des Indo-Européens, Bruxelles, Société Belge d'Etudes Celtiques, 1994 Dieux d'eau: Apollons celtes et gaulois, Bruxelles, Société Belge d'Etudes Celtiques, 1996 Des dieux celtes aux dieux romains, Treignes, CEDArc, 1997 (en collaboration avec Pierre Cattelain) Sangliers Père & Fils, Bruxelles, Société Belge d'Etudes Celtiques, 1998 Des dieux et des oiseaux, Bruxelles, Société Belge d'Etudes Celtiques, 2000 Le fils parfait et ses frères animaux, Bruxelles, Société Belge d'Etudes Celtiques, 2002

A Frédéric Blaive, fraternellement

SOMMAIRE

Préface, par Bernard Sergent

Il

Avant-Propos 17 I. Les documents antiques 19 II. Les documents postérieurs 35 III. Les exégèses 49 IV. La chasse aux têtes dans le monde et dans I'histoire 53 V. La chasse aux têtes dans le monde indo-européen 91 VI. A le recherche 105 d'une interprétation Annexe 1 109 Annexe 2 110 Annexe 3 111 VIT. La localisation de l'âme chez les Celtes 113 122 Annexe 1 125 Annexe 2 VITI. La mastectomie rituelle 127 des Celtes IX. L'âme séminale 135 et son immortalité 141 X. L'âme celte 143 XI. La tête et les jambes Appendice 146

9

Le nom de Perceval et la blessure du Roi Mehaigné XII. La tête et le Chaudron Appendice XIII. De l'Autre Monde celte au Graal chrétien Postscriptum Bibliographie

147 153 158 161 166 167

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PREFACE
Le travail que propose Claude Sterckx est anthropologique: il vise à reconstituer l'organisation symbolique de tout un pan des représentations de l'ancienne civilisation celtique. Avec l'érudition et le talent qui lui sont propres, l'auteur mobilise à cette fin la totalité de la documentation ancienne, puis de la documentation médiévale, la première consistant davantage en données brutes (textes d'auteurs latins, qui décrivent les faits et gestes des Celtes sans en pénétrer le sens; documentation archéologique, qui témoigne de pratiques guerrières ou religieuses, sans disposer des clefs de lecture qui permettraient de les interpréter), la seconde fournissant au contraire essentiellement des mythes, consigné,s dans des récits irlandais et gallois, et qui, habilement utilisés - là se révèle tout le talent de l'exégète -, donnent accès aux clefs de lecture qui manquent aux premiers documents. Claude Sterckx se situe en effet dans la lignée d'une école d'exégèse de la matière celtique magnifiquement inaugurée en France par Henri d'Arbois de Jubainville à la fin du dix-neuvième siècle et poursuivie, avec des résultats remarquables qui en démontrent à la fois la fécondité et la pertinence, par Joseph Loth, Marie-Louise Sjoestedt, Georges Dumézil, Paul-Marie Duval, Françoise Le Roux et Christian Guyonvarc'h. On aura reconnu ici quelques-uns des noms les plus célèbres de la celtologie et du comparatisme indo-européen, auquel le recours est souvent nécessaire en l'absence de textes celtiques antiques pour nous éclairer sur les représentations des peuples de cette époque. Il

Cette école exégétique repose sur ce qui était initialement une hypothèse mais dont l'efficience a depuis amplement démontré la validité: à savoir, elle considère que les récits mis par écrit en Irlande et au Pays de Galles au Moyen Age (mais ni en Ecosse ni en Bretagne: ce sont les hasards de l'histoire), «textes mythologiques» de la première, Mabinogion et textes apparentés du second, préservent une authentique matière mythique dont la conservation a été assurée par la transmission, de bouche de barde à oreille de barde, tout au long des siècles qui vont de l'Antiquité à leur rédaction écrite, à partir du onzième siècle principalement. Au plus, le Pays de Galles a-t-il traité sa matière de manière littéraire, faisant d'un groupe de mythes de petits romans, mais, si la forme a changé, si un tri a été effectué, la matière mythique, elle, est restée inchangéel, La matière irlandaise a gardé un caractère plus spontané, plus brut, accru pour nous par le foisonnement et la dispersion des sources, qu'il s'agisse comprenant des mots souvent difficilement compréhensibles ou de ces recueils, ces sortes de dictionnaires appelés Dindsenchas, où l'explication de toponymes est l'occasion de raconter à chaque fois un petit mythe ou un fragment de mythe. C'est, là encore, l'art de l'exégète que de réunir en un même dossier certains de ces documents d'apparence disparate pour montrer la cohérence d'une représentation, l'homogénéité d'un motif sous des formes diverses, pour reconstituer les linéaments d'un mythe perdu. L'hypothèse de travail de Claude Sterckx est double: il suppose d'abord que les horribles supplices infligés par les Iceni du sud-est de la Grande-Bretagne, lors de leur révolte en
62 de notre ère, aux femmes romaines capturées de véritables récits

-

mais

hélas

parfois

lacunaires

ou

- l'arrachage

1 Comme le montrent de nombreuses études: Cf. C. Sterckx, Eléments de cosmogonie celtique, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 1986 (sur le mabinogi de Pwyll, prince de Dyvet) ; B. Sergent, Celto-hellenica III: Lug et Apollon (Mémoires de la Société Belge d'Etudes Celtiques 3), Bruxelles, 1995 (sur le mabinogi de Math jils de Mathonwy) ; B. Robreau, Hagiographie et Mabinogi, dans Ollodagos, XV, 2001, p.149-204 (sur le mabinogi de Pwyll, prince de Dyvet et le mabinogi de Manawyddan fils de Llyr) , 12

des seins, ensuite cousus sur leur bouche - ne résultait pas du pur hasard d'une cruauté en mal d'imagination, mais obéissait à une représentation symbolique donnant sens à la pratique. Secondairement, il met cette torture en opposition, et formant couple, avec la coutume uniformément attestée, tant dans les récits historiques antiques que dans les textes médiévaux irlandais, de la décapitation guerrière: aux hommes, aux guerriers vaincus, on coupait la tête. Les deux hypothèses sont évidemment solidaires: c'est la seconde qui donne sens et pertinence à la première. Qu'un type de torture ou de mise à mort relève d'un système de représentations, bien des exemples parallèles l'appuient: il a été montré d'abord, voici trois quarts de siècle, par Karl von Amira que le groupe des modes de mise à mort judiciaire dans le monde germanique prolongeait celui des pratiques initiatiques de la même culture2 et, plus récemment, que, de même, les exploits du héros athénien Thésée, exploits à valeur initiatique, sont homologues aux modes de pratiques initiatiques et juridiques germaniques aussi bien qu'aux modes sacrificiels celtiques3: le rapport des modes initiatiques et juridiques germaniques n'est donc pas nécessairement de succession mais ils obéissent à un même système symbolique qui fonde les uns et les autres, et ils organisent, ailleurs, d'autres modes d'actions violentes. En dernier lieu, Eric Pirart a pu démontrer comment les supplices, non moins cruels que ceux des Iceni, appliqués par les rois achéménides aux traîtres ou usurpateurs, ou plus simplement à tout homme qui avait cessé de plaire au souverain, possédaient également un sens dans les représentations les plus profondes de l'Iran ancien: en crevant les yeux, en arrachant la langue, en coupant le nez et les oreilles aux victimes, on ne se livrait pas à des cruautés gratuites, mais on opérait une suppression des organes des sens
2 K. von Amira, Die germanischen Todesstrafen. Untersuchungen zur Rechts- und Religionsgeschichte, Munich, Bayerische Akademie der Wissenschaften, 1922. 3 B. Sergent, Initiations, ordalies, pénalités, marques de victoire dans le monde indo-européen, dans Ollodagos, I, 1988-1990, p.75-137. 13

visant à une privation radicale de correspondance avec le monde extérieur - non pour le vivant, mais afin d'empêcher l'âme du condamné de rejoindre le paradis4. C'est ainsi à l'étude d'un secteur sombre des pratiques anciennes que nous convie Claude Sterckx, pratiques dont il éclaire l'origine par les conceptions qui régnaient alors en physiologie. C'est ici que le recours aux données fournies par d'autres cultures de langue indo-européenne s'avère utile: ce que Richard Broxton Onians a pu reconstituer de la plus ancienne physiologie grecque5, C. Sterckx montre à partir de plusieurs indices que les Celtes et d'autres peuples de l'Antiquité le partageaient largement. Et cette étude éclaire à son tour la conception de l'âme chez les Celtes, élément essentiel de l'eschatologie individuelle - tant données préscientifiques, faits sociaux et aspects religieux sont inséparables dans les sociétés d'alors, ainsi que Jean-Pierre Vernant a su le montrer si bien pour l'ancienne Grèce. C'est en cela que la présente étude est anthropologique: unissant pratiques et représentations, elle se situe à l'interférence de la guerre et de la médecine, de la religion et de la physiologie, elle reconstitue le système de signes qui donnent sens aux gestes. On sait bien qu'un système de signes change d'une culture à une autre - et cela vaut naturellement aussi à l'intérieur du domaine indo-européen, tant nous saisissons les différentes cultures qui le composent à une date tardive par rapport à l'ancienne unité qui explique la parenté des langues, de sorte que bien souvent les mêmes éléments changent de valeur d'une culture à l'autre6. Dès lors, la partie de l'enquête
4 E. Pirart, Le sacrifice humain. Réflexion sur la philosophie religieuse indoiranienne ancienne, dans Journal Asiatique, CCLXXXIV, 1996, p.I-35. 5 R.B. Onians, The Origins of European Thought, Oxford, 1951. 6 J'en ai donné des exemples dans Arc (dans Métis, VI, 1991, 223-252, paru en 1994) où je montre que la valeur de l'arc s'inverse entre l'est et l'ouest du domaine indo-européen, et dans Le porc indo-européen, d'ouest en est (dans P. Walter dir., Mythologies du porc, Grenoble, Jérôme Millon, 1999, p.9-39) où je montre que la valeur attribuée au porc décroît de l'ouest à l'est des Indo-Européens, des Celtes chez lesquels il est très éminent, aux Iraniens, qui l'ont rejeté, et aux Indiens, qui l'ignorent pratiquement. 14

qui pose à mon avis le plus de problèmes est celle où l'auteur fait appel aux rites de décapitation des sociétés les plus diverses (en Amérique, en Océanie, en Afrique. ..) pour éclairer la décapitation dans le monde indo-européen et, en particulier, celtique: peut-on en effet traiter comme uniforme quant au sens un geste - celui de couper la tête - d'un bout à l'autre de la planète? Si on considère un tel geste comme élément porteur de sens, on doit s'attendre à ce que ce sens varie d'une culture à l'autre, d'une aire culturelle à une autre. On ne saurait discuter ce point sans se livrer à une étude complète des rites de décapitation - ce serait alors un autre livre, et beaucoup plus volumineux que celui-ci! - et je ne fais donc que signaler le problème pour mieux souligner combien la recherche reste toujours ouverte. Dans l'immédiat, Claude Sterckx poursuit son enquête à partir du couple notionnel initial - la tête et les seins - vers d'autres notions qui paraissent également couplées dans le système de pensée celtique: la tête et les jambes, la tête et le chaudron. Et c'est ce dernier examen qui l'engage à prolonger sa recherche du côté de la littérature européenne médiévale, dans ce que l'on appelle le cycle arthurien : qu'est-ce que le Graal, ce vase passionnément recherché par les héros de la Table Ronde? La maîtrise du sujet dont fait preuve Claude Sterckx lui permet de proposer des interprétations originales. Je ne les livre pas ici au lecteur: qu'il suive plutôt l'enquête menée pas à pas par un auteur scrupuleux et participe avec lui à la joie de la découverte
Bernard Sergent

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AVANT-PROPOS

Le présent essai reprend, fond, met à jour et amplifie d'une part un premier livre édité il y a vingt ans de cela par le département d'histoire des religions de l'université de Sarrebruck La tête et les seins, Sarrebruck, Homo et Religio, 1981 (Forschungen zur Anthropologie und Religionsgeschichte, Bd.6) mais qui avait souffert dans sa présentation d'abord, dans sa diffusion surtout - au point d'être devenu presque immédiatement introuvable! - du tragique décès de l'éditeur et maître d'œuvre de la collection; d'autre part un article publié cinq ans plus tard dans une revue celtologique galloise: Les têtes coupées et le Graal. Studia Celtica XX-XXI: 1985-1986, p.I-42 Les quinze années écoulées entre ce dernier et les pages proposées aujourd'hui n'ont fait que renforcer notre conviction d'avoir mis en évidence les ressorts de l'un des fondements majeurs des croyances celtes préchrétiennes. Les nouvelles découvertes, dans les sanctuaires celto-ligures du midi de la Gaule et dans les grands ensembles cultuels du nord de celle-là, ou encore dans les derniers sanctuaires païens de la GrandeBretagne n'ont fait que renforcer nos premières convictions. Quelquefois même, certains faits à première vue peu compatibles avec ces dernières ont trouvé une explication qui levait cette incompatibilité: ainsi, par exemple, la collection de crânes du Wookey Hole, apparemment prélevés bien après la mort des sujets, de sexe et d'âge divers, et constituant donc à ce qu'il semblait un trait cultuel irréductible à la chasse aux têtes fraîches d'ennemis mâles, s'est révélée n'être que le résultat des infiltrations d'eau ayant fait rouler dans la grotte 17

exclusivement les crânes (plus mobiles du fait de leur forme et de leur poids) des squelettes du cimetière en surplomb... Nous sommes persuadé donc d'être sur la bonne voie, et si certains ne se rallient pas encore à cette conviction, ce sera sans doute plus à cause de notre manque de talent dans l'exposition des faits et l'argumentation générale que par invraisemblance de la thèse. Sans qu'ils partagent en quoi que ce soit la responsabilité de ces faiblesses, un grand nombre de collègues, d'amis, d'auditeurs des cours de l'Institut des Hautes Etudes de Belgique où nous avons présenté nos thèses à deux reprises déjà, ont encouragé et aidé la rédaction de la présente version. Nous tenons particulièrement à remercier MM. Nick Allen, le regretté Marcel Brasseur, Gwenaël Le Duc, Jacques Marx, Marcel Meulder, Samuel Paul, Bernard Sergent, Jean-Jacques Vincensini, Philippe Walter. Mes remerciements s'adressent également tout particulièrement au Professeur Pierre-Yves Lambert et à Brigitte d'Arx qui ont bien voulu relire le manuscrit de cette présente édition. Bien d'autres mériteraient, depuis vingt ans, d'être pareillement remerciés ici. Jusqu'à ces amis très chers, Pierre Coeckelberghs, "Buck" Bueckenhoudt et leur troupe familiale auxquels je dois une mémorable mise en scène théâtrale de mes coupeurs de têtes et de seins (Westende 1982)... Mais je dois - plus que tout - remercier de leur patience, parfois mise à rude épreuve, et de leur soutien plus précieux que tout mon épouse Anne-Marie et mes enfants Anne-Gwenn et Erwan.

Boondael, le 4 décembre 2001

18

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