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Les Touareg du Nord

De
547 pages

Cette étude est restreinte aux Touâreg du Nord ; mais, pour la circonscrire dans les limites que je lui assigne, quelques lignes sur l’ensemble de la nationalité targuie sur ses divisions territoriales et politiques, semblent un préliminaire indispensable.

Sous le nom général de Touâreg, nom d’origine arabe et adopté par les Européens, quoiqu’il soit repoussé par ceux auxquels il s’applique, on.comprend quatre grandes divisions politiques correspondant à quatre grandes divisions territoriales, savoir :

La confédération des AZDJER ou Kêl-Azdjer, au Nord-Est, avec le plateau du Tasîli du Nord et dépendances, pour patrie ;

La confédération des AHAGGAR ou Kêl-Ahaggâr.

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PL.I.
Henri Duveyrier
Les Touareg du Nord
Exploration du Sahara
A LA MÉMOIRE
DE MA MÈRE,
MADAME C. DUVEYRIER, NÉE CLAIRE DENIE, HOMMAGE DE PIÉTÉ FILIALE ET D’ÉTERNEL SOUVENIR DES SOINS DONT TU AS ENTOURÉ MON ENFANCE. A MON PÈRE,
CHARLES DUVEYRIER. Que la dublication es travaux e mon exdloration soit la récomdense e la sollicitue que tu as eue dour moi denant toute sa urée, et  es soucis qu’une sédaration drématurée, un voyage lointain, les angers ’une malaie mortelle, ont du te causer. A M. LE DOCTEUR AUGUSTE WARNIER,
OFFICIER DE LA LÉGION D’HONNEUR, MÉDECIN MILITAIRE EN RETRAITE, ANCIEN MEMBRE DE LA COMMISSION SCIENTIFIQUE DE L’ALGÉRIE, ANCIEN DIRECTEUR DES AFFAIRES CIVILES DE LA PROVINCE D’ORAN ANCIEN MEMBRE DU CONSEIL DU GOUVERNEMENT DE L’ALGÉRIE.
Vous avez guié et drotégé, à istance, mon exdloration u Sahara, denant les vingt-neuf mois e sa urée ; Vous avez eu dour moi les soins attentifs ’une mère ans la cruelle malaie qui m’a atteint au retour e mon voyage ; Deduis, denant que vous suiviez, comme méecin, le s drogrès e ma longue convalescence, vous avez consacré drès e eux anné es au édouillement e mes Notes et Journaux e voyage, ainsi qu’à la réaction ’un dremier volume :Les Touâreg du Nord.et ’un secon :Le Commerce du Sahara et de l’Afrique centrale. Accedtez, avec ceux qui me sont, le dlus chers au m one, la éicace e ces eux volumes. Je ne duis les dlacer sous un datronage dlus évoué. HENRI DUVEYRIER.
AVANT-PROPOS
Le voyage d’exploration que j’ai accompli entre El- Golêa’ à l’Ouest, Zouîla à l’Est, Biskra au Nord et Rhâl au Sud, avait le triple but de recueillir sur le Sahara des données géographiques qui manquaient à nos connaissances ; d’ouvrir avec les peuplades de cette région intermédiaire des rapports indispensab les avant de nouer des relations politiques et commerciales entre l’Algérie et l’Afrique centrale ; enfin, de me préparer moi - même, par une longue épreuve de la vie africaine, par l’étude des hommes, des mœurs et des dialectes, à un second voyage ayant pour obj et plus spécial l’exploration des régions soudaniennes. J’ai voulu avancer avec lenteur, afin d’opérer plus sûrement ; je n’ai pas craint de séjourner sur les points où je le jugeais nécessair e pour assurer le succès de mon entreprise, et je me suis toujours efforcé d’élargir ma zone d’action, en visitant les pays situés à l’Est et à l’Ouest de la ligne embrassée par mes études. Avant de penétrer plus dans le Sud, j’ai donné à mes travaux une base large et solide, par une reconnaissance nouvelle du Sahara algérien, tunisien et tripolitain. Commencée dans les limites modestes d’un voyage privé, avec des ressources dues à la libéralité de mon père, de M. Arlès-Dufour et de M. Isaac Pereire, mon exploration n’a pu prendre le caractère étendu qu’elle devait avoir, pour donner des résultats utiles. qu’à l’aide du bienveillant et généreux appui du gouvernement. Sous le puissant patronage de Son Excellence M. le maréchal duc de Malakoff, si bien secondé, dans sa sollicitude, par M. le général sou s-gouverneur de Martimprey, ma mission fut entourée d’une protection et d’encouragements qui ont rendu tout facile et qui me feraient craindre d’être resté au-dessous de la responsabilité que j’ai acceptée, si je n’avais l’avenir devant moi pour répondre aux espérances du gouvernement. Sa Majesté l’Empereur Napoléon III, souverain éclai ré et jaloux de l’extension de l’influence civilisatrice de la France, a voulu que les subsides accordés fussent à la hauteur des besoins. Mes très-humbles et très-respectueux remerciements Lui sont tout d’abord acquis. Je ne dois pas oublier, dans les témoignages de ma gratitude, Leurs Excellences M. le maréchal Vaillant, M. le maréchal comte Randon, M. Rouher, M. le comte de Chasseloup-Laubat, M. Thouvenel, ministres de Sa Majesté l’Empereur, qui, tous, dans la limite de leurs attributions, ont prêté à ma mission le concours le plus efficace. M. le général Desvaux, commandant supérieur de la p rovince de Constantine, a droit aussi à toute ma reconnaissance, car c’est à lui qu e je dois le précieux appui du marabout Sîdi-Mohammed-el-’Aïd, chef de la confréri e religieuse des Tedjâdjna, qui compte tant d’affiliés dans le Sud. Aux postes officiels dont ma mission relevait, j’ai eu le bonheur de rencontrer partout des homme de cœur : A Tripoli de Barbarie, M.P.E. Botta, consul général de France, et ses collaborateurs, MM. Gauthier et Lequeux ; En Algérie, MM. les colonels Séroka, Lallemand, Wolf, Marguerite, le commandant de Forgemol, le lieutenant Auer, commandant la garniso n de Tougourt, qui, tous, m’ont honoré de la même bienveillance affectueuse et ont aplani, autant qu’il dépendait d’eux, les difficultés de mon entreprise. Des savants français et étrangers, les uns, dans la phase préparatoire de mon exploration, les autres dans la partie active, ont éclairé ma jeunesse des lumières de leur
science : les docteurs H. Barth et A. Petermann ; les professeurs Fleischer, A. Duméril et Cherbonneau ; MM. Renou, Yvon-Villarceau, Malte-Brun et O. Mac-Carthy. Je dois à M. le docteur Milon, l’un des chefs du service de santé de l’armée d’Afrique, un protectorat plus personnel. Plusieurs chefs indigènes m’ont également secondé de tout leur pouvoir : Sîdi-Hamza, khalîfa du Sud de la province d’Oran ; Sîdi-Mohamme d-el-‘Aïd, grand maître de la confrérie des Tedjâdjna ; le marabout Si-’Othmân-be n-el-Hâdj-el-Bekri, chef de la tribu des Ifôghas ; l’émîr El-Hâdj-Mohammed-lkitenoùkhen, chef des Touâreg Azdjer ; le marabout Sîdi-el-Bakkày, cousin du célèbre cheikh d e Timbouktou ; Si-Selimàn-el-’Azzâbi, moûdîr de Faççâto, dans le Djebeltripolitain. Que tous reçoivent, ici, mes sincères remerciements. Qu’il me soit aussi permis de donner un témoignage public de l’inaltérable dévouement d’Ahmed - ben -Zerma, du Soûf, homme droit, intelli gent, énergique, qui fut mon compagnon pendant la partie la plus difficile de mon voyage. Parti de la province de Constantine, en mai 1859, j e me dirigeai d’abord sur le pays des Benî-Mezâb, dans l’espoir de trouver chez les C ha’anba des guides pour aller au Touât. L’état politique du pays, la présence du chérîf Moh ammed-ben-’Abd-Allah à In-Sâlah ne me permirent pas de réaliser ce projet. Après plusieurs mois consacrés à l’étude de l’intér essante contrée qu’habite la confédération Mezâbite, je risquai, muni d’une lettre de recommandation impérative du khalîfa Sîdi-Hamza, une reconnaissance aventureuse sur El-Golêa’, ville dans laquelle aucun autre Européen n’a encore pénétré. J’y fus très-mal accueilli, mais probablement un vo yageur qui s’y rendrait aujourd’hui serait mieux reçu. Désormais nous connaissons les d eux routes qui y conduisent de Methlîli. Le reste de l’année 1859 fut consacré à des reconna issances dans les différentes parties du Sahara dépendant des provinces d’Alger e t de Constantine. de Laghouât au Soûf, et de Biskra à Ouarglâ. La sécurité dont jouit le voyageur, même le voyageu r privé, européen ou indigène, dans ces contrées gouvernées, à de grandes distances, par l’autorité française, est digne de remarque et fait un contraste frappant avec la situation qui a précédé leur soumission. Les six premiers mois de l’année 1860 furent employés à explorer le Sahara tunisien : le Djérîd, le Nefzâoua jusqu’à Gâbès sur la petite Syrte. Protégé par desamer du Bey Sîdi - Sâdoq, obtenus par la bienveillante entremise de M.F. de Lesseps et de M. Léon Roches, consul général de France à Tunis, je fus toléré partout ; mais je dois à la vérité de constater les préventions et la fierté blessante dont les sujets algériens sont victimes dans le Sud de la Tunisie. En juin, j’étais de retour à Biskra. C’est là que je reçus des instructions et des subsides du gouvernement, ainsi que de nouveaux instruments, pour entreprendre l’exploration du pays des Touâreg. La saison des plus grandes chaleurs était arrivée ; elle rendait pénible la traversée d’El-Ouâd à Ghadâmès, mais l’expérience du marabout targui Si-’Othmân et des guides Souâfa me fit surmonter cette difficulté, non sans fatigues, car j’étais à peine convalescent de fièvres contractées dans l’Ouâd-Rîgh. A Ghadâmès, je reconnus bientôt la nécessité de m’a ppuyer sur l’autorité et le crédit dont jouit dans toute la Tripolitaine le consul général, M.P.E. Botta, et, après une courte station dans l’antique Cydamus, je me rendis sur le littoral, en prenant, à l’aller et au retour, des routes différentes, notamment celle, ju squ’alors inexplorée, qui longe le
Djebel-Nefoûsa. Sur la demande de M. Botta, Son Excellence Mahmoud Pacha, gouverneur de la Tripolitaine, voulut bien me délivrer unbouyourouldi,ordre général à tous les ou fonctionnaires relevant de son autorité de me protéger et de me donner l’hospitalité. Cet appui inespéré me fut très-utile dans la suite de mon voyage. Rentré à Ghadâmès, je dus bientôt partir pour Rhât, avec l’émir Ikhenoûkhen, qui regagnait sa tribu. Ayant rencontré les campements des Orâghen dans l’Ouâdi-Tikhâmmalt, au milieu de bons pâturages, nous y séj ournâmes pour refaire les chameaux ; aussi, les premiers jours de 1861 nous t rouvèrent-ils à l’entrée du pays habité par les Touâreg. Après bien des retards, dus à différentes causes, mais très-précieux pour mes études, je pus atteindre Rhât, où je ne séjournai que quinze jours, extra muros. A Rhât, je me trouvais au foyer des ardentes rivali tés d’intérêt qui divisent les commerçants de ce grand marché et les Touâreg maîtres des routes qui y aboutissent ; je crus prudent de ne pas m’immiscer à leurs querelles, et je m’empressai de continuer à explorer le Nord du pays des Azdjer. Diverses raisons m’engagèrent à aller à Mourzouk, siége d’un kâïmakâmlik turc, d’où je pouvais me mettre plus facilement en relation av ec le consulat général de France, à Tripoli ; je déterminai Ikhenoûkhen à m’y accompagn er. Ce n’était pas chose facile. Le chef targui n’avait pas mis les pieds dans cette ville depuis l’occupation du Fezzân par les Turcs. Nous fîmes le voyage de Rhât à Mourzouk très-lentem ent, ce qui me permit d’aller visiter les lacs si curieux de Mandara, Gabra’oûn et autres. Une réception très-honorable nous fut faite à Mourzouk par l’autorité politique de cette ville. Je venais de passer plus de six mois sous la tente ; je pris, dans la capitale du Fezzân, un repos devenu nécessaire ; malheureusement, je n’avais pas le choix d’un lieu plus salubre. Pour m’accompagner, Ikhenoûkhen avait négligé ses intérêts ; d’ailleurs, dans l’Ouest, Mohammed-ben-’Abd-Allah, aujourd’hui interné à Bône, préparait une nouvelle attaque contre le Sahara algérien ; le chef targui sentait la nécessité de se rapprocher du centre des intrigues, pour préserver ses sujets de la contagion. Nous nous séparâmes. Je crois que mon voyage à Mourzouk, en compagnie d’ Ikhenoûkhen, servit notre influence et nos intérêts, plus que tout ce que j’avais pu faire jusque-là. Bientôt, je fis une nouvelle excursion dans l’Est, vers Zouîla, petite ville de chorfa, marabouts très-fanatiques. Enfin, je revins à Tripoli par la longue route de Sôkna. Les difficultés qui se sont présentées à moi sont de deux ordres : les unes tiennent à la nature des lieux parcourus ; les autres, au caractè re particulier dès hommes avec lesquels je me suis trouvé en contact. Les premières, inhérentes au climat, au manque d’eau, à la stérilité du sol, aux fatigues et aux privations du voyage, sont de beaucoup les p lus faciles à surmonter, avec de la prévoyance et une bonne santé. Les secondes, de natures essentiellement variables. sont dues à des circonstances que le voyageur doit préalablement connaître et app récier, pour ne pas les voir se transformer en insurmontables écueils. Ici, ce sont des zâouiya, communautés religieuses, les unes passives, les autres militantes. Là, principalement dans les centres commerciaux, on a à lutter contre des intérêts mal compris, placés entre les mains de
gens méfiants et égoïstes, qui trouvent un point d’appui dans l’intolérance religieuse. Tous ces obstacles, il faut l’espérer, disparaîtron t graduellement avec l’élément indispensable du temps et la puissance de la vérité. Dans cette dernière voie, je crois avoir avancé l’é tat des choses, en procédant à des levés topographiques qui permettent de donner plus d’exactitude au tracé des routes ; en appuyant sur mes propres travaux de nombreux renseignements oraux, recueillis avec le soin le plus scrupuleux ; en étudiant la nature des lieux, le caractère des hommes ; en affermissant des relations déjà préparées ou en en créant de nouvelles ; enfin, en faisant partout une étude spéciale du commerce et des moyens d’échange. A mon retour à Alger, après un voyage qui avait duré près de trois ans, j’allais rentrer en France pour me mettre en mesure d’utiliser les b onnes dispositions de Sîdi-Mohammed-el-Bakkây et aller avec lui à Timbouktou. Mais le gouvernement de l’Algérie m’avait demandé auparavant de m’occuper, à Alger, de l’impression d’un rapport sommaire, avec une Carte à l’appui, sur les résultats de mon voyage. Déjà la Carte était gravée et mon manuscrit en partie imprimé, lorsque tout à coup je tombai gravement malade, atteint d’une fièvre typho ïde compliquée d’accidents pernicieux. Dans mon malheur, j’avais heureusement trouvé l’hospitalité chez un second père, M. Warnier, lequel, assisté du concours dévoué de MM. les docteurs Léonard et Dru et de tous les membres de la bonne et excellente famille Bougenier, parvint à m’arracher à la mort. Que tous, y compris lesSœurs de l’Espérance, qui veillèrent au chevet de mon lit, reçoivent ici le témoignage de ma plus affectueuse reconnaissance. Après trois mois de maladie et de traitement j’étai s sauvé, grâces à Dieu, mais je n’étais que convalescent et j’avais le plus grand b esoin d’être en parfaite santé, car un Traité de Commerce allait être conclu avec les Touâ reg, un appel était fait à toutes les Chambres de commerce de France, en vue de l’organis ation de caravanes d’essai à expédier dans l’intérieur de l’Afrique, et la publi cation des études faites pendant mon exploration était considérée par le gouvernement comme urgente. La Providence, qui m’avait fait arriver à Alger pou r y trouver les soins que ma santé allait réclamer, permit qu’après ma guérison M. le docteur A. Warnier pût mettre à ma disposition, avec le temps nécessaire pour la rédac tion de deux volumes, l’expérience spéciale qu’il avait acquise en Algérie par vingt-huit années de séjour et d’études. Grâces à ce concours, je pus faire marcher de front la partie littéraire avec la partie graphique de mon œuvre. Mais mon exploration embrassait une contrée presque inconnue, et toutes les collections que je rapportais ne pouvaient être cla ssées avec précision et certitude que par les maîtres de la science ; de même toutes mes observations, soit astronomiques, soit météorologiques, avaient besoin d’être comparé es aux observations correspondantes faites dans d’autres contrées. A l’honneur des savants de notre pays, je dois le d éclarer hautement, tous ceux dont j’invoquai l’expérience répondirent avec une bienveillance extrême à mes demandes. MM. Des Cloizeaux, de Verneuil, Deshayes, le docteu r Marès, pour la géologie ; Berthelot, pour la minéralogie ; Renou, pour la météorologie ; le docteur Cosson, Kralik, pour la botanique ; A. Duméril, pour l’ichthyologie et l’erpétologie ; Léon Rénier, pour l’archéologie ; H. Zotenberg, pour la linguistique ; Vivien de Saint-Martin, pour la géographie ancienne ; Radau, pour les calculs de qu elques positions astronomiques,