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Lettre ouverte d'un "chien" à François Mitterrand au nom de la liberté d'aboyer

De
176 pages
« Monsieur le Président,
Je ne vous aurais jamais écrit cette lettre si le discours que vous avez prononcé le 4 mai 1993 à Nevers, lors des obsèques de votre ancien Premier ministre Pierre Bérégovoy, ne m'avait indigné. Par l'une de ces provocations dont vous êtes coutumier, vous vous êtes autorisé, sans avoir le courage de les nommer, à insulter nos juges et à traîner dans la boue toute une profession, la mienne. Vous avez traité les journalistes de « chiens ».
« Chiens » dites-vous ? Eh bien, soit ! Au nom de la Liberté d'aboyer, j'endosse le qualificatif.
Votre accusation infâme doit être démontée. Je vais m'employer à redresser la vérité, à dire ce qui s'est réellement passé et, tout crûment, ce que je sais de vous, du système délétère que vous avez mis en place pour accéder et vous maintenir au pouvoir... jusqu'à conduire les socialistes à leur récente déroute qui, peut-être plus que toute autre chose, a dû désespérer Pierre Bérégovoy.
Les « affaires » ont illustré votre règne : Urba, Pechiney, Vibrachoc, Société Générale, écoutes téléphoniques, j'en passe et de pires. Inutile, Monsieur le Président, de vous trouver des boucs émissaires, de rejeter sur d'autres les échecs et les fautes qui vous incombent. Les voici recensés.
A votre intention, j'ai rouvert mes dossiers. Vous vouliez entrer dans l Histoire ? C'est fait !

Jean Montaldo. »
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« Monsieur le Président,
Je ne vous aurais jamais écrit cette lettre si le discours que vous avez prononcé le 4 mai 1993 à Nevers, lors des obsèques de votre ancien Premier ministre Pierre Bérégovoy, ne m'avait indigné. Par l'une de ces provocations dont vous êtes coutumier, vous vous êtes autorisé, sans avoir le courage de les nommer, à insulter nos juges et à traîner dans la boue toute une profession, la mienne. Vous avez traité les journalistes de « chiens ».
« Chiens » dites-vous ? Eh bien, soit ! Au nom de la Liberté d'aboyer, j'endosse le qualificatif.
Votre accusation infâme doit être démontée. Je vais m'employer à redresser la vérité, à dire ce qui s'est réellement passé et, tout crûment, ce que je sais de vous, du système délétère que vous avez mis en place pour accéder et vous maintenir au pouvoir... jusqu'à conduire les socialistes à leur récente déroute qui, peut-être plus que toute autre chose, a dû désespérer Pierre Bérégovoy.
Les « affaires » ont illustré votre règne : Urba, Pechiney, Vibrachoc, Société Générale, écoutes téléphoniques, j'en passe et de pires. Inutile, Monsieur le Président, de vous trouver des boucs émissaires, de rejeter sur d'autres les échecs et les fautes qui vous incombent. Les voici recensés.
A votre intention, j'ai rouvert mes dossiers. Vous vouliez entrer dans l Histoire ? C'est fait !


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