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Lumières spirituelles

De
379 pages
Chaque jour de l’année imprégnez-vous d’une pensée spirituelle en découvrant les Lumières spirituelles. Cet outil pratique et facile à comprendre vous offre en cinq minutes de lecture une vérité spirituelle qui vous inspirera toute la journée. Ces contemplations journalières portent sur une diversité de sujets qui stimuleront votre réflexion et votre conscience personnelles. Voici quelques exemples : l’expression de la gratitude envers la vie, l’acquisition de bonnes habitudes, des questions difficiles sur vos actions, etc. Chaque page se conclue sur une affirmation à retenir, récapitulant une façon d’appliquer concrètement et efficacement ce concept spirituel. Avec des images inspirantes pour accompagner chaque pensée — dont une en bonus pour l’année bissextile — ces lectures quotidiennes vous apportent sérénité et conscience éveillée toute l’année.
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Copyright © 2014 Nathalie W. Herrman
Titre original anglais : Daily Enlightenments: 365 Days of Spiritual Reflection
Copyright © 2014 Éditions AdA Inc. pour la traduction française
Cette publication est publiée en accord avec Llewellyn Publications, Woodbury, MN,
www.llewellyn.com
Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que
ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire.

Éditeur : François Doucet
Traduction : Danielle Champagne
Révision linguistique : Maryse Faucher
Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Carine Paradis
Conception de la couverture : Matthieu Fortin
Photo de la couverture : © Thinkstock
Mise en pages : Sébastien Michaud
ISBN papier 978-2-89752-136-3
ISBN PDF numérique 978-2-89752-137-0
ISBN ePub 978-2-89752-138-7
Première impression : 2014
Dépôt légal : 2014
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Bibliothèque Nationale du Canada

Éditions AdA Inc.
1385, boul. Lionel-Boulet
Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7
Téléphone : 450-929-0296
Télécopieur : 450-929-0220
www.ada-inc.com
info@ada-inc.com

Diffusion
Canada : Éditions AdA Inc.
France : D.G. Diffusion
Z.I. des Bogues
31750 Escalquens — France
Téléphone : 05.61.00.09.99
Suisse : Transat — 23.42.77.40
Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99

Imprimé au Canada

Participation de la SODEC.
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du
livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition.
Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion
SODEC.

Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et
Bibliothèque et Archives Canada

Herrman, Nathalie W.
[Daily Enlightenments. Français]
Lumières spirituelles : 365 jours de réflexions spirituelles
Traduction de : Daily Enlightenments.
ISBN 978-2-89752-136-3
1. Spiritualité. 2. Vie spirituelle. 3. Almanachs spirituels. I. Titre. II. Titre : Daily Enlightenments.
Français.

BL624.2.H4714 2014 204’.32 C2014-941638-5
Conversion au format ePub par:
www.laburbain.comDédié à l’amour.Remerciements
Levons-nous et soyons reconnaissants.
— BOUDDHA
Je veux remercier Angela Wix et ses collègues chez Llewellyn pour avoir cru en ce livre et en
avoir fait une réalité ; mon tendre mari, Gruff, pour sa patience et son appui infinis ; mes
parents, Blair et Reuel, pour les possibilités qu’ils m’ont données ; et mes enfants, Sienna et
Nick, pour avoir fait de ma vie une bénédiction.
J’aimerais aussi dire merci aux personnes qui ont servi de modèles dans les photographies et
aux photographes qui ont donné corps à mes mots. Je remercie particulièrement Stuart Rakoff,
Jeff Bingham, Kimberley Berlin et Mike Florio. Ce livre ne serait pas ce qu’il est sans leur vision
du monde superbe et unique !
Je dis merci à mes clients et amis, et j’exprime ma gratitude pour ma bonne santé, mon
amour des mots et ma détermination à poursuivre mon travail. Finalement, je remercie mes
lecteurs. Ceci n’a aucun sens sans vous.
Introduction
Je m’intéresse à la spiritualité depuis que je suis petite fille. Dès la première fois que j’ai entendu
parler d’« illumination », j’ai voulu y accéder et ma quête s’est amorcée. Au fil des ans, j’ai fait
l’expérience des pendules, des cartes divinatoires, de la numérologie, des voyages
chamaniques, des huttes de sudation, des régressions dans les vies antérieures, de l’hypnose,
du yoga, de diverses méthodes de méditation, etc. Disons que j’étais accro à la métaphysique.
Puis, un jour, dans un moment de lucidité, il m’est apparu que l’illumination n’était peut-être pas
un truc à atteindre ou à cultiver, mais facilement disponible et accessible en tout temps.
Comme tout le monde, j’ai eu mon lot d’épreuves. J’ai été mariée et j’ai divorcé. J’ai élevé des
enfants toute seule et enterré une sœur. J’ai connu toutes sortes de traumatismes personnels
et j’ai contracté des habitudes autodestructrices. J’ai noyé ma tristesse dans l’alcool et la crème
glacée. J’ai entrepris d’innombrables projets qui ont échoué. Tout cela m’a enseigné des leçons,
m’a donné envie de changer et d’évoluer. J’ai appris l’introspection et j’ai vu ce qui aide et ce qui
n’aide pas.
Je suis massothérapeute et entraîneuse personnelle de métier. J’aime les gens. J’aime
travailler avec eux et entendre leurs histoires. Je vois leur beauté et ressens leurs peines.
J’aime aussi partager avec eux mon vécu, ce que j’en ai retiré et les outils simples qui
améliorent la vie que j’ai découverts.
Je crois sans l’ombre d’un doute que nous sommes des êtres spirituels, mais que nous
perdons la trace de notre essence divine en essayant de répondre aux nombreuses exigences
et responsabilités de la vie. Nous devenons des victimes de la « tyrannie de l’urgence » et
oublions qui nous sommes réellement et ce qui a vraiment de l’importance. Nous nous faisons
du souci, nous inquiétons, tentons d’influer sur les événements et de manipuler les gens et les
situations pour nous sentir en sécurité. Nous nous affairons, toujours plus vite, et sommes
devenus plutôt bons dans le multitâche. Par contre, nous sommes moins bons pour ralentir et
profiter des plaisirs simples de la vie, savourer nos journées, appré-cier nos familles et nos
amitiés, prendre soin de nous.
J’ai appris qu’en prenant cinq minutes au début de chaque jour — peut-être en buvant notre
café ou en mangeant notre petit déjeuner, ou même en route pour notre premier rendez-vous
— pour nous imprégner un instant d’une quelconque vérité spirituelle, nous pouvions améliorer
la qualité de notre vie. C’est l’objectif de ce livre. Le rédiger m’a aidée et j’espère que le lire vous
aidera tout autant.
Les illuminations quotidiennes de ce livre sont faciles à mettre en pratique et regorgent
d’idées utiles pour enrichir votre vie. Elles s’adressent aux personnes qui souhaitent agir en
toutes choses avec une conscience plus élevée. Chaque pensée est un rappel : pour faire de
meilleurs choix, nous arrêter un moment, remettre en question nos croyances limitatives,
grandir, croire en ce qui est possible et célébrer notre valeur propre en tant qu’êtres humains,
cesser de nous inquiéter et réaliser nos rêves.
Chaque page se conclut sur une affirmation sommaire à retenir. Vous pouvez l’écrire ou vous
la répéter intérieurement tout au long de la journée. Afin de mettre en application dans votre vie
le concept spirituel du jour, je vous suggère de garder avec vous cette affirmation récapitulative,
ne serait-ce que sous la forme d’un écho répété quelque part dans votre esprit.Tout mon savoir, je l’ai acquis auprès des autres et dans mes expériences de vie, et je suis
heureuse d’avoir la possibilité d’en partager une partie avec vous dans ce livre. Je souhaite que
ces pages vous soient utiles et que vous y trouviez des outils pour enrichir votre vie.
er1 janvier

Votre cœur est plein de graines fertiles, attendant pour pousser.
— MORIHEI UESHIBA
J’aime les nouveaux départs. J’aime le fonctionnement cyclique de la vie. J’aime que l’ardoise
de notre corps et de nos émotions soit effacée chaque nuit durant notre sommeil et que chaque
matin nous ayons la possibilité de repartir à neuf, de concevoir et de vivre notre vie autrement.
Ajoutons à cela l’aventure que nous offre une toute nouvelle année et nous voilà doublement
comblés de cette chance de repartir sur de bonnes bases.
Célébrons la nouvelle année ! Engageons-nous à mieux nous comporter et à accroître notre
conscience. N’oublions pas qu’il faut du temps pour intégrer les changements significatifs. Si un
jour, ou une situation, ne se déroule pas exactement selon notre vision, ne baissons pas les
bras ; ne laissons pas tout tomber. Ne nous défilons pas. Chaque fois que nous trébuchons,
relevons-nous. Recommençons aussi souvent qu’il le faut.
Chaque jour est un nouveau départ. Je peux changer ma perspective, mes réactions et la
manière dont je traite les autres ainsi que moi-même. Je peux vivre mieux chaque jour de
ma vie.2 janvier

Vos hypothèses sont vos fenêtres sur le monde. Nettoyez-les à fond de temps à autre, sinon la
lumière n’entrera pas chez vous.
— ALAN ALDA
Nous bâtissons notre vie à partir d’hypothèses. Nous présumons que nous maintiendrons notre
état de santé actuel, que nous pouvons faire confiance à certaines personnes et non à d’autres,
que nos parents décéderont avant nous et que nos enfants s’orienteront intelligemment dans la
vie. En jetant un coup d’œil honnête sur notre réalité, nous voyons à quel point nous sommes
fortement enracinés dans toutes nos hypothèses.
Toutefois, quand les circonstances de la vie viennent bouleverser notre système de
croyances et que nous sommes obligés de remettre en question tout ce en quoi nous croyions,
comment réagissons-nous ? Tout peut arriver n’importe quand à n’importe qui d’entre nous.
Cette réalité fait de la vie une aventure intéressante et donne lieu aux histoires formidables.
Plutôt que de nous insurger contre nos hypothèses quand elles s’effondrent, faisons place à
l’émerveillement et à la curiosité. Découvrons le territoire mal connu, dont nous ne soupçonnions
pas l’existence, qui s’ouvre soudain à nous et accueillons volontiers cette nouvelle frontière en
plein essor.
Je suis prêt à laisser se dissoudre mes hypothèses de longue date quand elles ne
conviennent plus.3 janvier

Respectez-vous et les autres vous respecteront.
— CONFUCIUS
Sommes-nous capables d’être notre propre meilleur ami ? En général, sommes-nous plutôt
notre pire ennemi ? Sommes-nous plus cruels et plus durs avec nous-mêmes que nous ne le
serions jamais avec les autres ? Avons-nous l’impression que c’est ce que nous méritons ?
Oublions-nous de nous pardonner nos erreurs ? Nous réprimandons-nous parfois en pensant
que nous aurions pu être mieux avisés, faire mieux, que nous devrions vraiment être meilleurs à
tous les égards ?
Nous n’avons pas à continuer d’agir comme nous l’avons toujours fait. Prenons un risque et
célébrons l’être merveilleux que nous sommes, chaque jour, en tout. Acceptons volontiers de
faire des essais et d’explorer nos dons et talents. Imaginons que nous sommes ici pour une
raison et que nous devons apporter notre contribution. Partageons un sourire et répandons un
peu de joie. Cherchons le côté positif partout. Apprécions-nous pour faire changement et
accordons-nous la chance que nous méritons.
Je cesse de me diminuer et de saboter mes projets. Je m’efforce d’être mon meilleur
ami.
4 janvier

Ne sous-estimez pas la valeur de l’inaction.
— A. A. MILNE
Voici l’antidote du doute et du sentiment d’accablement : arrêtez tout et réorganisez-vous. C’est
aussi la réponse à la confusion, au laisser-aller, à l’agitation et à l’épuisement. Trop souvent
nous fonçons tête baissée, au-delà de toute raison et de toute logique, dans une sorte d’effort
entêté issu d’une volonté trop rigide. Pourtant, nos réponses et l’aide arrivent quand nous nous
arrêtons — non quand nous nous entêtons ou ralentissons, mais bien quand nous cessons tout
mouvement.
Une fois que nous avons repris nos esprits, remettons-nous-y, lentement, calmement. Cela
peut prendre une heure, quelques jours et même plus de temps. Nous saurons quand nous
serons prêts. Restons dans la simplicité aussi longtemps qu’il le faut et attendons que la vie se
détende, que les éléments de confusion se nivellent, se clarifient et ouvrent la voie à notre
prochain pas. Et quand la solution apparaît, nous la saisissons et repartons de là.
Quand je suis lessivé et frustré, j’arrête et j’attends que reviennent le calme et la clarté.
5 janvier

Savourez le mystère.
— DAVID MCCALLUM
Comme culture, nous avons une certaine tendance à agripper et à engloutir. En plus de manger
à toute vitesse, nous vivons à toute vitesse. Nous surchargeons nos horaires et nos ventres.
Nous manquons de temps pour le repos et la réflexion. Nous ne nous arrêtons pas pour
apprécier chaque chose, que nous traversons à vive allure pour nous rendre à la suivante. Nous
souffrons d’impatience. Malgré tout ce que nous possédons, nous ne sommes jamais satisfaits.
Nous voulons toujours plus, encore et encore. Et quand nous recevons ce qui a vraiment de
l’importance, nous ne nous en rendons même pas compte. Notre empressement nous empêche
souvent de voir ce qui nous arrive sous forme de bienfait et de grâce providentielle. Notre
attention est ailleurs. Nous n’accordons pas d’attention aux saveurs, aux textures, aux plaisirs
d’une lente digestion.
Faisons un pas en arrière et lâchons du lest. Savourons chaque petit pas sur le sentier et
observons ce qui s’y trouve. Goûtons, sentons, regardons et entendons avec conscience et
appréciation. Voici le secret du plaisir : nul besoin de plus, pas de journées encore plus remplies,
pas de comptes bancaires plus gros, mais simplement être présents, être qui nous sommes.
J’arrête de me presser et je savoure ma vie.6 janvier

Au moins, si vous échouez, vous finissez dans les étoiles.
— SÉNÈQUE
Nous avons une incroyable capacité de nous adapter. Des situations nous paraissent
insurmontables. Nous croyons en rester marqués à jamais ou ne jamais pouvoir nous en sortir.
Et pourtant, nous les traversons. Avec le temps, nous apprenons à nous accommoder de nos
douleurs et cicatrices, du manque et du surplus d’argent, des personnes violentes, de la mort et
de la naissance. Nos expériences font partie de nous ; nous les absorbons.
Et si nous sommes suffisamment conscients, nous pouvons utiliser absolument tout ce qui
nous arrive pour enrichir notre expérience de vie et faire grandir notre esprit. Nous pouvons
devenir plus sages et plus évolués. Nous pouvons transformer la souffrance en croissance. Et
c’est peut-être là que repose la clé de notre mission ici, sur terre : faire l’expérience des
événements de notre vie et en tirer des leçons à chaque instant.
Tout ce qui arrive dans ma vie me sert d’une manière ou d’une autre. Les difficultés me
font grandir.
7 janvier

Vous êtes imparfaits, indéfiniment et inévitablement défectueux. Et vous êtes beaux.
— AMY BLOOM
Et s’il n’était pas nécessaire d’être comme ceci ou comme cela pour être parfait et beau ? Et si
nous étions déjà parfaits et beaux simplement tels que nous sommes ? Si c’est vrai, pourquoi
passer toute notre vie à nous comparer à des normes impossibles et inatteignables pour établir
notre valeur ? Pourquoi nous critiquer pour tout et n’importe quoi ? Pourquoi éprouver du dégoût
et du mépris envers notre personne et notre corps ? Pourquoi cette forte impression de ne pas
mériter d’être aimé, récompensé ou apprécié à moins d’avoir prouvé en être digne ? Pourquoi
passer toute notre vie à tenter de prouver que nous en sommes dignes ? Et pourquoi consacrer
tout notre temps et notre argent à essayer de réparer tout ce qui nous fait souffrir ? Que
d’efforts ! Nous avons tous déjà tenté de nous « réparer ».
Et si nous n’étions pas brisés ? Et si nous n’étions pas du tout brisés ? Alors quoi ?
J’ai l’intention de réviser ce que je ressens envers moi-même à la lumière de la
possibilité que je sois déjà parfait.
8 janvier

Entre dire et faire, il y a la mer.
— PROVERBE ITALIEN
Parfois, dans la vie, nous avons de grandes visions et avons la certitude que nous saurons
exactement quoi faire et que notre idée se réalisera. Nous nous lançons avec la meilleure des
intentions et avec beaucoup d’enthousiasme, mais au bout du compte, notre idée formidable
n’aboutit pas. Nos vies sont littéralement encombrées d’appareils d’exercice abandonnés, de
livres non lus et de vêtements jamais portés. Nous ferions sans doute mieux d’attendre un peu
plus et de modérer notre impulsivité.
Par pur empressement, nous avons tendance à nous engager avant même de savoir dans
quoi nous nous engageons, ou si cela nous convient. Des gens se marient ainsi, acceptent des
emplois ou toutes sortes d’absurdités. Nous voulons arriver au but dès le départ, en espérant
une certaine sécurité garantie, ce qui est idiot sans doute, mais tout de même fréquent et
courant. Nous préférons précipiter un résultat plutôt que de nous aventurer pas à pas sur la
route qui nous y mènera et voir comment nous nous sentons.
Je ne prends plus de décisions impulsives qui ont des conséquences sur ma vie et mon
porte-monnaie. Je fais une pause avant de me lancer.
9 janvier

Il n’est pas difficile de prendre des décisions lorsque vous savez quelles sont vos valeurs.
— ROY DISNEY
Un ami m’a déjà suggéré d’imaginer une table entre moi et la personne avec qui je communique.
Je trouve cela particulièrement utile quand la conversation est chargée sur le plan émotionnel et
peut devenir houleuse. Tout ce qu’on me dit atterrit sur cette table imaginaire ; je peux donc le
contempler devant moi et y réfléchir avant de décider de ma réaction.
Je peux prendre ces paroles et les relancer, ou les consommer et m’étouffer sur les mots en
les avalant. Je peux jouer avec elles, les retourner entre mes mains, ou les réorganiser avant de
les reposer sur la table. Je peux les jeter ou simplement les laisser reposer là. Je ne suis pas
obligée de les prendre. Je peux mettre fin à la conversation et m’en aller en les laissant là, juste
là où elles ont atterri.
Je dois retenir que c’est moi qui choisis ce que je fais des paroles qui me sont adressées. Les
mots blessants ne me blessent pas forcément.
Ce qu’une personne me dit, ou dit de moi, ne devient pas nécessairement une vérité.
10 janvier

Mon tailleur est le seul homme à faire preuve d’intelligence. Il reprend mes mesures chaque fois
qu’il me voit, tandis que les autres utilisent les anciennes et s’attendent à ce qu’elles me
correspondent toujours.
— GEORGE BERNARD SHAW
Quand mes enfants sont nés, ils sont arrivés six semaines avant terme, ce qui n’est pas
inhabituel pour des jumeaux. J’étais nerveuse quand je leur donnais le bain car ils étaient si
petits. Je me souviens d’eux à tous les âges — cinq, six, dix, treize — et maintenant ce sont de
jeunes adultes. Ils sont intelligents, forts et compétents. À table ils partagent leurs vues
philosophiques, leurs triomphes, leurs peines et leurs rêves. D’une certaine manière, les
nouveau-nés minuscules que je portais dans mes bras sont devenus des adultes sans que
jamais je ne les voie changer. C’est arrivé, tout simplement.
Tout va ainsi dans la vie. Les changements sont trop subtils pour que nous les voyions quand
ils se produisent et pourtant ils surviennent continuellement, aussi bien chez nous-mêmes que
chez les autres. L’évolution est constante.
J’accepte le changement en tant que processus lent au cours duquel rien ne semble
arriver. Je continue d’avancer posément dans la direction où je veux aller et, avant même
de m’en rendre compte, j’y suis.
11 janvier

Tout édifice, toute institution et tout individu a besoin de fondations solides pour durer.
— ELDER RUSSELL M. NELSON
Dans quel état sont nos fondations ? Notre vie est-elle construite sur du sable ou sur des pierres
? Sommes-nous enracinés en Dieu ? Dans la santé ? Dans nos possessions ? Vivons-nous
indirectement par l’intermédiaire d’une autre personne ? Savons-nous qui nous sommes et ce
que nous valons ? Sommes-nous fidèles à nous-mêmes ou nous mentons-nous ? Notre vie
estelle remplie de mensonges ?
Vivons-nous dans la crainte ? Croyons-nous au manque ou à l’abondance ? À la culpabilité et
à la honte, ou à l’amour et au pardon ? Sommes-nous amicaux ? Joyeux ? Aimants ? Tolérants
? Sommes-nous négatifs ? Sombres ? Critiques ? Sommes-nous snobs ? Menons-nous une vie
agréable ? Dormons-nous bien ? Agissons-nous correctement ? Comment pouvons-nous
améliorer notre vie ?
Nos fondations sont importantes. C’est à partir d’elles que nous nous élevons. Sommes-nous
forts et solides ou avons-nous besoin de consolidation pour nous restructurer ?
J’observe le sol dans lequel je me fonde et j’apporte les changements nécessaires.
12 janvier

Abandonnez l’ego […] Et vous connaîtrez le bonheur.
— SRI SATHYA SAI BABA
Quand nous regardons avec les yeux de l’ego, les apparences et les démonstrations extérieures
de pouvoir et de beauté nous impressionnent. Nous ne voyons pas la vérité qui subsiste au-delà
et qui ne peut être vue qu’avec le cœur et l’ins-tinct. Nous croyons savoir qui et quoi nous
tiennent à cœur. Nous nous imaginons beaucoup plus importants que nous ne le sommes là où
cela importe peu, et passons à côté de notre véritable grandeur en tant qu’esprits vivants dotés
d’une profonde sagesse intuitive, de compassion et d’amour infinis à partager avec le monde.
En faisant preuve d’attention, nous apprenons à reconnaître l’ego en action. Nous
découvrons ses intentions et évitons ainsi d’être manipulés en succombant à ses charmes
astucieux. Nous sommes alors capables de rester plus longtemps dans la vérité et l’authenticité.
En prenant le temps de faire ce travail, nous pouvons vivre en dehors et au-delà de l’ego. Nous
parvenons à nous en libérer.
Mon ego me harponne, mais je peux apprendre à reconnaître son appât.
13 janvier

Mieux vaut allumer une bougie que maudire les ténèbres.
— PROVERBE CHINOIS
Il est intéressant de voir que, parfois, notre vie se déroule gaiement, presque allègrement, et
voilà qu’un changement survient sans avertissement. Soudain, nous devenons sombres et
mélancoliques, comme si quelqu’un venait de nous contrarier, sans trop savoir qui ou quoi nous
contrarie. Nous sommes si facilement provoqués, surtout quand nous sommes fatigués et
affamés. Le moindre mot peut déclencher une vague d’émotions anciennes, l’apitoiement sur soi
et toutes sortes d’angoisses. Et nous voilà en train de subir les ravages de ces sentiments qui
s’abattent sur nous.
C’est difficile d’être un humain. Tant de petites choses prennent si vite des proportions
démesurées quand nous ne sommes pas vigilants ou conscients des courants d’émotions qui
circulent en nous. Le chemin vers la paix passe par la conscience et l’assiduité. Nous devons
nous observer et prendre le temps de nous pencher sérieusement sur nos problèmes avant
qu’ils dominent notre vie.
Je m’efforce de prendre conscience des situations de la vie qui déclenchent mes
émotions négatives et je tente de les maîtriser avant qu’elles prennent le dessus.
14 janvier

Rendez quelqu’un heureux aujourd’hui, puis vaquez à vos occupations.
— ANN LANDERS
Nous avons une idée de ce que devraient faire les autres et de comment ils devraient le faire,
surtout quand il s’agit des personnes que nous aimons le plus. Quand elles ont emprunté une
voie que nous n’approuvons pas ou affrontent leurs défis d’une manière qui ne nous semble pas
logique, nous voulons les ramener dans le droit chemin. Et si elles n’apprécient pas nos
suggestions, le ressentiment et l’amertume s’insinuent alors dans notre cœur.
La seule solution consiste à laisser tomber nos jugements. Il ne nous appartient pas de
diriger la vie des autres, ni de leur dire comment aborder les événements. Nous devons nous
faire discrets et leur faire confiance pour trouver eux-mêmes leurs solutions.
Les gens ne règlent pas leur conduite selon nos attentes ou nos échéanciers. Si nous
continuons d’insister pour qu’il en soit ainsi, cela nous fera énormément souffrir. Occupons-nous
de nos propres affaires et laissons les autres s’occuper des leurs. Notre bonheur ne dépend pas
du fait que les autres se comportent selon notre volonté. Il résulte plutôt du fait de savoir de
quoi nous devons nous préoccuper ou non.
Je laisse les personnes que j’aime trouver leur voie dans la vie sans interférer. Je leur
accorde la liberté d’être qui elles sont avec mon respect.15 janvier

L’âme n’a pas de genre.
— CLARISSA PINKOLA ESTES
Peu importe le type de parents que nous avons, nous apprenons d’eux les rôles liés à notre
genre. À l’insu de presque nous tous, un système de croyances bien enraciné opère en nous en
tout temps, et nous l’acceptons comme vrai sans même le remettre en question. Si nous
dressions une liste sur papier des rôles et des caractéristiques que nous associons aux hommes
et aux femmes, nous serions peut-être étonnés et cela pourrait aussi nous ouvrir les yeux sur
bien des plans. Cela pourrait expliquer des sentiments que nous éprouvons et des
ressentiments potentiels. Inévitablement, cette liste provient de notre enfance et s’appuie sur les
agissements de nos parents, sur la façon dont ils se comportaient l’un envers l’autre et en
présence l’un de l’autre. Toutefois, avoir grandi avec cette référence ne signifie pas que nous
devons l’intégrer à notre vie jusqu’à notre mort.
Nous pouvons sans doute faire preuve d’honnêteté et apporter quelques corrections à notre
liste.
Je prends un moment pour réfléchir aux croyances que j’entretiens sur les rôles liés aux
sexes et j’accepte de changer d’idée si je constate qu’elles sont grandement désuètes.
16 janvier

On rencontre sa destinée souvent sur des chemins qu’on prend pour l’éviter.
— JEAN DE LA FONTAINE
Dans le meilleur des cas, nos projets sont squelettiques. Il appartient à un pouvoir au-delà de
nous de leur donner chair et muscles. Appelons-le Dieu, ou destin, ou encore univers ou tout ce
que vous voulez, mais c’est cette force qui détermine l’expérience. Nous ne pouvons anticiper
les obstacles que nous rencontrerons, ni l’inspiration qui pourrait nous animer.
Peut-être tomberons-nous sur un barrage ou serons-nous tentés de prendre une autre
direction. Nous tombons amoureux. Soudain une maladie se déclare. La circulation est dense,
nous avons un accident ou perdons notre élan. Chaque fois que nos projets sont contrecarrés,
nous souffrons. Nous avons l’impression d’être interrompus sur notre route et nous sommes
frustrés. Mais ce n’est pas nécessaire. Nous pouvons accueillir tout changement de vitesse ou
de direction en sachant qu’il s’agit d’une correction, qu’un autre projet au-delà du nôtre est
conçu pour nous, que nous sommes censés être ailleurs.
Je fais des projets qui demeurent flexibles. Les changements de cap sont inévitables et
leur logique peut m’échapper.
17 janvier

Toucher donne la vie.
— ROBERT BRAULT
La douceur véritable est puissante. C’est cette force retenue et le choix d’être doux qui rendent
la douceur si réconfortante pour qui la reçoit. Elle est ferme, forte même, mais jamais dure.
C’est un toucher plein de tendresse ; un vaste réservoir d’amour et de bonté.
Par contre, une main molle, même si elle veut communiquer la douceur, n’aura pour résultat
que de donner la trouille. Elle essaie d’être douce, mais elle est si molle qu’elle devient
insupportable.
Ainsi, je découvre que la douceur n’est pas ce que j’ai inconsciemment supposé durant tant
d’années. Elle n’est pas vraiment douce ; c’est plutôt une force. Une force généreusement
feutrée et volontairement offerte dans la confiance, la bonté et l’amour.
J’apprécie la vraie douceur et je reconnais qu’elle a encore plus à offrir.
18 janvier

On ne peut rien garder, à moins de le donner.
— BILL WILSON
Nous cherchons tous l’approbation. Nous voulons être aimés, encouragés, remerciés. Même si
nous ne nous l’avouons pas, c’est bien ce que nous voulons. Peut-être prétendons-nous être
bien et n’avoir besoin de personne, merci, et ne pas nous soucier le moins du monde de ce que
les autres pensent de nous. Mais nous nous en soucions tous un peu. Nous ne pouvons faire
autrement.
Nous faisons des pieds et des mains pour obtenir ces choses. Nous essayons de les exiger
ou de forcer les autres à nous les donner. Sinon, nous devenons cyniques, ou geignards, et
tentons d’obtenir ce que nous voulons par des moyens négatifs. Au mieux, les conséquences de
telles tentatives sont douteuses. La seule façon valable de recevoir de l’amour et de
l’appréciation consiste à en donner aux autres. C’est l’un des paradoxes de la vie. Nous
obtenons ce que nous donnons.
Je répands l’amour et la bonté parce que c’est ce que je veux connaître dans ma vie.
19 janvier

Nous ne vieillissons pas d’une année sur l’autre, nous nous renouvelons chaque jour.
— EMILY DICKINSON
La jeunesse est surestimée. Que de peines et de souffrances durant l’enfance et l’adolescence !
Que d’angoisses durant la puberté, et puis tout ce qu’il faut apprendre sur l’amour, avec les
chagrins et les dépendances qu’il crée ! Et que dire du chaos que génère notre bravade de
jeunots prenant le monde d’assaut.
Si nous savons l’accueillir, l’âge nous apporte la grâce, la sagesse et le calme. Nous savons
qui nous sommes et quelles sont nos valeurs. Nous connaissons la nourriture et les exercices
qui sont les plus salutaires pour notre corps. Nous connaissons les personnes et les choses que
nous aimons le plus. Je crois que la vie commence à quarante ans, puis encore à soixante ans
et à quatre-vingts ans. Plus nous vivons longtemps, plus nous avons la chance de devenir bien
dans notre peau et d’accepter la façon dont la vie fonctionne ou non. Nous ne paniquons plus
devant la moindre peccadille comme à seize ou à trente ans. Je crois que vieillir est un bienfait,
non un fardeau. L’horreur, c’est nous qui la créons.
Chaque jour que je vis est une occasion de bonheur.
20 janvier

Le sage respecte l’ordre naturel des choses.
— LAO TSEU
Quand nous échouons et devenons frustrés, nous avons une tendance naturelle à redoubler
d’efforts. Nous croyons que l’échec est la conséquence d’un manque d’efforts, que nous devons
réessayer en y mettant plus d’ardeur, en poussant plus fort et d’une certaine manière influencer
le résultat par la force de nos muscles et de notre volonté. Mais souvent ce qu’il faut, c’est
diminuer l’effort et laisser aller le cours des choses, avec plus d’abandon, de rythme et d’instinct.
Qu’il s’agisse de frapper une balle de golf, de compter un but au soccer, d’essayer de tomber
enceinte, d’écrire un roman ou de gagner un débat, si nous sommes capables de nous détendre
et de lâcher prise, nous relâcherons assez de tension pour céder la place à la grâce et au
déplacement continu.
C’est le désir obsessif et l’entêtement qui créent la tension qui nous coincent au départ.
L’accomplissement est difficilement réalisable par la force. Nous devons le laisser se réaliser par
lui-même. Nous devons reculer et faire de l’espace.
Quand je me surprends à lutter énergiquement pour accomplir quelque chose qui semble
ne pas vouloir se réaliser, je recule et lâche prise.
21 janvier

C’est le choix — non le hasard — qui détermine votre destin.
— JEAN NIDETCH
Il est dangereux de croire que nous devons tout diriger, sinon rien n’est fait correctement ou rien
ne se fait. Une telle attitude est un terrain propice à la détresse.
Le type de processus de pensée qui nous motive est important. Sommes-nous poussés par
la culpabilité ? Par un désir joyeux d’être utiles ? Par l’avidité ? Par la peur ? Par le martyre ?
Nous nous sentons parfois obligés de faire certaines choses, mais en vérité tout est une
question de choix. Nous croyons « qu’il faut », mais ce n’est pas vrai. Tout est un choix. Tout.
Dans quel esprit faisons-nous nos choix ? Cela vaut la peine d’y réfléchir.
Si nous souhaitons une vie paisible, nous devons trouver l’énergie motivante dans nos
activités quotidiennes. Autrement nous ne sommes que des victimes, des agneaux sacrifiés, et
ce n’est pas nécessaire. C’est un gaspillage de temps et de vies.
J’examine avec honnêteté l’énergie qui me motive. S’il s’agit d’une énergie sombre, je la
change. La vie est trop courte pour être malheureux.
22 janvier

Nous préférons être ruinés que modifiés.
— W. H. AUDEN
À mesure que nous changeons, nos goûts changent aussi : nos goûts pour les vêtements, la
musique, les livres, les personnes, l’exercice, la nourriture, la beauté — dans tous les domaines.
Et pourtant notre mentalité demeure fixe et refuse avec entêtement de faire les ajustements
requis. Nous persistons à aimer quelque chose que nous avons toujours aimé. Peut-être
l’associons-nous à d’agréables souvenirs, ou que cela a joué dans notre vie un rôle devenu
inutile par la suite. Peut-être que nous ne l’apprécions même plus, mais que nous le conservons
en souvenir du bon vieux temps.
Nous faisons des trucs parce que nous les avons toujours faits. Laisser tomber ce qui nous
est familier nous semble trop cher payé et nous résistons. Toutefois, ironiquement, si nous
apportons les changements nécessaires en l’honneur de notre corps et de notre esprit qui
changent, nous pourrions très bien nous sentir mieux. En fait, c’est plus que probable. Et il est
fort possible et même presque sûr que, contrairement à nos appréhensions, les trucs
auparavant appréciés ne nous manquent pas le moins du monde.
J’accepte de renoncer aux choses qui ne m’intéressent plus dans la vie.
23 janvier

Le ressentiment est un fardeau incompatible avec votre succès.
— DAN ZADRA
Les personnes qui m’ont causé le plus de difficultés dans la vie ont été mes meilleurs
professeurs. Elles m’ont appris la patience et l’acceptation. Elles m’ont appris la compassion, le
pardon et aussi comment retenir ma langue. Avant j’éprouvais de la colère. Instinctivement, je
souhaitais de justes châtiments. Mais ma colère n’a jamais pu changer quoi que ce soit chez les
autres. Elle n’a fait que me rendre malheureuse.
J’ai fini par comprendre que certaines personnes sont naturellement des puits d’amour, alors
que d’autres ne le sont pas. Souvent, je me suis présentée à un puits vide, espérant y remplir
ma coupe, avant de repartir déçue. Mais maintenant je m’améliore ; je commence à comprendre
et à reconnaître qui est qui. J’apprends à mieux accepter les autres comme ils sont, sans
éprouver de la colère comme avant. Aujourd’hui, je ressens de la gratitude et non du
ressentiment envers ces personnes difficiles dans ma vie. Leur dysfonction peut tourner à mon
avantage si je le conçois de manière adéquate.
Je ressens de la gratitude envers les personnes difficiles dans ma vie. Elles
m’enseignent des leçons qui me sont bénéfiques.
24 janvier

La dépendance est un moyen pour tenter d’obtenir autre chose. Quelque chose de plus grand.
Appelez cela transcendance, si vous voulez.
— TESS CALLAHAN
Voici ma définition favorite de la dépendance : tout ce que nous cachons. Si tel est le cas, alors
de quoi sommes-nous dépendants ? Il est intéressant de nous voir sauter sur la défensive dès
nous considérons nos « incartades inoffensives ». Ce ne sont certainement pas des
dépendances, toutes ces petites récompenses que nous nous accordons en secret : les
collations, les siestes, les virées dans les boutiques — et tout le reste. Pourquoi éprouvons-nous
le besoin de les dissimuler ? C’est la question importante. Pourquoi désirons-nous des plaisirs «
secrets » ? Est-ce par culpabilité ? Sommes-nous conditionnés à croire que nous ne méritons
pas vraiment de récompenses, de bonté et de plaisir ?
Et si nous les méritions ? Ne serait-il pas libérateur de ne plus avoir à se cacher ? Peut-être
pouvons-nous trouver un moyen de nous tenir debout et d’assumer réellement ce que nous
sommes, avec toutes nos préférences et nos aversions, sans excuses ni prétextes. Il
m’apparaît que ce type de liberté en vaut vraiment la peine. Peut-être devrions-nous essayer.
Je ne m’excuse pas de ce que je suis.
25 janvier

Un oiseau ne chante pas parce qu’il a une réponse. Il chante parce qu’il a une chanson.
— PROVERBE CHINOIS
Pourquoi craignons-nous tous tant de ne pas être assez bons ? Nous sommes aussi bons que
nous le sommes et voilà tout ce que nous pouvons faire. Nous savons ce que nous savons et
ignorons ce que nous ignorons. Nous pouvons apprendre du nouveau, mais le processus
d’apprentissage est peu commode. Nous devons tous être des élèves avant de devenir des
experts.
Notre valeur se trouve dans notre attitude et non dans notre aptitude. Avons-nous de la
volonté ? Sommes-nous des êtres d’amour ? Avons-nous de la patience et sommes-nous
capables de pardonner ? Voilà le plus important. Pas notre savoir ni nos compétences. Après
tout, notre matériel brut est notre plus grand cadeau.
Je suis un cœur aimant et je conserve donc ma valeur en toute situation.
26 janvier

Les enfants jouent à lancer des pierres aux grenouilles, mais les grenouilles, elles, meurent pour
de bon.
— BION
Si, après avoir émis un commentaire, une personne sent le besoin d’ajouter que « ce n’est
qu’une blague », il y a de bonnes chances que ce n’en soit pas une. Il est fort probable qu’elle
ait prononcé des paroles intentionnellement blessantes et que la pique ait été sentie. Elle se
pardonne ensuite à elle-même en ajoutant : « Ce n’est qu’une blague. Vous savez bien que je
rigole, n’est-ce pas ? » Mais si cela ne m’amuse pas, cela signifie-t-il que je n’ai pas le sens de
l’humour ? Personne ne voudrait être une telle personne.
Sous le couvert de l’humour, l’attaque sournoise s’est produite. Une attaque consciente et
cruelle qui, pourtant, a passé en douce. Elle est permise et même excusée grâce à quelques
mots suivant le coup : « Ce n’est qu’une blague. » Rayons-les de notre vocabulaire. Nous
pouvons nous amuser et faire des blagues, mais pas au détriment des autres ou de
nousmêmes.
Quand c’est vraiment une blague, les gens s’en aperçoivent. Sinon, dire « je blaguais »
devient une faible excuse pour avoir lancé une pique méchante. Je choisis plutôt la
gentillesse.
27 janvier

La prière est une attitude de vie.
— WALTER A. MUELLER
Il est crucial d’entretenir une sorte de lien constant avec l’énergie divine si nous souhaitons
connaître le bonheur et le calme dans notre vie. Ce lien est à la fois le déclencheur et le moteur
de nos rêves. C’est notre intuition, notre encadrement, notre port d’attache. La vie se déroule
plus sereinement quand, au fil de la journée, nous formulons de petites requêtes quand nous
avons un besoin — que ce soit de l’aide, de nouvelles pensées, la guérison d’un ami, un moyen
sécuritaire de rentrer à la maison ou l’inspiration et le réconfort.
Nous sommes tels de petits enfants dans la cabine de pilotage d’un avion. Nous insistons
pour prendre les commandes sans même savoir comment démarrer le moteur. Avec
entêtement nous posons nos mains sur le volant et refusons de céder la place au pilote. Que
nous soyons coincés au sol ne semble pas du tout nous décontenancer. Nous craignons de
nous écraser en laissant le pilote décoller. Nous croyons qu’il est préférable, plus sûr, de rester
là où nous sommes. Toutefois, une autre option s’offre à nous et elle est toute simple : nous
pouvons nous déplacer et nous installer à côté du pilote pour apprendre comment voler !
Je fais confiance à ce qui est supérieur à moi. J’ai envie d’apprendre ce que je ne
connais pas.28 janvier

Nous devrions concevoir l’activité physique comme un hommage à notre cœur.
— GENE TUNNEY
Lorsque s’active notre rythme sanguin, nos perspectives sur la vie se mettent aussi à circuler.
Quand nous bougeons, nos pensées obsessives disparaissent. Quand la tranquillité et le silence
ne nous soulagent point de ce qui nous afflige, essayons le mouvement !
Les solutions sont souvent bien plus simples que nous ne le croyons. Nous devons cesser de
faire ce qui pose un problème dans notre vie pour nous orienter vers un changement qui
favorisera la rectification et la guérison. Cela nous paraît difficile puisque nous ne voulons pas
changer. Nous voulons que tout s’améliore sans que nous ayons à y mettre des efforts.
Toutefois, ces efforts requis ne sont jamais aussi grands que nous le pensons. Quand nous
sommes coincés, commençons par bouger. Une nouvelle direction apparaîtra, de l’espace
s’ouvrira devant nous, nous révélant l’étape suivante.
Quand je me sens léthargique, que je manque de motivation, je me mets à bouger. En
faisant circuler mon sang, je change ma perspective mentale et je me donne le nouveau
départ dont j’ai besoin.