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Maintenant l'Afrique

De
290 pages
À travers un regard croisé entre l'égyptologie et la prophétie, l'auteur place le continent noir au cœur des enjeux du renouveau mondial, grâce à ses ressources, certes, mais aussi, à partir d'un mouvement évangélique qui, des côtes africaines, soufflera avant de balayer notre monde immonde. L'Afrique centrale, avec à la clé les deux Congo, est alors placée, du fait de sa position géostratégique et des enjeux prophétiques, à l'entame d'un cycle de restauration de portée mondiale.
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Serge Mboungou
Maintenant l’Afrique Enjeux prophétiques et historiographiques du réveil africain
Maintenant l’Afrique
Enjeux prophétiques et historiographiques du réveil africain
Serge Mboungou
Maintenant l’Afrique
Enjeux prophétiques et historiographiques du réveil africain
© L’Harmattan, 20165-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN : ͻ͹ͺ-ʹ-͵Ͷ͵-0ͻͻ͸ͻ-ͻ EAN : ͻ͹ͺʹ͵Ͷ͵0ͻͻ͸ͻͻ
Remerciements
Mes pensées vont naturellement vers deux hommes. Il s’agit de mes encadreurs, les Dr. Mamy R. et Laurent G. Loubassou, tous deux, spécialistes en Ancien Testament. La réalisation de ce livre en certains endroits très tech-nique a nécessité un apport en ouvrages et un encadrement que j’ai pu trouver quand cela dépendait d’eux.
Je m’en voudrais si je devrais me soustraire du devoir de dire merci au professeur Théophile Obénga qui n’a pas hésité à nous autoriser l’exploitation des textes tirés de ses œuvres. Merci aussi pour les encouragements que nous avons pu trouver à l’ombre de ce Baobab.
Je voudrais enfin remercier tous mes compagnons de route dans cette longue marche sur le sentier du renouveau africain. Il s’agit de : Ngampio Kévin Damas, Alexis Bon-go, Jean Ngandou-Kéndé, Caprucine Timo, Samuel Sand-za, Emmanuel Makoungui, Tela Kinanga, Yvon E. Lou-houamou, Jeannette Mikouisa, Marius Mayéngué, Patrick Mizidy, Armel Moukouamou, Yvorette Malonga, Manda Chary, Fortuné F. Sérieux B. D. Ibelmba, Brel Ibouanga, sans oublier nos amis de la fondation Cheikh Antan Diop.
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Avant-propos
Nostradamus (1503-1556) fut assurément le prophète le plus illustre et le plus consulté de son époque et même, des 1 temps qui l’ont suivi, en Europe d’après Jean Pange. À sa mort, il laissa 12 centuries en groupe de cent quatrains qui contiendraient la révélation du destin de l’humanité. Mais s’étant penchée sur ces déclarations du reste énigmatiques, l’interprétation de ses prophéties ne fit pas l’unanimité. Néanmoins, ces prophéties sur la fin du XXe siècle ont donné lieu à une concordance de vue. Ainsi, suite à ses révélations, il est apparu que la fin du XXe siècle devait, se caractériser par une paix universelle après une série de catastrophes. En nous penchant sur les prophéties de la Bible, nous ne ferons donc que perpétuer une tradition ancienne.
Le livre de Daniel rapporte un épisode relatif à un songe fait par le roi Nebucadnetsar. Dans ce songe prémo-nitoire que la cour occulte du roi sera incapable d’interpréter, c’est l’histoire de l’humanité qui est décrite. Le roi fait un songe où il voit une statue dont la tête était d’or pur, la poitrine et les bras d’argent, son ventre et ses cuisses étaient d’airain, ses jambes de fer ; ses pieds, en partie de fer et en partie d’argile. Il s’agissait en réalité des différents empires universels de la terre. Le filigrane de l’histoire du monde moderne devrait donc y figurer. C’est tout l’intérêt de la prophétie dans le contexte actuel. Mais, la consultation des médiums est une pratique bien courante en Afrique depuis des temps immémoriaux.
1 Jean Pange,Les européens, Table ronde, mai 1947, p. 52.
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Lorsqu’une maladie ou un décès défie toutes les sciences de la santé, les Africains ont recours aux services d’un devin pour en déterminer le sort. C’est dans ces con-ditions que nous sommes amenés à nous interroger sur le curieux sort de l’Afrique. Berceau de l’humanité après moult confrontations épistémologiques, certains égypto-logues occidentaux lui réfutent pourtant l'honneur d’être le berceau de la civilisation des pharaons. Ce débat demeure d’un enjeu majeur et justifie tout le combat mené de haute main par le professeur Cheikh Anta Diop et tous ses équi-piers. En effet, selon que l’on reconnaitra ou non à l’Afrique l’antériorité nègre de la civilisation égyptienne, cela sera déterminant quant au sort final de l’Afrique noire, ainsi que du devenir de l’humanité tout entière. Soit l’Afrique se relève et relance la marche du monde, soit elle demeure effondrée et finit par disparaître.
De même que les Africains parcourent des kilomètres à la recherche du sorcier le plus émérite du village pour avoir des révélations sur un sort advenu au sein de la fa-mille, de même, à la recherche des révélations sur le sort de l’Afrique, Dakar (avec Cheikh Anta Diop), Addis-Abeba (avec la reine du Midi), Jérusalem (avec le pro-phète Esaïe) et le Kongo (avec Simon Kimbangu), seront autant de repères dans notre odyssée pour le souvenir. D’après Esaïe, les héritiers des pharaons règneront de nouveau au firmament des civilisations avant la fin des temps. En plaçant la révélation au cœur de la trame du relèvement africain, le prophète Esaïe situe les enjeux du réveil africain qui, loin d’être une question d’ordre infras-tructurel comme on a tendance à le croire, est avant tout un problème d’ordre spirituel, c’est-à-dire d’ordre élitiste ou épistémologique (l’Égyptologie), initiatique ou mys-tique (la Prophétie) et donc métaphysique. Un adage chi-nois stipule : « Les feuilles qui tombent reviennent aux racines ». L’homme noir est simplement tombé telle une
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feuille morte. C’est donc avec à-propos que Senghor situe la question nègre au niveau de la racine.
Pour Senghor, ce chantre de la Négritude, l’Afrique dé-racinée est malade d’amnésie sur la trame de son histoire. La crise amnésique de l’homme noir est telle que l’Africain, pris d’étourderie du fait de divers chocs histo-riques, ne sait plus d’où il vient ni où il va. Car, il ne sait simplement pas ce qu’il est. L’homme africain vit de cul-tures d’emprunt, réduit qu’il est au sort de la gardienne de la culture des autres. La reconstitution de la toile existen-tielle de l’homme noir devrait, dès lors, s’inscrire dans les priorités du développement d’un continent qui ne sait plus se souvenir. L’homme africain est malade à la racine. Le ré enracinement prôné par Senghor se présente donc comme la voie de salut par excellence. Il s’avère que tout ce qui touche à la racine relève de la métaphysique nous dira Descartes. Plongeant les méninges dans la métaphy-sique chrétienne et égyptienne, nous trouvons dans la Bible et dans la Pyramide, des schémas tout tracés sur le sentier du relèvement nègre. D’aucuns nous reprocheront de vouloir corriger une aliénation par une autre aliénation. Car, la Bible est un instrument qui a longtemps servi la cause de l’impérialisme occidental d’une part, et juif de l’autre. Certes ! Mais c’est en lisant ce livre particulier que nous découvrirons « le voleur et l’objet volé » nous dira le sage africain Simon Kimbangu.
En réalité, l’Occident n’a jamais été à la base d’une re-ligion de portée universelle. « La religion chrétienne est 2 d’essence afro-orientale », soutient la princesse Akini. « Les Africains ont été des chrétiens longtemps avant les 3 Européens » . reconnaitra sobrement J. Paul II, le Pape le
2 Akini, inJournal new Africano 5 novembre-décembre, 2008, p.12. 3 Jean Paul II, inJournal New Africa,Ibid, p. 7.
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