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Manuel de méthodologie pour l'historien de l'art

De
419 pages
Si l'histoire de l'art intéresse de plus en plus d'étudiants en France comme à l'étranger, la discipline reste mal cernée dans sa spécificité et manque de manuels méthodologiques. Celui-ci insiste sur la nécessité des connaissances générales (histoire événementielle, littéraire, des institutions, des religions, etc (1ère partie), puis sur les instruments de travail propres à la discipline, enfin sur les conseils pratiques pour l'élaboration d'un travail de master ou de thèse, suivis de conseils pour la rédaction de CV, rapports, etc. et de listes d'erreurs à éviter.
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Manuel de méthodologie pour l’historien de l’art
François Fossier
Manuel de méthodologie pour l’historien de l’art MANUSCRITUNIVERSITÉÉditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2006 www.manuscrit.com ISBN : 2-7481-7351-1 (livre numérique) ISBN 13 : 9782748173512 (livre numérique) ISBN : 2-7481-7350-3 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748173505 (livre imprimé)
Avant-propos
Avant-propos
L’intérêt croissant porté à l’histoire de l’art, ces vingt dernières années, par le grand public de façon générale, mais aussi par le monde étudiant est à l’origine d’un certain nombre de débats, d’interrogations, également d’espoirs dans un monde où la communication et la culture occupent une place de plus en plus importante. Si hélas les professeurs d’histoire à l’Université ne voient pas d’un bon œil la progressive autonomie d’une discipline qui a désormais la faveur d’un nombre pléthorique d’étudiants et qui prétend à des droits et des moyens en rapport avec ses effectifs accrus, si ceux d’arts plastiques dans l’enseignement secondaire persistent à multiplier leurs incursions dans le domaine de l’histoire de l’art sans avoir reçu la formation nécessaire qu’ils jugent aller de soi et à s’opposer d’autre part à la création d’une agrégation d’histoire de l’art et d’un enseignement spécifique de cette discipline, il n’en reste pas moins qu’on ne commente pas une œuvre d’art de la même façon qu’un événement historique ! Ce petit manuel qui n’a pas reçu un accueil très favorable dans les milieux de l’histoire de l’art, pour ne pas dire totalement indifférent, n’a pas la prétention de résoudre toutes les questions liées à cette discipline bien particulière, notamment celles qui touchent à l’appréciation esthétique de l’œuvre d’art, à son interprétation iconologique, à son rôle social, etc. Il ne se veut qu’un répertoire (bien austère il est vrai) d’ustensiles de travail que je persiste à croire indispensables avant de se lancer dans une recherche relevant d’autres critères. Ce sont une peu
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« les bœufs qu’il convient de mettre avant la charrue » et non l’inverse. Beaucoup de collègues, surtout parmi les plus jeunes, pensent dans leur enthousiasme que ce fatras de références est bien inutile, que la discipline est à revoir dans ses fondements et, pour forcer le trait, que l’on ce qu’on a pu faire avant eux ne présente guère d’intérêt. Foin aussi de toute méthode de présentation qui aboutit chez les étudiants à des travaux dont l’allure, disons libérée de toute contrainte, défie le bon sens. Je reste persuadé de tout ce que l’histoire de l’art doit et devra à l’histoire, au même titre que l’histoire du droit, l’histoire de la littérature ou l’histoire des sciences. On ne saurait être un bon historien de l’art sans solide formation historique préalable et sans recourir à des instruments de travail qui servent régulièrement à l’historien « tout court ». Mais je suis tout aussi convaincu que l’histoire est la condition nécessaire mais pas suffisante de l’histoire de l’art qui est une discipline-carrefour, et de ce fait plus complexe que beaucoup d’autres sciences humaines. La cantonner dans le strict champ historique, comme a d’ailleurs eu tendance à le faire l’historiographie française des dernières décennies si attachée au genre monographique et aux catalogues raisonnés, c’est en limiter la portée culturelle et sensible, la réduire à un épiphénomène social, l’isoler de ses sœurs que sont la musique, la littérature, la philosophie, les sciences exactes aussi, la couper de ses racines multiples et en éliminer la dimension transcendentale, irréductrice qui est celle de la créativité, ne l’oublions jamais. En d’autres termes ce petit vademecum, qui procède directement des constatations faites par un professeur, conscient de l’importance et des implications de sa discipline, parfois découragé par l’absence de connaissances des instruments de travail généraux de la part d’étudiants (voire d’enseignants) abordant une recherche universitaire et par l’indifférence laxiste de l’enseignement supérieur, de façon générale, aux questions de méthodologie et de formation dans ce domaine, ne prétend nullement faire le tour de toutes les disciplines connexes où va puiser et s’étancher l’histoire de
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