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Médias écrits de la diaspora congolaise de Bruxelles, Londres et Paris

De
296 pages
La présence de la diaspora congolaise est de plus en plus importante tant en Europe qu'en Amérique. En Europe, les Congolais, à l'instar des autres immigrés, souffrent de la sous-représentation dans les médias des pays d'accueil. Ce déficit est à la base de la naissance de la création des médias communautaires. La communauté a ainsi ses médias qui évoluent à l'ombre des médias "traditionnels".
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Casimir IlungaKasambay
Médias écrits de la diaspora congolaise de Bruxelles, Londres et Paris
Préface du Professeur Francis Balle
Nous sommes conscients que quelques scories subsistent dans cet ouvrage. Vu l’utilité du contenu, nous prenons le risque de l’éditer ainsi et comptons sur votre compréhension
© L’Harmattan, 2013 5-7, rue de l’École polytechnique, 75005 Paris
http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-343-00459-4 EAN : 9782343004594
Médias écrits de la diaspora congolaise de Bruxelles, Londres et Paris
Études africaines Collection dirigée par Denis Pryen
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Casimir ILUNGA-KASAMBAY Médias écrits de la diaspora congolaise de Bruxelles, Londres et Paris Préface du Professeur FRANCIS BALLE
L’Harmattan
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PREFACE C’est au Québec, la belle province, que nous devons les premières études sur les médias communautaires: dans les années 1970, les chercheurs francophones de l’université de Montréal, fascinés par Mc Luhan, leur collègue de Toronto, observaient l’essor de ces médias consacrés à certaines minorités, linguistiques, ethniques ou culturelles, considérées avec condescendance par les «mass media», lorsqu’elles n’étaient pas purement ou simplement ignorées. A l’aube du XXIème siècle, Casimir Ilunga-Kasambay renoue avec une tradition brillamment inaugurée par ses collègues d’outre-Atlantique. Avec une infinie minutie, il a observé à la loupe les journaux publiés à Bruxelles, à Londres et à Paris, et destinés à ses concitoyens congolais, une diaspora oubliée par les ténors de l’information ou, pire, épinglée ou stigmatisée quand certains faits divers plus ou moins anodins appellent l’attention desprofessionnels de l’actualité. A l’ombre des médias qui les submergent, les subjuguent ou les subvertissent, des journalistes professionnels venus du Congo s’adressent ainsi à leurs concitoyens auxquels ils apportent, avec les nouvelles du pays, un réconfort, un sentiment d’identité ou d’appartenance, en plus de ces renseignements ou de ces services qui font le bonheur des lecteurs les plus fidèles et la bonne fortune de leurs journaux préférés. Ces médias, comme le souligneCasimir Ilunga-Kasambay, dont on pourrait espérer qu’ils contribuent grandement à renforcer les liens au sein de la diaspora congolaise, mènent pourtant une existence précaire. Leur observateur parle d’un rendez-vous manqué avec les lecteurs: ces journaux servent les intérêts et les préoccupations de leurs journalistes plutôt que ceux de leurs lecteurs, alors qu’ils prétendent le contraire avec ostentation. C’est sans doute dans la dénonciation de cette maladie infantile du journalisme que réside l’ultime originalité et l’apport le plus précieux de la recherche de Casimir Ilunga-Kasambay : c’est aussi ce qui lui donne, à
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partir de l’examen d’une situation très particulière, une portée universelle et un enseignement qui mérite, à ce titre, d’être entendu. Francis Balle Philosophe, Professeur à l’Université Paris
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AVANT – PROPOS Les médias communautaires constituent bien un phénomène de notre époque. Leur création est récente. Jusqu’ici, ils n’ont pas fait l’objet d’études spécifiques. On ne disposerait donc pas des travaux de référence les concernant. Ce phénomène est pourtant là. Il semble être même une conséquence d’un déficit d’information. En effet, on constate que les médias européens connaissent un déficit évident en matière d’information sur les immigrés en général et congolais (ex. Zaïrois) en particulier. Les rares informations sur cette catégorie de la population européenne ne sont diffusées qu’à l’occasion des événements on ne peut plus dramatiques : le drame des immigrés clandestins, les violences urbaines, les conflits et guerres dans les pays d’origine, etc. Comme le reconnaît Dioh, TIDIANE (1999), «Pour les médias, aborder la question des « cultures - autres », notion effroyablement complexe, signifiera donc n’aborder les autres réalités sociales que sous le mode de dramatisation, du spectacle ou de l’humour. Exclure les « cultures - autres » du champ médiatique signifiera ainsi tolérer dans l’indifférence la présence de ces marginaux au sein de l’espace social». A l’ombre des médias «traditionnels »,les nouveaux médias communautaires auraient la prétention de s’adresser à ce public ainsi délaissé. En les observant de près, on remarque malheureusement qu’ils ont, à quelques rares exceptions, une existence qui ne tient qu’à un fil. En plus, dans les pays sur lesquels porte notre observation, nous remarquons que les pouvoirs publics ne manifestent aucun intérêt à ces véhicules d’information alors que«L’information est nécessaire à la démocratie(…). Il faut savoir pour dire, savoir pour faire, savoir pour décider, savoir pour être un homme, un citoyen, un militant, un patriote, un compatriote» (Célestin Lingo cité par Bassek BA KOBHIO, 1986, 14). L’information est un élément très important tant pour la refondation de la démocratie, face à la dépolitisation progressive des citoyens, que pour une citoyenneté participative. Le besoin de communiquer est ainsi un impératif de survie pour notre actuelle société décidément gagnée par la montée de l’individualisme contemporain. Information et citoyenneté se présentent désormais comme un projet pour construire le futur sur la base de la participation citoyenne. Il y a lieu d’examiner quels usages les immigrés congolais font des moyens de communication dont ils disposent dans la perspective de leur participation citoyenne, et quels messages sont véhiculés dans ces
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