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Médias et cultures en dialogue
Médias et cultures en dialogue
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Jérôme R
Coordonné par Jérôme Roudier
Médias et culturesen dialogue
AudioVisuel et Communication Collection dirigée par Bernard Leconte et Erika Thomas « CHAMPS VISUELS » et le CIRCAV GERICO (université de Lille 3) s’associent pour présenter la collection AudioVisuel et Communication (AVEC). La nomination de cette collection a été retenue afin que ce lieu d’écriture offre un espace de liberté le plus large possible à de jeunes chercheurs ou à des chercheurs confirmés s’interrogeant sur le contenu du syntagme figé de « communication audiovisuelle », concept ambigu s’il en est, car si « l’audiovisuel » – et il faut entendre ici ce mot en son sens le plus étendu, celui de Christian Metz, qui inclut en son champ des langages qui ne sont niaudios(comme la peinture, la photographie, le photo roman ou la bande dessinée), nivisuels (comme la radio) – est, on le sait, monodirectionnel contrairement à ce que tente de nous faire croire ce que l’on peut nommer « l’idéologie interactive », la communication implique obligatoirement un aspect multipolaire... Dernières parutions Julie TALLAND TERRADILLOS,La Danse à l’écoute des nouvelles technologies. Des prothèses numériques aux corps synesthètes, 2015. Erika THOMAS,Art-vidéo et fictions du quotidien.Sur les traces de Bob Santiano, Oublier Zanzibar, Disparitions, 2015. Suzanne BRAY et Gérald PRÉHER (dir.),Un soupçon de crime. Représentations et médiatisations de la violence, 2014. Erika THOMAS,Indiens du Brésil, (in) visibilités médiatiques, 2012.Frédéric PUGNIERE-SAAVEDRA,Le phénomèneDeschiensà la télévision, 2011. Jean-Max MEJEAN,Almodovar, les femmes et les chansons, 2011. Jean UNGARO,Le corps de cinéma, le super-héros américain, 2010. Erika THOMAS,Art-Action : Pol’art Urbain, Didier Barros l’étranger, Des livres et des cendres, 2010. Erika THOMAS,Le cinéma brésilien ducinema novo à la retomada(1955-1999), 2009.
Coordonné par Jérôme ROUDIER
Médias et culturesen dialogue
Coordonné par Jérôme Roudier Comité de lecture : Zineb Benrahhal-Serghini, Michel Feugain, Christophe Lenoir, Zineb Majdouli, Jérôme Roudier, Erika Thomas, Tiphaine Zetlaoui.
© L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-07039-1 EAN : 9782343070391
AVANT-PROPOS
Tiphaine Zetlaoui et Jérôme Roudier
Cet ouvrage s’inscrit dans le prolongement de la journée d’étude « Médias et cultures en dialogue » organisée le 5 avril 2012 par Jérôme Roudier, Zineb Serghini et Erika Thomas au Centre de recherche Médias, Culture et Communications internationales de la Faculté des Sciences Humaines de l’Université Catholique de Lille. L’intérêt de cette journée pluridisciplinaire réside dans le processus de convergence qu’elle a fait apparaître entre les différents thèmes traités par le biais de la notion d’espace qui s’avérait incontournable pour questionner et explorer le champ de la culture. C’est pourquoi le présent ouvrage, résultat d’un appel à communication intitulé « Médias et cultures en dialogue : espaces culturels, espaces médiatiques et sensoriels » est axé sur ce terme phare. Dès lors, le travail des auteurs consiste à montrer la manière dont l’espace peut servir de point d’appui à leur raisonnement pour saisir les tenants et aboutissants d’une culture en mouvement. Les médias qui sont ici mobilisés dans leur forme la plus diversifiée, permettent aux contributeurs d’être au plus près des pratiques plurielles et complexes d’appropriation et de diffusion d’une culture. Le fruit de cette démarche est présenté selon quatre axes d’orientation. Le premier axe s’intéresse à l’Histoire des médias en Europe occidentale. Il est question pour les auteurs de montrer la manière dont des dispositifs médiatiques, en l’occurrence traditionnels, prennent place dans la société et contribuent à
l’affirmation d’un espace d’échanges. L’article de Jérôme Roudier interroge la possibilité d’existence d’un espace public dans la Florence de la République, avant même que l’idée de média n’apparaisse. Ce point de vue est traité à travers le témoignage du travail de Machiavel. Florence est ainsi considérée comme le modèle des espaces publics qui vont advenir par la suite. Suzane Dumouchel questionne le rôle qu’ont joué les journaux littéraires dans la constitution d’un premier espace public médiatique. Dans une interrogation féconde, elle le compare aux réseaux virtuels actuels. Michel Feugain propose ensuite de montrer en quoi des affiches matérielles et très concrètes sont le vecteur d’idéologies et façonnent les imaginaires collectifs. L’exemple de la guerre civile d’Espagne est à cet égard dramatiquement révélateur. Dans des modalités d’interrogations similaires, le second axe s’intéresse à la presse actuelle dans l’Asie de l’extrême Nord-Est. L’article de Li Hong examine l’utilisation des nouvelles technologies dans l’espace médiatico-politique de la Corée du Sud. Il montre comment se réalise l’appropriation des réseaux sociaux par les partis politiques et par les électeurs dans le cadre précis de campagnes électorales. Pour sa part, Bruno Tino se propose d’explorer au plus près le processus de médiatisation du problème nucléaire de Fukushima à l’aune des espaces public et médiatique japonais. Il met ainsi en visibilité la prédominance des supports médiatiques traditionnels dans un espace public structuré par eux depuis la Seconde Guerre mondiale. Le troisième volet s’oriente quant à lui sur la danse et la musique. Les arts du corps sont des arts médiatiques qui peuvent avoir une résonance avec les médias. Zineb Majdouli s’intéresse à la trajectoire médiatico-artistique des musiciens Gnawa au regard de leurs stratégies de mobilité spatiale pour obtenir la diffusion de leur musique. Elle montre à quel point ces actions en Occident structurent leur reconnaissance dans leur propre pays. Sabine Lesenne interroge l’intérêt d’appliquer une forme de notation occidentale à des danses tchadiennes. Leurs dynamiques propres peuvent-elles être correctement prises en compte par le dispositif cinétographique Laban ?
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Marina Pambou s’intéresse au mode de structuration d’expression du hip-hop sur un espace public virtuel. Elle examine statistiquement les pratiques et usages du discours virtuel et ses interactions dans la vie réelle et dans les médias plus traditionnels. Le quatrième volet interroge la prise de sens des arts audiovisuels à travers l’appropriation de dispositifs techno-logiques modernes. Marie Catoir Brisson nous propose en ce sens une étude approfondie sur deux cinéastes mexicains qui se caractérisent par un art à la croisée de la culture mondiale et de leur idiosyncrasie nationale. Leur reconnaissance internationale vient précisément de cette hybridation culturelle. Marie Vicet examine a contrario comment la culture monde a pu intégrer les formes d’art les plus avant-gardistes. L’exemple de MTV se constitue ici en modèle. Les séries télévisées d’aujourd’hui proposent des formes de narration artistiques qui permettent de tout dire, de transcender les codes des conventions. L’article de Christophe Lenoir sur Six feet under permet ainsi de raconter la vie sans oblitérer la mort, de montrer la réalité de la société américaine dans toute sa complexité. L’art ici rejoint une approche quasi sociologique. La prise en compte des techniques de sous-titrage est révélatrice des multiples interprétations de l’image et des problèmes sémantiques posés par une œuvre audio-visuelle. Anne-Laure Camus montre ainsi les limites de la « traduction » d’une œuvre orale et visuelle vers l’écrit. Enfin, l’ouvrage se conclut sur une perspective pédagogique au Québec. Marlène Loïcq nous propose de considérer l’enseignement aux médias comme une propédeutique à l’interculturel. Elle nous entraîne ainsi dans le prolongement naturel et nécessaire à l’ensemble de la démarche induite par les contributeurs de cet ouvrage.
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