Mémoires, qui pourrent servir à l'histoire du parti royaliste françois durant la dernière révolution

De
' .>^.-J MEMOIRES DU COMTE JOSEPH DE PUISAYE, LIEUTENANT-GÉNÉRAL, ETC. ETC. QUI POURRONT SERVIR X L'HISTOIRE DU PARTI ROYALISTE FRANÇOIS LA DERNIÈRE RÉVOLUTION.DURANT Ipse liberavit me de laqueovenantium et à verbe aspero. (Psal.) TOME II. S^ ,1. , \ A LONDRES: De l'Imprimerie de COX, FILS et BAYL15, Great Queen Street, Liniolri's-lnn-Fidds, rtet DULAUEt se trouve chez E. HARDING, No. 18, Pall-Mall ; C^-, Soho-Square. i8o: v^ .-* I MEMOIRES DU COMTE JOSEPH DE PUISAYE. LIVRE CINQUIÈME. l^ES histoires des révolutions sont autant de re- cueils d'instructions et d'exemples, dont le sort est d'être rarement mis à profit. Si quelques bons esprits, frappés de l'analogie des circonstances, se montrent conséquens dans les pronostics qu'ils en tirent le commun des hommes ne s'en préci-; pite pas moins, la tête baissée, au-devant de tous les maux, que l'on croiroit être en leur pouvoir ne leurde prévenir ou d'éviter. L'amour-propre défauts depermet d'ouvrir les yeux que sur les scène duceux qui ont rempli avant eux sur la destinent et leur per-monde, les rôles qu'ils s'y ; suadeTome IL a estsuade trop facilement,, que si l'état des choses capacitéle même, la mesure des talens et de la ne l'est pas.
Publié le : lundi 1 octobre 2012
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.>^.-JMEMOIRES
DU
COMTE JOSEPH DE PUISAYE,
LIEUTENANT-GÉNÉRAL, ETC. ETC.
QUI POURRONT SERVIR X
L'HISTOIRE DU PARTI ROYALISTE FRANÇOIS
LA DERNIÈRE RÉVOLUTION.DURANT
Ipse liberavit me de laqueovenantium et à verbe aspero. (Psal.)
TOME II. S^ ,1.
,
\
A LONDRES:
De l'Imprimerie de COX, FILS et BAYL15,
Great Queen Street, Liniolri's-lnn-Fidds,
rtet DULAUEt se trouve chez E. HARDING, No. 18, Pall-Mall ;
C^-, Soho-Square.
i8o:v^
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IMEMOIRES
DU
COMTE JOSEPH DE PUISAYE.
LIVRE CINQUIÈME.
l^ES histoires des révolutions sont autant de re-
cueils d'instructions et d'exemples, dont le sort
est d'être rarement mis à profit. Si quelques bons
esprits, frappés de l'analogie des circonstances,
se montrent conséquens dans les pronostics qu'ils
en tirent le commun des hommes ne s'en préci-;
pite pas moins, la tête baissée, au-devant de tous
les maux, que l'on croiroit être en leur pouvoir
ne leurde prévenir ou d'éviter. L'amour-propre
défauts depermet d'ouvrir les yeux que sur les
scène duceux qui ont rempli avant eux sur la
destinent et leur per-monde, les rôles qu'ils s'y ;
suadeTome IL aestsuade trop facilement,, que si l'état des choses
capacitéle même, la mesure des talens et de la
ne l'est pas.
La raison de ceci est sans doute, que, pour
que des hommes doués d'ailleurs de quelques lu-
mières, se livrent à des illusions dont il n'est pas
douteux qu'ils pour qu'unseront les victimes; et
peuple entier se troubler sa tran-laisse entraîner à
quillité, et se déchirer, de propres mains ilà ses ;
faut que les uns et les autres soient dans un état de
délire résultat irrémédiable de désordres plus ou;
moins invétérés et que cette situation n'admet;
pas de réflexions.
En tout ce l'homme entreprend, soitque
dans les grandes, soit dans les petites choses, il est
un moyen de ou du dene pas s'égarer, moins
se retrouver attentivement la: c'est d'observer
marche de la écarter le moinsnature, et de s'en
qu'il est possible. en que consiste leC'est cela
vrai secret de toute saine politique comme il est;
celui de la perfection dans les arts et dans les
sciences, et le guide le moins faillible de con-
duite, dans toutes les situations de la vie.croisJe que ce principe, s'il étoit générale-
ment suivi, épargneroit aux individus, bien des
travaux et des peines, et à l'humanité bien des
maux. Car c'est toujours là qu'il en faut revenir
;
et après des écarts et des aberrations sans nombre,
l'homme ne s'aperçoit qu'il a fait quelques pro-
grès réels, que lorsqu'il se sent insensiblement
ramené laà simplicité de la nature. Cette
simplicité précieuse est le partage de quelques
êtres privilégiés, que l'on voit rarement s'élever
au-dessus de la foule; tandis que des milliers
d'ignorans et de présomptueux n'apercevant dans
l'ordre naturel des événemens et des choses, que
des difficultés, des accidens, ou des obstacle,^,
mettent tous leurs efforts et toute leur étude, à les
surmonter, à les détourner, ou à les vaincre; et
que roidis par l'habitude de se guinder, et de
forcer à contre-sens leurs esprits ou leurs corps, ils
deviennent incapables d'en suivre doucement le
cours. Telle est la différence de la médiocrité et
du génie.
Si cette règle est applicable à tous les dé-
tails que peuvent embrasser les connoissanccs
A 2 humaines
;humaines elle doit, à plus forte raison, l'être à;
ces grands mouvemens physiques ou moraux, qui
agitent le globe terrestre ou l'humanité parce
j
qu'ils laissent après eux des traces également pro-
tondes, et des monumens également instructifs de
leur impétuosité et Cette mé-de leurs ravages.
thode n'a danger pour les esprits rétrécisde que
et qui, n'ayant pas la force de résister à lafoibles
fougue de leur intérêt particulier, mettent tou-
jours cet intérêt pour quelque chose, dans leur
manière d'observer et de comparer. Egaréspar ce
guide infidèle, ils croyent trouver de l'analogie, là
où il n'y en a pas et partant de principes erro-;
la fausseté desquels ils se prêtent à senés, sur
tromper eux-mêmes, il est naturel qu'ils se per-
dent dans des conséquences dont il leur est impos-
sible de sortir avec avantage.
L'homme seroit parvenuqui à pouvoir se
dire : cela sera parce qiiil est dans la nature des
choses que cela soitj ou bien, cela ne sera pas,
parce que lanature des choses s\}j oppose, auroit ré-
duit la science de la politique à ses élémens les
simples ilplus auroit une grande supérioritéi
dans la direction de ses semblables : mais s'il n'est
pas

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