Métaphores et féeries

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Tandis qu’un séquoia géant âgé de 4 000 ans (« l’être vivant » le plus grand, le plus lourd et le plus vieux du monde) nous rapporte ses souvenirs, ses fissures et sa connexion perpétuelle avec les trois niveaux du cosmos, les hommes recherchent sans cesse un sens à leur vie. Discerneront-ils un jour, dans cette roue de l’existence qui tourne inéluctablement, la merveilleuse perception de l’infini ?

Illustration: Simone DELMATTI


Publié le : vendredi 21 novembre 2014
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EAN13 : 9782332853110
Nombre de pages : 46
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ISBN numérique : 978-2-332-85309-7

 

© Edilivre, 2016

 

Yarie, une jeune étoile fière et brillante de la Galaxie d’Andromède est destinée à un avenir fabuleux. Son ami, le Soleil, lui a révélé son secret. Il est temps pour elle de quitter ses sœurs célestes et d’entreprendre un voyage extraordinaire. C’est ainsi que débute ce recueil de nouvelles métaphoriques et ce premier voyage qui nous emporte sur la Planète Bleue.

L’harmonie privilégiée qui règne entre le Soleil et la Terre a créé l’existence de la Vie. C’est le message de Yarie. Les fées et les êtres surnaturels nous rappellent que la Terre est précieuse. La nature nous le crie.

Tandis qu’un séquoia géant âgé de 4000 ans, « l’être vivant » le plus grand, le plus lourd et le plus vieux du monde, nous rapporte ses souvenirs, ses fissures et sa connexion perpétuelle avec les trois niveaux du cosmos, les hommes recherchent sans cesse un sens à leur vie. Discerneront-ils un jour dans cette roue de l’existence qui tourne inéluctablement, la merveilleuse perception de l’infini ?

La deuxième partie du recueil rassemble plusieurs nouvelles qui nous invitent aux rêves et à l’enchantement. Le dernier récit nous transporte dans le monde des ténèbres. La mort y règne mais tout naturellement, le conte s’achève avec un dernier message : l’amour est plus fort que tout. Un être assoiffé de vies, vampire de son état, l’a compris à ses dépens.

Yarie
et le prodige de la planète bleue

A Yarie, Puja, mes filleules…

Elle ressemblait à une étoile, la juvénile Yarie, nichée au sein d’une myriade de petits astres, véritables pépinières disséminées en un halo diffus. Le soir, en scrutant le ciel, on pouvait discerner sa douce luminosité et celle de ses innombrables sœurs célestes rassemblées par milliards dans la Galaxie d’Andromède. La plupart d’entre elles, nées depuis des millénaires, vivaient en couples, en trios et même en groupes encore plus nombreux.

Dans l’écrin luminescent qui ceinturait la nébuleuse, Yarie se détachait de l’essaim, fière et brillante, brûlant d’un éclat particulier légèrement bleuté. Au cours de sa jeune vie, elle avait acquis toutes les connaissances sur la science du ciel et ses merveilles, les mouvements célestes, le système solaire, son cortège de planètes et les mille secrets des galaxies. Elle connaissait l’origine du monde, l’ayant appris d’une étoile de la Voie Lactée, le Soleil, depuis le big-bang jusqu’à cette formidable expansion de l’univers qui, loin de ralentir, pouvait s’accroître indéfiniment et de plus en plus rapidement.

Le Soleil était son ami. Ce vieillard de 4,6 milliards d’années lui avait dispensé tout son savoir. Il avait tant d’énergie à distribuer. Soucieux de l’instruire, il était devenu son guide en l’initiant à l’astronomie et en lui apportant les meilleurs enseignements pour accomplir son chemin de vie stellaire.

Yarie avait appris à reconnaître les galaxies qui peuplaient l’univers, évoluant ensemble dans l’espace, leurs larges bras se déployant autour des nébuleuses. Elle connaissait les noms des étoiles dont les parures lumineuses se fondaient dans une palette de couleurs. Telles bleues se nommaient Rigel et Régulus ; d’autres comme Véga, Sirius et la belle Étoile Polaire se différenciaient par leurs teintes opalines et nacrées. Certaines flamboyaient d’un jaune éclatant comme le Soleil tandis qu’Arcturus et Antarès incendiaient le ciel par leurs nuances orangées et pourpres. Ces astres lumineux accomplissaient leur destinée, les plus massifs ayant une vie courte et une mort violente. Yarie avait vu les derniers jours de ces opulentes étoiles aspirées dans un tourbillon, leur lumière intense disparaissant dans de gigantesques trous noirs.

L’automne était la saison idéale pour découvrir les merveilles du ciel. Émergeant de la tache laiteuse de la Galaxie d’Andromède, Yarie contemplait les amas stellaires disséminés près d’elle, le carré de Pégase, Cassiopée et Persée. De temps à autre, des pluies d’étoiles filantes esquissaient de petits traits lumineux dans le ciel.

Après minuit et jusqu’au matin, ces gerbes d’astéroïdes jaillissant des constellations, s’embrasaient comme des feux d’artifices avant de se désintégrer.

D’autres objets célestes tels les comètes étaient propulsés dans les profondeurs du cosmos. Ces boules de glace et de poussières pourvues d’une longue chevelure et parfois parées d’une...

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