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Métaphysique d'Alien

225 pages
Pour toute une génération, la saga des films consacrés à Alien, « le huitième passager » est devenue emblématique du monde en devenir. La nature de sa monstruosité est si puissante qu’il a fini par pénétrer la pensée des philosophes dont il a marqué la jeunesse. Ce recueil s’attache ainsi à montrer l’épouvante que suscite notre rapport au réel, tel que nous l’avons domestiqué. Dans la violence de ce prédateur, nous nous percevons nous-mêmes, avec notre rage destructrice. L’alien est certes inhumain, mais il partage avec la proie que nous sommes un pouvoir d’anéantissement qui nous imite en tant qu’envahisseur de la nature.
L’alien, meurtrier des dieux, nous extermine, mais laisse vivre les chats et les androïdes auxquels il est indifférent. Dans cette valorisation de l’animal et de la machine au détriment des humains, il semblerait que se dévoile une autre vie, sous les traits d’une femme. En elle, se rejouent une chance, une hybridation avec l’univers pour laisser monter comme une « nouvelle alliance », un nouvel avenir des machines associées aux hommes.
Métaphysique d’Alien réunit des textes d’Elie During, Jean-Clet Martin, Raphaël Bessis, Charles H. Gerbet, Laurent de Sutter, Frédéric Neyrat, Marika Moisseeff, Antoine Hatzenberger, Véronique Bergen et Peter Szendy.
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Métaphysique d’Aliensous la direction de Jean-Clet Martin Philosophie Pour toute une génération, la saga des films consacrés àAlien, « le huitième passager » est devenue emblématique du monde en devenir. La nature de sa monstruosité est si puissante qu’il a fini par pénétrer la pensée des philosophes dont il a marqué la jeunesse. Ce recueil s’attache ainsi à montrer l’épouvante que suscite notre rapport au réel, tel que nous
l’avons domestiqué. Dans la violence de ce prédateur, nous nous percevons nous-mêmes, avec notre rage destructrice. L’alien est certes inhumain, mais il partage avec la proie que nous sommes un pouvoir d’anéantissement qui nous imite en tant qu’envahisseur de la nature. L’alien, meurtrier des dieux, nous extermine, mais laisse vivre les chats et les androïdes auxquels il est indifférent. Dans cette valorisation de l’animal et de la machine au détriment des humains, il semblerait que se dévoile une autre vie, sous les traits d’une femme. En elle, se rejouent une chance, une hybridation avec l’univers pour laisser monter comme une « nouvelle alliance », un nouvel
avenir des machines associées aux hommes. Métaphysique d’Alien réunit des textes d’Elie During, Jean-Clet Martin, Raphaël Bessis, Charles H. Gerbet, Laurent de Sutter, Frédéric Neyrat, Marika Moisseeff, Antoine Hatzenberger, Véronique Bergen et Peter Szendy. EAN numérique :997788--22--77556611--0066332-18-1EAN livre papier : 9782756104362www.leoscheer.com
MÉTAPHYSIQUE D’ALIEN
Collection dirigée par Léo Scheer
© Éditions Léo Scheer, 2014 www.leoscheer.com
MÉTAPHYSIQUE D’ALIEN
Elie During, Jean-Clet Martin, Raphaël Bessis, Charles H. Gerbet, Laurent de Sutter, Frédéric Neyrat, Marika Moisseeff, Antoine Hatzenberger, Véronique Bergen, Peter Szendy
Éditions Léo Scheer
AVANT-PROPOS
La fiction, si elle n’est pas réelle au sens d’une histoire effectivement avérée, n’en comporte pas moins une forme de vérité. Vérité fabuleuse, celle d’un temps à venir, mais sans doute encore celle qui conteste ce temps par la capacité à sortir de son horizon si étroit. La série desAliensnous confronte à des épisodes invrai-semblables, dont l’horreur n’a pas d’égal. On comprendra certes que les événéments qui y sont relatés sont issus de l’imagination. Il n’empêche, la fiction, l’imagination, aussi fantastiques soient-elles, n’ont cependant rien de commun avec l’illusion, avec l’erreur d’appréciation. La fabulation suppose pour le moins des éléments de cohérence. Si on ne peut accorder aucun crédit aux faits relatés dansAlien, le montage des plans, le développe-ment de l’intrigue comportent une partmétaphysique dont l’exactitude est surprenante. Qu’une fiction puisse être vraie, la littérature nous en avait déjà donné la leçon, nous montrant des personnages irréels dont les vertus, la logique des passions étaient
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exemplaires : des modèles d’intelligibilité relativement à notre mode d’existence. Ulysse ne ressemble à personne. Il vit dans l’extraordinaire, mais cette « extériorité » reste une extériorité pour notre « ordinaire ». Il s’y situe, vient le fendre comme en y ouvrant un devenir, un autre monde dans le monde, une bordure qui témoigne de l’ontologieplus que de l’histoire. Il en va de même de la série desAliensdont le vaisseau part à la dérive, nous porte hors de nos préoccupations quotidiennes en direction d’un réel enrichi, d’une densité incomparable. Cet ensemble d’essais cherche à rendre visible ce que les images de cette aventure extra-terrestre retiennent de notre monde autant que ce qui peut lui échapper. On y découvrira des clefs concernant nos préoccupations bien réelles quant à ce qui nous estétranger, à l’invasion pandémique, à laprocréation, auclonage, à ladifférence sexuelle, aux rapports que nous entretenons avec lesrobots, sans parler de la frontière même de ce que nous appelons l’humanité. Un humain, ce n’est pas un corps, mais un ensemble de relations extérieures à nos cellules, des relations que la génétique ne permet pas d’interroger. Nos valeurs, notre foi n’ont rien d’endogène mais témoi-gnent d’un plan externe et comme extra-terrestre, au point que l’origine du pensable n’est jamais tout à fait darwinienne. Comment la pensée commence ? Pourquoi des machines ou des animaux nous donnent au cinéma le sentiment de se mettre à penser, hors de tout territoire ?
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