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Mettre en pratique un cours en miracles / La méthodologie d’un cours en miracles

De
557 pages
Au milieu des années 1970 était publié Un cours en miracles, un ouvrage autodidactique conçu pour vous aider à éliminer vos croyances conscientes et inconscientes dans le but de retrouver votre État naturel d’Amour, de Paix et de Joie Sans Limites. Le Cours est devenu depuis un Livre saint pour plus d’un million de personnes dans le monde qui ont pu vivre, grâce à lui, une transformation remplie d’amour vers une vie plus sereine. Or, même si le Cours a été rédigé dans une langue magnifique, il demeure un texte dense et métaphorique qui est parfois difficile à comprendre.
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L’auteure de ce livre ne dispense aucun avis médical ni ne prescrit l’usage d’aucune technique
en guise de traitement médical. Le seul but de l’auteure est d’offrir une information générale afin
de vous guider dans votre quête de bien-être émotionnel et spirituel. L’auteure et l’éditeur ne
doivent être tenus responsables d’aucune manière que ce soit de tout usage personnel des
informations contenues dans ce livre.

Copyright © 2009 Elizabeth A. Cronkhite
Titre original anglais : Practicing A Course in Miracles / The Way of A Course in Miracles
Copyright © 2015 Éditions AdA Inc. pour la traduction française
Cette publication est publiée en accord avec John Hunt Publishing Ltd.

Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que
ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire.

Éditeur : François Doucet
Traduction : Miville Boudeault
Révision linguistique : Féminin pluriel
Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Audrey Faulkner
Conception de la couverture : Matthieu Fortin
Photo de la couverture : © Thinkstock
Mise en pages : Sébastien Michaud
ISBN papier 978-2-89752-516-3
ISBN PDF numérique 978-2-89752-517-0
ISBN ePub 978-2-89752-518-7
Première impression : 2015
Dépôt légal : 2015
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Bibliothèque Nationale du Canada

Éditions AdA Inc.
1385, boul. Lionel-Boulet
Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7
Téléphone : 450-929-0296
Télécopieur : 450-929-0220
www.ada-inc.com
info@ada-inc.com

Diffusion
Canada : Éditions AdA Inc.
France : D.G. Diffusion
Z.I. des Bogues
31750 Escalquens — France
Téléphone : 05.61.00.09.99
Suisse : Transat — 23.42.77.40
Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99

Imprimé au Canada

Participation de la SODEC.
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du
livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition.
Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion
SODEC.
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et
Bibliothèque et Archives Canada

Cronkhite, Elizabeth A.

[Practicing A course in Miracles. Français]
Mettre en pratique Un cours en miracles : une vulgarisation en langage clair du cahier
d’exercices, accompagnée des notes de men-torat ; La méthodologie d’Un cours en miracles :
une vulgarisation en langage clair du guide d’enseignement, accompagnée des notes de
mentorat

(Un cours en miracles ; 2, 3)
Traduction de : Practicing A course in Miracles, et de, The Way of A course in Miracles.
ISBN 978-2-89752-516-3
1. Course in Miracles. 2. Vie spirituelle - Nouvel Âge (Mouvement). I. Cronkhite, Elizabeth A.
Way of A course in Miracles. Français. II. Titre. III. Titre : La méthodologie d’Un cours en
miracles. IV. Titre : Practicing A course in Miracles. Français.

BP605.C68C76214 2015 299’.93 C2014-942787-5
Conversion au format ePub par:
www.laburbain.com
Volumes II et III
II
Mettre en pratique Un cours en miracles
Une vulgarisation en langage clair du cahier d’exercices, accompagnée des notes
de mentorat
III
La méthodologie d’Un cours en miracles
Une vulgarisation en langage clair du guide d’enseignement, accompagnée des
notes de mentorat
Préface
Un cours en miracles comprend trois livres : le texte, le cahier d’exercices et le guide
d’enseignement. Le texte expose les concepts théoriques du Cours, le cahier d’exercices vous
montre comment appliquer le Cours, et le guide d’enseignement vous présente la voie à suivre
pour l’étude du Cours. Ces trois livres sont importants, mais alors que le texte est complet en
soi, le cahier d’exercices et le guide d’enseignement ont besoin du Texte pour être mis en
contexte. Après avoir terminé Le message d’Un cours en miracles : Une vulgarisation du texte
en langage clair, j’ai constaté que les vulgarisations du cahier d’exercices et du guide
d’enseignement devaient être réunies en un seul volume pour accompagner le MCM. C’est ce
livre que vous tenez entre vos mains.
Les « enseignants » dont il est question dans le guide d’enseignement sont les « enseignants
de Dieu », une expression que le Cours utilise pour désigner tous ceux qui vivent une
expérience consciente de Dieu. Comme l’objectif du cahier d’exercices est de vous ouvrir afin
que vous puissiez vivre une relation directe avec Dieu à travers le miracle ou la Révélation, les «
enseignants de Dieu » désignent les étudiants du Cours qui ont terminé le cahier d’exercices.
Un mentor est une personne qui met son expérience au service des autres dans un domaine
donné. Comme j’étudie le Cours depuis 1984, j’ai offert mes services comme mentor à d’autres
enseignants de Dieu. C’est pour cette raison que j’ai inclus mes notes de mentorat autant dans
le MPCM que dans le MéCM.
Que la paix vous accompagne, vous qui étudierez ce livre pour approfondir votre
compréhension et votre acceptation de votre Unité avec Dieu.
Liz Cronkhite
Las Vegas, 2010À propos de la vulgarisation
Vous ne faites qu’Un avec Dieu
Comment cette phrase peut-elle être plus qu’une idée séduisante quand votre esprit est rempli
d’un monde qui est en tout point à l’opposé de Dieu ? Dans votre perception que vous êtes
séparé de Dieu, votre esprit est brouillon et raisonne de manière artificielle. C’est grâce à un
effort conscient de reprogrammation que l’idée que vous ne faites qu’Un avec Dieu cesse d’être
un concept intellectuel pour se transformer en expérience consciente. Mettre en pratique Un
cours en miracles met votre esprit sur la bonne voie afin que vous puissiez retrouver votre état
naturel d’Amour, de Paix et de Joie illimités en Dieu.
Le MPCM est une vulgarisation en langage clair du cahier d’exercices d’Un cours en miracles
qui accompagne le livre Le message d’Un cours en miracles : Une vulgarisation du texte en
langage clair. Cependant, le MPCM est plus qu’un cahier d’exercices dont le vocabulaire et le
style s’apparentent à ceux utilisés dans la vulgarisation du Texte. Comme le MCM, il propose
également une interprétation du cahier d’exercices à travers le thème central du Cours et les
propres expériences d’Unité avec Dieu vécues par la vulgarisatrice. Il aide à mieux comprendre
le message qui est au cœur du Cours, vous permettant ainsi d’intégrer les idées avec une
rapidité et une profondeur plus grandes que vous ne pourriez le faire avec le texte original. Les
notes de mentorat ont été ajoutées pour apporter un éclairage supplémentaire sur certaines
leçons.
Là où le Texte présente un fondement théorique du Cours, ce cahier d’exercices vous offre le
moyen de le concrétiser d’une manière permettant une réelle transformation. Ses leçons, qui
s’échelonnent sur une année, proposent des pensées quotidiennes simples qui visent à éliminer
le système de pensée de l’esprit individuel, à harmoniser vos pensées conscientes avec Dieu et
à vous enseigner comment ouvrir votre esprit à Dieu.
Ces exercices se font dans le cadre de votre vie de tous les jours à l’intérieur de votre
perception d’être dans un monde, car c’est par le contact avec ce monde que vous débusquerez
les pensées qui vous retiennent dans votre réalité. En soi, comme le monde est neutre, vous
pouvez choisir de le percevoir autrement, et c’est précisément cela que ces leçons vous
proposent. Cette nouvelle Perception, qui provient du Christ Esprit qui est en vous, devient une
passerelle qui est le reflet de l’Amour de Dieu et qui vous rappelle que vous ne faites qu’Un avec
Dieu. Quand vous aurez pardonné aux perceptions qui semblent « prouver » que vous êtes
séparé de Dieu, ou que vous les aurez libérées, le monde disparaîtra de votre esprit et vous
serez Dieu de nouveau.
Pour y arriver, il vous suffit de faire une fois chaque leçon. Après avoir terminé ces leçons,
vous serez prêt à vous tourner vers le Saint-Esprit pour continuer à former votre esprit. Ce
cahier d’exercices s’adresse aux nouveaux étudiants qui s’identifient encore fortement à un Moi
individuel, car appliquer les leçons à répétition peut bloquer le passage vers un nouvel état
d’esprit. C’est pour cette raison que beaucoup d’étudiants, après avoir complété une année de
leçons, choisissent d’étudier le cahier d’exercices comme s’il s’agissait du Texte, car il est rempli
d’idées pratiques qui explicitent davantage le contenu du Texte.
Ce cahier d’exercices est basé sur la première édition du cahier d’exercices d’Un cours en
miracles, ouvrage qui appartient au domaine public. Ses paragraphes ont été numérotés pour
faciliter la comparaison avec les éditions subséquentes.
Introduction
1. Le Texte d’Un cours en miracles offre un cadre théorique en appui à son objectif qui est de
vous aider à vous remémorer votre Unité avec Dieu. Mais ce sont les activités du cahier
d’exercices qui rendront cet objectif atteignable pour vous, car votre esprit ne peut y arriver
sans entraînement. Le but de ce cahier d’exercices est donc de former votre esprit à intégrer
les concepts du Texte.
2. Votre période de formation dure une année, et les leçons sont numérotées de 1 à 365. Vous
avez une leçon à faire par jour et vous ne devriez pas dépasser ce nombre. Les exercices
sont très simples. Ils ne deman-dent pas beaucoup de temps, peuvent se faire n’importe où
et n’exigent pas de préparation particulière.
3. Le cahier d’exercices est divisé en deux sections : la première traite de votre perception de
séparation d’avec Dieu tandis que la seconde porte sur l’acquisition d’une Perception réelle,
qui est un moyen de percevoir qui reflète une conscience de votre Unité avec Dieu. Les
exercices à faire chaque jour sont structurés autour d’une idée centrale (à l’exception des
périodes de révision qui proposent plusieurs idées pour une même journée). L’idée est
énoncée en premier, suivie d’une description des étapes à suivre pour la mettre en
application.
4. Ce cahier d’exercices a pour but de former systématiquement votre esprit afin qu’il acquière
une perception différente de tout ce que contient le monde que vous percevez. Les exercices
sont planifiés de manière à ce que vous puissiez généraliser la leçon en constatant que
celleci s’applique autant aux personnes qu’aux choses.
5. Votre Perception réelle est différente de la perception de l’esprit individuel en ce sens que
lorsque vous l’atteignez, en lien avec une personne ou une situation, elle se transfère
automatiquement à toute personne et à toute chose. Si vous soustrayez une personne ou
une chose à votre Perception réelle, vous ne pouvez l’atteindre et, par conséquent, elle ne se
transfère pas.
6. Les seules règles que vous devez suivre pour mettre en pratique les leçons sont,
premièrement, de faire les exercices en suivant fidèlement les indications. Cela vous aidera à
appliquer les idées présentées dans la leçon à chaque situation que vous vivez ainsi qu’à
chaque personne et à chaque chose qui s’y trouvent. Deuxièmement, ce n’est pas à vous de
déterminer s’il y a des personnes, des choses ou des situations qui échappent à l’application
de ces idées. Cela empêchera le transfert de la leçon. L’essence même de la Perception
réelle est son caractère infini. C’est à l’opposé de la manière dont vous percevez
présentement.
7. Ces exercices ont pour but d’accroître votre aptitude à étendre les idées présentées dans
chaque leçon pour y inclure tout ce qui existe. Cela ne requiert aucun effort de votre part,
puisque les exercices sont intrinsèquement transférables à toute chose.
8. Certaines idées présentées dans ce cahier d’exercices vous sembleront difficiles à croire ou
déconcertantes. Cela n’a pas d’importance. Vous devez uniquement appliquer ces idées de la
manière prescrite. Vous n’avez pas à les juger ; vous devez uniquement les utiliser. C’est en
les utilisant qu’elles prendront tout leur sens pour vous et qu’elles vous prouveront leur
véracité.
9. Rappelez-vous ceci : vous n’avez pas besoin de croire aux idées présentées dans ce cahier
d’exercices, vous n’avez pas besoin de les accepter, vous n’avez même pas besoin de les
accueillir. Vous pouvez même résister activement à certaines d’entre elles. Tout cela n’a pas
d’importance et ne peut en aucun cas diminuer leur efficacité. Refusez de faire des
exceptions dans leur mise en application et quelle que soit votre réaction quant à ces idées,
utilisez-les. C’est tout ce qui vous est demandé.
Première partieLeçon 1
Rien de ce que je vois dans cette pièce (ou dans cette rue, de cette fenêtre, à cet endroit) n’a
un sens qui lui est propre.
1. Répétez en silence l’idée suivante, puis regardez lentement autour de vous et appliquez
systématiquement cette idée à tout ce que vous voyez. Par exemple :
« Cette table n’a pas de sens qui lui est propre. »
« Cette chaise n’a pas de sens qui lui est propre. »
« Cette main n’a pas de sens qui lui est propre. »
« Ce pied n’a pas de sens qui lui est propre. »
« Ce crayon n’a pas de sens qui lui est propre. »
2. Regardez au-delà de votre environnement immédiat pour appliquer l’idée à une série d’objets
plus éloignés de vous. Par exemple :
« Cette porte n’a pas de sens qui lui est propre. »
« Ce corps n’a pas de sens qui lui est propre. »
« Cette lampe n’a pas de sens qui lui est propre. »
« Cet écriteau n’a pas de sens qui lui est propre. »
« Cette ombre n’a pas de sens qui lui est propre. »
3. Vous remarquerez que ces affirmations sont présentées sans ordre précis et qu’elles peuvent
s’appliquer à une foule de choses ; c’est le but de cet exercice. Appliquez-le au hasard à tout
ce qui croise votre regard, mais sans l’appliquer nécessairement à tout ce que vous voyez.
Ces exercices ne devraient pas devenir un rituel. Assurez-vous seulement de ne rien exclure
délibérément. Aux fins de cette leçon, toutes les choses se valent.
4. Appliquez cette leçon une fois le matin et une fois le soir. Vous devriez le faire pendant une
minute environ, à moins que vous ne ressentiez un stress. Agissez comme si c’était une
tâche agréable.
Notes de mentorat
Cette leçon vous enseigne que le monde physique que vous percevez est neutre ; il n’a pas de
sens qui lui est propre.Leçon 2
J’ai donné à tout ce que je vois dans cette pièce (ou dans cette rue, de cette fenêtre, à cet
endroit) le sens que cela revêt pour moi.
1. Faites avec cette idée ce que vous avez fait avec la première activité : répétez la leçon, puis
appliquez-la spécifiquement aux objets qui sont près de vous ; ce sur quoi vos yeux se
posent. Promenez ensuite votre regard autour de vous. Tournez la tête à gauche et à droite,
et si possible faites un tour complet pour voir ce qui se trouve derrière vous. Assurez-vous de
choisir au hasard ce à quoi vous appliquerez l’idée, sans vous concentrer sur quelque chose
en particulier, ni essayer d’inclure tout ce qui se trouve dans une zone donnée. Autrement,
vous ressentirez de la fatigue.
2. Jetez des coups d’œil rapides autour de vous en essayant de ne pas sélectionner des objets
en fonction de la taille, de la luminosité, de la couleur, des matériaux ou de l’importance que
l’objet a pour vous. Considérez simplement chaque chose qui croise votre regard. Appliquez
l’idée autant à un corps qu’à un bouton, à une mouche qu’à un plancher, à un bras qu’à une
pomme. Concentrez-vous uniquement sur les objets qui croisent votre regard. Assurez-vous
de ne rien choisir en particulier et de ne rien exclure de manière délibérée.
3. Appliquez cette leçon une fois le matin et une fois le soir. Vous devriez le faire pendant une
minute environ, à moins que vous ne ressentiez un stress. Agissez comme si c’était une
tâche agréable.
Notes de mentorat
Cette activité est une suite logique à la première leçon. Comme le monde physique n’a pas de
sens en soi, tout le sens qu’il revêt pour vous est projeté vers lui par votre propre esprit.Leçon 3
Je ne comprends rien de ce que je vois dans cette pièce (dans cette rue, de cette fenêtre, dans
cet endroit).
1. Appliquez cette idée comme les deux précédentes : répétez l’idée, puis appliquez-la de
manière spécifique. Assurez-vous de ne rien discriminer dans les choses que vous choisissez
de regarder. Vous n’avez pas à vous poser de questions sur la pertinence de ce que vous
voyez, car tout se prête à cette idée. Il ne s’agit pas d’un exercice de jugement. Certaines
choses que vous voyez peuvent être chargées pour vous sur le plan émotionnel. Mettez vos
sentiments de côté et utilisez simplement ces choses comme vous le feriez pour n’importe
quoi d’autre.
2. Le but de ces exercices est de vous aider à chasser de votre esprit les associations que vous
aviez l’habitude de faire lorsque vous regardiez quelque chose de manière à ce que vous
puissiez comprendre que cette chose est neutre et que vous la connaissez à peine. Il est
essentiel que vous gardiez un esprit ouvert et dénué de tout jugement de valeur quant aux
choses auxquelles vous appliquerez l’idée du jour. À cette fin, aucune chose n’est plus
appropriée ou utile qu’une autre.
3. Appliquez cette leçon une fois le matin et une fois le soir. Vous devriez le faire pendant une
minute environ, à moins que vous ne ressentiez un stress. Agissez comme si c’était une
tâche agréable.
Notes de mentorat
Quand vous projetez un sens vers quelque chose, vous ne pouvez voir qu’il ne possède aucun
sens en soi. Par conséquent, vous ne comprenez pas ce qu’il est.
Leçon 4
Mes pensées avec l’esprit individuel sont aussi dénuées de sens que les choses que je vois
dans cette pièce (dans cette rue, de cette fenêtre, dans cet endroit, etc.).
1. L’exercice aujourd’hui ne débute pas avec l’idée ci-dessus. Notez plutôt les pensées qui
traversent votre esprit pendant environ une minute, puis appliquez cette idée à ces pensées.
Si vous êtes déjà conscient des pensées de tristesse, utilisez-les avec cette idée, mais ne
choisissez pas uniquement les pensées que vous jugez « néfastes ». Lorsque vous vous
entraînez à examiner vos pensées, vous découvrirez que chacune représente un tel mélange
en soi que vous ne pouvez distinguer les « bonnes » des « mauvaises ». C’est pour cette
raison qu’elles n’ont aucun sens.
2. Soyez précis dans le choix de vos pensées pour l’idée du jour. N’ayez pas peur d’utiliser
autant les pensées que vous jugez « bonnes » que celles que vous jugez « mauvaises ».
Aucune de ces pensées ne représente vos Pensées réelles, puisqu’elles les recouvrent. Les
pensées que vous considérez comme « bonnes » ne sont que l’ombre de ce qui se trouve
derrière, et les ombres gênent votre Perception réelle. Les pensées que vous jugez «
mauvaises » sont celles qui bloquent votre Perception réelle et vous empêchent de voir la
Vérité. Vous ne voulez ni de l’une ni de l’autre.
3. Voici un exercice important qui sera repris dans d’autres leçons sous des formes différentes.
L’objectif est de vous préparer aux premières étapes où vous séparerez dans votre esprit ce
qui n’a aucun sens d’avec ce qui a un sens. Cette leçon est le premier pas vers le but à plus
long terme de votre apprentissage, c’est-à-dire voir que ce qui n’a pas de sens ne fait pas
vraiment partie de vous et que ce qui a du sens en fait partie. C’est aussi le début de
l’entraînement de votre esprit afin qu’il distingue ce qui est semblable malgré les différences
apparentes de ce qui e s t différent.
4. En appliquant vos pensées à la leçon d’aujourd’hui, identifiez chaque pensée en fonction d’un
personnage ou d’un événement central. Par exemple :
« Cette pensée au sujet de (…) n’a pas plus de sens que toutes les choses que je vois
dans cette pièce (dans cette rue, etc.). »
5. Vous pouvez également utiliser cette idée pour une pensée en particulier qui vous est pénible.
Malgré son utilité, cet exercice ne doit pas se substituer à l’application de cette leçon de
manière aléatoire. N’y consacrez tout au plus qu’une minute, environ. Vous êtes encore trop
inexpérimenté pour ne pas tomber dans le piège de vous soucier de choses sans importance.
6. Il est également possible que vous ayez de la difficulté à ne pas porter de jugement sur vos
pensées. Faites ces exercices trois ou quatre fois aujourd’hui. Vous y reviendrez par la suite.
Notes de mentorat
Avec cette leçon, vous commencez à apprendre que ce qui semble être vos pensées privées et
un monde en apparence extérieur à vous sont une seule et même chose, car c’est votre esprit
qui les pense et les perçoit. Elle commence également à vous enseigner qu’en dépit des
différences apparentes entre les formes de vos pensées, elles sont les mêmes, parce que leur
contenu est identique. Ni le monde physique ni vos pensées personnelles ne viennent de Dieu,
donc ni l’un ni l’autre n’a de sens.Leçon 5
La cause de ma colère n’est jamais celle que je crois.
1. Vous pouvez appliquer cette idée à toute personne, chose ou situation que vous considérez
comme étant la cause de votre souffrance. Plus spécifiquement, appliquez-la à tout ce qui
vous semble être l’objet de votre colère en utilisant le terme qui décrit exactement la forme de
colère que vous ressentez. Par exemple : peur, inquiétude, dépression, anxiété, colère,
haine, jalousie, etc. Dans votre perception, toutes ces formes de colère sont différentes l’une
de l’autre, ce qui est faux, mais jusqu’à ce que vous compreniez que seul le contenu, et non
la forme, compte, chaque forme peut s’appliquer à l’idée abordée aujourd’hui. Appliquer la
même idée séparément à chaque forme de colère est la première étape qui vous mènera
ultimement à reconnaître qu’elles sont toutes identiques.
2. Quand vous êtes en colère, appliquez l’idée du jour autant à la forme de cette colère qu’à son
objet tel que vous le percevez. Par exemple :
« La cause de ma colère envers (…) n’est pas celle que je crois. »
« La cause de ma peur envers (…) n’est pas celle que je crois. »
3. Cet exercice ne remplace pas les séances où vous vous exercez à trouver dans votre esprit
les « sources » présumées de votre colère ou les formes de colère qui en découlent.
4. Pendant ces exercices, et plus encore lorsque vous vous mettez spontanément en colère,
vous pourriez avoir de la difficulté à choisir au hasard des moments d’animosité, et accorder
plus d’importance à certains épisodes de colère qu’à d’autres. Dans un tel cas, vous pourriez
trouver utile d’utiliser la phrase suivante avant de faire l’exercice :
« Il n’y a pas de petites colères, parce que toutes les colères perturbent la quiétude de
mon esprit. »
5. Cherchez ensuite dans votre esprit ce qui peut vous perturber, peu importe si cette cause
semble majeure ou mineure.
6. Vous pouvez également être moins enclin à appliquer l’idée du jour à certaines sources de
colère plutôt qu’à d’autres. Si cela se produit, dites-vous ceci :
« Je ne peux conserver une forme de colère et me débarrasser des autres, car
j’éprouverai alors toujours du ressentiment. C’est pour cette raison que toutes les
colères se ressemblent et que je dois renoncer à chacune d’entre elles. »
7. Sondez ensuite votre esprit pendant environ une minute au maximum. Essayez d’identifier
différentes formes de colère, peu importe si elles vous semblent importantes ou non.
N’oubliez pas d’identifier à la fois la source perçue de cette colère et l’émotion particulière que
vous ressentez. En voici quelques exemples :
« La cause de mon inquiétude envers (…) n’est pas celle que je crois. »
« La cause de ma dépression envers (…) n’est pas celle que je crois. »
Mettez en pratique cette idée trois ou quatre fois pendant la journée.
Notes de mentorat
Cette leçon ouvre votre esprit à l’idée qu’il s’y passe beaucoup plus de choses que les
apparences ne le laissent supposer. Vous êtes en colère et vous croyez savoir pourquoi, mais
vous vous trompez. La leçon suivante explique p o u r q u o i vous n’êtes jamais en colère pour la
raison que vous croyez.
Cette leçon renforce également l’idée que les différences perçues sur le plan de la forme sont
insignifiantes, car la colère n’a d’autre contenu que la perturbation de votre quiétude d’esprit.
Leçon 6
Ce qui me met en colère n’existe pas vraiment.
1. Encore une fois, ces exercices vous demandent de nommer avec précision la forme de votre
colère (fureur, peur, anxiété, dépression, etc.) et l’objet de cette colère. Par exemple :
« Je suis en furie contre (…) parce que je vois quelque chose en eux qui n’existe pas. »
« Je suis anxieux à cause de (…) parce que je vois quelque chose qui n’existe pas. »
2. Vous pouvez appliquer l’idée du jour, à trois ou quatre reprises, à tout ce qui semble vous
mettre en colère. Chaque fois, sondez au préalable votre esprit pendant environ une minute.
Appliquez l’idée à chaque pensée dérangeante que vous trouvez.
3. Encore une fois, si l’application de l’idée du jour à certaines pensées dérangeantes vous
rebute, rappelez-vous ceci :
« Il n’y a pas de petites colères, parce que toutes les colères perturbent la quiétude de
mon esprit. »
Et :
« Je ne peux conserver une forme de colère et me débarrasser des autres, car
j’éprouverai alors toujours du ressentiment. C’est pour cette raison que toutes les
colères se ressemblent et que je dois renoncer à chacune d’entre elles. »
Notes de mentorat
Cette leçon ouvre votre esprit à l’idée que vous projetez vers le monde quelque chose qui est
neutre, et que c’est cette projection qui vous met en colère. La leçon suivante explique ce que
vous voyez vraiment.Leçon 7
Je perçois uniquement un passé individuel.
1. Cette idée peut vous sembler difficile à croire de prime abord, mais c’est la raison qui explique
toutes les leçons précédentes.
2. C’est parce que vous percevez uniquement un passé individuel que tout ce que vous voyez
n’a pas de sens qui lui soit propre.
C’est parce que vous percevez uniquement un passé individuel que tout ce que vous
voyez n’a que le sens que vous lui donnez.
C’est parce que vous percevez uniquement un passé individuel que vous ne comprenez
pas ce que vous voyez.
C’est parce que vous percevez uniquement un passé individuel que vos pensées sont
dénuées de sens et qu’elles ressemblent aux choses que vous voyez.
C’est parce que vous percevez uniquement un passé individuel que la cause de votre
colère n’est jamais celle que vous croyez.
C’est parce que vous percevez uniquement un passé individuel que vous êtes en colère
contre quelque chose qui n’existe pas.
3. Il est très difficile pour vous de changer vos croyances à propos du temps, parce que tout ce
en quoi vous croyez présentement est enraciné dans ce dernier. Vous avez besoin de
nouvelles croyances à propos du temps parce que votre système de croyances actuel repose
sur celui-ci. Cette première leçon à propos du temps n’est pas aussi étrange qu’il y paraît de
prime abord.
4. Par exemple, regardez une tasse. Voyez-vous réellement la tasse, ou plutôt vos expériences
avec une tasse tirées de votre passé individuel ? Avoir soif, l’utiliser pour boire, sentir le bord
contre vos lèvres, l’utiliser pour le petit déjeuner, etc. Vous savez même que la matière dont
elle est faite se brisera si vous l’échappez en raison de ce que vous avez appris dans le
passé individuel. Puisque vous n’avez aucune idée de ce qu’est la tasse sauf ce que vous
avez appris dans un passé individuel, vous ne la voyez pas vraiment.
5. Regardez autour de vous. L’idée du jour s’applique à tout ce que vous voyez.
Reconnaissezle en l’appliquant au hasard à tout ce qui accroche votre regard. Par exemple :
« Je perçois uniquement un passé individuel dans ce crayon. »
« Je perçois uniquement un passé individuel dans cette chaussure. »
« Je perçois uniquement un passé individuel dans cette main. »
« Je perçois uniquement un passé individuel dans ce corps. »
« Je perçois uniquement un passé individuel dans ce visage. »
6. Ne vous attardez à rien en particulier, et n’omettez rien de manière délibérée. Observez
brièvement chaque objet, puis passez à l’objet suivant. Faites cet exercice à trois ou quatre
reprises aujourd’hui, chaque fois pendant environ une minute.
Notes de mentorat
Vous croyez être un Moi individuel à l’intérieur d’un corps dans un monde, et vous avez une
histoire pour ce « Moi », c’est-à-dire son passé. Vous regardez tout ce qui existe dans le monde
que vous percevez à travers cette lentille. Ce n’est ni « mauvais » ni une « erreur », mais
simplement une indication sur votre mode de pensée quand vous vous identifiez à un Moi
individuel. Cette première leçon vous amène à reconnaître ce que vous pensez réellement avec
un esprit individuel, passage obligé afin que vous puissiez apprendre, avec le temps, à
distinguer les pensées de l’esprit individuel de celles de votre Christ Esprit, qui est votre Esprit
réel. C’est alors que vous pourrez choisir entre les deux.
Leçon 8
Mon esprit est préoccupé par des pensées provenant d’un passé individuel.
1. Cette idée explique pourquoi vous pouvez uniquement voir un passé individuel. Quand vous
vous identifiez à un Moi individuel, vous ne voyez rien, à part vos propres pensées projetées
vers l’extérieur. L’esprit individuel se préoccupe du passé parce qu’il comprend mal ce temps
qui nuit à votre perception. Avec un esprit individuel, il vous est impossible de vivre le présent
qui est le seul temps qui compte. Par conséquent, vous ne comprenez ni le temps, ni quoi
que ce soit d’autre.
2. La seule pensée entièrement vraie que vous pouvez entretenir à propos du passé est son
absence. Quand vous pensez au passé, vous pensez à une illusion. Votre esprit est vide
quand vous pensez au passé parce qu’en fait, vous ne pensez à rien du tout.
3. Les exercices du jour ont pour but de commencer à former votre esprit à reconnaître les
moments où il ne pense à rien du tout. Quand vous êtes préoccupé par des pensées
illusoires, la Vérité ne peut accéder à votre esprit. Reconnaître que votre esprit est réellement
vide, plutôt que croire qu’il est rempli d’idées réelles, est la première étape pour ouvrir votre
esprit à votre Perception réelle.
4. Vous devriez faire les exercices du jour les yeux fermés. Ce que vous semblez voir avec les
yeux du corps n’est en réalité que la représentation d’une idée dans votre esprit, et il est plus
facile de le reconnaître en fermant les yeux, car peu importe avec quelle netteté vous vous
représentez cette idée, il n’y a rien à voir. Pendant la séance habituelle d’une durée d’une
minute environ, et avec le moins d’efforts possible, notez les idées qui meublent votre esprit.
Identifiez chacune en fonction de l’objet ou du thème principal, puis passez à la pensée
suivante. Répétez à voix basse la phrase suivante :
« J’ai l’impression de penser à (…) »
Nommez chacune de vos pensées de manière précise.
« J’ai l’impression de penser à (nom d’une personne), à (nom d’un objet), à (nom d’une
émotion), etc. »
Concluez cette recherche dans votre esprit avec la phrase suivante :
« Mais mon esprit est préoccupé par des pensées provenant d’un passé individuel. »
5. Faites ces exercices à quatre ou cinq reprises pendant la journée, à moins que vous ne
ressentiez de l’irritation. Si l’inconfort est trop grand, trois ou quatre séances suffiront. Vous
pourriez cependant trouver utile d’inclure votre irritation, ou toute autre émotion que l’idée du
jour pourrait faire naître en vous, dans cet exercice.
Notes de mentorat
Dans ce cours, le mot « percevoir » est employé à la fois pour désigner ce que vous percevez
et comment vous le percevez. Les leçons précédentes traitaient du comment en insistant sur le
fait qu’à travers l’esprit individuel, vous percevez un passé individuel que vous projetez vers le
présent. Le paragraphe 4 introduit le concept que ce que vous percevez se trouve également
dans votre esprit. L’objet de votre perception (le monde physique) est neutre, car il n’a aucun
sens qui lui soit propre ; c’est le comment qui lui donne le sens qu’il revêt pour vous. Le cours
s’intéresse à comment vous percevez parce que vos perceptions indiquent si vous percevez à
partir d’un esprit individuel ou de votre Christ Esprit.
Une question se pose inévitablement : si le monde que je perçois se trouve dans mon esprit,
comment expliquer qu’un autre voit le même monde que moi ? La réponse est qu’il n’y a qu’un
seul esprit qui se perçoit faussement comme séparé de Dieu. Il continue à se fragmenter et à se
séparer en semblant se diviser entre plusieurs esprits individuels, chacun possédant son propre
passé ou sa propre histoire. Même si les esprits individuels peuvent revêtir d’innombrables
formes, leur contenu reste le même, car chacun est une version en miniature de la séparationqui a eu lieu dans l’esprit dont ils font partie. S’il vous est possible de vous entendre avec les
autres Moi individuels sur ce que vous percevez, c’est parce que vous faites tous partie d’un
esprit qui a créé le monde. Cependant, deux Moi individuels ne peuvent s’entendre parfaitement
sur la façon de percevoir quelque chose, car leur passé individuel leur donne supposément un
point de vue unique sur le monde. Par exemple, vous pourriez vous entendre avec un autre
pour affirmer que le ciel est bleu tout en étant en désaccord sur la nuance de bleu dont il s’agit !
La diversité des formes est la grande illusion de votre perception de séparation d’avec Dieu. Sur
le plan du contenu, tous les esprits sont identiques, et votre esprit est l’esprit qui perçoit la
séparation d’avec Dieu. Comme le rappel de votre Unité avec Dieu est une quête intérieure, il
suffit que vous acceptiez pour vous-même la correction de votre perception de séparation
d’avec Dieu. Quand vous acceptez la correction pour vous-même, vous le faites avec votre
esprit tout entier qui est l’esprit qui semble divisé entre Dieu et ce qui n’est pas Dieu.
Leçon 9
Je ne perçois rien comme je pourrais le percevoir maintenant.
1. Cette idée est la suite logique des deux dernières leçons. Même si vous êtes en mesure
d’accepter cette idée sur le plan intellectuel, elle n’a encore aucun sens pour vous.
Cependant, votre compréhension n’est pas nécessaire à cette étape. En fait, reconnaître que
vous ne comprenez pas est indispensable pour éliminer vos idées fausses. Ces exercices ont
pour but de mettre cette idée en pratique, et non de la comprendre, parce que vous n’avez
pas besoin de vous exercer à faire quelque chose que vous comprenez déjà. Il est illogique
de chercher à comprendre quelque chose que vous avez déjà.
2. Dans votre identification avec un Moi individuel, vous avez probablement de la difficulté à
croire que ce que vous semblez voir n’est pas là. Vous pouvez juger cette idée perturbante et
prendre divers moyens pour y résister, ce qui n’exclut pas que vous la mettiez en pratique.
Tout ce que vous avez à faire avec ces exercices, c’est de les appliquer. Chaque petite étape
lèvera peu à peu le voile qui obscurcit votre esprit, et la compréhension viendra tôt ou tard
l’éclairer complètement.
3. Trois ou quatre séances suffisent pour les exercices du jour. Regardez autour de vous et
appliquez l’idée du jour au hasard à tout ce que vous voyez, mais sans rien exclure
délibérément. Par exemple :
« Je ne perçois pas cet ordinateur comme je pourrais le percevoir maintenant. »
« Je ne perçois pas ce téléphone comme je pourrais le percevoir maintenant. »
« Je ne perçois pas ce bras comme je pourrais le percevoir maintenant. »
4. Commencez avec les choses qui sont près de vous, puis étendez l’idée au-delà.
« Je ne perçois pas ce portemanteau comme je pourrais le percevoir maintenant. »
« Je ne perçois pas cette porte comme je pourrais la percevoir maintenant. »
« Je ne perçois pas ce visage comme je pourrais le percevoir maintenant. »
5. N’oubliez pas qu’il n’est pas nécessaire de tout inclure, même s’il ne faut rien exclure
d’emblée. Faites preuve d’honnêteté envers vous-même quand vous faites cette distinction,
parce que vous pourriez être tenté de l’embrouiller.
Notes de mentorat
Si l’esprit individuel voit uniquement le passé et vous montre la « preuve » de votre séparation
d’avec Dieu, votre Perception réelle vous montrera la preuve que votre Unité avec Dieu est là
dès maintenant. Votre Perception réelle voit tout avec Amour, car tout provient de l’Amour qui
est en vous.
Ne permettez pas à l’esprit individuel de vous distraire en accordant trop d’importance à ce
que vous inclurez ou à ce que vous pourriez exclure avec ces exercices. Si c’est le cas,
poursuivez l’exercice en prenant les choses plus à la légère. On ne vous demande pas d’être
parfait, et cela n’est pas un test. On vous demande de faire de votre mieux pour votre propre
bien. La culpabilité en lien avec ces exercices est inappropriée.
Leçon 10
Mes pensées individuelles n’ont aucun sens.
1. Cette idée est applicable à toutes les pensées dont vous prenez conscience pendant les
séances d’exercices. Vous pouvez agir ainsi parce qu’il ne s’agit pas de vos Pensées réelles.
Cette distinction a déjà été faite dans ce cahier d’exercices et elle sera répétée plus tard.
Vous ne disposez pas encore d’un point de comparaison entre les pensées de l’esprit
individuel et vos Pensées réelles. Quand ce sera le cas, vous saurez que les pensées de
l’esprit individuel que vous considériez autrefois comme étant vôtres ne portaient sur rien de
réel.
2. Voici la deuxième leçon qui aborde une idée de ce type. La forme utilisée aujourd’hui diffère
légèrement de celle de la leçon 4 qui commençait par les mots « Mes pensées avec l’esprit
individuel (…) » au lieu des mots « Mes pensées individuelles (…) ». L’idée du jour sera donc
en lien avec les choses que vous voyez autour de vous. Cette leçon met l’accent sur le
manque de réalité de ce que vous pensez avec un esprit individuel.
3. Ce processus de correction a commencé avec l’idée que les pensées individuelles dont vous
êtes conscients sont insignifiantes et ne font pas partie de vous en Vérité. C’est pourquoi
l’importance était accordée à leur passé plutôt qu’à leur présent. Dorénavant, vous insisterez
sur le fait que la présence de ces pensées signifie que vous ne réfléchissez pas du tout. C’est
un autre moyen de consolider l’idée selon laquelle votre esprit est réellement vide lorsque
vous pensez avec un esprit individuel. En reconnaissant ceci, vous reconnaîtrez que l’esprit
individuel n’est rien. C’est le passage obligé pour l’acception de votre Perception réelle.
4. Pour ces exercices, fermez les yeux et commencez en répétant lentement et en silence l’idée
du jour. Ajoutez ensuite :
« Cette idée m’aidera à me libérer de toutes mes croyances actuelles. »
Examinez les pensées qui traversent votre esprit sans les trier ou les juger. Évitez de leur
associer un qualificatif (bien ou mal, bonnes ou mauvaises, significatives ou insignifiantes,
etc.). En fait, si cela peut vous aider, visualisez vos pensées comme s’il s’agissait d’une
procession d’objets disparates qui défilait devant vous. Chaque fois qu’une pensée vous
traverse l’esprit, dites la phrase suivante :
« Mes pensées individuelles à propos de (…) n’ont aucun sens. »
5. Cette pensée peut vous servir pour toutes les pensées qui vous déconcertent à un moment
ou à un autre de la journée, en plus des cinq séances d’exercices que vous avez prévues à
cette fin. Les séances ne devraient durer qu’environ une minute, tout au plus. Réduisez leur
durée à 30 secondes si vous ressentez un inconfort. Souvenez-vous de répéter l’idée du jour
lentement avant de l’appliquer spécifiquement à quelque chose, puis ajoutez :
« Cette idée m’aidera à me libérer de tout ce que je crois maintenant. »
Leçon 11
Les pensées individuelles qui ne signifient rien me présentent un monde qui ne signifie rien.
1. Voici la première idée liée à une étape majeure de votre processus de correction : l’inversion
de votre façon de concevoir le monde. Vous croyez que le monde détermine ce que vous
percevez : l’idée du jour introduit le concept que ce sont vos pensées qui déterminent le
monde que vous voyez. Réjouissez-vous de mettre cette idée en pratique aujourd’hui, car elle
assure votre libération de la souffrance de l’esprit individuel. La clé du pardon véritable réside
dans l’idée du jour.
2. Les séances d’exercices du jour seront un peu différentes de celles des leçons précédentes.
Commencez en fermant les yeux et répétez l’idée du jour lentement et en silence. Ouvrez
ensuite les yeux et regardez autour de vous ; près de vous et au loin, en haut et en bas, un
peu partout. Travaillez ainsi pendant environ une minute en répétant l’idée du jour. Faites-le
lentement et calmement, sans vous presser, sans faire d’effort et sans sentiment d’urgence.
3. Pour un bénéfice maximal, vos yeux devraient passer rapidement d’un objet à l’autre,
puisqu’ils ne doivent s’attarder sur rien en particulier. Répétez doucement les mots.
L’apprivoisement de cette idée devait être fait de manière décontractée, car celle-ci jette les
fondements de la paix, de la détente et de la libération face à l’anxiété que vous essayez
d’atteindre. Une fois l’exercice terminé, fermez les yeux et répétez l’idée lentement et en
silence.
4. Trois séances suffisent pour aujourd’hui. Si vous vous sentez suffisamment confiant pour en
faire davantage, vous pouvez vous rendre jusqu’à cinq séances, mais sans aller au-delà.
Notes de mentorat
Le monde et les pensées individuelles n’ont pas de sens, car elles ne viennent pas de Dieu. Si le
monde est neutre et peut être perçu à travers un esprit individuel ou à travers votre Christ
Esprit, les pensées individuelles ne le sont pas, car elles mènent à la perception individuelle. La
perception individuelle ne peut pas voir de sens réel, car elle ne vient pas de Dieu.Leçon 12
Je suis en colère parce que je perçois un monde sans signification.
1. L’idée du jour est importante parce qu’elle permet de corriger une déformation majeure de
votre esprit sur le plan de la perception. Vous croyez que la cause de votre colère est un
monde terrifiant, un monde triste, un monde violent, ou un monde insensé. Mais ce ne sont
que des attributs que vous projetez vers le monde. Le monde n’a pas de sens en soi.
2. Faites les exercices du jour en gardant les yeux ouverts. Regardez lentement autour de vous.
Regardez les objets l’un après l’autre en conservant un rythme régulier. Ce que vous
regardez n’a pas d’importance, et c’est cela que vous vous enseignez quand vous accordez
une attention et un temps égaux aux choses que vous regardez. C’est la première étape pour
apprendre à accorder une valeur égale à tout ce que vous voyez.
3. Pendant que vous jetez un regard autour de vous, dites-vous la phrase suivante :
« Je crois voir un monde affreux, un monde dangereux, un monde hostile, un monde
malheureux, un monde méchant, un monde fou, etc. »
Utilisez les termes descriptifs qui vous viennent à l’esprit. S’il s’agit de mots qui semblent
positifs, utilisez-les également. Par exemple, les expressions « un monde bon », ou « un
monde satisfaisant », peuvent vous venir à l’esprit. Cet exercice accepte également les
adjectifs « agréables », car le monde n’a pas de sens qui lui soit propre, et une perception «
positive » du monde est une perception au même titre qu’une perception négative. Tous les
termes qui vous traversent l’esprit sont appropriés pour l’exercice d’aujourd’hui.
4. Assurez-vous de conserver le même rythme lorsque vous passez d’un terme « positif » à un
terme « négatif », car il n’y a pas de différence entre les deux. À la fin de la séance, ajoutez :
« Mais je suis en colère parce que je perçois un monde sans signification. »
5. Comme ce qui n’a pas de sens n’est ni bon ni mauvais, le monde ne devrait susciter en vous
aucune colère. Si vous pouvez accepter que le monde n’a pas de sens, et que vous laissez le
Saint-Esprit écrire la Vérité à son sujet pour vous, cela vous rendra incroyablement heureux.
Toutefois, en l’absence du Saint-Esprit dans votre conscience, vous n’avez d’autre choix que
de projeter à partir d’un esprit individuel, et ce sont ces projections que vous avez vues. Ce
que l’esprit individuel projette est dénué de tout sens véritable. Pourtant, derrière cette
perception se trouve votre Perception réelle, qui reflète l’Amour de Dieu. Voir un monde sans
signification peut faire monter la colère en vous, mais une fois que vous aurez éliminé les
projections de l’esprit individuel, vous verrez avec votre Perception réelle. C’est le but ultime
de ces exercices.
6. Répétez cet exercice à trois ou quatre reprises aujourd’hui, pendant une durée maximale
d’une minute chacun. Si cela vous semble trop long, arrêtez dès les premiers signes de
fatigue.
Notes de mentorat
L’Esprit de Dieu ne fait qu’Un ; la dualité est un concept de l’esprit individuel. Les jugements du
type « bien ou mal », « bon ou mauvais », « significatif ou insignifiant » sont utilisés par l’esprit
individuel pour donner l’impression que le monde a un sens qui lui est propre ; pour le rendre
réel à vos yeux. Le Saint-Esprit regarde le monde et voit qu’il vous est utile en vous aidant à
vous rappeler votre Unité avec Dieu tout en ignorant le reste. Ce qui est utile peut être qualifié
de « bon », de « bien » ou de « significatif ». Tant que vous croyez en ces dualités, le
SaintEsprit les utilisera pour la Vérité.
Le paragraphe 5 de la présente leçon vous présente le but des premières leçons qui est de
vous enseigner à reconnaître le mode de pensée de l’esprit individuel, mais sans rien vous
proposer pour le remplacer. Les leçons qui vous mèneront à votre Perception véritable seront
présentées plus loin dans ce livre.
Leçon 13
Un monde qui n’a pas de sens me fait peur.
1. L’idée du jour est une variante de l’idée précédente, sauf qu’elle mentionne spécifiquement
l’émotion qu’un monde sans signification éveille en vous. (En fait, un monde qui n’a pas de
sens est une impossibilité, car ce qui n’a pas de sens ne peut exister. Il vous est toutefois
possible de percevoir quelque chose qui n’existe pas et n’a pas de sens, et c’est précisément
cela que vous êtes en train de faire.)
2. Dans votre identification avec un Moi individuel, reconnaître que le monde n’a pas de sens en
soi provoque en vous une intense anxiété, car cela semble « vous » mettre en opposition
avec Dieu afin de déterminer le sens qui sera dévolu au monde. L’esprit individuel a pris les
devants pour imposer ses propres idées, car il craint que le monde soit utilisé par le
SaintEsprit pour démontrer l’impuissance et l’irréalité du monde individuel. Il a raison de penser
ainsi.
3. Par conséquent, il est essentiel que vous appreniez à reconnaître que le monde n’a pas de
sens en soi, et à l’accepter sans que cela vous fasse peur. Si vous avez peur, vous
projetterez votre crainte vers le monde. Vous percevrez ce monde à travers des attributs qu’il
ne possède pas et vous l’emplirez d’images qui n’existent pas. Pour l’esprit individuel, les
illusions sont des soupapes de sécurité qui jouent le même rôle pour vous quand vous vous
identifiez à un Moi individuel.
4. Faites les exercices du jour à trois ou quatre reprises pendant une durée maximale d’une
minute à la fois. Les yeux fermés, répétez l’idée du jour en silence. Ouvrez ensuite les yeux,
regardez lentement autour de vous, et dites :
« Je vois un monde qui n’a pas de sens. »
Répétez cette phrase en silence pendant que vous regardez autour de vous. Fermez ensuite
les yeux et concluez avec la phrase suivante :
« Un monde qui n’a pas de sens me fait peur, parce que je crois être en concurrence
avec Dieu. »
5. Il est possible que vous opposiez une quelconque résistance à cette dernière phrase, mais
reconnaissez que vous avez réellement peur de cette phrase parce que vous croyez que
Dieu vous punira de L’avoir confronté. Vous n’êtes pas encore obligé de croire en cette
phrase et vous pouvez la rejeter en la jugeant grotesque. Notez soigneusement chaque signe
conscient ou inconscient de peur que cela peut faire naître en vous.
6. C’est la première leçon qui établit un lien de causalité que vous n’avez pu reconnaître en
raison de votre inexpérience. Ne vous attardez pas à la dernière phrase et essayez de ne pas
y penser à l’extérieur des séances d’exercices.
Leçon 14
Dieu n’a pas créé un monde qui n’a pas de sens.
1. L’idée du jour explique pourquoi un monde qui n’a pas de sens est une impossibilité. Ce que
Dieu n’a pas créé n’existe pas, et tout ce que Dieu a créé existe comme Dieu L’a créé. Le
monde que vous percevez n’a rien à voir avec la Réalité. C’est vous qui l’avez créé, mais il
n’existe pas dans la Réalité.
2. Gardez les yeux fermés pendant toute la durée de cet exercice. Limitez le temps consacré à
chercher dans votre esprit à une minute maximum. Pour aujourd’hui, trois séances suffisent,
à moins que vous vous sentiez à l’aise en les faisant. Si c’est le cas, c’est parce que vous
comprenez réellement le but qu’elles visent.
3. L’idée du jour est une autre étape dans votre apprentissage qui vous mènera à renoncer à ce
que vous avez projeté vers le monde à partir de l’esprit individuel afin que vous puissiez
étendre à la place votre Perception réelle. Les premières étapes de ce processus pourraient
s’avérer difficiles et douloureuses. Certaines pourraient même vous effrayer. Mais vous ne
resterez pas dans cet état de peur ; vous irez au-delà de la peur vers votre Objectif, qui est la
Protection parfaite et la Paix parfaite.
4. Les yeux fermés, pensez à toutes les horreurs du monde qui traversent votre esprit.
Nommez chacune au fur et à mesure, puis niez leur réalité. Dites :
« Dieu n’a pas créé ceci (guerre, écrasement d’avion, ouragan, etc.), et donc cela n’est
pas réel. »
5. Incluez toutes les choses que vous craignez qui pourrait vous arriver ou arriver à un autre.
Dans chaque cas, identifiez le « désastre » de manière précise ; n’utilisez pas de termes
généraux. Par exemple, dites : « Dieu n’a pas créé le cancer » au lieu de « Dieu n’a pas créé
la maladie ».
6. Vous passerez en revue votre collection personnelle d’horreurs. Elles font partie du monde
que vous voyez. Certaines sont des illusions que vous semblez partager avec d’autres, et
certaines appartiennent exclusivement à votre enfer personnel. Tout cela n’a aucune
importance. Ce que Dieu n’a pas créé peut uniquement être dans votre esprit qui est séparé
de Dieu, et donc cela n’a aucun sens. En reconnaissance de ce fait, terminez les séances
d’exercices du jour en répétant l’idée du jour :
« Dieu n’a pas créé un monde qui n’a pas de sens. »
7. Bien entendu, appliquez cette idée à tout ce qui vous perturbe pendant la journée à l’extérieur
de vos séances d’exercices. Soyez très précis en ce sens. Par exemple :
« Dieu n’a pas créé un monde qui n’a pas de sens. Dieu n’a pas créé (la situation qui
vous perturbe), et donc cela n’est pas réel. »
Notes de mentorat
Cette leçon est très importante, car elle vous permet de faire une distinction importante entre ce
que Dieu a créé et ce que Dieu n’a pas créé. Vous commencerez ainsi à différencier la Vérité de
l’illusion, ce qui vous permettra souvent de neutraliser vos croyances actuelles. L’esprit individuel
vous enseigne que Dieu a créé le monde, mais que le monde n’a pas de sens, et donc qu’il ne
peut provenir de Dieu.
Leçon 15
J’ai créé les images que je vois avec mes propres pensées.
1. C’est parce que les pensées que vous créez avec un esprit qui semble séparé de Dieu vous
apparaissent comme des images que vous n’arrivez pas à reconnaître qu’elles ne
représentent rien. Vous croyez les avoir créées, et c’est pourquoi vous croyez les voir. C’est
ainsi que l’esprit divisé construit la « vision » et c’est la fonction qu’il confie aux yeux du corps.
La création d’images n’est pas votre Perception réelle. Elle prend la place de votre Perception
réelle en utilisant des illusions pour s’y substituer.
2. Cette introduction à votre processus de création d’images ne vous dira probablement pas
grand-chose à cette étape. Vous commencerez à la comprendre lorsque vous verrez le
mince contour de lumière qui entoure les objets qui vous sont familiers. Ce sera le début de
votre Perception réelle. Lorsque cela se produit, la Perception réelle se manifestera
rapidement.
3. Pendant votre cheminement, vous vivrez de nombreux épisodes de « lumière ». Elle peut
prendre des formes diverses, et parfois inattendues, mais ne les craignez pas, car ce sont les
signes que vous êtes en train d’ouvrir votre esprit à la Vérité. Ces signes sont éphémères,
car ils ne sont que des symboles de votre Perception réelle et ils ne viennent pas de Dieu.
Ces exercices ne vous révéleront pas Dieu, mais ils vous prépareront à retrouver votre pleine
conscience de Dieu.
4. Pour l’exercice du jour, répétez en silence la leçon d’aujourd’hui et appliquez-la à tout ce que
vous voyez autour de vous. Utilisez le nom de ce que vous voyez et, tout en continuant de le
regarder, dites la phrase suivante :
« Ce ou cette (…) est une image que j’ai créée. »
Il n’est pas nécessaire d’appliquer l’idée du jour à un grand nombre d’éléments. Il est
nécessaire cependant de ne jamais cesser de les regarder pendant que vous répétez l’idée
en silence. Répétez-la chaque fois lentement.
5. Même si vous ne pourrez pas appliquer l’idée du jour à beaucoup de choses pendant chaque
séance d’exercices d’une minute, essayez le plus possible de choisir les objets au hasard. Si
vous ressentez un inconfort, réduisez la durée de la séance à moins d’une minute. Trois
séances d’exercices seront suffisantes, à moins que vous vous sentiez parfaitement à l’aise.
Même dans ce cas, limitez-vous à quatre séances. Vous pouvez également appliquer l’idée
du jour au besoin tout au long de la journée.
Notes de mentorat
Dans le paragraphe 1, l’expression « esprit divisé » désigne l’esprit qui crée le monde à travers
des images que des esprits individuels en apparence séparés peuvent percevoir, ou interpréter.
En tant que Moi individuel, vous semblez être dans un monde dont vous n’êtes pas le créateur,
sauf que tout ce que vous percevez est dans votre esprit entier parce que vous êtes l’esprit à
l’intérieur duquel ce monde existe. Il vous est impossible de le comprendre dans votre
identification avec un Moi individuel, parce que l’identification avec un Moi individuel sert à nier
que tout ce que vous percevez est votre esprit entier. Vous le comprendrez en réclamant votre
Perception réelle, et en changeant ainsi votre esprit, vous verrez que ce que vous percevez
change également.
Leçon 16
Je n’ai pas de pensées neutres.
1. La leçon du jour est la première étape pour éliminer l’idée que vos pensées n’ont aucun effet.
Tout ce que vous voyez est le résultat de vos pensées, et il n’y a aucune exception à cette
règle. Les pensées ne sont ni grandes ni petites, ni puissantes ni faibles ; elles sont vraies ou
fausses. Celles qui sont vraies s’étendent d’elles-mêmes éternellement et infiniment ; celles
qui sont fausses créent des images fausses et limitées.
2. Aucune pensée ne contredit davantage le Pouvoir de votre pensée que le concept de «
pensées inutiles ». Un esprit capable de créer un monde complet peut difficilement être
qualifié d’inutile. Chaque pensée que vous avez étend la Vérité dans votre esprit ou multiplie
les illusions. Vous pouvez multiplier les illusions, mais vous ne pouvez jamais les rendre
réelles.
3. En plus du fait que vous devez reconnaître que vos pensées ne sont jamais inutiles, votre
salut requiert que vous reconnaissiez que chacune de vos pensées vous apporte le conflit ou
la Paix ; la peur ou l’Amour. Une pensée ne peut produire un résultat neutre, parce que vos
pensées ne peuvent pas être neutres. Vous pourriez être tenté de balayer du revers de la
main les pensées craintives sous prétexte qu’elles sont sans importance, dérisoires et
dénuées d’intérêt, sauf que vous devez également reconnaître qu’elles détruisent votre Paix
et qu’elles sont irréelles. Vous mettrez cette idée en pratique de différentes manières avant
de la comprendre réellement.
4. Pour l’exercice du jour, sondez votre esprit pendant environ une minute en fermant les yeux.
Assurez-vous de ne négliger aucune « petite » pensée. Cela pourrait s’avérer difficile au
début, mais vous y arriverez avec un peu de pratique. Il vous sera difficile d’éviter de faire
des distinctions artificielles entre vos pensées. Chaque pensée que vous avez, peu importe
ses qualités apparentes, est applicable à l’idée du jour.
5. Pendant les séances d’exercices, commencez par répéter en silence l’idée du jour. Puis, au
fur et à mesure que d’autres pensées traversent votre esprit, gardez-les dans votre
conscience tout en répétant en silence :
« Cette pensée au sujet de (…) n’est pas une pensée neutre. »
Comme d’habitude, utilisez l’idée du jour chaque fois que vous prenez conscience d’une
pensée qui vous rend mal à l’aise. Dites :
« Cette pensée à propos de (…) n’est pas une pensée neutre parce que je n’ai pas de
pensées neutres. »
6. Si cet exercice ne vous demande aucun effort, vous pouvez faire quatre ou cinq séances
pendant la journée. Si vous ressentez de la fatigue, trois périodes suffiront. Réduisez la durée
de la séance si vous ressentez un inconfort.
Notes de mentorat
S’il vous est impossible de croire l’idée que ce sont vos pensées qui créent le monde entier que
vous percevez, c’est parce que vous êtes habitué à voir votre esprit comme étant limité à un
esprit individuel. Or, en fait, votre esprit est partout. Ce point sera explicité davantage dans les
prochaines leçons.
Leçon 17
Je ne peux percevoir de choses neutres.
1. Voici une autre étape dans l’identification d’un lien de causalité dans votre perception d’être
dans un monde. Vous ne voyez rien qui soit neutre, parce que vos pensées ne sont pas
neutres. Une pensée précède toujours votre perception, malgré l’apparence du contraire.
Même si l’esprit individuel vous enseigne le contraire, vous devez apprendre que c’est a i n s i
que vous pensez. Sinon, votre perception n’aurait pas de cause et serait la Réalité. Il ne peut
en être ainsi, parce que la perception n’est pas cohérente.
2. Pour l’exercice du jour, gardez les yeux ouverts pendant que vous dites en silence :
« Je ne peux percevoir des choses neutres, parce que je n’ai pas de pensées neutres. »
Regardez ensuite autour de vous en regardant chaque chose assez longtemps pour dire :
« Je ne perçois pas un (…) neutre, parce que mes pensées au sujet des (…) ne sont pas
neutres. »
Par exemple, vous pourriez dire :
« Je ne perçois pas un mur neutre, parce que mes pensées au sujet des murs ne sont pas
neutres. »
« Je ne perçois pas un corps neutre, parce que mes pensées au sujet des corps ne sont
pas neutres. »
3. Ne faites pas de distinction entre ce que vous considérez comme étant vivant ou inanimé,
agréable ou désagréable. Peu importe ce que vous pouvez croire, vous ne percevez rien qui
soit réellement vivant ou réellement joyeux. Il en est ainsi parce que vous n’êtes pas encore
conscient de vos Pensées réelles et heureuses.
4. Trois ou quatre séances sont recommandées pour aujourd’hui. Effectuez au moins trois
séances, même si vous ressentez une résistance. Toutefois, si vous ressentez de la
résistance, vous pouvez réduire la durée de chaque séance à moins d’une minute.Leçon 18
Je ne suis pas le seul à ressentir les effets de ma perception.
1. Encore une fois, l’idée du jour vous fait prendre davantage conscience que les pensées qui
donnent lieu à ce que vous voyez ne sont jamais neutres ou insignifiantes. Elle vous montre
également que l’esprit individuel n’est pas la limite de votre esprit, sujet dont il sera question
un peu plus loin.
2. L’idée du jour s’intéresse moins à ce que vous voyez qu’à la f a ç o n dont vous le voyez. Faites
l’exercice suivant à trois ou quatre reprises.
3. Regardez autour de vous et choisissez le plus arbitrairement possible les éléments que vous
utiliserez pour l’idée du jour. Regardez chacun suffisamment longtemps pour que vous ayez
le temps de dire :
« Je ne suis pas le seul à ressentir les effets de ma façon de voir (…) »
Terminez la séance avec la phrase plus générale du jour :
« Je ne suis pas le seul à ressentir les effets de ma perception. »
4. Les séances peuvent durer une minute ou moins.
Notes de mentorat
Le concept « être seul au monde » n’a de sens que dans votre identification avec un Moi
individuel isolé. En Vérité, votre Esprit est Un, et cette « solitude » est un concept dénué de
sens, car il n’y a pas d’« autre » esprit. Or, dans votre perception de séparation d’avec Dieu, cet
autre esprit semble être ce « vous » qui est dans un monde en apparence extérieur à vous.
Cette leçon montre que votre esprit n’est pas limité à un Moi individuel séparé. Votre façon de
percevoir affecte non seulement ce qui semble être « votre » Moi individuel, mais également le
monde tout entier, puisqu’il se trouve exclusivement dans votre esprit.
Leçon 19
Je ne suis pas le seul à ressentir les effets de mes pensées.
1. Vous remarquerez que dans ce cahier d’exercices, les idées en lien avec vos pensées
précèdent parfois les idées en lien avec vos perceptions, ou l’inverse. En fait, l’ordre n’a pas
d’importance. Vos pensées, et la perception qui est en résulte, sont simultanées, car la cause
et l’effet ne sont jamais séparés.
2. La leçon du jour vous montre encore une fois que votre esprit n’est pas limité à un esprit
individuel isolé. Il est probable que cette idée vous rebutera au départ, parce que vous
pourriez avoir l’impression qu’elle s’accompagne d’une énorme responsabilité. Vous pourriez
également la considérer comme une atteinte à votre vie privée. Malgré cette résistance
initiale, vous en viendrez à comprendre que cette idée doit être vraie s’il est possible que
vous soyez sauvé de votre croyance d’être limité à un Moi individuel. Votre salut doit être
possible, puisque c’est la Volonté de Dieu que vous soyez illimité.
3. Les exercices du jour devraient durer environ une minute et être effectués les yeux fermés.
Au début, répétez l’idée du jour, puis soyez attentif aux pensées qui traversent votre esprit.
Identifiez chacune en fonction de la personne ou du thème, puis conservez-la dans votre
esprit. Pendant ce temps, dites :
« Je ne suis pas le seul à ressentir les effets de cette pensée à propos de (…) »
4. L’exigence du hasard quant au choix des sujets pour chaque leçon ne sera pas répétée
chaque jour, même si un rappel sera fait occasionnellement. Choisir au hasard demeure
essentiel pour chaque leçon. Le non-respect de cette exigence mènera ultimement à une
pénurie de miracles significatifs pour vous.
5. Faites trois ou quatre séances aujourd’hui en abrégeant la durée en cas d’inconfort. De plus,
appliquez l’idée du jour au besoin pendant la journée.
Notes de mentorat
La phrase « Vos pensées ne sont pas privées » fait référence au contenu, et non à la forme.
Par exemple, cela ne signifie pas que tout le monde connait votre opinion à propos de votre
tante Marie, sauf que les e f f e t s de vos pensées au sujet de tante Marie ne sont pas limités à
vous en tant que Moi individuel ; elles affectent votre esprit tout entier, ce qui inclut la partie de
vous où vous percevez un monde et la partie que vous considérez comme représentant votre «
vous ». Comme il était écrit à la leçon 16, vos pensées étendent la Vérité ou perpétuent les
illusions dans votre esprit.
Leçon 20
Je suis déterminé à percevoir différemment.
1. Jusqu’à présent, vos séances d’exercices ont été très simples. Aucun horaire ne vous a été
imposé, les exercices demandaient peu d’efforts de votre part et vous n’aviez même pas à
coopérer activement et à manifester votre intérêt. Cette approche était intentionnelle et avait
été soigneusement planifiée ; l’importance cruciale d’inverser votre pensée actuelle n’a pas
été négligée. Le salut de votre esprit tout entier dépend de ces leçons. Les leçons ont été
gardées simples jusqu’à présent parce que vous ne verrez pas réellement si vous sentez
qu’on exerce une pression sur vous, ou encore si vous cédez à l’amertume et à l’obstruction.
2. Voici la première leçon où une structure est introduite ; ne l’interprétez pas comme un moyen
de vous contraindre ou d’exercer une pression sur vous. Vous voulez le salut ; vous voulez
être heureux et en Paix. Cela vous échappe encore, parce que votre esprit est indiscipliné et
que vous êtes incapable de distinguer la Joie de la tristesse, le Plaisir réel de la souffrance,
ou l’Amour de la peur. Vous apprenez maintenant à les distinguer et lorsque vous y
parviendrez, votre récompense sera à la hauteur !
3. Votre décision de percevoir différemment est tout ce qui est requis pour obtenir votre
Perception réelle. Ce que vous voulez est vôtre. Ne faites pas l’erreur de croire que le petit
effort qui vous est demandé signifie que l’Objectif a peu de valeur. Le salut de votre esprit
tout entier n’est pas un objectif mineur. Vous devez guérir votre esprit pour guérir le monde,
car ils ne font qu’un et sont une seule et même chose. En Vérité, votre Esprit ne fait qu’Un
avec Dieu, et cette Unité est votre résurrection et votre Vie. La Volonté de votre Esprit en
Dieu est accomplie, car toute la Puissance du Paradis est en elle, et elle possède un pou-voir
absolu sur la partie de votre esprit où vous percevez un monde. Dans votre détermination à
percevoir différemment, votre Perception réelle vous est donnée.
4. Les exercices du jour vous rappellent tout au long de la journée votre désir d’avoir une
perception différente. Ce désir indique que vous n’aimez pas la façon dont vous percevez
maintenant et, en répétant l’idée du jour, vous montrez votre détermination à échanger cet
apprentissage pour une meilleure expérience, une expérience que vous voulez vraiment.
5. Au moins deux fois par heure, et préférablement par demi-heure, répétez l’idée du jour
lentement et de manière positive. Ne soyez pas contrarié si vous oubliez de le faire, mais
faites un effort réel pour vous en souvenir. Vous pouvez utiliser cette leçon pour n’importe
quelle situation, personne ou chose qui vous vexent. Vous pouvez les percevoir
différemment, et c’est ce que vous ferez. Ce que vous désirez, vous le verrez. C’est ainsi que
la loi de cause à effet fonctionne dans votre esprit où vous percevez un monde.
Notes de mentorat
Vous n’avez pas à déterminer vous-même la forme que prendra ce « différemment ». Ouvrez
simplement votre esprit à l’idée que vous avez le choix quant à la façon dont vous percevez.
Leçon 21
Je suis déterminé à percevoir réellement.
1. L’idée du jour est un prolongement et une extension de l’idée d’hier. Cette fois, cependant,
l’exercice proposé demandera une recherche plus spécifique dans votre esprit. Prévoyez
aujourd’hui cinq séances d’une minute. De plus, appliquez l’idée aux situations appropriées au
fur et à mesure qu’elles surviennent.
2. Commencez la séance en répétant en silence l’idée du jour. Fermez ensuite les yeux et
cherchez méthodiquement dans votre esprit toute situation passée, présente ou que vous
anticipez qui suscite de la colère en vous. Cette colère peut aller d’une légère irritation à une
rage indomptable. L’intensité de l’émotion n’a pas d’importance. Avec le temps, vous
constaterez qu’un léger mécontentement n’est que la pointe visible d’une rage intense dans
votre esprit.
3. Par conséquent, ne laissez aucune « petite » pensée de colère échapper à cet exercice.
Rappelez-vous que vous ne reconnaissez pas vraiment la cause réelle de votre colère, et que
tout ce que vous considérez comme étant la cause de votre ressentiment ne signifie
absolument rien. Vous pourriez être tenté de vous attarder davantage à certaines situations
ou à certaines personnes plutôt qu’à d’autres pour le faux motif qu’elles sont plus « visibles ».
Ce n’est qu’un exemple de votre croyance que certaines formes d’attaque sont plus justifiées
que d’autres.
4. Lorsque vous cherchez les pensées d’attaque sous toutes leurs formes dans votre esprit,
attardez-vous à celles que vous trouverez en disant :
« Je suis déterminé à percevoir réellement (nom de la personne). »
« Je suis déterminé à percevoir réellement (situation). »
5. Soyez le plus précis possible. Par exemple, vous pourriez utiliser l’attribut d’une personne qui
serait selon vous l’unique cause de votre colère. Si votre perception est déformée de la sorte,
dites :
« Je suis déterminé à percevoir réellement (attribut) de (nom de la personne). »
Notes de mentorat
Ne vous préoccupez pas du sens à donner au mot « réellement ». Cela viendra en temps
opportun. Pour le moment, concentrez-vous sur votre v o l o n t é de percevoir réellement.
Si vous ressentez de la culpabilité pour votre colère, appliquez-y l’idée du jour. Votre
culpabilité n’est pas justifiée, car la colère n’est qu’une erreur que ces leçons visent à corriger.
Leçon 22
Ce que je perçois avec un esprit individuel est une forme d’attaque contre moi-même.
1. L’idée du jour décrit la manière dont vous percevez le monde quand vous vous identifiez à un
Moi individuel. Croire que vous êtes un Moi individuel est une « attaque » perpétrée contre
vous-même, car cette croyance est fausse. Incapable d’accepter l’attaque dans votre propre
esprit, vous la projetez vers le monde. Le monde semble alors vous attaquer, et vous avez
l’impression que vous devez riposter pour vous protéger. Ce cercle vicieux d’attaque et de
contre-attaque emplira votre esprit, à moins que vous ne changiez votre façon de penser.
D’ici là, votre esprit ne pourra être en Paix.
2. Cette perception d’un monde est le fantasme primaire dont vous voulez vous soustraire.
N’est-ce pas une bonne nouvelle d’apprendre qu’il n’est pas réel et que vous pouvez y
échapper ? Vous avez créé tout ce que vous détestez, et vous voulez attaquer et tuer. Tout
ce que vous craignez n’existe pas.
3. Au moins à cinq reprises aujourd’hui, regardez le monde autour de vous pendant une minute.
Pendant que votre regard passe d’un objet à un autre, ou d’un corps à un autre, dites-vous :
« Ce que je vois est périssable et ne durera pas, et donc ce n’est pas réel. Je perçois
une forme d’attaque contre moi-même. »
À la fin de chaque séance, dites :
« Est-ce cela que je souhaite percevoir réellement ? »
La réponse est évidemment : « Non ! »
Notes de mentorat
Cette leçon porte sur l’ o b j e t de votre perception.
Percevoir le monde n’est pas une attaque contre vous-même. Ce qui l’est, c’est de percevoir
ce monde comme votre r é a l i t é en raison de votre identification avec un Moi individuel. Ce qui est
périssable et temporaire n’est pas digne de l’être éternel que vous êtes.Leçon 23
Je peux échapper au monde que l’esprit individuel me présente en renonçant aux pensées
d’attaque.
1. L’idée du jour contient l’unique moyen d’échapper à la peur. Chacune de vos pensées
compose une partie du monde que vous voyez. Vous devez modifier vos pensées pour
changer votre perception du monde.
2. Comme les pensées d’attaque de l’esprit individuel sont la cause du monde que vous
percevez, vous devez apprendre que ce sont ces pensées dont vous ne voulez plus. Il ne
sert à rien de s’apitoyer sur ce monde ou d’essayer de le changer, car le monde ne peut
changer ; il n’est qu’un effet de votre esprit. Changez la cause, et l’effet changera
automatiquement. Par conséquent, changez vos pensées à propos de ce monde et ce
monde changera pour vous.
3. Le monde que vous percevez à travers un esprit individuel est une attaque contre
vousmême, et tout ce qu’il contient est un symbole de cette attaque. Votre perception d’une «
réalité externe » est une représentation en images de vos propres pensées d’attaque. On ne
parle plus ici de voir, mais de fantasmer, et ce qui en résulte s’appelle plutôt une «
hallucination ».
4. Vous ne voyez pas que vous êtes le créateur d’images du monde que vous percevez. Vous
n’avez pas à être sauvé de ce monde tel que vous le percevez présentement, mais plutôt de
votre identification avec un Moi individuel. Voilà en quoi consiste le salut, parce que le monde
que vous percevez maintenant disparaîtra lorsque sa cause aura disparu. Votre Perception
réelle possède déjà une solution de rechange pour tout ce que vous croyez percevoir
présentement. Les images que crée votre esprit divisé peuvent être illuminées par sa Beauté.
Il peut utiliser l’Amour pour les transformer, même si celles-ci avaient été conçues pour
l’attaque, parce que vous ne les créerez plus avec un esprit individuel, mais avec votre Christ
Esprit.
5. L’idée du jour introduit la notion que vous n’êtes pas prisonnier du monde d’attaque que vous
voyez présentement, car ce monde peut être changé. Ce changement requiert d’abord que
vous reconnaissiez que sa cause est votre propre pensée ; ensuite, que vous y renonciez ;
enfin, que vous permettiez son remplacement. Si les deux premières étapes requièrent votre
coopération, le remplacement du monde que vous voyez ne l’exige pas. Les images que vous
avez créées ont déjà été remplacées, car l’idée que vous pouvez être séparé de Dieu a été
éliminée dès l’instant où cette pensée est apparue. Après avoir fait les deux premières
étapes, vous constaterez immédiatement que c’est le cas.
6. Appliquez l’idée du jour tout au long de la journée au besoin. Pour vos cinq séances
d’exercices, regardez autour de vous et répétez l’idée du jour lentement. Fermez ensuite les
yeux et consacrez environ une minute à chercher dans votre esprit des pensées d’attaque.
Chaque fois qu’une telle pensée traverse votre esprit, dites la phrase suivante :
« Je peux échapper au monde que je perçois maintenant en renonçant aux pensées
d’attaque envers (…) »
En prononçant cette phrase, gardez à l’esprit chaque pensée d’attaque, puis rejetez-la pour
passer à la suivante.
7. Pendant les séances d’exercices, assurez-vous d’inclure vos propres pensées d’attaque ainsi
que vos pensées d’être attaqué par les autres. Leur effet sur vous est exactement le même,
parce qu’elles sont identiques : elles sont toutes nées dans votre esprit. Comme il est
possible que vous ne le reconnaissiez pas encore, vous n’avez qu’à les aborder comme si
c’était le cas pendant les séances d’exercices. Vous en êtes encore à l’étape d’identification
de la cause du monde que vous percevez présentement. Quand vous apprendrez finalement
que l’attaque qui semble provenir de vous et celle qui semble provenir des autres sont
identiques, vous serez prêt à vous affranchir de leur cause.
Notes de mentoratCette leçon est axée sur la f a ç o n dont vous percevez.
Même si le monde a été créé par votre esprit divisé pour rendre la séparation d’avec Dieu
réelle pour vous, il est neutre en soi. Vous pouvez continuer à le percevoir à travers l’esprit
individuel, qui projettera l’attaque vers lui pour vous garder dans un cycle d’attaque et de
contreattaque ; ou, vous pouvez vous affranchir de cette perception et laisser votre Christ Esprit
étendre l’Amour de Dieu vers le monde ; cette Perception vous préparera à reprendre
pleinement conscience que vous ê t e s l’Amour de Dieu. La Perception de votre Christ Esprit est
là et vous attend, car vous n’avez pas vraiment quitté Dieu ; vous croyez uniquement l’avoir fait.Leçon 24
Je ne perçois pas encore ce qui est vraiment bon pour moi.
1. Parce que vous vous identifiez à un Moi individuel, vous ne savez pas quel résultat vous
rendrait réellement heureux, peu importe la situation. Vous n’avez rien pour vous indiquer
l’action appropriée à entreprendre, et aucun moyen de juger le résultat de votre action. C’est
votre perception de la situation qui détermine votre action, et vos perceptions ont été
fausses. Il est alors inévitable que vous ne sachiez plus ce qui est réellement bon pour vous.
Pourtant, faire ce qui est réellement bon pour vous doit être votre seul objectif dans toutes les
situations ; autre-ment, vous serez confus quant à ce que cela signifie.
2. Si vous acceptez votre incapacité à reconnaître ce qui est réellement bon pour vous, il
devient alors possible de vous l’enseigner. Même si vous croyez savoir de quoi il s’agit, votre
esprit est fermé, et vous ne pouvez pas apprendre. L’idée du jour est une étape vers
l’ouverture de votre esprit afin que vous puissiez apprendre ce qui est réellement bon pour
vous.
3. L’exercice du jour vous demande de faire preuve d’une plus grande franchise face à
vousmême que vous n’en avez l’habitude. Sondez votre esprit pendant deux minutes lors de
chacune des cinq séances d’exercices d’aujourd’hui. Se limiter à quelques sujets et les
examiner avec honnêteté et franchise sera plus utile que d’en passer un grand nombre en
revue.
4. Commencez chaque séance en répétant l’idée du jour, puis fermez les yeux et cherchez dans
votre esprit les situations non résolues qui vous préoccupent présentement. Soyez attentif au
résultat que vous visez pour chacun d’entre eux. Vous constaterez rapidement que vous avez
beaucoup d’objectifs en tête pour chacun, que ces objectifs se situent à divers niveaux et
qu’ils sont souvent contradictoires.
5. Nommez chaque situation qui vous vient à l’esprit, puis examinez soigneusement chaque
objectif que vous souhaitez atteindre avec chacune. Dites une phrase du genre :
« Face à (situation), je veux (…) et (…) et (…) etc. »
Essayez de couvrir le plus d’objectifs différents possible que vous avez trouvés en toute
honnêteté, même si certains objectifs ne semblent pas avoir un lien direct avec la situation.
6. Si vous faites cet exercice correctement, vous constaterez rapidement que vous formulez un
grand nombre de demandes pour chaque situation et que beaucoup d’entre elles n’ont rien à
voir avec ces situations. Vous reconnaîtrez également que de nombreux objectifs se
contredisent mutuellement, que vous n’avez aucun objectif qui unifie le tout, et que vous
ressentirez inévitablement une déception face à certains objectifs.
7. Après avoir formulé une liste d’objectifs que vous aimeriez atteindre pour chaque situation qui
traverse votre esprit, dites :
« Je ne sais pas encore ce qui est vraiment bon pour moi. »
Puis, passez à la situation suivante.
Notes de mentorat
Voici un exemple de situation non résolue qui comporte de nombreux objectifs dont certains
n’ont pas de lien direct avec elle. Supposons que vous attendez le résultat d’une entrevue pour
un emploi :
« Pour cette entrevue d’emploi (soyez précis), je désire obtenir l’emploi (argent, statut), je
souhaite ne pas l’obtenir (trop de responsabilités, trop éloigné de mon domicile), je veux
l’approbation de l’interviewer, je veux voyager (en espérant que l’argent facilitera ce souhait), je
veux l’approbation de mon père, je veux rester où je suis, etc. »
Leçon 25
Je ne sais pas encore à quoi sert le monde.
1. Le but est le sens. L’idée du jour explique pourquoi rien de ce que vous voyez avec l’esprit
individuel n’a de sens, car avec l’esprit individuel, vous ne savez pas à quoi cela sert.
Normalement, tout ce qui existe dans le monde devrait être présent pour votre plus grand
bien, ce qui est la raison principale de l’existence de toute chose, et en reconnaissant ce fait,
vos buts s’unissent, et tout ce qui existe dans le monde prend véritablement son sens pour
vous.
2. Présentement, le monde que vous percevez, et tout ce qu’il contient, n’a de sens qu’en
fonction de l’esprit individuel. Ces objectifs n’ont rien à voir avec ce qui est réellement bon
pour vous, puisque vous n’êtes pas l’esprit individuel. Cette fausse identification vous
empêche de comprendre à quoi sert tout ce qui existe, ce qui vous amène à en faire un
mauvais usage. En le comprenant, vous cesserez de renforcer les objectifs que l’esprit
individuel a pour le monde et vous les retirerez.
3. Vous n’êtes pas un esprit individuel, et donc les objectifs individuels ne sont liés à rien. En les
chérissant, vous n’avez aucun objectif réel et vous ignorez à quoi sert tout ce qui existe.
4. À un niveau superficiel, l’esprit individuel reconnaît le but, sauf que vous ne pouvez
comprendre un but réel à un niveau superficiel. Par exemple, à un niveau superficiel, vous
comprenez qu’un téléphone sert à contacter quelqu’un qui n’est pas physiquement présent.
Par contre, ce que vous ne pouvez pas comprendre avec l’esprit individuel est le but véritable
de ce contact avec une autre personne. C’est l’atteinte ou non de ce but véritable qui rend ce
contact significatif.
5. Il est essentiel pour votre apprentissage de renoncer aux objectifs de l’esprit individuel que
vous avez fixés pour tout ce qui existe. Le seul moyen d’y arriver est de reconnaître que les
objectifs individuels n’ont pas de sens, plutôt que de les qualifier de « bons » ou de « mauvais
». L’idée du jour est un pas dans cette direction.
6. La leçon du jour prévoit six séances d’exercices de deux minutes chacune. Commencez
chaque séance en énonçant l’idée du jour, puis regardez autour de vous et laissez vos yeux
se poser sur tout ce qui attire votre attention, peu importe que cela soit près ou loin de vous,
« important » ou « sans importance », humain ou non. Dans chaque cas, dites :
« Je ne sais pas à quoi sert ce (objet précis). »
Dites cette phrase lentement en fixant l’objet de votre regard jusqu’à ce que vous l’ayez dites
en entier. Passez ensuite à l’élément suivant.
Leçon 26
Mes pensées d’attaque s’en prennent à mon Invulnérabilité.
1. Il va de soi que si vous pouvez être attaqué, vous n’êtes pas invulnérable. Dans votre
identification avec un Moi individuel, vous croyez que l’attaque est réelle, parce que vous
croyez vous être attaqué vous-même. Ce qui a un effet à travers vous a également un effet
sur vous. C’est la Loi de l’esprit qui vous sauvera ultimement de votre identification limitée à
un Moi individuel, sauf que maintenant, vous l’utilisez à mauvais escient dans votre
identification avec un Moi individuel. Vous devez apprendre à l’utiliser pour votre propre bien
au lieu de l’utiliser à votre détriment.
2. Parce que vous projetez vos pensées d’attaque, vous craignez l’attaque. Et comme vous
craignez l’attaque, vous ne croyez pas que vous êtes invulnérable, ce qui est un attribut de
Dieu. Les pensées d’attaque vous rendent alors vulnérable dans votre propre esprit, là où
elles résident. Vous ne pouvez entretenir des pensées d’attaque et conserver votre
Invulnérabilité simultanément dans votre esprit, parce qu’elles se contredisent mutuellement.
3. L’idée du jour vous fait prendre conscience que vous vous attaquez toujours vous-même en
premier. Les pensées d’attaque qui sont dans votre esprit, même si elles visent les autres,
vous poussent toujours à croire que vous êtes vulnérable et que leur but est de vous affaiblir
dans votre propre estime. Si vous croyez être vulnérable, vous vous attaquez vous-même,
puisque dans la Vérité, vous êtes invulnérable. Dans votre croyance que vous êtes
vulnérable, vous ne croyez plus en vous-même, et une fausse image de vous-même prend la
place de ce que vous êtes.
4. Appliquer l’idée du jour vous aidera à comprendre que cette impression de vulnérabilité, ou
d’Invulnérabilité, est le résultat de vos propres pensées. Seules vos pensées peuvent vous
attaquer, seules vos pensées peuvent vous donner une impression de vulnérabilité, et seules
vos pensées peuvent vous montrer que ce n’est pas le cas.
5. Faites aujourd’hui six séances d’exercices de deux minutes chacune. Si l’inconfort est trop
grand, vous pouvez réduire la durée d’une séance à une minute, mais sans l’écourter
davantage.
6. Commencez chaque séance en répétant l’idée du jour. Fermez ensuite les yeux et passez en
revue les situations non résolues dont le dénouement vous tracasse. Cette préoccupation
peut prendre des formes diverses : dépression, inquiétude, colère, impression de fardeau,
peur, mauvais pressentiment ou préoccupation. Chaque situation non résolue qui survient à
répétition tout au long de la journée s’applique à la leçon du jour. Vous devrez limiter le
nombre de situations par séance, parce que vous consacrerez plus de temps qu’à l’habitude
à chaque idée. Appliquez l’idée du jour de la manière suivante :
Premièrement, nommez la situation du jour : « Je m’inquiète à propos de (…) »
Revoyez ensuite chaque résultat négatif qui est survenu en lien avec la situation qui vous
préoccupe. Identifiez ce résultat de manière précise.
« J’ai peur que (…) se produise. »
7. Si vous faites cet exercice correctement, vous disposerez de cinq ou six possibilités de
résultats défavorables pour chaque situation que vous avez identifiée. Vous pourriez même
en trouver davantage. Il est conseillé d’examiner à fond quelques situations plutôt que d’en
examiner superficiellement un grand nombre. Au fur et à mesure que votre liste de résultats
possibles s’allonge, il est probable que ceux-ci vous apparaissent de moins en moins
acceptables ; dans la mesure du possible, essayez de tous les considérer sur un pied
d’égalité.
8. Après avoir nommé chaque résultat qui soulève de la crainte en vous, dites :
« Cette pensée est une attaque contre moi-même. »
Terminez chaque séance en répétant l’idée du jour.
Notes de mentorat« Ce qui a un effet à travers vous a également un effet sur vous. » Cette phrase tirée du
paragraphe 1 reprend l’idée introduite dans le Texte selon laquelle les idées ne quittent jamais
leur source. Vos pensées ne quittent jamais votre esprit, et c’est là où elles produisent un effet.
Si vous croyez que l’attaque est possible, c’est ce qui vous arrivera, parce que l’idée est dans
votre esprit.
L’esprit individuel vous enseigne que l’attaque est la force, mais il est évident que vous
attaquez uniquement quand vous vous percevez comme vulnérable. Le seul motif qui peut
justifier l’attaque est la légitime défense, que ce soit pour prévenir une attaque ou pour y
riposter. C’est pour cette raison que les pensées d’attaque amplifient votre sentiment de
vulnérabilité.
Vous pourriez avoir de la difficulté à accepter que vous êtes invulnérable quand le monde que
vous percevez semble vous prouver de manière si irréfutable que vous êtes vulnérable.
N’oubliez pas que c’est vous qui avez créé les témoins que le monde vous présente.
Leçon 27
Avant toute chose, je veux percevoir différemment.
1. La leçon du jour exprime quelque chose de plus puissant que la détermination que vous avez
affichée à la leçon 20 parce qu’elle établit des priorités dans vos désirs. Vous pouvez hésiter
à utiliser cette idée parce que vous n’êtes pas encore certain que c’est ce que vous voulez
vraiment, mais cela n’a pas d’importance. Le but de l’idée du jour est de vous rapprocher du
moment où vous le voudrez réellement.
2. Vous pouvez être tenté de croire qu’on vous demande un sacrifice quand vous dites qu’avant
toute chose, vous voulez percevoir différemment. Si la force de l’énoncé du jour vous rend
mal à l’aise, dites :
« Ma Perception réelle ne coûte rien. »
Et si votre peur perdure, dites :
« Ma Perception réelle ne peut que me bénir. »
3. Vous devez répéter l’idée du jour à de nombreuses reprises pour en profiter au maximum.
Utilisez-la au minimum toutes les demi-heures ; faites un essai toutes les 15 ou 20 minutes.
Au début de votre journée, établissez une durée précise entre chaque fois où vous énoncerez
l’idée du jour et essayez de la respecter tout au long de la journée. Il s’agit d’une phrase
courte que vous pouvez dire dans votre tête même lorsque vous parlez avec quelqu’un
d’autre ou que vous êtes occupé à quelque chose.
4. Vous vous souviendrez d’appliquer l’idée du jour dans la mesure où vous voulez qu’elle soit
vraie. Vous pourriez oublier très souvent de l’utiliser, mais ne vous en faites pas. Dès que
vous vous en souviendrez, reprenez l’horaire que vous aviez établi au départ. Si vous
parvenez, ne serait-ce qu’une seule fois, à croire sincèrement en l’idée du jour, vous vous
épargnerez de nombreuses années d’effort.
Leçon 28
Avant toute chose, je veux percevoir réellement.
1. La leçon du jour est une application concrète de l’idée abordée hier. Pendant les séances
d’exercices que vous ferez aujourd’hui, vous prendrez une série d’engagements précis. Que
vous teniez ou non ces engagements n’a pas d’importance à cette étape. Accepter de
prendre des engagements est un pas dans la bonne direction. Vous êtes encore au tout
début de votre cheminement.
2. Vous vous interrogez peut-être sur l’importance de dire : « Avant toute chose, je veux
percevoir réellement. » Sortir cet énoncé de son contexte et essayer ensuite d’en trouver le
sens est une illustration typique du raisonnement de l’esprit individuel. Il perçoit tout de
manière isolée, essayant de trouver un sens intrinsèque à chaque chose. Or, percevoir de
cette façon est le contraire de percevoir quelque chose de réel. Votre Perception réelle ne
fonctionne pas de cette façon. Quand vous voyez quelque chose réellement, vous voyez
toutes les choses réellement, parce que la Vérité que vous voyez en chaque chose est la
Vérité que vous voyez en toute chose.
3. Quand vous appliquez la leçon du jour à une table, par exemple, vous reconnaissez que vous
ne la percevez pas encore réellement et vous vous engagez à vous affranchir de vos idées
préconçues à propos de cette table. Vous ouvrez alors votre esprit à ce que cette table est
vraiment et à l’usage réel de cette table du point de vue de votre Christ Esprit. Vous ne la
définissez plus en fonction du passé du Moi individuel et vous ne déterminez pas vous-même
ce qu’est cette table, mais vous demandez à votre Christ Esprit de vous dire ce qu’elle est.
Vous n’associez plus la signification de cette table à votre expérience passée avec les tables,
et vous ne limitez plus son usage à l’« histoire » que l’esprit individuel raconte à son sujet.
4. Quand vous avez déjà défini quelque chose, votre esprit est fermé et vous ne remettez plus
en cause la définition que vous lui donnez. Le but de l’exercice du jour est d’ouvrir votre esprit
en posant des questions afin de recevoir des réponses. Grâce à la leçon du jour, vous prenez
un engagement envers votre Perception réelle. Cet engagement ne s’applique pas
exclusivement aux choses spécifiques que vous utilisez, mais aussi à tout le reste, ni plus et
ni moins.
5. En fait, vous pouvez accéder à votre Perception réelle en appliquant l’idée du jour uniquement
à une table si vous éliminez l’idée que s’en fait l’esprit individuel et que vous ouvrez votre
esprit. Cette table a quelque chose à vous montrer ; quelque chose de magnifique et de pur
qui est rempli de bonheur et d’espoir ; quelque chose d’une Valeur infinie. Dissimulé sous les
idées de l’esprit individuel quant à son but se trouve sa véritable raison d’être qu’elle partage
avec tout ce qui existe.
6. En utilisant la table ou toute autre chose comme sujet pour l’idée du jour, vous demandez
réellement à voir le but de votre Christ Esprit pour tout ce qui existe dans le monde que vous
percevez. Vous ferez de même pour chaque élément que vous choisissez aujourd’hui. Vous
vous engagez à permettre que le but véritable de chaque élément vous soit révélé, plutôt que
de lui appliquer le jugement de l’esprit individuel.
7. Aujourd’hui, faites six séances de deux minutes chacune. Énoncez d’abord l’idée du jour en
l’appliquant à ce que vous voyez autour de vous. Choisissez les sujets au hasard et appliquez
l’idée du jour à chacun de manière égale en reconnaissant la valeur égale de sa contribution
dans l’atteinte de votre Perception réelle.
8. Comme à l’habitude, nommez ce que vous êtes en train de regarder et tout en gardant les
yeux fixés sur cette chose, dites :
« Avant toute chose, je veux voir (…) réellement. »
Dites-le lentement en pesant chaque mot le plus possible chaque fois. Rien ne presse.
Notes de mentorat
Dieu n’a pas créé le monde, mais rappelez-vous que le monde n’a pas de sens en soi et estouvert à différentes perceptions, ou interprétations. Il peut être utilisé pour aider l’esprit
individuel à atteindre son but de vous maintenir dans une perception de séparation d’avec Dieu,
ou pour aider votre Christ Esprit à atteindre son but de vous faire prendre conscience de votre
Unité avec Dieu. Cette phrase s’applique également à tout ce qui existe dans le monde.
Dans la perception de séparation de l’esprit individuel, tout ce qui existe a un sens et un but
différents en soi. Tout ce qui existe est un objectif et une fin. Dans la perception de votre Christ
Esprit, tout ce qui existe vise uniquement à vous aider à vous rappeler votre Unité avec Dieu.
Tout ce qui existe est un moyen de vous aider à atteindre votre Objectif, plutôt que d’être une
fin en soi.Leçon 29
Je peux percevoir Dieu en toute chose.
1. L’idée du jour explique pourquoi vous pouvez voir un but en chaque chose que vous
percevez. Elle explique pourquoi vous n’avez pas à percevoir toute chose comme séparée du
reste et pourquoi la façon dont vous percevez présentement ne signifie rien. En fait, elle
explique chaque idée présentée dans ce cahier d’exercices jusqu’à présent ainsi que toutes
celles qui suivent. L’idée du jour est à la base même de votre Perception réelle.
2. Vous pourriez éprouver présentement de la difficulté à comprendre l’idée du jour. Vous
pourriez la trouver stupide, irrévérencieuse, absurde, farfelue et même répréhensible. Par
exemple, il est clair que Dieu n’est pas dans une table. Rappelez-vous que la leçon d’hier
insistait sur le fait que tout ce que vous percevez peut partager un même but avec votre
Christ Esprit. Ce qui partage le même but que le Christ partage le but de Dieu, car Ils ne font
qu’Un.
3. Aujourd’hui, commencez à percevoir toute chose avec amour, gratitude et ouverture d’esprit.
Présentement, vous ne voyez aucun but réel dans quoi que ce soit. Est-ce cela que vous
voulez ? Le saint but pour tout ce qui existe est hors de la portée de l’esprit individuel. Quand
votre Perception réelle vous montrera la Sainteté qui peut embellir le monde, vous saisirez
parfaitement la leçon du jour et vous n’arriverez pas à comprendre comment vous avez pu la
juger difficile.
4. Les six séances d’une durée de deux minutes à faire aujourd’hui devraient prendre une forme
qui vous est maintenant familière : répétez l’idée du jour, puis appliquez-la au hasard à ce qui
vous entoure en nommant chaque chose avec précision. Évitez d’orienter vos choix, ce que
vous pourriez être tenté de faire aujourd’hui en raison de son caractère inusité.
Rappelezvous que l’ordre que vous imposez à votre sélection est contraire à la Réalité, où tout est
identique.
5. Voici un exemple d’une liste de choses nommées au hasard :
« Je peux percevoir Dieu dans ce cintre. »
« Je peux percevoir Dieu dans ce magazine. »
« Je peux percevoir Dieu dans ce doigt. »
« Je peux percevoir Dieu dans cette lampe. »
« Je peux percevoir Dieu dans ce corps. »
« Je peux percevoir Dieu dans cette porte. »
« Je peux percevoir Dieu dans cette poubelle. »
En plus des séances d’exercices, répétez la phrase du jour au moins une fois par heure en
regardant lentement autour de vous pendant que vous prononcez lentement les mots dans
votre tête. Au moins à une ou deux reprises, vous devriez ressentir une sensation
d’apaisement.
Notes de mentorat
La leçon suivante explique c o m m e n t vous pouvez percevoir Dieu en toute chose.
Leçon 30
Je peux percevoir Dieu en toute chose, parce que Dieu est dans mon esprit.
1. L’idée du jour est le fondement de votre Perception réelle. Le monde s’ouvrira pour vous et
vous le verrez comme jamais vous ne l’avez vu auparavant. Votre façon de le voir avec
l’esprit individuel n’existera plus.
2. Aujourd’hui, vous utiliserez le mot « extension » au lieu du mot « projection ». Projeter, c’est
percevoir ce qui est dans votre esprit comme étant extérieur à vous, parce que cela vous
déplaît. Aujourd’hui, vous percevrez ce qui est dans votre esprit parce que vous voulez
reconnaître que cela s’y trouve. Vous vous joindrez à ce que vous percevez, plutôt que de le
maintenir séparé de vous. C’est la différence fondamentale entre votre Perception réelle et la
façon avec laquelle votre esprit perçoit.
3. Appliquez l’idée du jour aussi souvent que possible tout au long de la journée. Dès que vous
avez un moment, répétez l’idée du jour lentement dans votre tête pendant que vous regardez
autour de vous. Prenez conscience que l’idée du jour s’applique à chaque chose que vous
voyez maintenant et à tout ce que vous pourriez voir si cela se trouvait dans votre champ de
vision.
4. La Perception réelle n’est pas limitée aux notions de « près » ou de « loin ». Pour vous aider
à vous approprier cette idée, appliquez la leçon aux choses qui sont hors de votre champ de
vision.
5. La Perception réelle échappe non seulement à l’espace et au temps, mais elle ne se fie pas
aux yeux du corps. Votre Esprit est son unique Source. Pour vous aider à comprendre cette
idée, consacrez plusieurs séances d’exercices à appliquer l’idée du jour, les yeux fermés, à
toutes les choses qui vous viennent à l’esprit en vous concentrant sur ce qui est à l’intérieur
plutôt qu’à l’extérieur de vous. L’idée du jour s’applique également aux deux.
Notes de mentorat
Les premières leçons vous ont enseigné que le monde n’a pas de sens en soi et que vous
pouvez choisir la façon de le percevoir. Ils vous ont ensuite demandé d’ouvrir votre esprit et de
changer votre façon de le percevoir. Avec les deux dernières leçons, vous commencez à emplir
votre esprit qui est ouvert avec ce qui s’y trouve réellement.
La loi de l’Esprit veut qu’Il s’étende Lui-même. En d’autres mots, l’Esprit ne peut connaître
autre chose que Lui-Même. Au niveau de la perception, cette loi est exprimée soit en extension,
soit en projection. Le mécanisme est le même dans les deux cas, sauf que la projection est une
extension accompagnée d’un déni. Comme les leçons précédentes vous l’ont montré, s’il y a
une attaque dans votre esprit, vous la percevrez dans le monde parce que vous refusez de
reconnaître qu’elle est dans votre esprit. Vous percevez ce qui est dans votre esprit tout en
niant que cela est en train de se produire.
Vous aviez l’habitude de nier que votre perception d’un monde vient de votre propre esprit et
vous aviez cru que le monde vous enseigne ce qu’il est et, par conséquent, ce que vous êtes.
Vous commencez maintenant à vous enseigner ce que vous êtes en l’étendant au monde afin
de le percevoir et de l’accroître dans votre conscience.
Dans le paragraphe 5, il est écrit que votre Perception réelle n’utilise nullement les yeux du
corps, car c’est votre Esprit qui est sa Source. En fait, l’esprit individuel ne voit pas réellement
avec un corps ; les images qu’il voit sont des projections de votre esprit divisé. La différence,
c’est que lorsque vous accédez à la Perception réelle, vous devenez conscient de tout ce qui se
trouve dans votre esprit, et la forme cède alors le pas devant le Contenu véritable de votre
esprit. Toutefois, l’esprit individuel nie que la forme n’est qu’une image de votre esprit et que
c’est lui qui donne un sens à toute chose.
Leçon 31
Je ne suis pas une victime du monde que je perçois.
1. L’idée du jour est votre déclaration de libération de votre statut de victime. Cette idée devrait
être appliquée autant au monde que vous percevez à l’extérieur de vous qu’au monde que
vous percevez quand vous fermez les yeux. Une nouvelle forme d’exercices vous sera
également présentée et vous l’utiliserez de plus en plus avec des variantes qui vous seront
indiquées. Règle générale, appliquez l’idée de manière soutenue pendant la durée des
séances d’exercices, puis de manière fréquente tout au long de la journée.
2. Pour les exercices du jour, faites deux séances d’une durée variant entre trois et cinq
minutes, une le matin et une le soir. Pendant ce temps, regardez lentement autour de vous
pendant que vous répétez l’idée à deux ou trois reprises. Fermez ensuite les yeux et
appliquez l’idée au monde qui passe à travers votre esprit. Vous échapperez aux deux
simultanément, car votre monde intérieur est la cause du monde extérieur que vous
percevez.
3. Tout en observant votre monde intérieur, laissez les pensées venir librement dans votre esprit
en examinant chacune pendant un moment, puis en passant à la suivante. Ne faites aucune
distinction (bonne ou mauvaise, grande ou petite, importante ou sans importance, etc.) entre
elles. Laissez les idées circuler pendant que vous les observez calmement et de manière
détachée. Simultanément, répétez en silence l’idée du jour aussi souvent que vous le voulez,
mais sans vous presser.
4. Tout au long de la journée, répétez l’idée du jour aussi souvent que possible. Rappelez-vous
que vous êtes en train de proclamer votre indépendance face au statut de victime. Dans
votre liberté se trouve la liberté de votre esprit où vous percevez un monde.
5. L’idée du jour est particulièrement utile comme réponse aux moments où vous seriez tenté de
vous apitoyer sur votre sort, de laisser les autres abuser de vous ou de vous voir comme une
victime. Vous déclarez que vous ne céderez pas à la tentation et que vous ne vous limiterez
pas à l’idée que l’esprit individuel a de vous.
Leçon 32
J’ai inventé le monde que je perçois.
1. Aujourd’hui, vous poursuivrez sur le thème de la cause et de l’effet. Vous ne pouvez être
victime du monde que vous percevez, puisque c’est vous qui l’avez inventé. Vous pouvez y
renoncer aussi facilement que vous l’avez créé. Vous le percevez ou non selon votre bon
plaisir. Quand vous voudrez ce monde, vous le percevrez ; quand vous n’en voudrez plus,
vous cesserez de le percevoir.
2. L’idée du jour s’applique autant à votre monde intérieur qu’à votre monde extérieur, qui sont
identiques. Toutefois, comme vous les percevez différemment, les séances d’exercices pour
aujourd’hui se dérouleront en deux temps : le premier portera sur le monde que vous
percevez à l’extérieur de vous, et le second portera sur celui que vous per-cevez dans votre
esprit. Pour les exercices du jour, essayez d’introduire l’idée que les deux relèvent de votre
imagination.
3. Amorcez la séance d’exercices du matin et celle du soir en répétant l’idée du jour à deux ou
trois reprises pendant que vous regardez ce monde qui semble extérieur à vous. Fermez
ensuite les yeux et regardez votre monde intérieur. Essayez de les traiter le plus également
possible en tant que produits de votre imagination. Répétez lentement l’idée du jour aussi
souvent que vous le voulez, puis observez les images que votre imagination offre à votre
conscience.
4. Consacrez de quatre à cinq minutes à chaque séance. N’allez pas en bas de trois minutes,
mais vous pouvez dépasser cinq minutes si vous trouvez l’exercice apaisant. Pour vous
faciliter la tâche, choisissez un moment où vous êtes moins susceptible d’être distrait et que
vous vous sentez prêt pour la leçon.
5. Utilisez l’idée du jour tout au long de la journée et aussi souvent que possible. Les séances
courtes consistent à répéter en silence l’idée du jour pendant que vous observez votre monde
intérieur ou votre monde extérieur. Votre choix importe peu, puisque les deux sont identiques.
6. Appliquez également l’idée du jour à toute situation qui vous angoisse. Dites-vous :
« J’ai inventé cette situation que je perçois. »
Notes de mentorat
La leçon du jour fait référence à la f a ç o n de percevoir et à l’ o b j e t de la perception. Votre f a ç o n
de percevoir le monde changera quand vous voudrez la changer ; le monde en soi disparaîtra
quand vous ne voudrez plus de lui. En changeant votre f a ç o n de percevoir le monde à travers
votre Perception réelle, celle-ci aura de moins en moins de valeur pour vous jusqu’à ce que vous
y renonciez complètement. Cela arrivera lorsque vous aurez complètement appris que vous ne
faites qu’Un avec Dieu.
Leçon 33
Il existe une autre façon de percevoir le monde.
1. Avec l’idée du jour, vous pouvez changer votre perception de vos mondes intérieur et
extérieur. Consacrez cinq minutes à chaque séance d’exercices, matin et soir. Pendant ces
séances, répétez l’idée du jour aussi souvent que vous le pouvez, mais sans vous presser.
Observez en alternance vos perceptions intérieures et extérieures, mais évitez de passer
brusquement de l’une à l’autre.
2. Jetez un rapide coup d’œil au monde que vous percevez à l’extérieur de vous, puis fermez
les yeux et observez vos pensées intérieures de la même façon. Essayez d’adopter une
attitude de détachement face à l’un et à l’autre et de la conserver chaque fois que vous
répétez l’idée du jour.
3. Vos périodes d’exercices courtes devraient être aussi fréquentes que possible. Lorsqu’une
situation susceptible de vous perturber survient, dites :
« Il existe une autre façon de la percevoir. »
4. Souvenez-vous d’appliquer l’idée du jour au moment où vous êtes conscient de votre
angoisse. Il pourrait être nécessaire de prendre une minute ou deux pour vous asseoir
calmement et répéter l’idée du jour à plusieurs reprises. Il sera probablement utile que vous
fermiez les yeux.
Leçon 34
Je peux percevoir la Paix au lieu de percevoir ceci.
1. L’idée du jour décrit l’autre façon de voir que vous avez reconnue hier. La Paix de l’esprit est
clairement un état interne. Il commence avec vos propres pensées et s’étend vers l’extérieur
dans votre perception. De cet esprit apaisé naîtra une perception apaisée du monde.
2. Prévoyez trois séances d’exercices aujourd’hui : une le matin, une le soir et une entre les
deux, lorsque vous vous sentez prêt à la faire. Faites ces exercices les yeux fermés, parce
que l’idée du jour devrait s’appliquer à votre monde intérieur.
3. À chaque séance, cherchez dans votre esprit pendant cinq minutes. Cherchez des pensées
craintives, des situations anxiogènes, des personnalités ou des événements « offensants »,
ou toute autre forme de pensées sans amour. Prenez-en acte simplement en répétant l’idée
du jour lentement pendant que vous observez chaque idée se frayer un chemin dans votre
esprit puis, lorsque vous y renoncez, être remplacée par l’idée suivante.
4. Si vous arrivez au bout de vos pensées, continuez à répéter l’idée du jour en silence sans
vous presser et sans l’appliquer à quelque chose de spécifique. Assurez-vous toutefois de
n’exclure aucune pensée qui vous vient à l’esprit.
5. Vous devriez également prévoir de nombreuses séances courtes chaque fois que vous
sentez votre Paix intérieure menacée d’une quelconque façon. Le but de ces séances est de
vous empêcher de céder à la tentation de verser dans des pensées agitées tout au long de la
journée. Quand une forme spécifique de pensée sans Amour se manifeste, dites-vous :
« Je peux voir la Paix dans cette situation au lieu de ce que je vois maintenant. »
6. Si votre manque de Paix prend une forme plus générale, comme la dépression, l’anxiété, la
colère ou l’inquiétude, utilisez l’idée du jour sous sa forme originale. Si vous constatez que
dire l’idée du jour une fois ne suffit pas à modifier votre état d’esprit face à un contexte
donné, essayez de prendre quelques minutes pour répéter l’idée du jour lentement jusqu’à ce
que vous ressentiez un sentiment de soulagement. Dites cette phrase en précisant :
« Je peux remplacer ce que je ressens (dépression, anxiété, colère, inquiétude, etc.) ou
mes pensées à propos de (une situation, une personne, un événement, etc.) par la
Paix. »
Notes de mentorat
Ne vous préoccupez pas de la forme que revêt la Paix ou de l’impression qui s’en dégage.
Aujourd’hui, vous ouvrez simplement votre esprit à la conscience que vous pouvez faire
l’expérience de la Paix à l’exclusion de toute autre chose. Vous n’avez rien à faire de particulier.
Quand vous serez ouvert à la Paix, elle entrera elle-même dans votre conscience.
Leçon 35
Mon esprit fait partie de l’Esprit de Dieu. Je suis très Saint.
1. L’idée du jour ne décrit pas la façon dont vous vous voyez dans votre identification avec un
Moi individuel. Elle vous décrit cependant ce que votre Perception réelle vous montrera.
Parce que vous croyez être dans un monde, il est difficile pour vous de croire que vous êtes
Saint. En fait, vous refusez de croire que vous êtes Saint et c’est la raison qui vous pousse à
croire que vous êtes dans un monde.
2. Vous croirez faire partie de l’environnement dans lequel vous vous percevez, car vous
percevez l’environnement que vous voulez percevoir. Vous voulez un monde qui protège
l’image de vous-même que vous avez créée, et cette image est une partie de ce monde que
vous avez égale-ment créé. Ce que vous voyez quand vous croyez être dans un monde,
vous le voyez à travers les yeux de l’image de vous-même que vous avez créée pour être
dans un monde. Là n’est pas votre Perception réelle ; une image ne voit pas réellement.
3. L’idée du jour vous présente une perception de vous-même qui est très différente de la
perception de votre esprit individuel. En établissant d’abord votre Source, cela établit votre
Identité véritable. Vous appliquerez l’idée du jour différemment aujourd’hui, parce qu’elle met
l’accent sur vous en tant que personne qui perçoit, plutôt que ce que vous percevez et la
façon dont vous le percevez.
4. Prévoyez aujourd’hui trois séances d’exercices de cinq minutes. Commencez en répétant en
silence l’idée du jour, puis fermez les yeux et cherchez dans votre esprit les différents types
de termes descriptifs que vous utilisez à votre sujet. Incluez tous les attributs que vous
imputez à vous-même, qu’ils soient positifs ou négatifs, désirables ou indésirables, ou qu’ils
trahissent une suffisance ou une insécurité. Tous ces termes sont irréels parce qu’ils ne
proviennent pas de votre Perception réelle.
5. Au début de cet exercice de recherche dans votre esprit, vous pourriez vous attarder
davantage sur ce que vous considérez comme des attributs « négatifs ». Par la suite, vous
utiliserez davantage des termes propres à flatter votre ego. Reconnaissez que le sens que
prennent vos fantasmes à propos de vous-même n’a pas d’importance. Les illusions n’ont
aucun sens dans la Réalité ; toutes les illusions sont également fausses.
6. Voici un exemple de liste en lien avec l’idée du jour :
« Je me vois comme une victime. »
« Je me vois comme déprimé. »
« Je me vois comme un échec. »
« Je me vois comme menacé. »
« Je me vois comme impuissant. »
« Je me vois comme victorieux. »
« Je me vois comme un perdant. »
« Je me vois comme charitable. »
« Je me vois comme vertueux. »
7. N’abordez pas ces termes de manière abstraite ; laissez-les venir à vous au fur et à mesure
que diverses situations où vous vous voyez traversent votre esprit. Choisissez l’une de ces
situations, identifiez le terme ou les termes qui décrivent adéquatement selon vous cette
situation, et utilisez-la avec l’idée du jour. Après avoir nommé chaque attribut, ajoutez :
« Toutefois, mon esprit fait partie de l’Esprit de Dieu. Je suis très Saint. »
8. Pour ces exercices dont la durée est prolongée, il peut y avoir des moments où vous
manquez d’attributs. N’essayez pas d’en dénicher à tout prix, ni d’en omettre délibérément.
Détendez-vous et répétez l’idée du jour jusqu’à ce qu’il y ait quelque chose qui vous vienne à
l’esprit. N’essayez pas de forcer la note ou de faire preuve de discrimination pendant cette
recherche.9. Aussi souvent que possible pendant la journée, prenez un ou plusieurs attributs que vous
vous imputez alors, et appliquez l’idée du jour à chacun d’entre eux en utilisant la forme
présentée un peu plus haut. Si rien de particulier ne vous vient à l’esprit, contentez-vous de
répéter en silence l’idée du jour en vous fermant les yeux.
Notes de mentorat
Le paragraphe 1 permet d’inverser le processus de pensée de l’esprit individuel : il vous
enseigne qu’en vous percevant dans un monde (séparé de Dieu), vous n’êtes pas Saint (Un
avec Dieu). Mais en fait, vous croyez d’abord que vous n’êtes pas Saint, p u i s vous vous
percevez dans un monde, ce qui semble le « prouver ». Il en résulte une inversion de la cause
et de l’effet afin que vous compreniez que le monde n’est pas la c a u s e de votre sentiment de
séparation d’avec Dieu, mais le r é s u l t a t de votre croyance que vous pouvez être séparé de
Dieu.
Il est très important que vous compreniez que, peu importe si vous croyez ou non être une «
personne », cela n’a aucune espèce d’importance pour Dieu, parce que Dieu ne vous connaît
pas en tant que personne, mais comme ne faisant qu’Un avec Dieu. Pour vous rappeler que
vous ne faites qu’Un avec Dieu, vous n’avez pas à devenir un certain type d’individu, mais vous
devez plutôt renoncer entièrement à votre identification avec un Moi individuel. Les attributs,
attitudes et comportements que vous vous attribuez en tant que Moi individuels ne sont jamais «
bien » ou « mal », « bons » ou « mauvais » ; ils n’ont jamais de sens, car ils ne vous
représentent pas réellement.
Leçon 36
Ma Sainteté enveloppe tout ce que je perçois.
1. L’idée du jour étend l’idée d’hier à partir de vous, la personne qui perçoit, vers le monde que
vous percevez. Vous êtes Saint, parce que votre esprit est une partie de l’Esprit de Dieu.
Parce que vous êtes Saint, votre Perception réelle est nécessairement Sainte elle aussi.
Parce que votre esprit fait partie de l’Esprit de Dieu, vous êtes nécessairement innocent car
sinon, une partie de l’Esprit de Dieu serait coupable. Pour être innocent, vous devez être
exempt de toute culpabilité, car vous ne pouvez conserver un peu de culpabilité tout en étant
toujours innocent. Votre Perception réelle est liée à la Sainteté de Dieu dans votre esprit, et
non au Moi individuel et, par le fait même, non au corps.
2. Aujourd’hui, prévoyez quatre séances de trois à cinq minutes. Essayez de les répartir
également tout au long de la journée et faites des séances courtes pour garder votre liberté
exempte de pensées sans Amour. Vos séances prolongées devraient prendre la forme
suivante :
3. Premièrement, fermez les yeux et répétez l’idée du jour lentement à plusieurs reprises.
Ouvrez ensuite les yeux et regardez lentement autour de vous en appliquant l’idée du jour
précisément à ce que vous voyez. Faites-le en toute simplicité. Par exemple, dites :
« Ma sainteté enveloppe ce tapis. »
« Ma sainteté enveloppe ce mur. »
« Ma sainteté enveloppe ces doigts. »
« Ma sainteté enveloppe cette chaise. »
« Ma sainteté enveloppe ce corps. »
« Ma sainteté enveloppe ce crayon. »
Fermez les yeux à plusieurs reprises pendant la séance et répétez en silence l’idée du jour.
Ouvrez ensuite les yeux et continuez l’exercice avec divers objets.
4. Pour vos séances courtes, fermez les yeux et répétez l’idée du jour. Regardez autour de
vous et répétez-la de nouveau, puis concluez en répétant l’exercice une dernière fois les yeux
fermés. Assurez-vous de toujours appliquer l’idée du jour lentement et sans faire d’efforts.
Notes de mentorat
Cette leçon introduit l’idée que votre identification avec un Moi individuel est une identification
avec la culpabilité. En Vérité, vous n’êtes pas un Moi individuel dans un corps à l’intérieur d’un
monde, mais vous ne faites qu’Un avec Dieu et vous êtes entièrement innocent. Toute
culpabilité que vous pourriez ressentir à la suite de ces leçons ne vient pas de Dieu, mais de
votre identification avec un Moi individuel.
Leçon 37
Ma Sainteté bénit le monde que je perçois.
1. Cette idée donne un aperçu de votre fonction dans votre perception d’être dans un monde
telle qu’elle vous a été donnée par votre Christ Esprit. Votre but est de voir le monde à
travers votre Sainteté afin que vous et votre esprit où vous percevez un monde soyez
totalement bénis. Aucune perte n’en résulte ; il n’y a qu’un gain pour votre esprit tout entier.
Cette leçon marque la fin de votre sacrifice à l’esprit individuel, parce qu’elle vous offre votre
Esprit illimité.
2. Il n’existe aucune autre façon d’éliminer l’idée de sacrifice de votre pensée. Toute autre façon
de percevoir exige inévitablement que vous demandiez à quelqu’un ou à quelque chose dans
le monde de se sacrifier afin de vous rendre entier, ce qui vous fera souffrir sans comprendre
que c’est parce que vous vous limitez vous-même à un Moi individuel. Or, votre Entièreté est
restaurée en vous à travers votre Perception réelle et elle bénit votre perception du monde,
parce que vous ne demandez rien au monde. Quand vous vous verrez comme étant entier,
vous ne ferez aucune demande au monde comme s’il s’agissait d’une entité séparée de votre
esprit.
3. Votre Sainteté sauve votre perception du monde, parce que vous pouvez étendre votre
Sainteté vers elle. Vous n’y parvenez pas en prêchant ou en parlant au monde, mais
simplement en reconnaissant calmement que dans votre Sainteté, tout ce qui est dans votre
esprit est béni avec vous.
4. Les quatre exercices du jour sont d’une durée variant de trois à cinq minutes. Commencez en
répétant l’idée du jour, puis regardez autour de vous pendant environ une minute en
appliquant ainsi l’idée du jour à ce que vous voyez :
« Ma Sainteté bénit cette chaise. »
« Ma Sainteté bénit cette fenêtre. »
« Ma Sainteté bénit ce corps. »
Fermez ensuite les yeux et appliquez l’idée du jour à toute personne qui vous vient à l’esprit
en la nommant :
« Ma Sainteté te bénit. »
5. Vous pouvez appliquer l’idée du jour en alternant, de la manière qui vous convient le mieux,
les deux méthodes suivantes : l’appliquer à ce que vous voyez avec vos yeux ouverts, puis
l’appliquer aux individus auxquels vous pensez les yeux fermés. Terminez l’exercice en
répétant l’idée du jour avec les yeux fermés, puis en ouvrant les yeux et en disant l’idée de
nouveau.
6. Tout au long de la journée, répétez l’idée du jour aussi souvent que vous le pouvez.
Appliquez-la en silence à quiconque que vous rencontrez en utilisant son nom. Il est
particulièrement important de procéder ainsi si une personne déclenche en vous une réaction
négative. Offrez-lui immédiatement la bénédiction de votre propre Sainteté afin que vous
puissiez apprendre à conserver votre Sainteté dans votre conscience.
Notes de mentorat
Dieu n’a pas créé le monde, et donc ce dernier ne possède aucun but que Dieu lui aurait confié.
Comme le monde est neutre, votre Christ Esprit lui a donné le but de vous rappeler que vous ne
faites qu’Un avec Dieu.
Votre esprit et ce qu’il perçoit ne sont pas séparés comme l’esprit individuel aimerait vous le
laisser croire. Vous vous percevez vous-même en percevant le monde. Vous pouvez projeter
les illusions de séparation de l’esprit individuel vers le monde et restez dans une perception de
séparation d’avec Dieu et d’avec le reste de votre esprit que vous percevez comme étant un
monde extérieur à vous, ou vous pouvez étendre votre Sainteté au monde pour vous rappeler
que vous êtes Saint.