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Modération et sobriété

De
136 pages
Les études réunies dans cet ouvrage convergent pour interroger le "savoir-boire", son sens, ses règles, les compétences qu'il requiert, la culture qu'il revendique, l'éthique qui le fonde. Les cinq études essaient d'apporter un éclairage aussi bien sur l'imaginaire du vin que sur les réalités économiques et politiques du "lobby alcoolier", aussi bien sur la culture cultivée et les techniques de dégustation du savoir-boire que sur les raisons de la si difficile "reddition" de l'alcoolique.
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Modération et sobriété
Etudes sur les usages sociaux de l'alcool

Logiques Sociales Collection dirigée par Bruno Péquignot
En réunissant des chercheurs, des praticiens et des essayistes, même si la dominante reste universitaire, la collection Logiques Sociales entend favoriser les liens entre la recherche non finalisée et l'action sociale. En laissant toute liberté théorique aux auteurs, elle cherche à promouvoir les recherches qui partent d'un terrain, d'une enquête ou d'une expérience qui augmentent la connaissance empirique des phénomènes sociaux ou qui proposent une innovation méthodologique ou théorique, voire une réévaluation de méthodes ou de systèmes conceptuels classiques. Déjà parus Ismaï1a DIAGNE, Les sociétés africaines au miroir de Sembène Ousmane, 2003.

Monique LEGRAND et Didier VRANCKEN (sous la dir.),
L'expertise du sociologue, 2004. Ivan SAINSAULIEU, Le malaise des soignants, 2003.

Jacqueline FREYSSINET -DOMINJON et Anne-Catherine WAGNER, L'alcool en fête, manières de boire de la nouvelle jeunesse étudiante, 2003. Hervé TERRAL (Textes choisis, introduits et présentés par), Paul
Lapie - Ecole et société, 2003. Michel CLOUSCARD, L'être et le code, 2003.

Richard H. BROWN, L'invention et les usages des sciences
sociales,2003.

Dominique WISLER, Marco TACKENBERG, Des pavés, des
matraques et des caméras, 2003.

Olivier MERIAUX, La

décentralisation de

la formation

professionnelle,2003. Cédric FRETIGNE, Les vendeurs de la presse SDF, 2003. Jacqueline COUTRAS, Les peurs urbaines et l'autre sexe, 2003. Jean-Paul FILIOD, Le désordre domestique, 2003. Alphonse d'HOUTAUD, A la recherche de l'image sociale de la
santé, 2003.

Bernard DIMET, Informatique: son introduction l'enseignement obligatoire. 1980-1997,2003.

dans

Ludovic GAUSSOT

Modératiol1 et sobriété
Etudes sur les usages sociaux de l'alcool

L'Harmattan
5-7, rue de l'École-Polytechnique 75005 Paris FRANCE

L'Harmattan Hongrie Hargita u. 3
1026 Budapest

HONGRIE

L'Harmattan Italia Via Bava, 37 10214 Torino ITALIE

(Q L'Harmattan,2004

ISBN: 2-7475-5857-6 EAN 9782747558570

Introduction

Le plus difficile lorsqu'on étudie sociologiquement l'alcool et l'alcoolisme est sans doute de se défaire du jugement moral et des évaluations pratiques. Le thème est surchargé de jugements a priori, d'idées toutes faites, de « prénotions» comme disait Emile Durkheim et de jugements de valeurs. Le sociologue n'est pas toujours le mieux placé pour rompre avec l'approche morale, surtout sur un sujet où c'est bien la morale publique qui se sent particulièrement offensée (par les «débordements» ou les infractions de l'alcoolique). Mais il est nécessaire de rompre aussi avec le regard médical. Le sociologue n'est pas médecin: il n'a pas à reprendre à son compte la vision et les termes médicaux (il n'a pas à abdiquer trop rapidement la prétention à produire un savoir autonome sur un objet construit préalablement de manière autonome). Mais il faut encore rompre avec le discours de l'œnologue: le sociologue n'a pas à prendre comme une évidence que l'éducation du goût permet dans le même temps de satisfaire à la morale et d'échapper au médecin. Le regard médical essaie de dominer le jugement moral, du moins de tenir un autre discours et surtout peutêtre d'avoir une autre pratique que celle dévastatrice consistant à juger et à condamner; le regard sociologique essaie tant bien que mal de dominer le regard médical, ou plutôt de produire un savoir autonome irréductible au savoir biomédical. Mais il ne s'agit pas pour autant de dire

que l'alcoolisme n'est pas une maladiel. Il ne s'agit pas de dire que l'alcoolisme est une bonne chose, ou une mauvaise. Il s'agit de contribuer à la compréhension d'un phénomène complexe aux multiples implications. Il s'agit de prendre en compte le plus de points de vue possible: ne pas mépriser le jugement moral qui est omniprésent (s'il est si présent, s'il est si difficile de s'en débarrasser, c'est peut-être qu'il remplit une «fonction », une fonction à dégager); ne pas accepter trop rapidement l'idée que l'alcoolisme est une maladie et rien d'autre: le médecin lui-même sait très bien que derrière le terme «alcoolisme » se cache bien autre chose qu'une maladie (comme les autres). La rupture la plus évidente aura sans doute été d'interviewer et de se soucier de Monsieur tout le monde, le «buveur normal », le buveur modéré anonyme, le nonalcoolique (il n'existe pas de terme pour le désigner, puisqu'il se définit en creux par l'absence de ce qui disqualifie l'autre). Celui qu'on présente comme modèle à l'alcoolique, mais qu'on connaît finalement si peu. Il s'agit là d'un défi: on considère toujours que pour en apprendre sur l'alcoolisme, il faut au mieux aller voir les alcooliques (qui n'ont pourtant rien à dire comme les «psys »le savent bien). Or, notre postulat est qu'on peut en apprendre aussi sur l'alcoolisme en questionnant ceux qui n'ont a priori rien à y voir: on se rend compte en fait qu'ils ont beaucoup de choses à en dire. Plutôt que de se demander comment ou pourquoi on devient alcoolique (c'est la question à laquelle tente de répondre l'essentiel des recherches sur le thème), on a intérêt même et y compris du point de vue purement pratique à se demander comment on ne le devient pas (et à interroger cette modération qui semble avoir tant de vertu).
1. Certains s'opposent au contrôle jugé croissant de l'approche médicale, estimant notamment qu'il contribuerait à déresponsabiliser l'individu (cf. par exemple Suissa Amnon J., 1998, Pourquoi l'alcoolisme n'est pas une maladie? Québec, Editions Fides). 8

L'objectif est de tenir ensemble le buveur normal et l'alcoolique, pour montrer combien comme l'écrivait Erving Goffinan (1975) ils constituent deux coupons de la même étoffe. Eux qui ne se parlent plus. Qui ne parviennent plus à communiquer. Qui ne font que s'observer, de travers. Trop souvent étudiés séparément, comme s'ils n'avaient rien à voir l'un avec l'autre. Et reprendre l'interrogation centrale: Comment on ne devient pas alcoolique. On peut en effet s'étonner du fait qu'on trouve généralement étrange sinon monstrueux de devenir alcoolique, ce pour quoi on cherche des explications compliquées (dans l'enfance du sujet, dans les événements traumatiques qu'il a subi, ou dans son corps, dans ses organes, dans sa tête). On peut s'étonner de la croyance selon laquelle il est tout à fait normal (et naturel) d'être et de demeurer un « buveur normal », occasionnel, sobre. L'alcoolisme, l'alcoolique, le malade, le buveur, l'ivrogne, le bon vivant, le buveur sobre, le buveur normal, raisonnable, l'abstinent forment autant de catégories complexes et confuses ordonnant bonnes et mauvaises manières de boire et, au-delà, de se tenir, d'être au monde. L'étude de ces catégories introduit au travail de construction sociale de la normalité en matière de comportement socialement approuvé: le «savoir-boire ». On sait com-

bien les vertus du savoir-boire - dont la « culture du vin»
est l'une des expressions françaises les plus caracté-

ristiques -

s'appellent notamment modération, sobriété,

tempérance, retenue, etc. ; on sait moins ce que ces vertus qu'on traite comme allant de soi doivent aux pratiques et comportements perçus et qualifiés comme inconduites, débauches, vices. Le versant positif de cette norme a en effet été mis en évidence par certains travaux sur lesquels nous aurons l'occasion de revenirl ; ces travaux suggèrent
1. Roland Barthes (1957) écrivait ainsi: «Savoir boire est une technique nationale qui sert à qualifier le Français, à prouver son pouvoir de peiformance, son contrôle et sa sociabilité ». 9

parfois que cette nonne prend tout son sens au regard de pratiques et de comportements qui ne répondent pas aux exigences qui sont les siennes; mais rares sont ceux qui vont plus loin: nous partirons de là, des représentations de la déviance, pour remonter à la nonne qui en émerge. Il s'agit d'examiner le travail d'élaboration d'une nonne (d'un idéal), en observant notamment du côté de la part d'ombre qu'elle projette et qui lui permet de s'élever dans sa positivité. Ainsi, au lieu d'interroger les causes ou les raisons qui poussent à boire et éventuellement à développer une pathologie (comme cela se fait le plus souvent), on se demande comment le profane pense et définit la nonnalité et la déviance, le «savoir-boire» et l' « alcoolisme » ; on se demande plus simplement comment et par quelles recettes il ne devient pas alcoolique. Il s'agit d'étudier la construction sociale de la norme et de la normalité, en prenant comme objet les actes mentaux et les procédures socio-cognitives de cette construction. Le concept de représentation sociale est bien approprié: ni simple copie du réel, ni fable sans prise sur le réel, il s'agit d'une construction mentale, relativement autonome, un système cognitif ayant une logique propre, et qui participe de la construction sociale de la réalité. Ce concept circonscrit ici un objet ou un espace de recherche plutôt qu'un cadre fixe; il se veut heuristique, malléable, assez large pour ne pas trop « forcer» le réel empirique qui nous intéresse: l'articulation entre le psychique et le social, les structures cognitives et les structures sociales, les représentations de l'alcoolisme et le bon usage de l'alcool. Le matériel empirique sur lequel reposent pour partie seulement les études qui suivent est tiré d'une enquête de terrain pratiquée dans une entreprise publique à caractère scientifique, technique et industriel de la région RhôneAlpes, qui a fait l'objet d'une première publication dans la même collection (Ancel et Gaussot, 1998). Il s'agissait de suivre une campagne interne de sensibilisation du personnel au «risque alcool », pour en évaluer l'impact. La recherche 10

porte sur une population fortement qualifiée et diplômée de 27 individus aux 2/3 masculins, regroupant principalement médecins du travail, ingénieurs-chercheurs, techniciens et personnel administratif. Cette population appartient aux classes moyennes et pour partie aux classes supérieures qui, comme l'analyse le confirme, promeut un modèle d'alcoolisation qu'on peut résumer par ce mot d'ordre qui fait le titre de ce livre: Modération et sobriété. Recueil et analyse des données. S'agissant de faire surgir les structures mentales des agents, le sens qu'ils donnent à leurs pratiques, les normes et les valeurs qui les sous-tendent, la technique de recueil des données qui s'est imposée est l'entretien semi-directif approfondi. Le guide d'entretien était construit sur la problématique du boire, du bien boire et du trop boire, de l'alcoolisme. Il s'agissait de faire parler les agents sur leurs pratiques, leurs conceptions du boire, du bien boire, du mal boire, pour reconstruire ensuite les logiques sous-jacentes présidant aux discours et aux représentations, et leur structuration. Nous avons appliqué au corpus. retranscrit intégralement et à partir de nos nouvelles interrogations une analyse secondaire combinant l'analyse thématique et l'analyse formelle. Les discours recueillis sur l'alcool et l'alcoolisme combinent descriptions de pratiques personnelles et évaluation de celles des autres, récits d'expériences heureuses et malheureuses, vécues personnellement ou par autrui, éthique de vie, rapport aux autres et au monde, image de soi et perception d'autrui, souci de la normalité et contraintes de la vie collective, sociabilité et savoir-vivre. Ces discours confirment l'hypothèse que les représentations de l'alcool et de l'alcoolisme sont un bon analyseur de la vie sociale. Ce que l'analyse du corpus met notamment en évidence, c'est qu'il est beaucoup plus facile de parler de la déviance, de l'alcoolisme, des alcooliques, que de la normalité. Ce faisant, ce n'est pas de soi qu'on parle, c'est des autres. Parler des « mauvaises manières» de boire consiste à marquer la différence, c'est-à-dire construire une différence (par rapport à un «autre ») et fabriquer une 11

identité (pour soi). Les personnes interviewées sur leur rapport à l'alcool en viennent rapidement à décrire des comportements et des pratiques jugés « déviants », « anormaux », « douteux» : ce qui leur permet à la fois de décrire une pratique normale et de définir une norme. Boire normalement, c'est ne pas boire anormalement, c'est ne pas être un alcoolique, un ivrogne, lesquels permettent a contrario de savoir ce qu'est boire « normalement », être « raisonnable », « comme tout le monde », etc. L'on ne peut que résumer ici les différentes représentations et attitudes du «buveur normal» à l'égard de l'alcoolisme et des alcooliques, pour mettre en évidence les contrastes voire les contradictions qui les caractérisent et qui permettent de saisir leur complexité, et pour dégager le sens du «savoir-boire », tel que les représentations du «malboire» le dessinent en creux en posant les limites, les bornes, le bord extérieur que les «mauvais buveurs» enfreignent et rendent visibles dans un même mouvement. L'alcoolique, le buveur, l'ivrogne sont des figures emblématiques servant souvent de repoussoirs et par là de pôles négatifs constitutifs de la positivité du «savoirboire ». Ces figures sont cependant l'objet de logiques de perception et de jugement plus complexes: l'alcoolique reste certes souvent confondu avec l'ivrogne traditionnel (et même l'ivresse), symbole de déchéance et de désocialisation et modèle de ce qu'il ne faut pas faire: il est désigné et stigmatisé, construit comme autre monstrueux, altérité repoussante; mais l'idée du «malade alcoolique» se répand et introduit à un autre type de représentation et de comportement: 1'«autre monstrueux» s'appréhende ici comme « égal en difficulté» que l'on se doit d'aider ou, au moins, de ne pas rejeter; enfin un personnage échappe et au jugement moral et au regard médical: l'artiste alcoolique (ou toxicomane), qui boit parce qu'il crée ou crée parce qu'il boit, reste un lieu commun du discours sur l'alcool et l'alcoolisme. L'alcoolisme est alors en ce sens mais en ce sens seulement une maladie (au sens de Claudine 12

Herzlich, 1969) : c'est l'abolition de la contrainte du mode de vie ordinaire et de la participation commune à la société. C'est une «maladie honteuse» destructrice du lien social, dégradante, désocialisante, stigmatisée; mais c'est aussi une « maladie comme les autres» à comprendre et à soigner; et c'est enfin une «maladie sacrée» source/signe de libération, de multiplication de soi et de création. L'alcoolisme peut être une destruction irrémédiable de l'individu; l'alcoolisme peut être un métier: il reste à l'alcoolique à se reconnaître malade pour s'en sortir; l'alcoolisme peut être source/signe de libération à l'égard des normes conventionnelles, en échange du don des œuvres. Mais on considère ordinairement qu'il vaut mieux ne pas en arriver là : 1) la pente savonneuse se transforme trop facilement en gouffre sans fond; 2) l'idée selon laquelle l'alcoolisme est tout simplement une maladie, même si elle n'est pas tout à fait comme les autres, ne conduit pas dans l'ensemble à l'insouciance et à la levée des barrières; 3) l'idée enfin que l'alcoolisme libère des contraintes sociales, sous certaines conditions, et nous permet de multiplier notre individualité et de libérer nos forces créatrices ne s'applique qu'à une fraction marginale de la population à laquelle on n'appartient pas. Ainsi, le savoir-boire est éclairé a contrario par le mal-boire et les représentations de l'alcoolisme. Les trois figures de buveurs qui se dégagent des discours sont construits comme différence, altérités, modèles de ce qu'il ne faut pas faire pour quiconque entend être reconnu comme une personne normale, que rien d'extraordinaire ne distingue. C'est dans la continuation de ce précédent travail que les études qui suivent ont été conçues et réalisées. Elles s'arriment à l'investigation empirique évoquée plus haut, mais la complètent et la poursuivent y compris sur d'autres terrains (la littérature alcoologique, le système de santé publique, les actions du «lobby de l'alcool », etc.). Les cinq études suivantes essaient d'apporter des éclairages aussi bien sur l'imaginaire du vin (qu'on sait si «prégnant ») que sur 13

les réalités économiques et politiques du « lobby alcoolier », sans oublier la culture cultivée et les techniques de dégustation du savoir-boire, ni les raisons de la si difficile «reddition» de l'alcoolique (principal problème de la clinique alcoologique). Le livre est composé de 5 chapitres qui essaient de former un tout cohérent mais qui peuvent se lire indépendamment parce qu'ils ont d'abord été pensés séparément. Chaque chapitre aborde en effet un thème spécifique et essaie d'apporter un éclairage sociologique pertinent et original. Les répétitions ne pourront de ce fait pas toujours être évitées. Le premier chapitre essaie de pousser au plus loin le questionnement du rapport de l'alcool et de l'alcoolisation au temps et à la temporalité (sociale, biographique, subjective, etc.). Le deuxième explore les représentations corporelles de l'alcoolique et la dimension sociale des sentiments qu'inspirent le buveur: le dégoût, la honte, le mépris. Le troisième analyse le problème apparemment éminemment psychologique du «déni de l'alcoolique », en suivant le conseil de Jean Clavreul (1962) qui était de ne pas oublier de se pencher aussi sur «celui des autres ». Tandis que chapitres 2 et 3 portent plutôt sur les personnages de l'alcoolique et de l'ivrogne, ou plutôt sur les représentations et les sentiments qu'ils inspirent couramment, les deux derniers concernent essentiellement les techniques, les compétences, les normes, la culture du boire prétendument civilisé, cultivé. Le quatrième chapitre étudie de manière micro sociologique les compétences engagées dans l'acte apparemment anodin du boire modéré. Le cinquième étudie de manière macrosociologique, à partir de l'examen des péripéties qui ont jalonné l'élaboration du plan triennal de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT), la confrontation et les contradictions en acte entre la «prévention de l'alcoolisme» dont les promoteurs de la santé publique se sont faits les hérauts et la «culture du vin» dont le lobby alcoolier s'est 14

fait le champion. On verra que la modération est érigée en norme voire en idéal qu'essaient de mesurer et de chiffrer nombre d'études épidémiologiques et que la bataille des experts est rude autour de cette soi-disant exception française de plus: le fameux « French paradox ».

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