Modernité africaine = occidentalité ?

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Voilà qui relance le débat sur la problématique de la préservation des valeurs culturelles africaines, face aux enjeux de la mondialisation. Les élites africaines sont interpellées autour du phénomène du mimétisme, présenté comme un des obstacles majeurs au développement économique et social. Face à ce mal rampant, l'auteur préconise des solutions dont l'efficacité nécessite de la part des Africains une profonde remise en question de leurs modes de pensée ou d'action.
Publié le : lundi 1 janvier 2007
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EAN13 : 9782336277622
Nombre de pages : 103
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Modernité africaine = occidentalité ?

www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan 1@wanadoo. ff @L'Hannattan,2006 ISBN: 2-296-01990-0 EAN : 9782296019904

Pogba Gbanacé

Modernité africaine = occidentalité ?

Préface de Denis Galéma Guilavogui

L 'Harmattan Guinée Almamya rue KA028 En face du restaurant Le cèdre OKB Agency

-

Conakry

- Rép. de Guinée- BP 3470
Espace Fac..des L'Harmattan Sc. Sociales, BP243, Université Kinshasa Pol. et Adm. ~

L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique; FRANCE
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KIN XI

de Kinshasa

- ROC

Je dédie ce livre

A mon épouse Hadja Mariama Dubréka Camara A mes enfants A la jeunesse guinéenne et africaine A l'élite africaine

Sommaire
Préface
Introduction

Il
17

Première partie: Eléments de constat de la culture mimétique 19

Deuxième partie: Enjeux du mimétisme

53

Troisième partie: A qui la faute?

57

Quatrième partie: Propositions pour le changement

63

Conclusion

99

Bibliographie

103

Préface
Parmi les nombreux problèmes de développement auxquels sont confrontés les pays africains, se trouve celui de l'adaptation du mode de développement choisi avec la culture africaine. Quel que soit le régime (socialisme ou libéralisme), les pays africains n'ont jusqu'à présent, pas réussi à résoudre cette équation qui se pose dès lors, comme un autre obstacle à un véritable développement économique, social et culturel durable. Au lendemain des indépendances, après plusieurs décennies de domination et d'exploitation coloniale, les Etats africains, dans leur désir compréhensible de brûler les étapes et de sortir rapidement du sous-développement, ont cru que le salut viendrait du transfert de technologie des usines clé en main, comme s'il suffisait de faire traverser l'Atlantique aux équipements et de les transplanter en Afrique pour qu'on accède au rang de pays développé. L'expérience vécue un peu partout a démontré que cette approche avait le défaut majeur, comme une sorte de pêché originel, de ne pas tenir compte du contexte culturel, héritage bâti au long des siècles et qui constitue, et ce n'est pas particulier à notre continent, le socle sur lequel s'érige toute construction solide et durable. Cet héritage auquel personne n'échappe, ce sont les traditions. Le développement étant un fait culturel par excellence, il ne saurait être conçu et conduit en occultant les traditions. Cette réflexion a été à l'origine de la création par un groupe de cadres intellectuels d'horizons divers, du Club Traditions et Développement,à l'initiative du Docteur Pogba GBANACE, auteur de cet essai. Le Docteur GBANACE, Médecin de son état, qui fut près de vingt ans Directeur National de la Médecine Traditionnelle au Ministère de la Santé Publique, a, à ce titre et mieux que n'importe qui, sillonné la Guinée profonde, pénétré les secrets

des tradipraticiens, découvert toutes les vertus de nos traditions, particulièrement celles qui fondent la personnalité de l'africain que nous sommes et le socle de notre culture, donc de notre développement. L'Afrique gagnerait à s'inspirer de l'exemple de l'Asie. Ce continent qui a connu un itinéraire historique comparable au nôtre, avec la colonisation et l'exploitation, connaît aujourd'hui un développement dont le rythme est à la dimension du retard causé au cours de l'éclipse coloniale. Les causes des performances de l'Asie sont à chercher dans deux faits majeurs: d'abord la maîtrise au plus haut niveau de la science, de la technique et de la technologie par une masse critique de ressources humaines; ensuite, et ce n'est en rien en deçà de la maîtrise de la science, l'enracinement de la culture nationale. La réflexion du Docteur GBANACE vient à point nommé. Après tant de tâtonnements, d'essais et d'erreurs, de constructions hasardeuses, d'éléphants blancs et bien d'autres errements, il y a de quoi s'interroger sur les raisons profondes de ces échecs. Tout se passe comme si l'approche actuelle du processus de développement en Afrique, s'apparentait à une

greffe que le corps du patient rejette. Même les réussites - pas assez nombreuses pour démentir le constat - sont souvent
éphémères et n'autorisent pas l'optimisme, tant qu'il n'y aura pas une adéquation entre le sujet de développement - l'homme

africain dans sa totalité - et l'objet du développement
mécanismes de production et d'accumulation de richesses.

les

C'est en cela que l'essai du Docteur GBANACE prend tout son relief, en tant que contribution à la recherche des facteurs pouvant aider l'Afrique, à amorcer enfin une marche sûre vers un développement durable. Le texte est écrit dans un style simple et accessible au grand public. Il est souhaitable que les Guinéens, et au-delà, les

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