Monnaie, structure et sous-développement

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Cet ouvrage propose une réflexion centrée sur l'explication de la nature de la monnaie, de la structure et de la refondation sociale de la théorie économique de développement. Ce travail sur la nature de la monnaie et de sa structure est une contribution fondamentale à la refondation locale de l'économie et du développement mondial intégré.
Publié le : dimanche 1 mars 2015
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EAN13 : 9782336371979
Nombre de pages : 348
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Joseph Tedajo
MONNAIE, STRUCTURE ET SOUSDÉVELOPPEMENT
04/02/15 20:53
Monnaie, structure et sous-développement
Joseph Tedajo Monnaie, structure et sous-développement
© L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-05592-3 EAN : 9782343055923
À mon épouse Véronique (née Tsopmo) Gilbert, Jocelyne et Rosine Florence Ee Philippe À la mémoire de : mon père Dongfack Martin ma mère Zambou Anastasie mon Frère Lekemo Germain mon maître PaulMarc Henry ___________________________________________________________ À la jeunesse africaine
PRÉFACE DE L’AUTEUR
«La cause fondamentale de l’aveuglement persistant manifesté par les peuples occidentaux devant les évolutions politiques profondes de l’Asie, de l’Afrique et de l’Amérique latine, vient de la poursuite obstinée d’objectifs de croissance aux dépensd’une réflexion d’ordre philosophique et historique devant les extraordinaires événements des cinquante dernières années. Ces événements ont été considérés comme de simples crises locales et spécifiques ne relevant pas d’une évolution pourtant parfaitement cohérente et visible dont elles n’étaient que des étapes 1 nécessaires » . Pour établir cette cohérence et relever le défi théorique des pratiques aveugles des politiques économiques du développement mondial intégré, le présent ouvrage engage le lecteur dans le cheminement pluridisciplinaire centrésur l’explication de la nature de la monnaie, de la structure et la fondation sociales de la théorie économique de développement. Parce que le problème du sousdéveloppement est apparu dans l’histoire de la science économique comme une réalité sans théorie, nous soumettons cette notion à une analyse épistémologique pour découvrir analytiquement son rapport à la théorie économique du développement (Première partie). De même, le concept de la monnaie et sa relation à la structure souffrent de la même insuffisance conceptuelle et analytique. Parce que la relation de la monnaie à la structure a été admise sans restriction, la monnaie est auxiliaire de développement ou est systématiquement contestée ; la monnaie concasse les structures sociales au début du développement ; nous la soumettons à une étude épistémologique et théorique similaire (Deuxième partie). Nous arrivons à plusieurs conclusionsd’ordre théorique et pratiqueétablissant la cohérence interne des politiques économiques courantes de la croissance accéléréedans l’espace culturel de développement mondial 1 PaulMarc Henry, Président de l’OCDE, Centre de Développement. La force des faibles, Ed. Entente, 1975, p. 117.
intégré et aux paradoxes des diagnostics et politiques de développement (Chapitre I). Les économies sousdéveloppées sont des économies surpeuplées et pauvres. Pour établir la cohérence de la théorie économique et de la politique économique de développement, nous élargissons le concept de surpopulation et de pauvreté de Nicholas GeorgescuRoegen à la surpopulation et pauvreté des pays riches. La pauvreté est alors un critère absolu de la science économique des transformations sociales et déformations de cultures, le gaspillage et l’économiede ressources rares, notamment humaines (chapitre II).
La difficulté d’une théorie générale explicative dudéveloppement économique et parlà même d’une politique économique cohérente avec la pensée économique, ou théorie économique de développement, est tout d’abord la privation de cette dernière de la dimension culturelle et monétaire de la croissance. Les théories économiques sont culturellement impérialistes et s’accommodentde la charte de l’impérialisme, desguerres culturellesouvertes et froides interminables et d’intérêts économiques calculés. La relation de la monnaie à la structure est une relation de champ monétaire dynamique de transformation structurelle de la société et de déformation à distance de cultures (chapitre III).
Cet ouvrage recommande pour l’intégration de la monnaie dans la théorie économique, que cette dernière soit une théorie de déséquilibre général des ressources de la population, de la richesse courante et de la pauvreté sous l’action à distance de la monnaie ou action du champ monétaire.La régulation économique s’accommode du pouvoir monétaire de transformation sociale et de déformation de cultures et du pouvoir antagoniste de la monnaie institutionnalisée (chapitre IV).
L’intégration de la monnaie dans le processus économique de développement exige alors quelques préalables : la refondation sociale et culturelle de l’economie, la définition de l’économie comme un système social de transformation et de déformation de cultures en rencontre, la définition de la monnaie comme un pouvoir de transformation sociale et de déformation de cultures à distance. La seule existence de la monnaie dans un système social suffit pour déclencher la dynamique de changement de structure comme processus normal du déséquilibre de développement économique et social. Les éléments de ce processus sont des attracteurs culturels/monétaires, antécédents et contraintes par rapport aux dits changements structurels.
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S’agissant de la régulation des systèmes sociaux de transformation, chacun des attracteurs est un point d’équilibre de rappel (résistance) et de refoulement des transformations. Au début du développement, les forces d’attraction du changementsont unifiéesdans l’équilibre du système social de transfert par le modèle sociald’existence en groupe et particulièrement son ciment social qui est le modèle spécifique de répartition du surplus économique. Cette répartition se fait à la source de sa genèse de manière essentiellement démocratique et libérale sous pression des cultures respectives. Nous parlons du système de transfert des excédents sociaux sans calcul culturel,c’estàdire de la survie du plus grand nombre. Lorsque le système quitte son pointd’équilibre primaire, il peut au mieux revenir à l’économie de troc,c’estàdire de calcul déquilibred’échanges entre individus, un bilatéralisme pré marchand. Le système de transfert sans contrepartie, alors prescrit par le troc, proscrit le transfert.L’égalité des échanges est le point d’équilibre, seuil du développement de l’économie marchande. La monnaie est ici une simple garantie de la circulation de la marchandise et de compensation du déséquilibre des échanges des biens manquants enargent.L’économie de troc ou d’équilibre généralest une économie pré marchande et amonétaire. La politique marchande est alors un ensemble d’instruments de régulation du déséquilibre de manque réel de biens utiles par compensation immédiate dansl’espace. Elle est une politique économique d’urgencesociale et non de développement économique. Sous le régime d’économie commerciale, la politique monétaire est spéculative et le système économique usurier, une politique de spéculation sur le manque debiens utiles, et d’usure sociale des producteurs. La monnaie, variable structurelle des changements sociaux et déformations de cultures,transforme l’ordre naturel et social en ordred’échange marchand,d’appauvrissement social et de cultures en compétition commerciale. La monnaie institutionnalisée et érigée en autorité centrale de gouvernance des changements sociaux et émergence de cultures en compétitions’érige en pouvoir de contrainte et(ou) d’accélération institutionnelle des changements culturels. Signalons ici que l’ordre institutionnel, tout au long du XIXe siècle et début du XXe siècle,s’est substitué à l’ordre structurel ou de marché libre et démocratique confondu à l’ordre monétaire par les libéraux.
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