Mystic vision

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Étrange situation que celle des personnages : ils avancent dans une grotte sans savoir où ils vont. Leurs repères habituels sont bousculés : lieux improbables, perte de la notion du temps qui passe, confusion entre rêve et réalité. Ils perçoivent des phénomènes mais chacun a ses propres réactions ou interprétations. Mais que se passe-t-il donc ? Comment ou pourquoi sont-ils là ? Qui aura raison ? De toute façon il y a bien une explication et c'est à vous qu'elle sera donnée. Et puis, comment cela se finira-t-il ? Plonger dans l'ambiance sombre et incertaine de Mystic vision et lever un voile sur un des mystères de l'humanité...


Publié le : mercredi 28 janvier 2015
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EAN13 : 9782332796967
Nombre de pages : 68
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ISBN numérique : 978-2-332-79694-3
© Edilivre, 2015
Acte 1
L’intérieur d’une grotte : un couple s’avance dans la pénombre à la lueur d’une lampe qu’ils tiennent chacun dans leur main. La scène peut aussi être éclairée par des spots rivés au sol ou des ampoules incrustées dans le mur. Ils portent des vêtements couverts de boue, au moins sur le pantalon, et en ont un peu sur le visage. Ils ont des sacs : un sac à l’épaule pour la femme, un sac à dos pour l’homme. D’un côté, s’ouvre, à quelques pas d’eux, un gouffre avec à proximité un gros caillou et de l’autre, se dresse une paroi rocheuse. Derrière, on voit un panneau qui représente un mur de roches percé au centre par un sentier.
Scène 1
Paul s’arrête, ce qui pousse Anne à s’arrêter.
Paul les yeux levés au ciel:
Ah ce ciel noir, toujours la même couleur ! Et on a beau le scruter, rien ne s’y reflète. Anne : C’est un peu comme dans le prisme de mon esprit. On a beau y regarder à travers, je n’y vois que des bribes qui s’entrecroisent. Paul : Oui, mais quand même on voit presque rien. Et puis, j’ai peur que ma lampe ne s’éteigne. Anne : Encore, mais vous n’arrêtez pas avec votre lampe. C’est une obsession. Paul : Enfin, vous voyez bien que sans lumière, on verra plus le sentier et on sera perdu pour de bon. Anne : Vraiment vous êtes d’une compagnie exquise : avec vous on se sent rassuré.
Paul : Pourquoi, vous n’êtes pas inquiète, vous ? Anne : Si, bien sûr, un peu mais je croyais que les hommes étaient un peu plus courageux que les femmes, voilà tout. Paul : Oh, mais je suis courageux d’habitude ! Seulement un peu moins aujourd’hui. Depuis le temps que nous marchons(soupirs)Anne en écho avec Paul : Oui, depuis le temps que nous marchons. Tout d’un coup la lampe s’éteint.
Ah non, mais que se passe-t-il encore !
Paul :
Pauls’agite, il se met à tourner en rond puis il prend le bras d’Anne et s’arrête.
Paul : Ah vous voilà, surtout il ne faut pas qu’on se perde, qu’on reste soudé.
Anne : Vous n’allez quand même pas paniqué, vous savez bien que ce n’est pas la première fois que ça nous arrive.
Paul : Je sais, je sais, seulement cette fois-ci, vous avez vu, c’est comme si je l’avais su à l’avance.
Anne : Peut-être qu’à force, vous vous êtes fait à ces lieux : vous les comprenez.
Paul : Allons cessez de plaisanter ! Comment voulez-vous que je me fasse à cet endroit : il fait si sombre qu’on ne voit pas plus d’un mètre à la ronde.(Il regarde alors de près sa lampe, la trafique un peu)
Anne : Ça, c’est bien vrai.(Elle se déplace alors un peu vers le fond, derrière et autour de Paul, en regardant le sol). C’est à peine si on voit le tracé du sentier sous ses pas. Une pierre, une brèche, un trou à quelques centimètres de nous et pour peu qu’on ne fasse pas attention, on tombe irrémédiablement.
Paul qui frappe maintenant la lampe avec sa main :
Allons ne pensez pas à ça, aidez-moi plutôt à rallumer cette foutue lampe.(Ce faisant, il la frappe fort contre sa jambe et elle se rallume aussitôt)Ouf, c’est pas trop tôt !
Ils reprennent leur marche. Quelques pas de plus et cette fois, c’est Anne qui s’arrête et qui pousse Paul à s’arrêter. Tous deux se mettent à chercher des objets dans leur sac.
Anne qui fouille avec sa lampe :
Ah, je ne trouve plus ma brosse !(Elle fouille sur un rythme agité et on entend le bruit d’objets qui s’entrechoquent)J’en ai besoin, j’en ai besoin mais où elle est ?
Paul qui a pris une gourde, boit pendant ce temps puis il s’arrête pour répondre à Anne :
Ne cherchez plus, vous l’avez perdue, voilà tout. C’est sans doute quand on s’est arrêté l’autre fois. Vous avez tellement touché à tout dans votre sac que vous avez dû la laisser près de la pierre où on s’était assis.
Anne,précipitamment :
Oh, mais alors il faut qu’on rebrousse chemin, je veux la récupérer. Paul : Non, mais ça va pas, il doit bien y avoir 10 heures de marche d’ici à l’autre lieu !
Anne : Et qu’en savez-vous ? On n’a pas de montre et on ne peut pas le savoir que je sache ! (Léger silence) Paul :
Mais pourquoi voulez-vous votre brosse ? Je vous prête mon peigne si vous voulez.
Il remet la gourde dans le sac et en sort un gros peigne qu’il donne à Anne. Anne : Ah, merci.(Elle se peigne avidement les cheveux avec une expression de plaisir sur le visage. Puis, elle s’assoit sur le caillou et se remet à fouiller dans son...
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