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Naples selon l'histoire

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28 pages

M. de Châteaubriand a dit dans son congrès de Vérone,

« La constitution de Cadix a été imposée à Naples : Naples en fut pour son caprice ; il lui fallut retourner à son soleil et à ses fleurs. »

Nous examinerons bientôt si, en effet, il a existé quelque liaison, quelque accord entre les libéraux d’Espagne et les patriotes de Naples. Nous n’essaierons pas de démontrer ici que le beau ciel qui donne des fleurs, donne aussi aux habitans l’aptitude à l’énergie morale et physique plus que dans tous les autres climats de la terre.

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Guglielmo Pepe
Naples selon l'histoire
Réponse à un baronet anglais à l'égard de l'Autriche en Italie
QUESTE PAGINE CHE I REI TEMPI DETTAR MI FANNO IN LINGUA STRANIERA DEDICO A TE SOMMO CITTADINO OVE NEL TUO POPOLO AVESSI FEDE MAGGIORE
NAPLES SELON L’HISTOIRE
M. de Châteaubriand a dit dans son congrès de Vérone, « La constitution de Cadix a été imposée à Naples : Naples en fut pour son caprice ; il lui fallut retourner à son soleil et à ses fleurs. » Nous examinerons bientôt si, en effet, il a existé quelque liaison, quelque accord entre les libéraux d’Espagne et les patriotes de Naples. Nous n’essaierons pas de démontrer ici que le beau ciel qui donne des fleurs, donne au ssi aux habitans l’aptitude à l’énergie morale et physique plus que dans tous les autres climats de la terre. L’illustre écrivain sait très bien que le soleil de Naples est le même que celui des vainqueurs de Marathon et de Platée, que celui des Macédoniens, et de ces légion s qui subjuguèrent le mondé et l’étonnèrent si long-temps ; enfin celui des vaillans Samnites. En laissant de côté ces théories, sur lesquelles on n’a que trop raisonné, nous irons droit aux faits. Notre tâche sera d’établir que les peuples des Deux-Siciles, depuis que l’histoire nous en parle, ont toujours conservé dans leurs vicissitude assez d’énergie pour se relever du triste état dans lequel ils ont été placés par leurs gouvernemens, ou par un sort ennemi. La fortune, dit Salluste, maîtrise les peuples, et, au gré de son caprice, les rend ou grands ou malheureux. Les hommes vivent tellement sous l’influence des résultats et du présent, que si nous réussissions même à démontrer d’une manière inconte stable ce que nous nous proposons de soutenir, ils ne changeraient rien à leurs idées déjà arrêtées. Par exemple, si la fortune n’eût mis les Prussiens à même de pre ndre leur revanche après leur malheureuse campagne d’Iéna, toute justification le ur aurait été inutile. Il a fallu aux Français tout l’éclat de vingt-cinq ans de victoires pour que leurs derniers revers ne les fissent pas tomber bien bas. Ainsi, habitans des Deux-Siciles, ou signalez-vous par des nouveaux faits, ou l’opinion de l’Europe sera impit oyable pour vous. Nous écrivons cependant ce peu de mots, entraîné par un sentiment irrésistible, à en appeler à la justice qui vous est due. Les faits parlent pour nous, et nous ne nous permet trons que peu de remarques ; surtout nous serons brefs, car l’intérêt qu’inspirent les morts (si toutefois ils en inspirent) est toujours très faible. La partie du royaume de Naples, connue jadis sous le nom de Grande-Grèce, eut ses philosophes, ses législateurs et ses Hercules, qui ne cédèrent en rien à ceux de la Grèce propre, et quelquefois même les surpassèrent. Milon le Crotoniate est moins fabuleux que l’Hercule de Thèbes. Depuis la glorieuse époque de la Grande-Grèce jusqu’à celle où les Romains commencèrent à étendre leur dominati on sur des peuples de leur voisinage, le midi de l’Italie rie renferma que des républiques plus ou moins grandes, plus ou moins glorieuses mais aucune d’elles ne fut asse z obscure pour ne pas inscrire son nom sur les tableaux de l’histoire. Les Samnites so nt plus connus, à cause de le persévérance et du bonheur avec lesquels ils combattirent les légions de Rome. A qui la gloire dont brilla la Sicile et les grands hommes qui illustrèrent cette île sont-ils inconnus ? La Sicile fut un moment l’émule de la Gr èce. Syracuse tomba, mais ce fut avec honneur : sa défense fut le chef-d’œuvre du génie humain. Annibal se soutint contre Rome pendant tout le temps qu’il resta dans les provinces qui portent aujourd’hui le nom de Calabres, parce qu’il était secondé par les habitans. Les Calabrais aidèrent aussi puissamment Spartacus contre Rome.
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