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Origine du nom de famille AFFRE

De
2 pages
AFFRE

A l’origine — Le nom Affre dérive d’un nom de personne d’origine germanique, Aiffro,
qui vient d’un mot gotique signifiant rude, revêche. Près de 700 Affre sont recensés
aujourd’hui sur l’ensemble du territoire français.
Un archevêque de choc — Né en 1793, entré en 1807 au séminaire de Saint-Sulpice,
Denis-Auguste Affre fut remarqué par l’oraison funèbre qu’il composa à la mort du père
supérieur. Parti enseigner la philosophie au grand séminaire de Nantes, il se vit confier la
chaire de théologie au séminaire de Saint-Sulpice puis fut nommé vicaire général du
diocèse de Luçon puis de celui d’Amiens en 1823. Bien qu’ayant déclaré au ministre des
Cultes :, il fut nommé coadjuteur de l’évêque de Strasbourg en 1840 puis archevêque de
Paris sur ordonnance royale de mai 1840. Mais son action déterminée en faveur de
l’éducation du clergé, son opposition au monopole universitaire et ses controverses sur
l’enseignement secondaire durcirent ses relations avec Louis-Philippe, et leur conflit
culmina à l’occasion d’un mémoire qu’il adressa au pape, sur les griefs de l’Eglise de
France contre le gouvernement. Aimant profondément le peuple de Paris, il s’entremit,
lors de l’insurrection de juin 1848, pour obtenir le pardon des insurgés et éviter un bain
de sang. Mais le 25 juin, alors qu’il se rendait à la barricade du faubourg Saint-Antoine
pour tenter d’apaiser les insurgés, une balle atteignit l’archevêque dans les reins. Il
succomba deux jours plus tard. Il avait publié de ...
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A
FFRE
A l’origine —
Le nom Affre dérive d’un nom de personne d’origine germanique, Aiffro,
qui vient d’un mot gotique signifiant rude, revêche. Près de 700 Affre sont recensés
aujourd’hui sur l’ensemble du territoire français.
Un archevêque de choc —
Né en 1793, entré en 1807 au séminaire de Saint-Sulpice,
Denis-Auguste Affre fut remarqué par l’oraison funèbre qu’il composa à la mort du père
supérieur. Parti enseigner la philosophie au grand séminaire de Nantes, il se vit confier la
chaire de théologie au séminaire de Saint-Sulpice puis fut nommé vicaire général du
diocèse de Luçon puis de celui d’Amiens en 1823. Bien qu’ayant déclaré au ministre des
Cultes :, il fut nommé coadjuteur de l’évêque de Strasbourg en 1840 puis archevêque de
Paris sur ordonnance royale de mai 1840. Mais son action déterminée en faveur de
l’éducation du clergé, son opposition au monopole universitaire et ses controverses sur
l’enseignement secondaire durcirent ses relations avec Louis-Philippe, et leur conflit
culmina à l’occasion d’un mémoire qu’il adressa au pape, sur les griefs de l’Eglise de
France contre le gouvernement. Aimant profondément le peuple de Paris, il s’entremit,
lors de l’insurrection de juin 1848, pour obtenir le pardon des insurgés et éviter un bain
de sang. Mais le 25 juin, alors qu’il se rendait à la barricade du faubourg Saint-Antoine
pour tenter d’apaiser les insurgés, une balle atteignit l’archevêque dans les reins. Il
succomba deux jours plus tard. Il avait publié de nombreux mémoires et traités sur la
théologie, l’administration de l’Eglise, les relations entre l’Eglise et l’Etat.
Conservateur et libéral —
Louis Affre, dit Affre-Saint-Rome (1791-1858), né à Saint-
Rome-de-Tarn en 1791 et mort à Rodez en 1858, était le frère aîné de l’archevêque de
Paris, Denis-Auguste Affre (voir paragraphe précédent). Nommé substitut du procureur
du roi en 1815, il ne voulut pas servir le gouvernement des Cent-Jours. Sous-préfet à
Saint-Affrique au retour des Bourbons et jusqu’en 1830, il devint ensuite avocat à Rodez
où il apparut comme le chef du parti légitimiste et catholique dans l’Aveyron. Elu au
conseil général en 1835, il brigua un mandat de député ; après un échec en 1846, il fut
élu en 1848 sur la liste d’union conservatrice. Affre-Saint-Rome, partisan du suffrage
universel, acceptait les mesures libérales propres à assurer l’ordre public. Il observa une
neutralité bienveillante à l’égard de Louis-Napoléon élu président de la République.
L’archiviste autodidacte —
Louis-Frédéric Affre, fils d’un maire d’Espalion, est né en
1816. Après ses études, il devint agent d’assurances. Pris de passion pour l’histoire de sa
ville natale, il se plongea dans les parchemins et papiers anciens qu’il trouva à la mairie
d’Espalion ou chez des particuliers et put ainsi publier en 1858 ses Lettres à mes neveux
sur l’histoire de l’arrondissement d’Espalion. S’étant formé lui-même, il acquit par ses
travaux une notoriété d’archiviste et fut nommé en 1862 aux archives de l’Aveyron. Sa
contribution y fut considérable : il se consacra à la fois à d’importants travaux d’inventaire
et à l’enrichissement des collections par les dépôts de minutes d’actes notariés qu’il put
obtenir. Il mourut à Espalion en 1916. Au nombre de ses publications, notons le
Dictionnaire des institutions, mœurs et coutumes du Rouergue.
Le beffroi de Beaune —
C’est à Bernard-Victor Affre, né en 1845, que la Société
archéologique de Beaune doit son installation dans le beffroi, devenu monument
historique. Cet homme remarquable, qui se battit durant la guerre de 1870 et fut dix-huit
ans conseiller municipal à Beaune, n’était pas archéologue de formation : d’abord licencié
en droit, il avait été reçu docteur en médecine à Paris pour une thèse sur les kystes
thyro-hyodiens. Il mourut en 1899.
Les Affre dans l’histoire —
Citons aussi : deux bénédictins de la congrégation de
Saint-Maur, nés l’un et l’autre à Saint-Sever, au diocèse d’Aire, et tous deux prieurs de
monastères, Dom Louis Affre (1719-1781), prieur à Cornillon, Montolieu et Saint-Chinian
et Nicolas Affre (1731-1817), fils et frère d’orfèvres, prieur à Rustan et La Réole ; le prêtre
François Affre (1732-1818), qui tenait un cabinet de physique dans son